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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 10:38

Dans chaque activité il y a un moment où, celui qui pratique plonge irrémédiablement dans son espace de réflexion. C'est une fenêtre sur l'absolu qui s'ouvre sur tout ce qu'on a de plus intime. Vous savez tout ces mots qu'on ne dit pas, ces choses qui sont dans notre quotidien mais qu'on ne peuvent pas partager. Toutes ces choses immatérielles que nous avons au plus profond de nos esprits qui tournent toujours autour de nous, ces mots inventés pour un être aimé mais qui ne sait rien de notre amour, ces longues histoires d'enfance qui s'améliorent avec le temps, une histoire future dont on est le héro mais qui s'envole aussi vite qu'elle s'est créée, des détails crochus qui s'effacent au profit d'un lissage extrême bref, celui qui pense à toutes les raisons de vivre. L'homme voit dans son âme avant de concevoir...

Pour ma part je suis dans le doute ce Lundi soir, pourtant j'ai quelques bibis surgelés en poche et une envie folle d'aller pêcher mais...La météo n'est pas bonne. Malgré tout j'avance vers mes calanques de Marseille avec la certitude que quoiqu'il arrive je vais un peu me faire chier.

Sur place c'est encore pire que prévu mais contre toute attente ça à l'aire de sentir le poisson vu que la grosse houle rageuse vient du large. Là c'est sûr la soirée va être tendue pour voir une touche car l'écume va loin du bord, les vagues ivres de rage éclatent au contact des roches en laissant dans le ciel un panache étoilé. Pour le coup je ne peut pas être trop proche du bord car j'ai remarqué qu'à un certain moment une vague bien plus grosse passe pas loin de mon poste. Le vent se renforce sans être trop violent, non, il est juste bien chiant car il vient de travers. Les lignes sont suffisamment détendues pour que tout ou presque passe inaperçu bref, c'est pas la soirée idéale. Mais comme toujours je compte bien sur un malentendu honteux pour trouver la faille dans ce contexte franchement hostile.

C'est la première fois où je peut presque voir le fond quand la vague se retire, tout cela me dit qu'il ne va pas falloir jouer avec la mer si je veut continuer à écrire ce blog. Pourtant à mon arrivée cela semblait pas mal et le mer était péchâble mais au fur et à mesure que l'heure avance les vagues ont laissé place à une houle de tout les diables qui cherchait à tout prix à prendre du terrain jusqu'au moment où tout devient franchement pas rigolo.

L'attente est longue mais comme je l'ai dit plus haut, c'est un bon espace pour penser un peu, mais penser à quoi au juste ? Tu parles, mon sujet de ce soir est tout trouvé, c'est la cuisine. J'ai en projet de modifier un peu l'aspect de ce blog en alternant pêche et bouffe.Je me suis très largement prouvé que le surgelé était mon meilleurs compagnon jusque dans ma pêche, il le sera aussi dans ma cuisine quotidienne.

Le surgelé est dans notre panorama, il ne passe pas inaperçu quand on a besoin dans l'heure d'un ingrédient sain, il est généralement peu coûteux et il est disponible toute l'année qu'importe les saisons. Voilà des critères qui ne sont pas anodins quand on parle cuisine de tous les jours. De plus, vu que la surgélation intervient dès la cueillette on peut compter sur des valeurs nutritives inégalées sur les boites et le frais. D'ailleurs, à moins de se fournir dans son jardin ceux qui croient manger des légumes frais qui ont transité depuis l'espagne ou pire la chine se mettent les doigts dans l'oeil voire dans le... Un légume quel qu'il soit arrive souvent de très loin. Pour qu'il garde une certaine tenue il est soumi à une série de procédés qui assurent un certain aspect du frais. Bien souvent, le goût ou même les qualités nutritives sont mis à l'index. Voilà tout ce qui n'existe pas dans le surgelé car il n'y a plus ce fameux devoir de rapidité. Il n'y a plus la course à la livraison et donc forcement aux produits qui conservent leur fraîcheur. Seulement voilà, qui sait réellement cuisiner le surgelé sans faire un truc pour Casimir ? Qui est en mesure de suivre les indications parfois très légères sur les emballages qui ne proposent que l'aspect de décongélation. Non, ce qu'il manque à ces marques c'est une petite recette qui l'accompagne, il manque le côté fun du produit. Si on se réfère aux indications du paquet on se retrouve avec une produit parfaitement décongelé mais... qui n'est que décongelé et cuit. Mais vu qu'une fois revenu à la vie et qu'il est dans des conditions du frais ( là vous pouvez me croire) il ne doit pas subir une autre grosse cuisson sous peine qu'il ne se délite lourdement dans la marmite. Bien sûr, il y a des légumes, des viandes ou même des poissons qui supportent largement d'être malmenées par des cuisiniers en herbe qui ne maîtrisent pas toujours les règles de la cuisine. Mais globalement quand on surgèle un produit c'est parce qu'il doit être disponible dans le monde entier toute l'année à un prix raisonnable, sans la surgélation nous n'aurions pas une seule crevette ou langouste pour noël et...la liste est longue.

un bouchon à calmar fait par un génie de la débrouille.

un bouchon à calmar fait par un génie de la débrouille.

L'autre sujet de réfléxion c'est la pêche. Heureusement dans ce contexte nous ne sommes pas seuls à réfléchir dessus. Nous avons un partenaire de choix qui ne dors jamais vraiment, c'est alainpaddy. Son esprit à une bonne longueur d'avance sur le commun et au fur et à mesure des fabrications il fini par toucher dans le mille. Je vous passe les moules à plombs fait avec des matériaux simples, il doit souvent se mettre à notre portée car sans cela nous pourrions pas tout suivre. Dernièrement il a essayé une nouvelle série de bouchons à calmars qu'il m'a aussitôt demandé de tester. En ouvrant le petit paquet qui nous viens du grand Nord mon coeur à fait un bond. Je suis resté bouche bé en voyant le soin avec lequel ils ont été traités et l'aspect technique qui renferment. Du coup je trépigne de ne pas pouvoir les essayer rapidement à cause de la météo...

Tient, mon écureuil est tombé au sol. Me voilà extrait de ma réfléxion pour capter qu'un poisson est en train de voir si le bibi est à son goût. J'ai beau attendre il n'y a plus aucun signe de touche pendant de très longues minutes, je me demande même si ce soir les touches ça va pas être cela. Ca arrive souvent ce genre de touches, l'écureuil frétille, il descend ou monte un peu, il sautille mais en aucun cas il ne fait un beau claquage contre la canne. Je me dit qu'avec la houle et le vent c'est peut être normal.

Je prends la canne en main et je ferre tout en douceur. La progression est ralentie par un poids qui me dit qu'un poisson est au bout. Au fur et à mesure la bestiole qui bataille dévoile son identité, c'est une daurade. Les coups de tête son typique et à moins que je me trompe je verrai une belle barre d'or remonter du fond. Dans mon excitation je me suis un peu trop rapproché du bord pour voir le poisson remonter, les vagues vont immédiatement me le faire savoir en me couvrant d'un coup d'une carresse liquide. Me voilà trempé. En toute hâte je vais extraire de la mer mon premier poisson, c'est bien une daurade, ouf...

HOMO SUM, ET HUMANI NIHIL A ME ALIENUM PUTO.
HOMO SUM, ET HUMANI NIHIL A ME ALIENUM PUTO.

Le bruit des vagues est assourdissant et cela soulève quand même une véritable question pour le pauvre pêcheur que je suis. Et si le prochain poisson était plus gros, pourrais-je le salabrer ? A vrai dire c'est non car il me semble difficile de tenir la canne d'une main avec un poisson qui bataille au bout, de l'autre le salabre en équilibre sur des roches glissante en évitant les vagues mortelles. Mieux vaut ne pas y penser et de toute manière des portions entre six et huit cent grammes me vont très bien.

Mais ce putain de destin ne m'écoute pas et il n'écoute personne d'ailleurs, la touche suivante est assez sympa vu les conditions. J'ai bien compris qu'il ne fallait pas s'attendre à un départ de frein mais plutôt à une série de descente à la cave de l'écureuil. He bien là c'est précisément ce qui arrive. La boule lumineuse disparait entre les failles, je ne voit plus sa lumière, puis soudain elle refait surface pour retourner au sol immédiatement. C'est la plus belle touche de la semaine mais je pense que cela va être très dur pour le moral dans quelques instants. De très loin du bord je ferre, ma course est stoppée net par le poisson qui est au bout. Ce qui devait arriver arriva, ce coco ne sera jamais mis au sec à moins d'un vrai miracle. Sa remontée est difficile et sans réelle surprise sur l'espèce qui est au bout, je me prépare à le perdre à tout instants malgré que je soit en 26 centièmes dans le bas de ligne. Une fois que mon poisson est au bord je doit prendre un décision un peu extrême. J'attends que la vague parte, au moment où elle remonte je tend la ligne et j'essaye de sortir le poisson en force. Je suis un peu haut pour le faire mais je n'ai pas le choix car en bas c'est trop dangereux pour moi.

Voilà, une vague un peu moins grosse arrive et je me prépare. Elle se retire et je garde comme je peut mon poisson en surface car je ne peut pas le voir. Soudain la vague monte et dans la puissance de la lumière frontale je voit briller la masse qui se débat au sommet de cette montagne d'eau. Cela me coupe tout élan, je suis extra dégouté, voilà un grand moment de solitude...

Ce n'est pas la peine de prendre tout les risques il ne pourra pas être hissé sur les roches, si le fil tient c'est la canne qui va péter ou peut être qu'un bras va se décrocher je ne sait pas. Je vais quand même tenter l'impossible et refaire en un éclair le petit plan que j'avais prévu.

les minutes défilent, la vague arrive, houchhhhh, elle est un peu balèze celle là, au moment où elle remonte je tire comme un sourd sur la canne pour essayer de sortir le poisson de l'eau. Malheureusement on dirait que le poisson est collé à la surface et au moment où la vague se retire mon pauvre fil casse net, mais c'est pas fini. Derrière moi j'entends un grondement sourd qui arrive à grand galop. Je me met instinctivement en boule en espérant que je ne soit pas trompé de roche. L'eau passe par dessus tout le coin et me voilà trempé jusqu'aux os.

Bon là c'est le signal du départ car en l'affaire d'une heure les conditions sont devenues dangereuses et peut facilement se laisser berner à la faveur d'une touche, mieux vaut en rester là j'ai eu mon quota pour ce soir.

PFFFFF !!!! qué misère...

PFFFFF !!!! qué misère...

Le titre est :

De tout ce qui est humain ne peut être ignoré de l'humain.

Copiez cette prhase dans la barre de recherche, vous aurez cinq mille ans de philosophie à son sujet.

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Construit et imaginé par RORO, GREG, MARCO, GEGE. - dans Poissons pêche au bord de l'eau. pêche
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commentaires

zak 12/02/2016 17:55

Bravo mon poto toi au moins tu peche. Moi c la misère frère tu c pa comme sa me manque de me vider la tête bis les amis

RORO, GREG, MARCO, GEGE. 14/02/2016 11:34

On commence à préparer la sortie en Espagne, tu sais ce que cela veut dire mon poto ?

Reno 12/02/2016 14:22

Qué pécheur en bois !!!! Mdr.
Bise.

ange 11/02/2016 17:46

déja quand temps normal c'et pas évident de pêcher là-bas,il ne te manquait plus que la pluie,mais rassure toi,vendredi il y "vent,pluie et froid"une sortie pour les hommes.

RORO, GREG, MARCO, GEGE. 12/02/2016 12:53

T'as raison, nous ne serons peut être pas très nombreux à aller à la pêche, pour ma part ce sera Samedi. Bonne pêche Ange.

Clément 11/02/2016 11:56

Jolie dodo Roro ! Dommage pour sa grande soeur que la mer à repris. Bises et à bientôt

RORO, GREG, MARCO, GEGE. 11/02/2016 13:14

Ce n'est que partie remise, ce week-end on part en expédition avec l'équipe, nous allons essayer de faire nos poissons sous une météo pourrie mais on ne sait jamais... Merci clément !

alainpaddy 11/02/2016 11:37

Comme d'hab !! j'ai frémi tout du long ! j'ai baissé la tête en même temps que toi !! avec un peu plus de chance ! je n'ai pas pris la vague !! mais je l'ai entendue gronder .

j'espère que tu n'as pas perdu le flotteur !! il n'y en a qu'un de ce modèle !! il faut que je retrouve où j'ai pu trouver ce " big kinder " ? Bises

RORO, GREG, MARCO, GEGE. 11/02/2016 13:17

J'avais le flotteur dans le sac mais je ne l'ai pas sorti car avec de telles conditions ce n'était pas possible. Dommage qu'elle ne s'arrange pas cette semaine mais vu que je suis en congé à la moindre accalmie ils vont aller prendre le bain ! Bises mon Pad !

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  • Quand la nuit tombe nos esprits s'éveillent, qu'importe le temps  ou les saisons il n'y a pas de poissons à l'abri de nos cannes à pêche...  Aventures de pieds nickelés garanti...
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