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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /2010 08:15
- Par ROLAND - Recommander
Ecrire un commentaire - Publié dans : calmar - Communauté : LES PÊCHEURS DU SUD

Ce Vendredi soir j'ai l'embarras du choix pour sélectionner mon coin de pêche, Cassis, La ciotat ou ailleurs, tout m'est permis car j'ai enfin réussi à obtenir la fameuse carte blanche familiale de fin de semaine, ne me reste qu'a trouver un coin à l'abri de ce vent fort de Nord-Ouest virant à l'Ouest dans la nuit.
Dans mes calanques Marseillaises il y a de très bons postes à sparidés qui pourraient m'accueillir, mais ce soir lourdement chargé je prends la direction de Cassis pour voir si il y encore quelques beaux calmars qui rôdent encore dans les eaux qui se sont fortement réchauffées.




Je suis sur mon poste de pêche à la tombée de la nuit, comme d'habitude j'ai traîné en chemin, c'est bête mais tout m'émerveille, je reste parfois quelques instants figé pour sentir les odeurs ou à observer la mer et cela me fait perdre beaucoup de temps. Parfois même je suis obligé de retourner à la voiture par ce que j'ai oublié les appâts ou la lumière. Du haut des roches c'est toujours un beau spectacle de voir son petit coin qui vous tends les bras, quel plaisir de renouer avec la mer qui s'agite un peu, j'ai un petit pincement dans les entrailles...

J'ai une bonne quantité de belles bogues que j'ai récupéré du concours  d'Orlando, elles sont congelées au gros sel ce qui me permet de les garder longuement parfaitement intactes au dur et de plus elles dégèlent en quelques instants dans de l'eau. Je fait rapidement le montage au bouchon, je règle la profondeur adéquate avec mon stop-float, le tour est joué, je lance énergiquement...
je n'attend pas pour monter la deuxième canne car c'est  souvent au coucher du soleil que les cocos se déchaînent il ne faut pas perdre de temps ( c'est moi qui dis ça ? ). Je n'ai pas encore passé le troisième anneau de ma deuxième canne (ALPHA) que mon bouchon à disparu sous l'eau, remarque je m'y attends un peu mais là c'est du super rapide. Ma canne est bien pliée mais il remonte à la surface sans difficulté tant qu'il est dans l'eau, dans l'éclairage rouge de la frontale je le vois bien ainsi que ses camarades qui fusent de tous les côtés... Par contre pour le sortir en poids c'est une autre histoire tout le matos est mis  à contribution et la moindre défaillance c'est la casse assurée !!!!
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PPFFFF!!!!!!!!! Il est planté de partout autour de la tête sur les puissants hameçons inox, il m' a fallu trois bonnes minutes pour le décrocher ce qui à laissé à ses petits copains le temps nécessaire pour fuir. Je ne me lasse pas de le contempler, toutes ces couleurs incroyables qui scintillent sous l'éclairage de la frontale, je ne peut m'empêcher de penser que même lui à une vie...aussi animale sont-elles j'y met une fin et ce n'est pas un happy-end pour lui...
Il est vingt heures et c'est le calme plat, pas de vent, pas de touches seul l'éclairage fantastique de la lune pleine me tient compagnie. Assis contre une grande paroie rocheuse légèrement tiède je peut surveiller de plus haut mes trois cannes tout en fumant paisiblement, il n'y a pas l'ombre d'une lumière frontale ni de bouchons lumineux sur la mer lisse. Ce n'est pas normal mon bouchon est à plat, je saute sur la canne me voilà avec un autre calmar apparemment beaucoup moins gros que le premier mais il a attiré pas mal de ses amis avec lui...j'en sort cinq à la suite juste sous mes pieds c'est ce que j'appelle du vrai sport.
Mais la belle histoire ne va pas se reproduire de toute la soirée, les calmars sont encore ici par petits groupes isolés, les survivants ne vont pas tarder à rebrousser chemin vers le large, nous allons bientôt clôturer la saison hivernale pour en recommencer une autre.
Les gros nuages noirs chargés de pluie passent rapidement au dessus de ma tête lâchant quelques grosses gouttes au passage, le vent vire à l'Ouest ce qui ne me met plus du tout à l'abri, les frises courent sur l'eau comme dans un ballet chuchotant presque invisible. Il est onze du soir et je rentre chez moi, mes affaires sont rangées pour la prochaine sortie, mon lourd sac de cent litres rempli à bloc mis à dos, mes incroyables cannes à pêche attachées entre-elles, mon retour s'amorce. En quelques minutes je n'entends plus le bruit de la mer, il n'y a plus que le bruit du vent dans les pins et le tintement du granit pur concassé sous mes pieds.
Pour ma part à moins que les températures ne chutent fortement je ne revient plus dans les calanques avant Septembre ou Octobre prochain car je ne fait pas autant de marche pour quelques calmars. Toutes mes affaires vont passer au nettoyage, remplacer tous les fils des moulinets et faire l'inventaire de tout le consommable à acheter.
Je lance un dernier coup d'oeil sur le petit coin de mer qui reste à ma portée de vue priant que mes calanques ne soient pas fermée l'année prochaine...
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Photos de portable, j'ai oublié mon vrai appareil photo....


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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 09:39
- Par ROLAND - Recommander
Ecrire un commentaire - Publié dans : Poissons - Communauté : LES PÊCHEURS DU SUD

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 On peut trouver beaucoup  de   raisons d'aller au bord de l'eau, se baigner, pêcher, observer l'horizon car il ouvre une fenêtre sur un infini qui démarre sous vos pieds, un calme ou la violence des vagues contre les roches...
moi ce que j'aime en plus c'est son immensité et son côté mystérieux. J'aime contempler longuement les abords des roches pour y découvrir une bête minuscule qui s'accroche à la vie ou les mouvements des eaux de surface qui trahissent une chasse à la tombée de la nuit, la vie qui grouille de partout en dessous, je reste souvent seul comme cela à fouiller du regard les imperfections tout autour qui forment un grand ensemble, c'est un peu mon antidote pour essayer de guérir des plaies de tous les jours laissées par le comportement inhumain des amis de passage.
Mais peu importe, pour l'instant je vais déployer mes cannes à pêche dans les calanques Marseillaises au coucher du soleil pour essayer de prendre encore quelques beaux poissons, pour cela j'ai avec moi de belles sardines fraîches, des crevettes crues ( décongelées) et quelques bibis congelées ( aussi ) au gros sel que ma donné mon ami Philippe Orlando.
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En cette saison  il m'est difficile de dire à quoi les poissons mordent, je présume aux gros appâts et je subodore qu'ils le fassent ici ce soir. Les distances ou se trouve les poissons peuvent être variables mais je connais assez bien la nature des fonds donc je poste un bibi aux environs des soixante dix mètres dans les fonds mixtes, une autre moins loin dans les roches avec la sardine et il ne me reste plus qu'a farfouiller dans le coin au toc avec mon tandem crevette qui me vaut à chaque fois de belles surprises. Immédiatement je peigne les têtes de roches au toc, impossible pour un sar de voir passer un gros morceau de crevette dégoulinant de jus odorant sans y goûter un peu...Mais en fait ma canne ploie comme si une vague prenais le fil, mais il n'y a pas de vague, j'essaye d'analyser....Ha oui c'est un calmar ça ! je reconnais la tirée, bon en principe il ne se laisse pas remonter de si haut mais je tente le coup quand même car cela m'est déjà arrivé qu'il reste sur la crevette hors de l'eau. En fait il s'est pendu par les tentacules, tu parles il ne risque pas de partir et heureusement que ce n'est pas un gros car ma canne au toc n'est pas prévue pour remonter les gros patapoufs de Cassis.
calmar
Ce brave mais perdu calmar va me servir d'appât supplémentaire une fois mort car je sais que les gros prédateurs aiment sa chair délicieuse et comme souvent sautent sur l'occasion de faire en une fois un bon repas.
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Mais pendant que je me débrouille avec mon céphalopode la canne d' à côté trouve preneur à la sardine, bon je laisse pendu mon calmar car à la sardine si c'est un fiélas je serais obligé de casser à moins que je le contre à temps... J'attends quelques instants...rien ne se passe je remonte. Je sent bien un truc mais ça n'a pas l'air bien gros et vu que je n'éclaire pas c'est la surprise jusqu'au bout et au bout matez le sar qui va immédiatement retourner à l'eau...
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De plus je me suis trompé c'est la canne au bibi que j'ai remonté, la sardine c'est l'autre juste à côté, pffffff !
Ce qui me surprend c'est que globalement il y a pas mal de touches, écureuils montent régulièrement, un petit sar par ici un autre par là, je ne m'ennuie pas un brin. Par contre aucun gros poisson en vue sauf vers vingt deux heures où la canne montée au gros morceau de calmar à trouvé sûrement la belle pièce mais impossible de dire ce que c'est.
Au bout du compte il est quatre heures du matin j'ai relâche quelques petits sars et je n'ai gardé que les moyens, j'ai relâche aussi quelques rascasses minuscules et un tout petit fiélas accroché par le dos. Franchement je suis assez surpris d'avoir eu autant de touches me dis-je en pliant lentement mes affaires de pêche. J'inspire quelques bouffées d'air marin de ce coin désertique, le vent de Nord Est s'est levé c'est l'heure...C'est incroyable à quel point tout est passé, il y a quelques heures j'étais pleins d'espoirs et je suis déjà sur le retour. Le retour sera comme d'ordinaire, je ferais pleins de plans au volant de ma voiture pour la prochaine pêche, espérant que le temps sera encore doux pour me permettre d'aller ou bon me semble pour épurer le reste de mes sombres pensées...
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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 18:55
- Par ROLAND - Recommander
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Samedi soir je suis de sortie pour...passer le temps à cause d'une semaine très chargée en rebondissement en tout genre et bien que le temps ne soit pas au rendez-vous je part quand même. Le poste que j'ai choisi  ne se trouve qu'a quelques mètres de la voiture car il va pleuvoir dans la soirée inutile de dire que je ne vais aller au fin fond des calanques de Cassis pour rien. J'aime bien le Brusc, quand il y a vent d'Est la mer et un vrai miroir, le poisson n'est pas souvent présent sur ces longues plages de sable fin mélé de gorgones dansantes, mais ce soir il est dix neuf heures je n'ai pas tellement le choix.
Je suis passé juste avant chez mon ami Philippe Orlando ( si vous ne le connaissez pas maintenant) pour prendre quelques bibis de Sète et quelques conseils avisés. C'est le seul gars que je connaisse qui sait que dans le secteur il y a encore quelques dorades et quelques loups qui promènent le soir quand le calme revient, à vrai dire cela me surprend un peu mais je ne peut rivaliser avec se connaissance du terrain car franchement tous les mecs que je connais qui pêchent sont de pauvre amateurs face à ses connaissances spectaculaires.  
Arrivé sur mon poste les choses se déroulent enfin normalement ( car depuis quelques semaines déjà c'est pas l'extase) la mer est enfin calme, les lumières des enseignes multocolores qui brillent de mille feux se reflètent dans les eaux peu profondes, je suis enfin en accord avec mes maigres ressources.
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 Je lace un premier bibi au plus loin dans le calme absolu, je tend le fil, met mon écureuil et je passe à l'autre canne...
Un plomb de 80 grammes...tient combien de longueur mon bas de ligne soixante ou quatre vingt ? Autant de questions subsidiaires qui peuvent faire la différence, ce soir je pense ne pas en avoir besoin car à peine mis sur le fil mon écureuil vient se coller furieusement à la canne dans un bruit caractéristique d'un poisson affamé...A la touche je sais que c'est une dorade, wouhaouuuu ça commence bien mais je suis très surpris par la rapidité des évènements et l'animal a su jouer de malice, je remonte un bibi quasi neuf. Du coup j'ai des doutes c'est une troupe de petits loups ou des indésirables, je ne sais pas au juste. La deuxième canne me fait le même coup mais le frein se dévide par à coups et le scion ploie généreusement. Je n'en demande pas plus pour cette soirée, quelques touches bien appuyées et si possible raprochées. Le poisson est au bout mais ce n'est pas une dorade de plusieurs kilos, un sar ? Une blanquette? Hé non, c'est juste une belle oblade qui va rejoindre les siens en quelques instants, je ne suis pas venu pêcher ça ce soir.
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Il est huit heures du soir, mes écureuils dansant lentement au gré des minces brises qui carrèrent paisiblement la mer, j'ai largement espacé les trois cannes pour ne pas me gêner au cas où je piquerai une belle prise, dans ce genre de schéma c'est toujours la canne au plus loin qui parle, le témoin monte d'un bloc et se colle à la canne, elle ploie formidablement vers le bas, je cours vers elle, mon écureuil tourbillonne dans les airs ( il vient de se décrocher) le beau bibi à trouvé preneur mais j'étais loin de la canne et le poisson mal piqué a trouvé la faille.Je suis dégoûte car je ne pense pas avoir plusieurs touches comme celle-ci dans la soirée, bon tant pis c'est ainsi !
Malgré tout j'ai une autre belle touche bien franche, le poisson est au bout et ce n'est pas le même combat, je fantasme car cela peut être n'importe quoi et le poisson éssaye de trouver son salut vers la droite, un marbré ? Au bord je remonte une petite blanquette batailleuse d'environ trois cent grammes, après un passage express dans mon seau
elle rejoindra la mer je ne suis pas venu pêcher ça...
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Il est vingt deux heures et la pluie fine s'invite ici, je n'ai pas la foi pour rester car malgré les quelques touches, les chances de prendre le poissons record sont très maigre, je décide plier boutique. Mais pour partir sans arrières pensées, je décide faire un tour dans le port du brusc sans cannes car il y a toujours un calmar qui traîne, un loup qui flâne entre les bateaux et j'ai envie de me régaler de ce spectacle. Effectivement il n'y a pas photo, la digue d'embarquement des Embiez abrite quelques calmars et quelques loups qui chassent lamentablement à la surface les feuilles mortes. Au bout d'une bonne heure je décide partir, vendredi soir nous ferons mieux....
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