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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #sport, #Poissons, #pêche au bord de l'eau., #pêche
Douce France.

Depuis que le monde est monde, depuis que l'humain est humain, la vie de tout le jours se résume souvent dans la course à quelque chose. Depuis l'avènement de l'intelligence dans le quotidien il faut bien reconnaître qu'il reste beaucoup de chemin à parcourir pour la majorité des habitants de cette planète. Je n'ai qu'à prendre la pêche pour exemple pour faire étalage de tout ce qui est de plus imbécile en soi. Pourtant certains individus prouvent qu'une forme de prise de conscience est en vue, on sent bien une montée de colère dans ceux qui fréquentent les abords de la mer. On s'insurge de trouver des tas d’immondices dans des coins magnifiques, sans toutefois, pousser le bouchon trop loin. Le pêcheur en a marre de pratiquer un loisir les pieds dans les déchets laissés par une faune sans scrupules. De plus, on sait bien qu'avec la venue des beaux jours les coins de pêche accessibles vont ressembler à de véritables dépotoirs à ciel ouvert. Mais mis à part quelques vidéos de téléphones portables, quelques clichés bien salés montrant des saletés, rien ne vas changer vraiment dans ce quotidien. Les mentalités de la plupart des pratiquants sont bien trop creuses pour se hisser au niveau basique de la simple propretté.

Avec mon nouvel appareil photo je peut toucher enfin la lune.

Avec mon nouvel appareil photo je peut toucher enfin la lune.

Voilà une petite parenthèse ouverte qui annonce déjà les beaux jours des calanques de Marseille. Pour l'instant vu qu'il n'y a pas beaucoup de candidats à la marche forcée jusqu'aux lieux magiques de nos postes, aussi, les coins sont encore propres. Mis à part quelques traces de pêcheurs qui laissent leurs appâts pour les crabes, rien de visible à la surface et je les en remercie d'avance. De toute façon je ne suis pas contre ceux qui laissent quelques bouts de peau de bibi ou quelques minuscules bouts de fils au sol car il ne faut pas pousser non plus. Par contre quand il y a des piles qui rouillent dans les interstices, des scions cassés, des sacs plastiques, des emballages de sandwichs 1 er prix, des boites de demi dures éclatées, on a déjà des indices sur le public qui y est passé.

C'est un des raisons pour laquelle je m'éloigne souvent de tout ça. J'embarque avec moi une petite poignée d'aventuriers qui ont à cœur de respecter le concept de ma pêche. Quitte à en baver outre mesure c'est le prix d'une nuit différente où la capture du poisson prends une dimension fantastique.

Mais en cette fin d'après-midi j'ai un petit problème avec la météo. Au départ j'avais prévu une longue marche vers un poste qui est assez productif par très beau temps. A l'inverse dès que la brise souffle et que le flux viens de l'EST, les égouts de Cortiou  ne sont plus poussés vers le large mais viennent s'échouer sous nos pieds. Cela s'accompagne d'une odeur surprenante qui remonte à nos narines doublé d'une couleur de surface qui tire sur le marron. Voilà un scénario que la daurade et tout autre poisson noble n'aime pas du tout donc, inutile d'aller bien loin je vais pauser mes gaules ailleurs.

C'est bien dommage car j'ai mes petites habitudes par là bas, j'ai aussi beaucoup d'images en noir et blanc qui dansent derrière le rideau de mes yeux. Une époque certaine où il n'y avait pas grand chose de très facile à se mettre sous la dent, chaque chose devait se gagner comme son pain quotidien. Nos parents nous faisaient régulièrement la morale, je revois mon père se tenant debout en bout de table où est normalement la place du chef, les deux poings encrés de droite et de gauche de son assiette faisant plier le formicat de la rallonge sous le poids de ses sermons. il ne fallait pas faire honte à l'image de la famille, il fallait toujours dire bonjour et au revoir, se tenir honorablement à table et ne pas discuter les ordres du chef de famille.

Voilà de beaux concepts qui ne font plus recette aujourd'hui tant l'humain s'est perverti à l'extrême. Nous sommes dans l'ère de l'individualisme poussé dans ses derniers retranchements.

Du coup je vadrouille et je peut noter qu'il y a toujours les mêmes filets qui sont étendus tout le long de la côte ce qui ne va pas me laisser beaucoup d'espoirs de trouver un petit recoin. Finalement je vais échouer face à l'ile maïre sous un vent très présent. Mes lignes Vont être rapidement montées et les premiers sifflements de scions agressifs me réjouissent. Tu parles, ça fait trois semaines que je ne suis pas allé à la pêche et vu où j'en suis, même si j'était dans le port de Marseille cela me rendrai heureux. Mais en regardant de plus près quelques détails viennent enrailler ma vision remplie d'étoiles. Il y a des ordures de partout, dans les failles, sur les roches, signe que des gars sont venus faire la fête ici.

Douce France.
Douce France.
Douce France.
Douce France.
Douce France.

Mais peu importe l'armée de cinglés qui sont venus déverser leur inaptitude à penser, un de mes écureuils saute de joie. C'est le signe évident qu'un poisson est venu se frotter à mon beau ver de rimini tout frais décongelé. Au plus j'avance vers ma canne au plus la touche est pressante, il ne fait pas encore nuit, là je suis pas mal du tout.

Après un ferrage net mais sans violence je rentre en contact avec ma prise. Ses rushs sont assez agréable voire jouissifs. Je sent bien que ce n'est pas le poisson de l'année mais il bataille ferme et en fait c'est ça que je vient chercher. Sa remontée est assez complexe sans être ingérable, c'est un pageot, pas de toutes la dessus...A la surface je peut voir un beau pageot que je vais salabrer par sécurité car il frise le kilo. Hé oui avec du 18 centièmes en bas de ligne ce n'est pas la peine de tenter le diable car il ne montera sans doute pas en force. Hé bé voilà, je viens d'arriver, le nuit va tomber et je ne suis pas bredouille, haaaaaa, la nuit est a moi.

Alors que je suis affairé à faire des clichés plus ou moins réussis avec mon nouvel appareil photo, je remarque qu'un de mes écureuils ne tient pas en place. Il descend, il monte légèrement, il tremble, ce qui suffit largement à attirer mon attention. Cela ressemble fortement à un poisson qui a avalé l'appât et qui ne sait plus comment s'en débarrasser. Sans me presser je vais prendre contact avec le poisson et je constate qu'il doit être salement planté car il rushe sans excès mais c'est assez insistant quand même. Histoire de ne pas rester là trop longtemps je lui envoie une décharge bien nette dans les brigues. Howwwww !!!!! Mais dis donc c'est pas une merde qui est au bout ! Le ferrage ne lui a pas du tout plus, il m'envoie en retour une série de pliage de scion bien dans les règles. Sa remontée nécessite un certain doigté pour ne pas pas casser mon montage ultra fin. Je doit jouer du frein et des bras pour rester certain de le voir à la surface, si ça c'est pas un beau sar je ne m'y connait pas. Mais effectivement je suis bien en présence d'un beau sar commun, ses franges rayées brillent en contraste sous sa robe dorée face à un soleil couchant, il ne fait toujours pas nuit, je suis perplexe. Pour assurer ce poisson qui fend généreusement la surface je le salabre comme je peut sous les yeux de pêcheurs qui sont plus loin et n'ont rien perdu de mes frasques...

Douce France.

Mais ce sera la dernière touche de la soirée. Les appâts n'ont plus trouvé aucun poisson malgré une météo qui s'arrange légèrement. Mais je remarque une odeur qui ne ma plait pas beaucoup qui remonte de la surface de l'eau, cela ressemble à des égouts. Cette odeur caractéristique de pollution ne plait pas aux poissons nobles et globalement à aucun poisson du tout. D'ailleurs le résultat est sans appel, la mer se vide à mon plus grand désespoir.

Les heures passent, les pêcheurs partent en file indienne, moi , j'insiste un peu mais je sent bien que je ne vais pas rester bien longtemps. Vers un heure et des brouettes je plie boutique sûr que cela ne sert à rien de rester. Mes appâts sont neufs et l'ambiance halieutique ne me plaît pas des masses.

Voilà une soirée contrastée qui a été trahie par le vent, je n'ai pas pu essayer mes bibis surgelés ni les autres appâts que j'avais emporté avec moi. Je sait bien que ce n'est que partie remise et ils pourrons être employés pour une autre sortie la semaine prochaine. Arrivé chez moi il y a sur la table de la salle à manger la lecture que j'attends avec impatience chaque mois. Sans attendre je comme un tour d'horizon de ces articles...

Douce France.

Comme vous le savez, je suis abonné depuis très longtemps à beaucoup de magazines qui traitent de la mer ou de la cuisine, de l'histoire et même les nouvelles technologie. Je dois avouer que les journalistes sont de véritables artistes sur les terres de l'investigations, c'est une chose nécessaire car cela nous permet de deviner un peu l'avenir et faire de meilleurs choix quand l'heure de l'achat se profile. Pour ma part je pense qu'il est important d'avoir une grande ligne directrice qui conduit le lecteur, l'écrivain lui, éclaire la route. Tous ces magazines ont quelque chose en commun face à une nouveauté ou à une info que le rédacteur va coucher sur le papier. Je pense sincèrement qu'ils ne se mettent pas beaucoup à la portée du lecteur lambda, on dirait même que ces lignes sont vouées à l'oeil du rédacteur en chef qui attends les bras croisés, cigare au bec fumant d'impatience. Il y a encore beaucoup trop de traces de mots complexes qui irritent mes pauvres neurones incultes. Même si je reconnait à tous un vrai style d'écriture que je suis incapable d'égaler, je souhaiterais que dans un avenir proche ces fameux écrivains nous donnent enfin l'essentiel de l'article, personnellement je suis trop souvent avec mon dictionnaire et j'en perds le fil du post ou je passe le mot comme si je l'avais compris.

Mais ce qu'il y a de plus frappant encore c'est le feu qui brûle derrière les lignes des articles. On sent bien qu'au moindre désir de l'éditeur d'augmenter le ton tous ces écrivains ne feront pas de quartier à la "vrai" réalité. Là on sent bien que tout le monde brosse le sens du poil avec passion et le post se fini souvent avec une petite note de réflexion qui pourrait mener le lecteur à réfléchir.

Tout cela pour vous conduire vers la réflexion du jour. Moi ce qui me choque c'est que l'on parle de la pêche de loisir avec conviction comme si l'amateur était dans quelque chose à la disparition massive du poisson. Ce qui m'emmerde encore plus c'est qu'il n'y aura sûrement "que" le petit pêcheur de loisir qui sera inquiété car il est faible et ne faisant pas parti d'une fédaration ou d'un syndicat.

On oublie de dire, enfin, on ne veut pas dire, que c'est la profession de pêche qui a raclé tous les fonds depuis des lustres. De nos jours les roches sont vides car elles ont été pillées par les mailles des pros qui n'en on rien à foutre du futur.  J'ai même lu des journalistes qui vantent les mérites de la profession et qui fait passer l'amateur pour le trouble fête, empêchant la gestion des fonds sous marins par ceux qui en on la gestion ancestrale. Alors là je suis sur le cul, d'ailleurs, j'invite tous les journalistes qui le voudront à venir constater le pourquoi du comment la dilapidation méticuleuse de la ressource se fait. L'absence spectaculaire de gardes est tout à fait normale quand on est dans le Sud, tout ce qui est construit et qui ressemble à un projet d'avenir est avant tout une astuce électorale. Si on en avait quelques chose à foutre de la mer nous n'aurions plus une seule goûte de boues rouges qui se déverseraient à CASSIS. 

Notre Parc National des calanques est le théatre du monde Marcel Pagnol, il y a un producteur, un metteur en scène, les locaux, les acteurs et un public mais rien n'est sérieux. L'histoire est touchante, l'accent du Sud donne un air de vecu aux touristes mais...Rien de tout cela n'est pour de vrai.

Pour nous Sudistes le mal est fait et nous avons touché le fond depuis longtemps. Mais notre espace de liberté est encore là, il nous tends les bras, même si il n'est pas aussi réjouissant que prévu. Si par malheur en plus il y a des individus qui salissent toutes roches des calanques je ne donne pas cher de notre loisir...

 
Douce France.

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bernard 30/05/2016 10:52

le meilleur moyen est de vivre le temps présent en sachant pertinemment que cela ne va pas s'arranger,mais faire abstraction de l'époque que nous les anciens avons connue et de s'y référer, n'est pas chose facile . Bizz Roro .
PS:tu as l'air heureux de toucher la lune avec ton appareil mais perso je trouve cela plus agréable avec les mains( lol)

RORO, GREG, MARCO, GEGE. 31/05/2016 13:41

Salut Bernard, quand j'arrive sur mon poste et que je voit autant de déchets je m’inquiète sur le devenir de nos pêches. Il est vrai qu'il est loin le temps où nous prenions soin de faire le ménage pour les suivants, dommage. A plus mon ami.

maillefer 27/05/2016 10:15

Que faire ? se résigner , s'adapter, résister à la facilité pour ne pas se fondre dans le moule ?
Essayer de se rappeler qu'il y a différentes façons de voir à travers un prisme pour trouver d'autre motivations et continuer à y prendre du plaisir ?
Drôle de paradoxe que d' essayer de rêver un monde qui ressemblerait à celui que l'on a connu , transmettre un héritage qui devra se conjuguer avec le présent ... Et pourtant ...
Merci à toi de nous remémorer que le frémissement d'un scion ya pas mieux pour nous illuminer les neurones !

RORO, GREG, MARCO, GEGE. 31/05/2016 13:43

Moi je ne lâche pas, je publie ce qui me fait du bien et ce qui me déplaît, c'est l'étrange histoire de nos pêches. Heureusement il y a aura plus de happy end au bout du compte. Bises !

zak 25/05/2016 17:43

Jolie article roro .comme tu dit la vérité c'est que on est devenu du bétail. Moi chaque jour je me pose des questions sur le cours de la vie que on mène es que.on est heureux. Et ma réponse et non toujours des contraintes toujours du stress. Et je vois bien l'évolution de notre éducation de pire en pire plus de respect plus de structure familiale solide . On va ou ??? Bref je pense que tu comprend très bien mon désarroi mon frère. Très beau poisson et belle appareille photo.bis mon ami

RORO, GREG, MARCO, GEGE. 31/05/2016 14:01

Merci mon Zak, nous allons rentrer dans une autre phase où il va y avoir de la photo prise de très loin. il y aura de belles choses et du moins beau. Le but ce n'est pas de balancer mais juste que tout le monde soit au courant du bordel ambiant. Bises mon ami.

alainpaddy 25/05/2016 10:48

Toujours cette plume qui traduit bien tout ton ressenti , tous tes souvenirs , et aussi la justesse de tes remarques !
Autres temps , autres moeurs , triste époque que nous vivons de moins en moins bien , et quoi faire devant la bêtise voir les bêtises de ce monde qui se veut moderne en nous asphyxiant doucement mais sûrement de jours en jours !!
Te voila maintenant super équipé pour tes futurs reportages que l'on attend toujours avec impatience !!
Bises

RORO, GREG, MARCO, GEGE. 31/05/2016 14:03

Salut Pad, ho putain c'est pas facile de manier un zoom aussi puissant, il va falloir que je m'habitue un peu mais normalement d'ici peu on y verra de belles choses dans son objectif.
Bises " bricoPad" !

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