Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 21:24

Durand toute la semaine j'ai couru entre le boulot, des bétonnières, leroy Merlin et les plans de la nouvelle maison. On peut dire que je n'ai pas chomé afin de pouvoir me caler quelques heures ce Samedi soir pour aller à la pêche en compagnie de Marco et de Bruno, il a fallu finir à la hâte le coffre qui va recevoir la pompe de relevage et hô miracle, vers 18 heures 30 je suis enfin sur le départ pour les calanques de Marseille.

Je suis un peu inquiet car même si météo france annonce une baisse notable du vent dans la nuit, pour l'instant il est très fort, tout cela ne sera pas facile à négocier dans le dernier tronçon qui me mène vers mon poste car les bourasques pourraient facilement me faire basculer dans le vide, bon. Mais une fois arrivé au départ du sentier rien ne va se dérouler comme prèvu. Mes copains devaient se rendre dans les calanques avant moi sur un poste bien précis, en parallèle j'ai coupé mon téléphone pour ne pas être tenté de répondre à un appel pendant que je conduit ma vieille bagnole. Le problème c'est que je ne l'ai pas remis en marche, donc je n'ai pas consulté mes messages... Mes deux amis se sont fait pointer par deux gardes forestiers qui étaient là pour interdire la passage aux sentiers des calanques aux marcheurs, moi vu que je suis arrivé tard je n'ai vu personne et encore moins âme qui vive pour m'interdire l'accès, donc pour moi, ma marche commence. Après une bonne journée de maçonnerie en plein soleil faut vraiment prendre sur sois pour marcher aussi loin, c'est pas facile en temps ordinaire mais là, j'ai trouvé un after job et j'en bave des ronds de chapeaux.

Malgré l'heure avancée les cigales chantent fortement dans les massifs épais, le tintement du granit pur qui roule sous mes peids éteint leur sifflement comme des lumières dans un long couloir à mon passage. Au fur et à mesure ils reprennent dès lors que je m'éloigne. Ca et là on peut voir déjà des fourmis qui transportent des morceaux de cigales, il suffit de s'arrêter quelques segondes pour voir la vie microscopique qui grouille ici. Ca n'a l'air de rien et sûrement que tout le monde s'en fout, mais c'est grâce à toutes ces petites vies que nous aussi nous pouvons vivre et nous en croire. Je marche mais je suis quand même étonné de ne pas voir de loin les cannes qui ploient sur le poste, bon c'est vrai je suis vraiment loin mais bon en principe j'ai le coup pour ce genre de détail. Du coup, vu que Marco ne pas m'a pas donné d'heure précise, Bruno ne pouvait pas arriver de bonne heure et vu que moi non plus je me dit que je suis le premier.

Cliquez sur la photo pour l'agrandir et faire un diapo.

Cliquez sur la photo pour l'agrandir et faire un diapo.

Une semaine à toute allure.

Je pose mes affaires au sol et une fois tout sorti de mon sac de 100 litres je commence le montage de mes cannes à pêche, il fait encore pas mal jour et je vais en profiter pour ne pas me presser.

Mes cannes sont montées juste avant la nuit, le ver de Rimini est coupé et bien ligaturé il ne reste plus qu'à envoyer seulement voilà...J'ai le vent très fort qui me vient presque de face, les bourasques sont si violente qu'elles soulèvent la mer, entre les vagues puissantes qui s'écrasent à mes pieds et les embruns j'ai la veste humide et un goût salé dans la bouche. A vrai dire j'attends avec impatience la venue de mes copains car là c'est un peu extrême comme soirée en solitaire. Mais tant bien que mal toutes les lignes vont être envoyées, pour l'instant je ne peut pas mettre d'écureuil car j'ai essayé avec 50 grammes et ça ne tient pas il se colle au blank de la canne sous la pression du tramontano/mistralo, si je prends un poisson là, ce sera du pur hasard. Puis soudain je me souvient que j'ai éteint mon portable, je le remet en route et je constate que j'ai plusieurs appels en absence dont celui de Marco. Je tente de le joindre à plusieurs reprises mais le réseau ici est très mauvais voire inexistant, impossible de passer un coup de tel et je bouge sur ma roche pour trouver une buchette disponible quand d'un coup j'ai du réseau et le tel de Marco sonne. Il y a tellement de vent que je ne comprends pas ce qu'il me dit, j'ai juste capté qu'il s'étaient fait pointer et qu'ils étaient ailleurs.

Ha là c'est du superlourd, me voilà seul dans les calanques avec un vent de folie,  à vrai dire je ne m'attendait pas à ça, surtout que si j'avais eu le message je n'aurais pas autant marché. Bon, ben je ne vais pas plier boutique immédiatement vu la marche et je vais rester sur ce poste tant bien que mal avec le vent dans le brigues...

Pour qu'un bonheur n'arrive pas seul il n'y a pas de touches, il m'est très difficile rouler mes clopes pour le réconforter un peu car rester en plein vent comme mes cannes est impossible. Pourtant au cours de la nuit le vent va incroyablement se calmer, calmer au point de ne plus souffler du tout, je peut enfin prendre mes positions et essayer de trouver mes poissons. Rapidement le ver de Rimini combiné à mes connaissance des lieux va payer un peu, j'ai les premières touches. Au départ je capte que ce ne sont pas des touches alimentaires, du style je prends et je part avec l'appât dans la bouche, non là c'est du titillage de poisson excité. Mais à ce petit jeu seuls les très malins ne se feront pas prendre, les gloutons, les malhabiles se feront avoir. Ben c'est un peu ce qui s'est passé, ma première blanquette est sortie des eaux, puis une autre dans la foulée grâce à une technique toute simple. Au lieux de ferrer quand la touche intervient là je fait l'inverse, j'ouvre le pick-up et je laisse mordiller le poisson quelques minutes, ça marche quasi à tout les coups car le poisson ne sent plus rien et avale le ver.

Hé bé...

Hé bé...

Le problème c'est que c'est des petites blanquettes, celle là est cuite mais je vais pouvoir renvoyer à l'eau la segonde car elle s'est vraiment bien piquée au bord de la bouche.

Je me croyais sorti d'affaire et que la pêche pouvait enfin commencer mais....je vais subir une grosse vague de vent qui va arriver de nulle part et qui va me contraindre à partir, je ne peut plus tenir car je me prends des embruns sans cesse, les affaires dans le coin sont malmenées, je ne sait pas comment je vais pouvoir marcher sur le chemin, bon bref, c'est décidé il est deux heures du mat je plie. Sur le retour je passe voir mes copains qui n'ont pas eu de touches, tu parles avec ce vent il faut un monstre pour que l'écureuil bouge à peine. Le retour en voiture va être rapide car le gros mal de tête me gagne lentement, on ne peut pas se prendre autant de vent dans la quiche et s'en sortir comme une fleur.

Bon j'espère que la semaine prochaine le vent va se calmer, au moins on pourra faire griller du poisson correct.

Allé bises les gars.

Partager cet article

Repost 0
Construit et imaginé par RORO, GREG, MARCO, GEGE. - dans Poissons
commenter cet article

commentaires

Jef 15/07/2014 19:20

Sacré courage de sortir par ce vent ! En plus, tu fais du poisson !!

roro 17/07/2014 08:25

En fait, je n'ai pas trop eu le choix car je croyais que mes copains étaient là bas, sinon, je serait resté avec eux au cul de la voiture.
Merci pour le com Jef !

roro 15/07/2014 11:07

Les semaines ne se ressemblent effectivement pas, mais bon, le beaux temps va revenir et on refera nos poissons. Et toi tu sors un peu en ce moment ?
Bises Pad.

roro 17/07/2014 08:26

Tu es libre quel jour Reno ?

renaud 15/07/2014 20:54

Bon courage Alain !

roro 15/07/2014 18:06

Hé ouai Bruno la pêche c'est aussi simple que ça, quand elle veut pas...elle veut pas.
Bises Bruno

roro 15/07/2014 18:04

Hé bé dis donc mon Pad y vont morfler les poissons à ton retour au bord de l'eau, je te souhaite un bon rétablissement je suis de tout coeur avec toi .

bruno 15/07/2014 12:35

Eh oui mon roro, quelle soirée de ouf quand je pense à ce pauvre marco, une semaine de pêche et une semaine de mistral à décorner les boeufs, juste les boules!!!!!!
Enfin, on aura une autre chance de faire du poisson,
bises bruno

alainpaddy 15/07/2014 11:51

Je sors un peu dans le jardin ou sur la piste cyclable à côté de la maison , pas de pêche ! sauf par copains interposés pour réparer ou bricoler ! ça me tient dans le bain !
l'interdiction des anti inflammatoires suite à mon caillot fait que je ne peux pas trop soulager les douleurs de la hanche droite qui attend son tour début novembre ! j'apprends à être patient !! Bon courage pour tes travaux , ça ira mieux quand vous serez installés , Bises

alainpaddy 14/07/2014 23:25

Les sorties ne se ressemblent pas ! beaucoup d'énergie pour peu de récompense ! le dieu de la pêche , si il existe vraiment ? ne t'a pas reconnu ou tu n'as pas mis le bon cierge ?
A mon avis cela n'a pas entamé ta passion et la défaite n'en restera pas là ,
Bises

  • : Daurades, Sars, Pageots, Loup, calmars, seiches. Surfcasting, calanques de Marseille. Cuisine. Respect de la nature.
  • Daurades, Sars, Pageots, Loup, calmars, seiches. Surfcasting, calanques de Marseille. Cuisine. Respect de la nature.
  • : C'est l'histoire d'une poignée de gars qui rôdent les sentiers des calanques de Marseille, avec son lot de réussite, de déception face aux filets de pêcheurs, de la saleté laissé sans vergogne. Ici on montre tout et on vous dit tout !
  • Contact

Roro.

  • RORO, GREG, MARCO, GEGE.
  • Quand la nuit tombe nos esprits s'éveillent, qu'importe le temps  ou les saisons il n'y a pas de poissons à l'abri de nos cannes à pêche...  Aventures de pieds nickelés garanti...
  • Quand la nuit tombe nos esprits s'éveillent, qu'importe le temps ou les saisons il n'y a pas de poissons à l'abri de nos cannes à pêche... Aventures de pieds nickelés garanti...

Pour contacter SILVERPECHE.

                Depuis Votre Messagerie notre adresse est: 

                              silverpeche@gmail.com

    

Recherche Dans Le Blog

Catégories