Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
SILVERPECHE.com

SILVERPECHE.com

LE BLOG DES SAISONS

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #pêche au bord de l'eau., #sport, #calmar
Une fin de saison qui en dit long.
Une fin de saison qui en dit long.

Hé oui nous sommes presque en fin de saison des calmars, les jours rallongent, le froid n'a pas réussi à vraiment glacer les eaux, il est temps de passer à autre chose.

Ce qui a été différent de l'année dernière et des années avant c'est que nos chers calmars semblent être revenu chasser près des côtes pour la saison froide. Les indicateurs de leur arrivée ne se sont pas produits et il semble qu'il ne produiront pas pour en marquer le terme. D'ordinaire les premier calmars sont rouges et les derniers aussi. Cette année, je n'ai pas pris un seul "coco rouge" va savoir pourquoi...Remarque je m'en tamponne un peu car ceux qui sont près du bord sont franchement petits et servent ordinairement à caler au vif.

En faisant le bilan de la saison qui s'enfuit et quand je regarde mes moulinets je voit bien qu'un grand nettoyage s'impose, les fils sont délavés par le sel malgré les rinçages, les galets non étanches tournent à peine en couinant et la graisse autour des axes ont pris la poudre d'escampette.  les cannes à pêche sont marquées par de nouvelles traces de coups, les anneaux étincelants en début de saison demandent à être partiellement remplacés. La raison en est que nos postes sont très agressifs pour la matière, le vent qui souffle souvent fort, pousse parfois au sol un trépied avec ses cannes. Les fils se coincent souvent entre les roches coupantes sous la pression du Mistral, ils sont rapés, usés, ils ne verront pas l'année prochaine. Remarque nous n'ont plus on est pas fringuant, la froideur nocturne qui cuit les mains, les acrobaties qui finissent en cascades laissent parfois quelques traces sur le coprs. Moi j'ai hérité de nos frasques nocturnes, une grosse déchirure musculaire au molet et une belle agravation d'artrose lombaire. Je ne peut m'empêcher de penser qu'un jour, je ne pourrai plus faire autant de chose qu'aujourd'hui, mes longues  nuits au fin fond des calanques seront un chapelet de récits que je décrirai sur la toile, une époque, une histoire...

Je pourrai raconter l'explosion de sympathie qui s'est déroulée sur notre blog. Je pourrai aussi raconter l'immense galère que nous avons vécu pendant des années à trouver nos appâts, les revendeurs peu scrupuleux qui se sont directement servi dans notre porte- monnaie, du poisson curieusement absent par moment...

mais aujourd'hui on en est pas là, le blog va super bien, les nouveaux copains arrivent de tout les côtés, les maisons ou les sites de pêches nous sollicitent régulièrement, c'est le bonheur quoi !!! mais au délà de toutes ces bonnes choses qui nous arrivent il y a en a une qui me ravi plus particulièrement, c'est l'arrivée dans notre paysage de la maison PEXEO. Oui, voilà un concept qui à défrayé le chronique de silverpeche. Qui n'a pas galéré pour trouvé ses appâts juste avant de partir ? Qui n'a pas eu le sentiment intense que son porte- monnaie n'à servi qu'à remplir les caisse du revendeur ? qui n'a pas le sentiment de payer un peu trop cher ses quelques vers ? Moi j'ai trouvé deux grandes maisons qui sont capables de couvrir l'ensemble de mes besoins, Sud'esca, Pexeo, tout deux vendu chez Cabesto. Le premier a des vers qui arrivent sur les étals alors qu'ils ont été récoltés la veille, le segond, à des appâts surgelés disponibles qui ne se trouvent pas forcement toute l'année et en plus bourrés d'atractants. les deux ensembles font que nos prises et notre confort a littéralement explosé, j'ai l'urgent et le prévisionnel. L'urgent c'est quand je part à toute berzingue entre deux fenêtres météo et là j'ai le surgelé, le prévidionnel c'est quand je peut prévoir ma sortie et là y'a Sud'esca. En tout les cas cela me permet de pêcher toute l'année sans arrière pensées, peut importe le temps ou les saisons j'ai ce qu'il faut et tout cela pour bien moins cher...

Une fin de saison qui en dit long.
Une fin de saison qui en dit long.
Une fin de saison qui en dit long.
Une fin de saison qui en dit long.
Une fin de saison qui en dit long.

Ce samedi j'ai retrouvé mes copains pour une nouvelle partie de pêche, le temps est froid avec du vent de Nord bien appuyé ce qui aggrave encore le ressenti. Rapidement sur place je montre à Ange ces petites nouveautés qui m'ont été confiées par Clément et Juju. Je vois bien que cela à l'air de plaire à mon ami qui lorgne fortement sur les petits calmars. Tant mieux car tout ça c'est pour nous ce soir, on va envoyer tout ça à l'eau et tenter de voir ce que cela donne malgré une météo très douteuse.

Comme d'habitude il n'y a pas moyen d'être sérieux, l'arrivée de Pat ne fait qu'augmenter la rigolade, les blagues fusent de tous les côté et pourtant on est que trois !!!

Té vé, la première touche au ver de Rimini !

Ce la ne donnera rien au final mais vu les conditions de pêche et les zozos avec qui je suis, ce la ne pouvais qu'arriver, on est sérieux quelques minutes et après c'est fini, les cannes peuvent partir à l'eau que personne ne s'en rendrait compte.

Mais dans la soirée une belle surprise va arriver...Pat qui a laissé traîné un bouchon pour le calmar demande très fort de l'assistance.

- " SAALAAABREEEE !!!!!!!!!!" Phrase mythique qui ne s'est entendue que jusqu'à la Pointe Rouge, un peu plus loin ce n'était pas très audible. Mais nous on l'a bien entendu malgré le bruit des vagues qui tapent fort sur les roches, les ronflements de Ange et l'espace qui nous sépare. Extrait de son sommeil Ange est le premier sur les lieux et se penche au dessus de l'eau pour salabrer à notre ami une très grosse seiche. Nous avons bien que cette prise sera l'unique trophée à montrer car le vent se renforce beaucoup et la mer est tout juste praticable. Mes bas de lignes en 25 centièmes sont tout embrouillés je doit monter plus gros et plus court. La température est très basse il faut encore nous bâcher un peu plus et subir la morsure du froid même avec de gros gants.

A onze heure la chose est entendue, on se casse !!! Nous en avons plein la casquette de subir à ce point le froid, le corps est bien protégé mais côté extrémités rien ne va plus. J'ai toute les peines du monde à refaire le noeud de mes chaussures, heureusement que je peut voir ce que je fait car le seul truc que je sent dans les mains c'est des aiguilles qui qui me font un mal de chien. Comme d'ordinaire la mauvaise foi est de mise, au départ tu te prends une série de vannes bien vacharde qui vont t'accompagner d'un sourire jusqu'à ta maison. Mais ce qui ne me fait pas rire c'est les poubelles qui je retrouve à chaque fois sur ces lieux de pêche, pourtant la mer à tout balayé, il y a encore des gars qui sont venu laisser leurs saletés dans les failles. Voilà un sujet que nous allons traiter car cela porte un nom et cela à une cause, après lecture de l'article sur eux vous ne verrez plus pareil les salisseurs.

 

Une fin de saison qui en dit long.
Une fin de saison qui en dit long.
Une fin de saison qui en dit long.
Une fin de saison qui en dit long.
Une fin de saison qui en dit long.

Pendant une bonne heure le lendemain j'ai parcouru la plupart des petits posts affichés dans le célèbre réseau social, on sent bien que la pression de faire le buzz est là, planqué quelque part dans les neurones en attendant le bon moment, mais après tout je pense que c'est un sentiment normal car il faut se résoudre à notre humanité qui n'est jamais très loin de l'essentiel. Ça vous surprends ? Notre évolution est ce qu'elle est, mais il ne faut pas perdre de vue que nos activités maritimes sont largement guidées par nos instincts de prédation, en poussant encore plus loin la réflexion on peut même considérer que les sports de ballons ont été volontairement calqués sur d'anciennes pratiques romaines qui feraient un tabac aujourd'hui si elles resurgissaient de terre. On se régaleraient sûrement de voir un assassin d'enfant se faire dévorer par un lion affamé, quoi de plus naturel que la loi du Talion même si le droit de tuer n'appartient à personne.

De nos jours on essaye de se préserver le plus possible de cet instinct animalier, on se défend de toutes relations intimes avec de lointaines origines. La société agro-alimentaire qui fait en permanence de profondes études sur le comportement humain l'a bien compris et dans notre alimentation quotidienne tout est fait pour que le consommateur n’imagine pas qu'il consomme une produit issue d'un animal. Le vivant est un produit qui se transforme pour que quand il arrive dans nos assiettes il soit totalement différent. D'ailleurs nous rigolerions bien si nous ne trouvions dans les rayons des supermarchés que des poulets non vidés ni plumés, qui oserai envoyer les mains manucurées dans la tripaille, comment supporter l'odeur acre d'une poule que l'on ébouillante la tête en bas pour en retirer les plumes ? Ha oui aujourd'hui tout devient magique pour le cuisinier en herbe, les plats arrivent déjà conditionnés en barquettes, sans poils ni arrêtes, sans peau ni cris juste avant la mort...

C'est ainsi que je suis  intéressé de voir une belle armée de pêcheurs qui disent souvent:

-"Moi j'aime les poissons c'est ma passion depuis toujours et je respecte les mailles !"

C'est un peu l'histoire du chasseur qui flingue et qui prétend respecter la nature. On sait que la régulation des espèces est une part importante du travail des chasseurs, c'est le moyen de concilier passion de flinguer et un acte relativement nécessaire., même si je trouve qu'être chasseur est ridicule, mais si il n'y avait pas ce type de régulation nous marcherions le cul serré à cause de la faune. Mais il ne faut pas se tromper de sujet, l'homme aime tuer cela fait couler de l'adrénaline à flot dans les veines et quelques part assouvir son instinct de supériorité, l'homme avec une arme se sent invincible et dès qu'il ne l'a plus...

Mais le cas du pêcheur est tout autre, il n'y a pas de régulation à faire, le pêcheur ne peut pas prétendre protéger quelconque espèce, le pêcheur prélève un point c'est tout. Il faut se résoudre à être ce que l'on est, il n'est pas cohérent de penser le contraire, c'est ainsi que j'affirme aimer le poisson car c'est grâce à lui que j'ai découvert les calanques, rencontré beaucoup de copains et quand il est bien arrosé de jus de citron, mes papilles exultent.

Mis à part ça, je trouve que les poissons sont particulièrement beaux, ils représentent un monde que je m'efforce de comprendre, quand à leur protection là...De toute façon je n'ai aucune mission de régulation, la pêche comme je la pratique ne peut pourrai pas en causer sa perte. Seuls les navires qui charrient leurs filets sont en mesure de tout racler et faire disparaître le monde sous marin, seuls ceux qui posent leurs mailles dans les frayères sont des assassins. La seule chose qu'il faut réguler d'urgence c'est la nature humaine, il faut canaliser le comportement de certains qui sont capable de piller la nature pour de l'argent, certains sont même capable de raser des montagnes pour le profit. La condition sociale ne joue pas, elle situe juste le niveau d'action de l'individu. Que l'on soit pieds nu ou en costume cravate à gratter du papier ce foutu instinct dicte ses lois, il est comme un noyau en veille au milieu du cerveau et il prends les commandes dès que l'adrénaline monte, il nous a été nécessaire pendant des millions d'années, aujourd'hui il va causer notre déclin.

C'est la raison pour laquelle je me suis profondément penché sur le sujet du pêcheur et ce qu'il entend comme conneries à son sujet.

A une certaine époque je me suis presque senti coupable de prendre du poisson, je me suis limité à quelques prises pour que mon loisir ne laisse pas trop de traces. Rapidement cela a mis en opposition ce que je voyais et le cahier des charges du bon comportement du pêcheur, je me suis rendu compte qu'au final tout l'acharnement que j'avais à pratiquer les évangiles du saint patron n'avait en réalité rien de réel. J'ai bien compris qu'aucun pêcheur amateur ne peut vider la mer de ses poissons aussi nombreux soient t'ils, aucun pêcheur du dimanche n'est la cause des enjeux de la ressource halieutique mondiale. Tenez le pour dit: Personne ne peut vous interdire de pêcher là où bon vous semble pas même le législateur, si il le fait c'est pour faire de la place à ceux qui en font profit ou pour ses propres intérêts. Si vous adhérez à une cause c'est que vous l'avez choisi et le faite en âme et conscience et parce que votre intellect vous en donne la ressource. Ceux qui pleurnichent la disparition du Bar au lieu de s'attaquer à la cause ne font qu’aggraver la situation, ils divisent les mentalités et font naître de profond doutes sur une pratique qui n'est qu'un loisir. L'amateur n'a pas besoin de montrer l'exemple pour que la cause soit viable, il est normal qu'un gars se paye un sondeur qui va lui dire où est le poisson, il est normal que le gars s'empresse de prélever ses poissons et faire comme les guides de pêche dans les revues spécialisées. Quand on ouvre les pages d'un mensuel de pêche en mer, on y voit de très beaux poissons exibés les bras tendus, des cannes hors de prix, des voyages organisés, des leurres qui sont censés être l'arme absolue. Un peu plus loin on parle au lecteur et on lui dit que c'est pas bien et qu''il faut se limiter dans ses prises ? On se fout de qui ? Le jour où je verrai des contrôleurs sur les navires réguler les prises des chalutiers qui ramassent des milliers de tonnes de poissons qui seront au final balancés à la mer pour garder que les espèces rentables. Le jour où je verrai des pros qui donnent à l'étal le poissons bon marché et qui ne posent plus leurs mailles dans les cannes des pêcheurs du bord je saurai que c'est l'heure de se réveiller. 

 Les mers du Nord, Nord-Est, Nord-Ouest, Ouest vont être méticuleusement pillées par les flottes armées jusqu'aux dents, les navires vont racler les fonds jusqu'à ce qu'il n'y ai plus rien, ils vont extraire la moindre parcelle de ressource jusqu'à qu'il n'y ai plus rien à en tirer. Ce scénario est déjà arrivé chez nous et rien n'a été fait pour empêcher quoi que ce soit, ha si...On dit aux pêcheurs de loisirs que c'est pas bien...

Commenter cet article

jacko 69 12/02/2015 10:50

très beau récit,RORO et triste constat!!!
merci a vous tous ainsi qu'au GALINETTES
JACKO

steph 11/02/2015 20:32

Salut tout le monde!! Oh oh!!! Bravo a pat ça c est une seiche de competition .il va se régalé a la dégusté! Ro encore un bon récit comme d'habitude on se régale a lire ...biz

syl34 11/02/2015 13:20

Par chez moi la saison du tentacule à l air finie depuis la semaine dernière déjà ,même les étals des poissoniers en sont peu garnis. D ici peu les marbrés et les daurades vont revenir, il s en pêche déjà vers les filières à moules...
Je suis bien d accord avec ton avis sur la nature humaine, sur la deconection des gens par rapport à leur nourriture.... Il faut des poissons sans tête dans les assiettes et même de plus en plus sans arêtes

syl34 11/02/2015 18:06

50 euros c'est mon budget appât de la saison, je me débrouille avec ce que je peux récolter et j’achète quelques crabes verts ou couteaux par ci par la. ça vaudra jamais tes riminis ou de jolis bibis mais le principal c'est de passer un bon moment au bord de l'eau, avec ou sans poisson!

RORO, GREG, MARCO, GEGE. 11/02/2015 13:49

Oui il est grand temps de passer à autre chose, à nous les sorties à 50 euros, les moustiques et les poseurs de filets, pffffffff, qué misère...

bernard 11/02/2015 12:10

salut roro
je suis entièrement d'accord et je partage ton approche philosophique de la chose
je rentre d'un séjour de deux semaines aux bahamas,le constat est le même que chez nous:l'être humain creuse sa propre tombe
des plages magnifiques de sable blanc à perte de vue, une eau turquoise,la carte postale quoi!
sauf qu'en bordure de plage sous les cocotiers que voit on,? des canettes de bière vides des sacs plastiques,bref la même merde que chez nous.ce sont les touristes m'a t'on dit,mais un peu plus loin je me suis retrouvé devant une décharge à ciel ouvert:bidets wc frigos et j'en passe
pas facile pour les touristes de transporter leur bidet dans l'avion pour le jeter là
je suis des plus pessimistes quand à l'avenir de notre planète.en poussant quelques coups de gueule nous retardons une échéance qui s'avère inéluctable,mais au moins aurons nous essayé
dans les années 70 j'avais vu un film qui m'avait impressionné, son nom "soleil vert"
l'action se passe dans les années 2200 je crois ,la pollution est telle que plus rien ne pousse et pour nourrir la population les autorités fabriquent des pastilles à base de corps humains décédés bourrées de vitamines(un peu comme les appats de pexéo lol ) mais les décés naturels etant insuffisants on incite les personnes agées en fin de parcours à avancer l heure.en récompense on leurs passait un film montrant la vie d'avant la pollution
et là une scène qui m'a bouleversée :un petit vieux allongé sur son lit qui revoit les images de sa jeunesse des champs verdoyants des chevaux qui galopent au bord d'un torrent de montagne et soudain on voit des larmes perler de ses yeux l'émotion étant trop forte
voila mon cher roro j'ai bien peur que nos arrieres arrieres petits enfants ne soient un jour sur ce lit
a bientot
ps vider un poulet ne me poserai aucun problème je suis un boucher retraité A+

RORO, GREG, MARCO, GEGE. 11/02/2015 14:05

Salut Bernard,
avant de pondre cet article j'ai dû plancher un bon mois sur une grande série d'études sociologiques qui ne traitent pas toutes de ce que je recherche, enfin bon. Mais j'y ai trouvé des rapports sur le comportement humain face à l'enfance, le sport, la peur et...les instincts. Je m'y suis retrouvé facilement ce qui m'a permis d'en parler le plus compréhensible possible pour que tous puissent comprendre et évitent de traduire des mots qui dépassent largement le quotidien. C'est d'ailleurs un de mes premiers travaux quand j'écris mes lignes, toujours rester à la portée de tous et ne pas faire l'erreur de noyer son lecteur avec des mots inconnus. Le message que j'essaye de faire passer avant tout c'est que nous devons changer de comportement face à cette nature qui nous donne sans cesse, ne pas croire qu'on lui est supérieur.
Merci pour ton com.

Articles récents

Hébergé par Overblog