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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 20:43
Cliquez sur l'image et visionnez les photos sans passer par le texte.
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 On sait que voyager est un besoin intense de rêver, on s'inflige une douce punition en se délocalisant tout en rêvant très fort. On sait à quel point le quotidien pèse lourd dans la balance nos vies et un retour dans le coeur de l'aventure est absolument nécessaire au moins une fois par an. Là je vous parle d'une aventure qui se compose à huit bouillantes âmes prêtes à en découdre avec le destin...

Viva Espàna 2 !

Au départ nous avions prévu d'aller au delta de l'èbre. Cette contrée sauvage se situe dans le sud de la Catalogne. Voilà un terrain de jeu formidable pour nous car le coin est très isolé et il y a beaucoup de place pour étendre nos nombreuses cannes à pêche. Voilà des critères importants dans cette sortie car à vrai dire nous ne sommes pas très discrets. Pour autant il n'est pas question de faire n'importe quoi ici car la législation canalise la pratique de la pêche fort étroitement. Nous découvrons que le camping, les feux, la musique et le nombre illimité de canne est interdit.

Le voyage est long et même avec un bon GPS nous aurons quelques difficultés à trouver ce coin magique mais notre arrivée en fanfare libère notre stress. Sans nous soucier de la présence de quelques habitants nous déballons à la hâte les affaires sur le sable comme des gosses survoltés avant d'étaler le matériel de pêche sur plus de deux cent mètres.

Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !

Les plus rusés vont s'installer confortablement, prévoir le petit coin pour la nuit et tout le nécessaire pour recharger les cannes en cas de passage intensif du poisson. Sur ce point nous allons tomber sur un os de taille ! La mer est belle mais il y a un courant de dingue qui fait riper des plombs de cent cinquante grammes sur le fond. En moins de cinq minutes on se retrouve avec une ligne qui a embarqué une tonne d'algues et qui s'échoue au bord. Pour ma part de je ne suis pas équipé pour ce style de conditions et d'ailleurs même, aucun de mes copains je crois. Vu que la météo ne va pas s'arranger il y a de fortes chances que nous subissions ce courant durant les quatre jours. On se parle entre deux remontées et tout ceci n'amuse personne en fait.

Le conseil va se rassembler la nuit venue autour d'un solide apéro organisé par Greg pour décider si certains veulent rester ou partir. Dans la nuit la décision est prise, on fout le camp ailleurs demain...

Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !

Au matin qui pointe les gueules enfarinées en disent long sur la nuit passée. Le café fumant à la main on commence à remballer ça est là les premières affaires dans le coffre du fourgon. Peu à peu tout notre monolithe va prendre place derrière les sièges et le départ pour la playa de Garbet commence à prendre forme.Cette plage a été choisie sur google maps il y a deux mois, c'est notre plan "B" en cas de problème au Delta de lèbre. Le problème c'est que ce fameux coin de repli se trouve à trois cent bornes du Delta, encore une fois nous n'irons pas directement sur ce poste et la faute en revient à notre absence de sérieux. Les virages s'enchaînent entre les montagnes jusqu'au moment où les plage libératrice est en vue. Au premier coup d'oeil nous pouvons remarquer les beaux panneaux espagnols qui signalent qu'ici tout y est interdit. La police à l'air d'être bien présente et si elle détecte quelques chose de suspect dans notre comportement il faudra tout plier. Mais en bon Marseillais nous allons jouer avec le feu et installer un véritable camping à ciel ouvert.

Inutile de vous dire que notre discrétion est une légende. Les cris de grands enfants résonnent à plein tube dans la crique moins désertique qu'il n'y paraît. Les scions sifflent dans le ciel en espoir de trouver une distance correcte, mais il faut bien le dire, la notion de distance n'est pas la même pour tout le monde... Certain croient pêcher à 100 mètres alors qu'il sont plutôt dans la frange des 50, certains parlent de 80 alors qu'ils sont au delà des 100 bref, y'en a pour tout le monde. Les discutions sont largement animées lors des apéros, vous savez, là où la mauvaise foi prends le pas sur la réalité, là où les rêves sont presque devenus réalité.

Viva Espàna 2 !

Rapidement nous commençons à voir du poisson hors de l'eau. Pour l'instant il n'y a que peu d'espoirs de voir un monstre mais avec les nuits qui restent la donne va sûrement changer. Curieusement c'est ceux qui pêchent au bord qui font recette. Nous, avec nos cannes et moulinets à plusieurs centaines d'euros on attends la nuit tout en envoyant des missiles tout azimuts. On ne peut pas lutter contre l'envie de rire à plein poumons et de chambrer copieusement ses copains, nous sommes venus pour cela, le poisson on verra bien...

En attendant de jour comme de nuit tout est prétexte à faire l'apéro et bouffer à gogo. Zak nous fait du pain Bérbère sur la pancha, les saucisses grillent, le poisson cuit et le vin coule à flot. Les vannes fusent de tout les côtés et nous n'avons que bien peu de moments pour être sérieux. La mauvaise foi est notre meilleurs compagnon de rigolade, à certain moments il est impossible d'aligner une phrase sans éclater de rire sous les gags qui pleuvent de partout ! La discrétion est un vain mot le soir venu et on ne compte plus les lourdes rigoles où il n'est pas possible de sortir un son d'une gorge dépassée par le rire et les larmes. Que dieu nous préserve, les femmes sont heureusement loin...

Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !

Le temps passe comme ça, on rigole, on mange, on boit, on pêche et on refait le monde. La pluie vient puis repart, le vent s'installe et s'en va, les nuages passent, la marée monte...Soudain c'est Pat qui nous fait le show. Son écureuil lui signale qu'une possible belle prise est en ligne et il nous demande de l'aide "morale". Nous nous précipitons avec nos appareils photos pour immortaliser  cet instant sous les clameurs et les vannes bien grasses ! A peine avons nous fini de rigoler que un de mes écureuils monte rapidement vers le ciel. La boule lumineuse se colle contre la canne et j'imagine sans peine que le frein tourne. Je part à toute allure sous le sable qui roule difficilement sous mes pieds pour atteindre péniblement ma canne. le frein hurle, enfiinnnnnn !!!!!

Je ferre et je suis en ligne avec un poisson très correct. J'entends Reno qui appelle les copains pour qu'ils se rassemblent autour de moi. Bon, j'en fait un peu des tonnes pour que le suspens dure un peu mais...Il n'est pas si vilain ce poisson et je pense qu'il va peser lourd dans les yeux de mes amis. Malgré mon petit 20 centièmes je n'ai pas trop de mal à le brider jusqu'au bord et de l'échouer sur le sable, Ange le sécurise avec  un bon coup de pied dans la gueule et la séance photo commence. No kill ou pas ? Non là on décolle demain matin et je l'emporte avec moi dans la glacière. ( voir vidéo de Ange)

Samedi soir vers 23 heures je décide de plier boutique. La marée est pas mal montée et je me suis retrouvé plusieurs fois avec le trépied baignant dans l'eau malgré que j'ai tout remonté de dix mètres. De toute façon la mer est trop agitée et mes bas de lignes sont rapidement tout embrouillés autour du plomb. Vu qu'à chaque fois je doit refaire les montages j'ai perdu patience. Mais mes copains n'ont pas vu ce détail subtil et dans la nuit leurs trépieds étaient carrément dans l'eau. J'ai encore en mémoire la vision de Pat qui s'extirpe comme un malade de sa tante trop petite et qui part en courant à moitié à poil pour sauver ses cannes qui baignent dans l'eau. Dans la manoeuvre il s'offre un bon bain de pied avec ses baskets ! 

Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
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Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !

Dimanche matin c'est le signal du départ. Les affaires sont une fois de plus rangées dans l'immense coffre du camion qui cumule au sol les substrats divers. Peu à peu les copains arrivent fatigués des quatre coins de la plage avec leur lourd barda sur le dos qu'ils déposent avec précaution au cul du vaisseau, moi je me charge d'optimiser au mieux l'espace restant.

Mais avant de quitter définitivement les lieux la police vient nous rendre une petite visite amicale. Ils contrôlent tour à tour nos permis de pêche et nous signalent que le camping, le feu et le reste aussi est interdit. En gros nous avons tout faux mais ils ont bien vu que nous avons tout nettoyé, ramassé le moindre mégot de clope, que nous n'avons pas de drogue et que nous ne sommes pas saoul donc ça passe. Vu qu'ils ne captent pas un mot de Français nous en priverons pas de leur envoyer quelques missiles en pleine quiche sans qu'ils puissent en comprendre le sens. Leur méfait enfin terminé nous reprenons la route après avoir tout verrouillé, sécurisé et nous débarbouillés.

Le retour sera comme à l'allé, les vannes vont pleuvoir du début jusqu'à la fin laissant encore une fois, bien peu d'espace pour les moments sérieux. La route est longue car la fatigue nous accompagne depuis quelques jours déjà, la plupart des copains n'ont pas beaucoup dormi et ça se sent. En passant près de Port Leucate je ne peut m'empêcher de me souvenir de mon enfance et de ces lieux où reposent tout les aïeux du côté de mon père. De ces longues vacances scolaires où la pêche et l'insouciance étaient les seuls maître mots.

Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !

Nous allons poursuivre notre route jusqu'à notre destination finale où attendent impatient ma famille. Les dernière vannes sont lancées autour d'un bon café sur la table de la cuisine et sous le poids de la fatigue qui gagne définitivement le groupe. On se fait quelques bises au cul des voitures qui chauffent, on se promet une autre aventure mais là, avant de repenser à tout cela, faut vraiment dormir un peu...

Bon voilà on attends plus que la vidéo de Ange, bises les Loulous et d'avance, toute nos excuses pour ce que vous allez voir dedans...

Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !

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Construit et imaginé par RORO, GREG, MARCO, GEGE. - dans sport pêche appâts Poissons calmar
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commentaires

alain 03/11/2016 21:55

Buen viaje chicos....

ange 31/10/2016 17:42

un grand moment d'aventures, de mauvaise foi,de rigolade,et surtout de rigolade à conseiller à tous les coincés du cul

kamel 29/10/2016 12:15

Bonjour,

De belles photos et de beaux moments. Depuis le 11 septembre, je passe sur le blog pour voir s'il y a un nouvel article.

La mer me manque ça fait plus d'un mois que je suis pas allé à la pêche.

Bon courage pour le calmar

zak 28/10/2016 16:43

Magnifique moments passés avec vous les amis pour avoir changé les idées vous avez réussi a me rappeler les bon moments passés avec mon frère des moments d'aventure sauvage avec pas beaucoup de confort lol c'est vraiment formidable vivement la prochaine fois bis les bras cassé

alainpaddy 27/10/2016 23:20

j'en pleure de rire ! déjà alors avec la vidéo !! merci pour ces superbes photos ! dignes d'un grand reporter !! mais ça je le savais .
Pour avoir fait pas mal d'escapades de ce genre , je sais que vous avez dû vous éclater et qu'il y aura encore des éclats et aussi des souvenirs inoubliables !!
j'ai remarqué ! toujours le même pour se distinguer , qu'il avait poussé la coquetterie à mettre le foulard à la mode gitanos , c'est même étonnant qu'il n'avait pas pris sa gratte ?
inutile de le dire mais je suis sûr qu'une prochaine doit déjà traîner dans vos têtes !
Bises et impatient de voir la réalisation cinématographique de l'artiste !!

RORO, GREG, MARCO, GEGE. 28/10/2016 09:39

Salut Pad, effectivement on s'est marré comme des fadas mais il y a eu quelques moments calmes et sérieux quand...tout le monde s'est endormi ! Il est vrai aussi que nous avons déjà des projets qui a toutes les chances de se réaliser.
Pour l'instant la pêche va continuer et Samedi je part en croisade pour trouver le calmar.
Voilà bises mon Pad !!!

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  • : C'est l'histoire d'une poignée de gars qui rôdent les sentiers des calanques de Marseille, avec son lot de réussite, de déception face aux filets de pêcheurs, de la saleté laissé sans vergogne. Ici on montre tout et on vous dit tout !
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  • Quand la nuit tombe nos esprits s'éveillent, qu'importe le temps  ou les saisons il n'y a pas de poissons à l'abri de nos cannes à pêche...  Aventures de pieds nickelés garanti...
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