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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 20:14

Ce dimanche je suis en compagnie de mon copain Antho. Nous sommes en route pour une bonne partie de pêche choisie un peu à l'arrachée au vu de la météo. Les bourrasques de Mistral font un véritable carnage sur les franges de la côte Marseillaise, et vu que c'est pile notre terrain de jeu il nous faudra aller ailleurs. Aller ailleurs c'est une belle histoire mais où ? J'ai beau retourner et retourner tout ce qui me sert d'inspiration je ne voit que le Cap Taillat pour abri d'un soir.

Voilà la messe est dite, nous partons en fanfare en sa direction....

Le mot du jour.

L'autoroute est longue est contraignante, malgré la beauté inégalable des forêts du Var ce n'est pas la porte à côté pour nous. En effet, il nous faudra allonger plus d'une centaine de kilomètres sans avoir l'assurance de trouver le bon poste et sans la conviction de faire une belle pêche. C'est toujours un comme cela quand on part pour des terres qui vont surtout nous contraindre sur le retour aux lueurs du petit matin.

L'aller est toujours assez rapide et il semble que l'élection présidentielle à cloué beaucoup de monde à la maison. Nous en profitons pour arriver au cap et trouver une place de parking à côté du chemin, seulement voilà...La mer tape un peu trop fort sur le roche lisse de cette petite côte mal taillée. Je n'ai pas un brin la sensation que nous sommes sur notre poste définitif car avec un peu d'habitude on peut voir de gros paquets d'algues qui finissent par s'abattre sur le bord sous la pression des vagues. Après mûre réflexion nous allons rebrousser chemin vers Pampelone. Arrivés sur l'immense plage ce sera le même constat qu'au Cap avec des murs d'algues brunes qui se sont échouées et d'autres qui colonisent les abords de la plage. Là c'est la garantie de faire casse sur casse et de bourrer les moulins d'algues mortes. En quelques dizaines de minutes nous sommes sur le quai de Port grimaud armes et baguages à la main.

ici tout est calme mais je sait à quel point ce lieu est complexe à pêcher. les petits fiélas se prélassent sans retenue et engloutissent tout les appâts qui sont à leur portée. Mais après une bonne heure passée sur ces quai nous avons une sorte de doute qui s'installe dans nos esprits. En effet les touches sont absentes et il n'y a pas l'ombre d'une trace d'un poisson aussi petit soit t'il. Machinalement je joue avec le grincement de la mâchoire tout en essayant de trouver la solutions avec ce problème qui risque de nous faire rentrer les mains vides. En réalité ce n'est qu'un demi problème mais c'est quand même un problème coupé en deux et la partie qui reste c'est l'envie de prendre du poisson. heureusement les touches arrivent vers une heure du matin. Bon ce n'est pas la folie mais globalement nous nous en sortons pas trop mal avec la prise de quelques jolies blanquettes et quelques sars pas vilains.

Vers trois heures du matin tout semble jouer pour nous. Nous commençons à parler retour et il va être temps pour nous de tenter l'impossible pour agrémenter notre sortie. Moi je vais profiter que la digue s'est désertifiée pour aller poser très loin un bon bout de ver de Rimini surgelé. Je vais malgré tout un peu diminuer la longueur du bas de ligne car avec ce que je vais envoyer dans les airs je craint qu'il ne s'entoure autour du corps de ligne. D'un jet puissant le plomb va aller toucher une  distance très respectable, je n'ai plus qu'à mettre un écureuil bien lumineux qui se voit de loin et attendre le passage d'un beau poisson. Entre temps nous allons sortir quelques poissons mais ce qui est difficile à comprendre c'est que bien souvent la touche est microscopique si tu n'as pas le nez dessus c'est presque invisible. d'ailleurs nous avons remonté quelques blanquette mortes sur les lignes faute d'avoir vu la tirette. Bon là c'est tout la grande discussion entre nous, pas question de garder une petite daurade de trois cent grammes si elle est vivante, mais si elle est morte là on ne sait pas...

mais la chance va nous sourire largement. Alors que nous parlions de tout ces connards qui laissent super sale le long de toutes ces digues qui sont pourtant magnifiques, ma canne qui est loin se met à parler. D'un bloc l'écureuil va se coller à l'anneau intermédiaire et secouer le scion très généreusement. De loin impossible de savoir si le frein tourne mais vu comment l'écureuil s'agite dans le noir, j'imagine que ça doit envoyer du lourd ! D'un bloc je m'empare de la canne sans réellement savoir si le poisson est au bout. Mais je n'ai pas le temps de tendre la ligne que je sent une tirée digne d'une belle portion. Sans trop ferrer je remonte mon poisson qui s'agite avec une complaisance qui me libère "enfin" d'un sentiment mitigé. Pas à pas le poisson fait surface sous la pression de mon matériel bien étudié pour ce genre de prises. Le scion plie mais n'est nullement dépassé, le fil en très fin diamètres joue ici parfaitement son rôle et je remercie ici les ingénieurs de la marque Caperlan pour tout le développement de ces lignes ordinaires mais qui me donne à cet instant un immense sentiment de confiance.

Derrière moi il y a mon ami qui me regarde les mains dans les poches...Je lui demande si il  a pris le salabre mais en fait non. Non ? Ho putain il faut le salabre car avec mon pauvre fil je ne vais pas pouvoir la remonter en poids !!!! Mon copain s'en retourne à toute jambes chercher les mailles pendant que je bataille avec ma prise. Finalement Antho arrive et sans ménagements enfourne ma pauvre daurade dans l'épuisette tout en n'économisant pas ses interjections provençales. Hé bé voilà, on a fait l'impossible !! Mais si je doit remercier des gens dans le paysage de ma passion pour la pêche, tout naturellement mes pensées vont pour le groupe PEXEO. Voilà des amis qui n'ont pas beaucoup de temps pour eux. Voilà des gars qui utilisent la moindre parcelle de travail pour développer de nouveaux process du surgelé qui facilitent la vie du pêcheur de tout les jours. Pour nous, on en fait la preuve que le surgelé est la pêche d'aujourd'hui et à plus forte raison celle de demain, il faudra juste qu'un jour le pratiquant écoute et se dépasse pour adopter une nouvelle façon de voir les choses.

Le mot du jour.

Vers cinq heures nous n'avons plus de touches et il semble que nos paupières soient lourdes, voire très lourdes. Nous décidons de tout remballer avec finalement une belles brochette de poissons au final. La voiture est loin et port Grimaud est tout fermé nous devrons passer par la plage, il y a sûrement un autre passage mais je en le connait pas et nous devons faire un retour à l'ancienne sans chichis.

Sur la route ça se complique un peu. Nous avons bien que la mole est un endroit dangereux pour l'humain à cause de la faune animale qui prospère dans les massifs boisés à l'extrême. Malgré tout nous soutenons une moyenne assez correcte sans dépasser toutefois les limites autorisées. La première raison c'est que je n'ai pas envie de me prendre un procès verbal de n'importe qu'elle naturelle que cela soit, la deuxième raison c'est qu'au final vu le nombre de sangliers, renards, biches qui rôdes au abords des routes, plier la voiture n'est pas dans le cadre de mes finances actuelles. Mais en réalité nous sommes à côté de la plaque. Nous nous sommes fait doubler par une centaine de bagnoles qui fusent dans le noir sans aucune visibilité. Plus loin un bel accident qui ralenti à peine la course de ces pilotes en herbe et qui se sont fait leur le code de la route. Au matin il n'y a plus de maître de la volonté les bagnoles bombardent sans retenue au risque de tuer une famille ou tout simplement quelqu'un qui n'y n'est pour rien.  Mais cela ne semble pas être dans la champs de réflexion de l'humain de base, Vous savez ceux qui continuent à téléphoner au volant, considérer que certains feux rouges sont inutiles, que les limitation ne servent qu'aux autres, que l'alcool ou la drogue donne des ailes...

Le mot du jour.
Le mot du jour.

Il y a longtemps déjà j'ai entamé une longue croisade contre la connerie. Celle qui fait parti de notre quotidien, celle qui est présente dans tout nos faits et gestes et c'est celle qui pourri chaque jours que dieu fait à ceux qui ont un peu réfléchi à la vie. Je ne peut raisonnablement pas me soustraire à cette pensée car moi même je suis forcément l'imbécile de quelqu'un et forcement vous aussi. Mais au delà de tout cela dans mon long désir d'être meilleurs, j'ai observé des comportements si juvéniles qu'il m'est immédiatement apparu tout le chemin que j'avais déjà parcouru depuis. Au passage je me suis débarrassé comme des reliques anciennes des emprises politiques et religieuses qui brident la pensée et la liberté des générations. Je me suis rendu compte que nos ancètres n'avait pas tout l'espace cérébral nécessaire pour penser par eux même sans avoir besoin d'avoir recours à des formations divine qui réduit plus l'esprit qu'il ne développe. Mon esprit sincère a finalement fait le tri dans tout ce qui m'entoure et a dû composer avec mes propres jugement sur le sujet.

J'en suis venu tout naturellement à étudier la nature humaine, voilà le vrai débat que j'ai entre mon être et ce que je suis. Pour moi c'est un peu comme un page blanche immense où il y a tellement de choses à dire qu'on ne sait finalement pas par où commencer. Pourtant les mots sont là et ils fusent à la vitesse de la lumière et tout ce qui me vient comme point de départ c'est l'humain...Mais au lieu de juger les autres comme point de mire, je me suis jugé moi, analysé et profondément remis en question. A vrai dire je pense que c'est par là que tout individu doit commencer, faire tomber ses protections de défense, au moins vis à vis de soi, pour mieux les comprendre et les contrôler. Voilà un vrai défi pour l'esprit qui cherche toujours à masquer ses méfaits par des généralités qui poussent la réalité au rang de la banalité. Cela permet de détourner la nature humaine en faveur de l'individualisme permanent. Nous savons tous que l'individualisme conduit directement à la matérialisation et la matérialisation à la dépendance. Quelle soit intellectuelle ou.. matérielle ce sont des leurres qui conduisent à l'enfouissement de tout ce qui est beau en soi.

Quand l'individu en est là il n'est plus vraiment maître de ses pensées. Il rejoint sans s'en rendre compte la pensée collective, bien souvent le profit en est le moteur. On le voit bien, on parle de l'huile de palme qui bouche les artères, pour sa culture on brûle des centaines de milliers d'hectares de forêt avec les singes qui y vivent pour replanter des palmiers. Nous avons que c'est une cause majeure de la mauvaise santé des enfants demain mais...Les industriels la mettent dans tous les plats cuisinés, les gâteaux des enfants et même dans le lait des nourrissons. Du coup comment faire confiance aux hommes ? C'est le plus grand sujet du monde après l'argent bien sûr...

 

Le mot du jour.

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commentaires

Momo le pescadou 07/08/2017 10:51

Salut RORO alors la peche est bonne ces temps ci ? Sur la côte de Cannes nous c'est assé calme a bientot

Angelilie 24/05/2017 16:13

toujours un plaisir de flâner sur vos pages. au plaisir de revenir. N"hésitez pas à visiter mon blog. lien sur pseudo. à bientôt.

Clément 09/05/2017 23:06

Cool vous avez bien tiré votre épingle du jeu ! Bravo les gars ! La bise

RORO, GREG, MARCO, GEGE. 10/05/2017 09:24

C'est toujours un peu comme ça, on a bricolé quelques poissons, on a beaucoup douté vu l'espacement entre les touches et puis à un moment on s'est dit qu'il fallait que ça change et on a tenté l'impossible. A vrai dire je me demande si je ne vais faire l'impossible tout le temps... Bises

bernard 09/05/2017 22:31

Dimanche,avec ce mistral, ce n'était pas un temps à sortir les cannes,pas facile de trouver un coin abrité.
Alors je me suis rabattu vers l'isoloir et là pas un souffle ,j'y ai même vu deux poissons: une morue blonde et un petit loup juvénile qui frétillaient,pas facile de choisir et de couper une partie de la queue de l'heureux élu (n'ayant pas l'habitude étant catho ),Trêve de plaisanterie, j'aurais bien aimé être avec vous,mais à l'heure où vous rentrez ,le marchand de sable est passé depuis longtemps.C'est beau la jeunesse. Bises Roro

RORO, GREG, MARCO, GEGE. 10/05/2017 09:29

Salut Bernard, j'ai voté le matin de bonne heure pour pouvoir être dispo pour l'après midi car je savais que notre périple allait être complexe. En ce qui concerne la pêche il est vrai que nous devons beaucoup prendre sur nous car bien souvent on passe la nuit au bord de l'eau avec une bonne journée de travail dans les jambes et un lendemain tout aussi mouvementé, c'est notre lot quotidien, il paraît que cela maintient jeune, c'est vrai ! je suis tout le temps crevé !!! Bises Bernard.

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  • : C'est l'histoire d'une poignée de gars qui rôdent les sentiers des calanques de Marseille, avec son lot de réussite, de déception face aux filets de pêcheurs, de la saleté laissé sans vergogne. Ici on montre tout et on vous dit tout !
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  • Quand la nuit tombe nos esprits s'éveillent, qu'importe le temps  ou les saisons il n'y a pas de poissons à l'abri de nos cannes à pêche...  Aventures de pieds nickelés garanti...
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