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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #sport, #pêche au bord de l'eau.

Vous savez bien maintenant que depuis ces longues année ma passion pour le calmar est presque sans limites. Je suis souvent parti au fin fond des département voisins " à la bonne saison" afin d'y trouver le calmar. Nous avons rencontré une tonne et demi de passionnés qui se sont groupés dans nos rangs, grâce à ce céphalopode ce blog est né et à bercé l'esprit de milliers de lecteurs de tout horizons. Dans ces conditions vous comprendrez sans peine tout l'intérêt que je porte à cette pêche qui n'est pas seulement une activité de loisir mais qui est aussi le bon moyen de pouvoir préparer à la maison un repas extraordinaire apprécié par toute a famille.

Pour autant, sur le cumul des années je me suis souvent rendu compte que le pêcheur de calmar en général se donne peu les moyens de jouer avec la technique, il est probable que l'ensemble des outils qui sont mis à disposition du pêcheur en sont la cause. Je pense même que cette pêche est le dernier résidu restant de la pensée collective du siècle dernier, quand on parle calmar lors d'un repas de famille ou entre collègues les "beuuurks", les" harrrkkks c'est dégoûtant" ne manquent pas, preuve que sur ce plan il y a encore beaucoup de chemin à parcourir dans les consciences. Comme chaque années de temps en temps je vadrouille près de l'eau de Cassis, la ciotat ou Marseille sans pêcher, je vais juste examiner de plus près le matériel et les accessoires utilisés, je papote quelques minutes avec ceux qui me semblent plus ouverts pour voir si enfin il est accordé un peu de considération aux calmars.

Pour trouver ce précieux fantôme blanc il faut observer quelques règles incontournables qui font une différence fondamentale, tant sur le matos et l'appâts que sur son propre comportement. Hors mis un poisson, les leurres ont une fonction qu'il faut savoir utiliser, la couleur joue un rôle primordial selon l'état de la mer que l'on trouve et j'ai remarqué deux types de situations nocturnes. Quand la mer est clame, l'eau bien claire et assez peu d'eau les tons bleutés trouvent assez facilement preneur. Quand l'eau agitée ou trouble voire les deux il est préférable d'utiliser des couleurs plus claire comme le orange, le vert vif, le jaune ou le rose. Dans tous les cas il semble que la couleur argentée rassemble un peu toutes les situations. Il existe trois sortes de leurres qui couvrent toutes les situations, les flottantes (shallow), les semi coulantes (SUTTE je crois) et les coulantes (DEEP) il vous faudra utiliser un leurre adapté à la profondeur du lieu, inutile d'envoyer une DEEP quand il y a trois mètres de fond car elle va rester accrochée dès le premier lancé et inverse un flottante avec vingt mètres de fond, mais bon je pense que vous avez compris.

Il ne faut pas prendre le calmar pour un fada car c'est un prédateur, cette bestiole attaque volontiers une proie si elle correspond à un cadre bien précis, elle lui tournera le dos si quelques erreurs ont été faite au niveau de la présentation. Son intelligence est importante, la cohésion de groupe est l'emblème de sa colonie et les individus solitaires sont assez rares, pour peu qu'on joue sur le comptoir de son instinct les prétendants sont nombreux mais voilà...Il faut aussi pour notre pêche que les éléments soient corrects, il faut le la brise soit absente ou peu présente, que le courant soit faible et une multitude d'autres trucs moins halieutique. Cela fait un petit cumul de choses qui doivent s'imbriquer pour que notre pêche puisse se dérouler correctement, on y pense pas toujours mais le fait est là et cela permet de choisir son poste.

Du haut de la Gineste.

Du haut de la Gineste.

Arrivé sur mon poste il n'y a presque pas de vent, la mer est un peu agité mais bon j'ai vu bien pire à Cassis, toutefois il me semble qu'il y ai un courant assez présent ici. Le téléphone portable sonne toute les dix minutes et c'est par saccades que je déballe les affaires. Il fait encore parfaitement jour et je peut voir le déplacement de l'eau à la surface, c'est pas extraordinaire comme truc mais j'espère qu'il va s'inverser dans quelques heures.

Tout est envoyé à l'eau, bouchon lumineux, leurre et une tonne d'espoirs. Des espoirs qui vont être rapidement mis à mal par le courant. J'ai beau essayer de trouver la distance à laquelle le courant va s'essoufler un peu mais même au raz des roches il est costaud. Ce qui est énervant c'est que la masse d'eau par à gauche alors que le vent qui se renforce viens de droite, ça donne un contexte bizarre à cette soirée. Malgré tout avant de partir pour un autre poste j'ai en poche une dernière technique qui me permet de ratisser large et qui marche très souvent quand les calmars se sont endormi. Dans un premier temps il va falloir laisser partir le bouchon au loin et là ce n'est pas un problème car en deux minutes j'ai même un peu de mal à voir sa lumière. Puis je le bloque et  je le remonte canne très basse voire le scion dans l'eau et je mouline lentement jusqu'au bord, il faut juste surveiller la profondeur une fois arrivé au bord. En fait en faisant cela et vu le poids du poisson le montage revient vers le bord sans pour autant faire remonter le poisson près du bouchon, de plus, il est en mouvement vers le bord, en principe ça permet aux prédateurs de se dérider et de venir se marrer avec nous. Tient je me suis pris une goutte d'eau sur le crâne, mince j'espère que la pluie n'arrive pas trop tôt.

Comme ( presque prévu) je sent un rouleau compresseur qui tire sur le fil, le bouchon part comme une fusée vers la droite, sur le coup j'ai même cru à un poisson tellement ça envoie du lourd. Il ne faut pas le contrer excessivement, il faut juste laisser passer la tirade de ruhs qui ne dure pas longtemps, il le refera près du bord alors gaffe...Je vais pouvoir le sortir en poids en toute quiétude car il est sûrement lourdement planté. Pour ne pas l'éfrayer outre mesure il ne faut pas éclairer l'eau, il faut se servir de son instinct pour le sentir et de le deviner jusqu'à ce qu'il émerge à la surface et quand les jets d'eau bruyants sont audibles il est l'heure de le sortir. Là c'est une peu la surprise que l'on découvre, on se retrouve face à face...

Mais là je doit partir d'ici, la pluie fine arrive et le courant est trop fort. La coline avalée au pas de course me voilà déjà en route pour mon prochain poste...

Le petit port de nuit, c'est beau et je doit faire un halte pour faire quelques clichés.

Le petit port de nuit, c'est beau et je doit faire un halte pour faire quelques clichés.

Voilà je n'ai presque rien plié et je suis opérationnel en quelques segondes, la canne est envoyée à quelques mètres du bord et le téléphone portable sonne déjà...

Comment pêcher le calmar.
Comment pêcher le calmar.

Je n'ai pas le temps de répondre à mon interlocuteur que le bouchon est déjà sous l'eau, hou là là c'est de la chance !!!!! Malheureusement il est trop gros et va mal remonter, il rushe trop fort, il faudrai qu'il soit piqué profond pour le voir mais rien qu'aux tirées je sent que ça ne va pas bien se passer. Dans l'éclairage naturel je vois arriver un gros tube piqué par une petite tentacule, bon, bye bye...

Stef m'appelle esur le portable et je lui raconte ma mésaventure, on papote quelques instants quand je doit remonter ma canne car le bouchon viens de couler encore une fois. Celui-ci ne va pas s'en sortir car dans le scion je sent qu'il cherche à fuir, se tirées sont lourdes et comme promis il sera remonté facilement.

Comment pêcher le calmar.

Histoire de voir si ce calmar a embarqué avec lui quelques autres congénaires je remet la sardine en douceur dans l'eau, le bouchon dérive peu à peu et reste anémique. Il branle du chef et se redresse sans raison, il cligne des yeux même de loin quand il se couche soudain sur la surface....Ha put c'est la touche....Je remonte, je remonte, je remonte...mince le fil est coupé ? Ha...Je n'ai pas tout compris là ! Mon précieux bouchon fétiche part à la dérive vers le large, moi je suis là avec mon fil qui bat au vent, mes sourcils se froncent car il  a été un partenaire fabuleux qui m'a accompagné pendant de longues années, je me suis habitué a ses avantages et ses défauts, il a pris beaucoup de calmars.

Je n'ai plus le coeur de rester, Je remballe mes maigres affaires dans le sac en deux deux, je grimpe jusqu'à la route, je fourre tout dans le coffre, un tour de clé rapide la voiture s'ébroue et voilà je me casse, j'ai les boules...

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zak 10/11/2014 07:29

Le bouchon rouge dommage condoléances

alainpaddy 16/11/2014 18:21

Condoléances Roro ! si tu peux me donner quelques caractéristiques ou photos de ta perte , comme je ne suis pas encore opérationnel , ça pourrait me permettre de m'occuper !

RORO 11/11/2014 23:24

Il faut changer de poste si il ne convient pas, je le fait souvent et ça paye souvent. il faut envoyer les lignes et si ça sent l'embrouille il suffit de remballer les accessoires comme ça en deux deux on peut remonter les cannes et se déplacer sur un autre poste.
Bises Zak.

zak 10/11/2014 07:26

Bravo poto c vrai que le courant te fait chier la dernière fois que on a pêcher ensemble je les vue et c un pe normal la monture et légers et le moindre courant le balade te un dure. A cuire tu change de poste comme sa moi une foi installé je bougerai plu lol

pecheur des calanques 09/11/2014 20:34

a oui condoleance pour ton bouchon je suis passer par la aussi......

RORO 09/11/2014 20:51

Ca tombe car ici on dit tout, moi aussi au travail dès le lundi j'ai une belle brochette de copains qui veulent en savoir plus, ha la pêche au calmars, c'est vraiment une truc à part !
En tout cas j'ai le coin idéal pour passer une bonne soirée, bises Pat !

pecheur des calanques 09/11/2014 20:32

ah la peche du calamars , travaillant avec 150 a 200 mecs(et oui) tout les debuts de semaines j y es droit !!! alors!! alors !!!! ta fait du calamars ???? ...eh ben tu le crois ou pas j envois tout le monde sur ton site ....tranquille ca m arrange bien.mais bon ils veulent tout savoir les cocos ....montage avec le bouchon,temps,a quel heures.....alors n hesite pas continu. ps joli calamars.

Jm 09/11/2014 17:40

Le matos fétiche qui a pas pleurér quand on a cassé sa canne fétiche. Beau calamar bise

Nico 09/11/2014 13:47

Rien de pire lors d une soirée que de perte un partenaire matériel !!! Il y a 15 jours j ai perdu mon bouchon également en tt début de nuit !!! Dégoûter je suis rester en lancer ramener !! Et après l avoir perdu de vue en direction du large , il m est revenue comme une fleur 1 heure et demi plus tard lol et récupérer par un gentil mec en bateau a 20 mètres face a moi !!! Un bon souvenir de pêche lol

En tout cas de beau spécimen !! Bravo

RORO 09/11/2014 14:12

Il est vrai que perdre un truc fétiche c'est pas toujours simple mais bon, il est marqué silverpeche on ne sait jamais. Je vais aller fabriquer un autre bouchon qui me suivra. L'important c'est d'être sorti et d'avoir pu comprendre certains trucs un peu plus subtils pour la prochaine pêche.
Merci pour ton com Nico.

ange 09/11/2014 13:42

comme tu le dis souvent c'est pas tous les jours dimanche,on ne peut pas gagner toutes les fois,mais on s'en fou,le plaisir est autant dans la défaite que dans la victoire,......merde putain je deviens sérieux,vite une blague...heu..t'a pas un bouchon à me préter (snif )

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