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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 08:06

Durant toute la saison de pêche il est possible de faire de très beaux exploits, d'ailleurs qu’appelle t'on réellement " saison de pêche" ? Sans trop sans douter on met naturellement en avant un moment de l'année où une espèce bien particulière se déplace pour diverses raisons biologiques. Nous savons qu'au cœur de la reproduction ce n'est pas un bon moment pour la capture, par contre le moment qui le précède est particulièrement productif. Les raisons sont diverses car d'un point de vue alimentaire pour le poisson, il n'y a pas de moment de frénésies particulières à retenir dans l'année. Les espèces migratrices ne sont pas si nombreuses que ça et mis à part le poisson pélagique, même les daurades ne font pas des centaines de kilomètres pour aller rejoindre un quelconque sanctuaire. Elles vont au gré des saisons entre les petits et les grands fonds, d'un point à un autre tout en respectant une route bien déterminée, rares sont celles qui en dérivent. Par contre, la compétition alimentaire entre congénères est une réalité sous marine qui se vérifie. Presque toutes les espèces se rassemblent en masse pour se reproduire, c'est souvent le bon moment pour un individu de prouver ses capacités et les combats sont légion. La nourriture est un acte déterminant dans la parade amoureuse, même si cela n'a pas la même valeur que le restant de l'année. C'est la raison pour laquelle en automne et globalement à l'entrée de l'hiver, il est beaucoup plus facile de capturer ces fameux poissons qui chipotent sur nos appâts durant la belle saison.

Ce qui complique tout c'est qu'il est de plus en plus difficile de trouver des lieux qui ne sont pas barrés par les filets. J'en revient toujours à la même chose car ma présence sur divers postes dans les calanques finissent toujours par être guidés par la présence de professionnels. La pression de pêche durant la saison estivale est si forte qu'il est possible que les lieux de grands rassemblement finissent par être désertés par les poissons.

Vu qu'en ce moment il n'y a pas beaucoup de mailles sur nos postes la pêche est totalement différente. Il n'y a pas ou peu d'indésirables et quand la touche survient c'est à coup sûr un beau poisson. ha bien c'est ce qui nous est arrivés à Stef et moi ce vendredi soir.

Greg de son côté a lui aussi réussi un joli coup de ligne dans ses postes du Var. Les poissons ont été présent et ont foudroyé le moindre appât mis à sa disposition.

 

Du poisson à gogo !
Du poisson à gogo !
Du poisson à gogo !

Pour ma part je suis en Vendredi soir encore à la bourre. Nous partons pour les calanques assez tard ce qui nous fera arriver à la nuit tombée car nous avons prévu un poste lointain qui n'est plus visés par les filets. A peine arrivé le festival commence. Les écureuils qui virevoltent dans le ciel nous font beaucoup de bien au moral. Mais pour l'instant il n'y a pas de gros poissons en vue à mettre à notre crédit. Les pageots, pagres, blanquettes sont parfaitement dans le cadre de notre pêche mais nous sommes en l'attente d'une belle patate. Malgré le nombre de touches que nous essuyons il est parfois difficile de comprendre à quels moments il faut prendre la canne en main pour ferrer. Là il nous semble que le poisson titille les appâts plutôt qu'ils n'est envie de le manger, c'est peut être à cause des perles phosfos que nous avons placées avec l'appât ?

mais ce qui devait arriver arriva...Voilà une touche que nous n'inscrirons pas dans les anales de la pêche tant elle est discrète. Le témoin de la canne de Stef monte sur le fil de quelques centimètres pour revenir à sa position initiale aussi vite qu'il est monté. Quelques minutes plus tard la touche est un peu plus insistante. Nous voyons bien le bal du poisson car nos lumières dans le témoin sont si puissantes que même à trente mètres il n'est pas possible de la louper. Soudain et sans transitions la boule rouge claque contre la canne et le frein se dévide en continu. Stef, en quelques bonds acrobatiques prends en main pour ferrer dans le dur de la touche. Il est bloqué à mi course par un poisson qui dépasse sûrement tout ce que nous avons pris jusque là. Il est là debout en hauteur la canne pliée en deux en pleine tension, pourtant il ne pourra pas aller au delà car le fil fin ne tiendra pas. ici tous les pronostics vont bon train, une daurade, un pagre, un denti, un gros pageot peut être, là toutes les suggestions sont ouvertes car après tout on ne sait pas encore ce que c'est.

Un coup de tête, un autre que mon ami tremblant doit se forcer à absorber, le poisson se décolle du fond et vient enfin vers nous. Il reconnait immédiatement une daurade, moi je me prépare à salabrer (d'ici une bonne heure) son poisson...

-Tu es à quoi comme appâts ?

- Au ver de Rimini !

- Mince mais encore une fois on a tout fait avec ce ver, tu as mis un gros bout ?

- Non juste j'ai recouvert l'hameçon !

Mais d'un coup c'est la déception car le poisson va se décrocher en pleine eau. Mon ami remonte le tout et constate que l'appât est en parfait état, comme si il n'avait pas été touché !

les heures se suivent un peu de la même manière car avec la venue du matin il semble que le poisson quitte peu à peu les lieux. Les touches sont très espacées et les prises beaucoup plus petites ce qui laisse peu d'espoirs pour la suite.

Vers 4 heures du matin nous décidons de plier de chantier que nous avons éparpillé de partout, moi, je sort mon sac poubelle et j'entame un long ramassage de tout ce qui ne doit pas rester ici. J'en profite pour ramasser les vieilles piles dans les failles, les capsules de bière rouillées de façon à ce que le coin soit parfaitement propre.

Comme à l'ordinaire c'est au retour que les choses se compliquent. L'allé et toujours un grand moment pour les jambes, les muscles pourtant formatés à la marche forcée faiblissent au fil des kilomètres. La caillasse ne fait pas de cadeau aux chevilles qui encaissent les trous et les bosses, les promontoires et les descentes raides. Mais le retour est ce qui se fait de plus horrible quand tu as passé la nuit entière à grimper et descendre, les articulations sont mises à rude épreuve et te le font payer le lendemain. Finalement dans le seau il y a pas mal d'espèces qui ont été capturées, sars, daurades, pagres, rascasses bref, de quoi faire une petite marmite du pêcheur bien parfumée demain..

Du poisson à gogo !
Ça c'est la pêche d'Antoine !!!! Bravo mon ami.

Ça c'est la pêche d'Antoine !!!! Bravo mon ami.

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Construit et imaginé par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
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commentaires

favouille 23/06/2016 19:26

bravo roro tu est au top

kamel 04/11/2015 22:30

Bonsoir,

Encore une belle pêche. Bravo. A combien de mètres vous lancez vos appâts à peu prêt ?

RORO, GREG, MARCO, GEGE. 06/11/2015 19:02

A vrai dire c'est assez dur à dire mais on est aux alentour de 70 /80 mètres, il y a peu d'espace derrière et on est loin d'avoir le confort nécessaire pour vraiment bombarder. Heureusement les appâts sont petits ce qui ne contrarie pas trop le fil au lancé. Merci pour ton com Kamel.

favouille 03/11/2015 19:28

Tu me regale mon roro

RORO, GREG, MARCO, GEGE. 04/11/2015 10:54

Salut Bruno, how tu viens quand tu veux changer les filtres de la fontaine comme ça on parlera un peu !

alainpaddy 03/11/2015 18:22

Profites en pendant que tu es jeune !! les regrets ne servent à rien , il faut prendre le bon temps surtout quand il sert à faire plaisir autour de soi ! Bises

RORO, GREG, MARCO, GEGE. 04/11/2015 10:53

Difficile de faire la part entre les regrets et les bons souvenirs, c'est ce qui me pousse souvent à écrire même pour rien. Mon blog a en réserve un cinquantaine d'articles d'où je ponctionne des tirades ou des chapitres qui animent le fil de mes lignes. J'aime faire le pont entre hier et aujourd'hui, ce n'est pas schéma nouveau mais j'essaye de la rendre différent des autres. Bises mon Pad !

bernard 03/11/2015 14:51

toujours sur le pont roro, aprés ton périple espagnol tu remets ça quelques jours aprés ,quelle santé !!!.Madame roro a épousé un courant d'air.J'ai pensé à vous toute à l'heure aux actualités il ont dit qu'il tombait des trombes d'eau dans la région de barcelone qui était en partie inondée,vous y êtes allés à temps.Ange n'aurait pas été gêné, il a l'habitude de prendre la flotte à la pêche (lol).
Bizz roro

RORO, GREG, MARCO, GEGE. 03/11/2015 17:00

Salut Bernard, oui on y va dès que possible, comme je dit toujours la pêche c'est plus un vice qu'autre chose. A la maison tout le monde est ravi de manger du poisson et moi j'aime le leur cuisiner. Au passage j'ai oublié de mettre la batterie dans l'appareil photo donc je n'ai pas pu montrer le beau tableau que nous avons fait, c'est vraiment dommage car pour une fois il y avait que des poissons aux alentours du kilo et un gros pageot en prime. On a essayé de prendre la photo avec un portable sans flash mais c'était trop pourri, tant pis, il y a tant d'article à venir...
Bizz Bernard !

  • : Daurades, Sars, Pageots, Loup, calmars, seiches. Surfcasting, calanques de Marseille. Cuisine. Respect de la nature.
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  • : C'est l'histoire d'une poignée de gars qui rôdent les sentiers des calanques de Marseille, avec son lot de réussite, de déception face aux filets de pêcheurs, de la saleté laissé sans vergogne. Ici on montre tout et on vous dit tout !
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  • Quand la nuit tombe nos esprits s'éveillent, qu'importe le temps  ou les saisons il n'y a pas de poissons à l'abri de nos cannes à pêche...  Aventures de pieds nickelés garanti...
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