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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 12:22

Il y a beaucoup de questions fondamentales que peut se poser un homme durant toute sa vie. C'est une immense boucle de réflexions qui sont plus ou moins aprofondies qui dépendent de son propre degret de conscience et de son mode de vie. Tout converge radicalement vers son unique devenir, sa position sociale, sa réussite familiale, sa capacité à être, ou, ne pas être,oui , l'homme pense sans cesse sans le vouloir. Victor Hugo nous demandait de toutes ses forces de nous dépasser, il a pondu des phrases si riches en substences qu'elles ne sont pas perceptibles par tout le monde. Mais il y a une question que l'être humain n'aborde pas facilement tant cela débouche forcement dans une étroite impasse, il n'est pas dans notre devoir social d'y penser tant cela pourrait remettre en cause le sens de la vie et même celui de la société dans sa globalité, 

c'est la mort...

Pourtant tout ce qui nous entoure est lié à elle, la vie est si fragile dans tout ce qui existe, rien ne peut l'empêcher et tout à chacun à son tour s'y laissera forcement prendre un jour que l'on soit animal ou homme, religieux ou non croyants. Toute la société est structurée pour que l'on oublie sa présence, rien ne raproche le consomateur de sa contribution aux grands massacres animaliers fait pour le nourrir, mais franchement, la tranche de jambon sous vide qui gît dans un rayon de notre supermarché provient forcement d'une bestiole, les centaines de  milliards  de poulets bourrés d'antibiotiques étiquettés à la hâte par un manutentionnaire ne sont pas gonflés à l'Hélium, les millions de milliards de steaks à hamburgers conditionnés dans d'immenses centrales de conditionnement sont le fruit de pauvres bêtes torturées jusqu'à la moëlle pour maintenir un niveau boursier mondial. 

Malgré toute la puissance que nous confère notre postion d'être humain, je ne peut m'empêcher de me dire que nous ne sommes pas grand chose dans ce beau bordel, je suis programmé pour contribuer à consommer, croire en dieu même si il n'existe pas "et" ne pas remettre en question le système. 

C'est pour cela que je fait exactement le contraire de ce qu'on me dit de faire, je remet tout ce qui est établi en porte à faux, je me pose des  questions qui vont paraître forcement inutile pour la masse et le pire c'est que depuis je vit beaucoup mieux. J'ai retrouvé grâce à tout cela une grande sérénité vis à vis de tout ce qui me pesait lourd sur les épaules, le pire dans tout cela c'est que c'est à cause d'un poisson que tout s'est déclenché.

Nous l'avons vu, il suffit de quelques millis segondes pour qu'un vie bascule. Elle bascule à cause d'un accident, d'un amour, d'une peur ou que sais-je encore, moi, c'est à cause d'un poisson. Bizarrement je ne m'était jamais posé la question sur la vie ou la mort de mes prises, je n'était jamais revenu sur un des points le plus importants de la pêche car au fond, pourquoi se poser la question ? Voilà un message simple que je vais transmettre à mon fils, je veut qu'il soit libre de penser peut importe sa condition sociale, je ne veut pas qu'il soit un vrai mouton et encore moins un pêcheur sans respect.

De la pensée jusqu'à la cuisine.
De la pensée jusqu'à la cuisine.
De la pensée jusqu'à la cuisine.

Pour l'heure nous sommes Samedi matin et j'embarque mon fils dans une petite cession de pêche au Cap Camarat, je compte bien transmettre à mon garçon tout ces petits trucs qui m'ont été transmis par mon père et qui font la joie de mes beaux jours. Le poste est loin et les mous de la cuisse ne s'y rendront jamais, il faut du courage et rouler longtemps pour trouver ce petit coin gros comme une demi pomme...Mais dans ces tout petits recoins du Var se cachent tout un ensemble de choses qui ne s'expliquent pas. Le bleu/vert des roches qui bougent dans l'eau, l'horizon qui inspire le respect absolu, tout ces non dit minuscules qui pourtant habillent son être un dans un manteau de savoir...

Mais dans tout cela il ne faut pas oublier que nous devons être à la hauteur de cette pêche qui commence sous un gros vent qui vient de la mer. Ici dans ce creux ridicule nous sommes pas mal à l'abri à condition de ne pas dépasser le pan de roche qui est sur la droite, nous arriverons plus ou moins à trouver nos poissons même si le poste est en forte pente.

L'aprentissage de la pêche se fait souvent à la roche, la raison de ce choix est simple car il  est plus facile de s'extasier devant une girelle de toutes les couleurs que devant une bogue monochrome. Les enfants et les adultes arrivent mieux à capter l'importance de l'acte de la pêche et sa finalité grâce à toutes ces couleurs, d'ailleurs je surprends mon fils à remettre à l'eau un poisson bariolé de bleu finement piqué. Mon oeuvre prends enfin forme car l'acte de remettre à l'eau un poisson correct signifie qu'il a compris le concept de la pêche, il a saisi qu'il est plus satisfaisant de savoir qu'il peut être juge de son intellect. Moi de loin je l'observe affairé avec ma clope roulée, je plisse les yeux de satisfaction et le demi sourire qui a du mal à s'effacer prouve que quelque part j'ai raison...

De la pensée jusqu'à la cuisine.
De la pensée jusqu'à la cuisine.
De la pensée jusqu'à la cuisine.

Les poissons vont entrer à vitesse grand "v" dans le bac rempli d'eau, les heures défilent, et les appâts aussi. Vers 18 heures il nous faudra partir pour que nous puissions entâmer la segonde partie de cette histoire. Le retour est long car l'interêt n'est plus aussi grand qu' à l'aller, nous ferons quelques haltes dans le sentier qui grimpe fortement, en fait il est aussi difficile à descendre qu'à monter c'est dire...

Mais que pour l'histoire soit complète il faut aller jusqu'au bout, pour l'instant nous sommes allés chez Cabesto pour se fournir en appâts frais, nous avons fait une montagne de route et des efforts pour se rendre au Cap dans le passage de l'enfer. Il reste le sujet principal de ce récit c'est à dire les poissons.

J'ai choisi de le cuisiner à peine arrivés à la maison et de ne pas attendre, je ne souhaite pas le congeler car au fil des semaines le poisson perd toute son âme, le goût change et s'éloigne de ce que je veut montrer à mon fils.

Je le met avec moi devant les bacs pour trier nos prises, on enlève la tripaille avec les doigts et on en profite côte à côte pour examiner de près sont poisson, on découvre les détails incroyablement subtils qui différencient un individu d'un autre cela permet de savoir ce que l'on dit en plus d'immaginer son habitat.

De la pensée jusqu'à la cuisine.
De la pensée jusqu'à la cuisine.
De la pensée jusqu'à la cuisine.
De la pensée jusqu'à la cuisine.

Bon on prépare tout ce qu'il faut pour faire un bonne soupe de poisson, ce coup-ci, j'ai décidé de faire comme un velouté, il sera chargé de notre petite histoire et de tout ce qu'un poisson peut apporter à nos vies.

De la pensée jusqu'à la cuisine.
De la pensée jusqu'à la cuisine.
De la pensée jusqu'à la cuisine.
De la pensée jusqu'à la cuisine.

La soupe est finie et il ne nous reste plus qu'à la laisser reposer, nous la dégusterons ce soir avec des nouilles comme le faisaient nos anciens, un peu de fromage rapé dessus et le tout est joué. On vous met les photos sur Facebook ce soir.

Sur le chemin du retour je ne peut pas m'empêcher de m'extasier sur les arbustes fourmillent de fleurs, les mûres, des groseilles il y en a pour toutes les papilles, avec mon objectif je vais tenter de capter une sorte de bouquet de friandise.

De la pensée jusqu'à la cuisine.

En milieu de semaine nous allons faire un article à part car il y a de grandes nouvelles dans les bacs à appâts de Cabesto car le mariage entre Sud' esca et Cabesto voit enfin le jour. 

Nous avons testé tour à tour sur trois mois la société Sud 'esca, nous avons été souvent en contact pour passer commande en complément du site internet et nous avons été totalement séduit. Rapidité, disponibilité, fraîcheur des appâts, les prix très bas, exactement ce qu'il me faut.

Dans le prochain article nous allons vous expliquer comment ça marche et on préfère vous prévenir que cela risque de changer complètement la pêche pour beaucoup de gens, notamment de ceux qui comme nous veulent payer beaucoup moins cher toute leur pêche.

On vous tient au courant rapidement.

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Construit et imaginé par RORO, GREG, MARCO, GEGE. - dans pêche au bord de l'eau. sport
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commentaires

renaud 22/04/2014 22:07

Tu m'a mis l'eau a la bouche, pour la soupe bien sur mais surtout cela me donne une idée de ce qu'il m'attend av mes deux pitchouns, il me tarde. Tu as du te régaler. Des souvenirs a jamais.
Bise mon poulet.

RORO 23/04/2014 14:47

Samedi on remet ça avec les copains de mon fils, hé ouai c'est pour son anniversaire. Les gosses sont fous d'impatience, moi je vais avoir beaucoup de travail...

JULIEN 22/04/2014 08:28

un petit coucou de marseille et merci pour votre site que je regarde chaque semaine. A bientot.

roro 21/04/2014 18:06

Là on va faire les petits croutons, la rouille est au frais et la soupe de poisson fini de buller. Pour les enfants on va mettre quelques pâtes dedans saupoudrée de fromage râpé.
Ca c'est un vrai plat convivial qui parfume toute la maison, en Provence cette soupe est une véritable institution qui ravi les petits comme les grands et en plus ceux qui les ont pêché peuvent finir de raconter l'histoire.
Bises les gars.

greg 21/04/2014 17:17

Tu m as mis l eau a la bouche avec ta soupe!Ça a l air de tuer!

Jm 21/04/2014 15:48

Ah le var pas de bruit ni de pollution cap camarat un endroit idyllique un paradis bravo pour la soupe j espère que tu nous la fera goûter un jour bise jm

alainpaddy 21/04/2014 15:26

Tu as l'art et la manière pour nous mettre l'eau à la bouche !! Bravo pour ce super C R !
j'ai l'odeur des messugues qui me chatouilles les narines !
Je me vois bien entrain de tartiner un peu de rouille sur mes roustides !

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  • : C'est l'histoire d'une poignée de gars qui rôdent les sentiers des calanques de Marseille, avec son lot de réussite, de déception face aux filets de pêcheurs, de la saleté laissé sans vergogne. Ici on montre tout et on vous dit tout !
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  • Quand la nuit tombe nos esprits s'éveillent, qu'importe le temps  ou les saisons il n'y a pas de poissons à l'abri de nos cannes à pêche...  Aventures de pieds nickelés garanti...
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