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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #sport, #pêche, #appâts, #Poissons

L'année 2017 aura marqué un tournant radical dans l'histoire de nos aventures. Depuis ces derniers mois il s'est installé un doux de raz le bol dans nos caboches qui nous a fait prendre certaines décisions. En effet, beaucoup de nos sorties a mis en évidence le désir d'aller plus loin dans la perception de la pêche. En fait, depuis le temps que je traîne mes souliers dans les sentiers des calanques, le désir de m'éloigner de la côte a pris forme dans mon esprit. Je pense que nous avons fait le tour de toutes nos pêches et il faut bien le dire, je ne part plus la rage aux dents comme par le passé. C'est un peu comme si c'était le bon moment pour prendre une autre direction, comme si la soif de prendre la mer était devenu une évidence.

C'est ainsi que j'ai entrepris d'acheter une embarcation. Un truc pas trop grand que je peut manipuler seul, doté de belles qualités marines, pas trop cher en entretien et qui peut se ranger dans un mouchoir de poche. Hé bien là, tout naturellement j'ai opté pour un pneumatique car à mon sens c'est avec cela que j'ai le plus de chance de me faire rapidement plaisir. Mais quand on est pas riche le choix se restreint très vite. Malgré tout on trouve de tout sur le net, en passant par de vieilles poubelles jusqu'au bateau neuf on se surprends à rêver, du moins, à rêver encore.

Tout cela va nous permettre aussi de ne plus subir autant tout les à côtés de la pêche, il nous suffira de mettre le boudin à l'eau sans avoir à attendre de longues minutes qu'une place se libère, subir une marche forcée juste avant de se rendre compte que ton coin de pêche est bourré de filets.

A vrai dire l'histoire que je vais vous raconter est un peu complexe. En effet nous vivons les derniers instants sous l'obligation de rester sur la terre ferme, et pour confirmer cette nouvelle aire qui s'offre à nous, nous avons décidé Antho et moi de reprendre les doux chemins des calanques.

Nous sommes samedi soir d'été et il est très difficile de trouver un place, le petit port de Callelongue accueille plus de monde qu'il ne peut en contenir et les places de parking sont chères. Mais une fois passé cette première déconvenue le sentier qui grimpe à la verticale s'élargi et en principe plus personne en viendra troubler notre petite sortie. J'ai bien noté quelques âmes dispersées, mais dès que la marche commence sérieusement, les candidats se font extrêmement rares. Tout cela est une aubaine pour nous et nous allons précipiter sur notre petit recoin favori. Les lignes sont quasi déjà montées il ne reste plus que connecter les divers éléments pour que tout soit opérationnel. En un rien de temps les appâts vont aller farfouiller pour nous ces fameuses tranchées sableuse où se nourrissent les poissons. Malheureusement nous avons peu de temps pour séduire un beau poisson. En effet, passé minuit il semble que les beaux sujets s'éloignent du bord, rares sont les fois où cela n'a pas été ainsi. Donc là on est à la bourre et sans trop réfléchir nous allons mitrailler le coin.

Au loin les éclairs animent l'espace et le vent d'Ouest est chaud. Pour nous c'est extraordinaire car les touchent sont sympathiques et manifestement les blanquettes sont bien là. Pour ma part j'ai une petite touche qui m'interpelle. En fait l'écureuil est monté une fois franchement et tremble sur le fil. Voilà un scénario que je connait bien car il est presque toujours le même, une belle prise est au bout et ce poisson ne sait plus comment se débarrasser de l'hameçon mais attention...Ici mon petit crochet de 6 ne supporte pas un ferrage musclé, tout doit se faire en douceur, mon fil en 20 centièmes ne peut pas soulever un poisson du kilo alors je doit rester concentré. je dévale la petite pente où se trouve ma canne et je la débarrasse du témoin de touche. Le scion bouge tellement que je n'ai pas besoin de plus de renseignements, je ferre dans le velours pour que le petit hameçon rentre en douceur dans la bouche. Ici je suis avec un mouron bien juteux donc en principe les poissons se montrent moins regardant vu son attractivité reconnue. Mais ce soir la chance va frapper à porte, encore une fois...

 

Hé bé voilà, je suis en ligne avec une très belle prise qui manifeste sont mécontentement en m'envoyant de bons rushs dans les bras, à cet instant je ne connait pas son poids mais les deux kilos sont sûrement franchis. La belle a une vigueur réjouissante qui me libère d'une certaine angoisse du bredouille, ce n'est pas un problème ordinairement mais vu ce a vécu les semaines passées là, ça fait du bien. Les minutes passent et nous ne sommes toujours pas en vue du poisson. La générosité de la daurade combiné à mon extrême finesse du montage fait qu'elle a la possibilité de me reprendre pas mal de mètres à la remontée. Mais peu à peu dans la lumière des frontales une tâche bien brillance se profile. C'est à ces moments bénis que l'adrénaline commence à monter dans les veines et c'est justement là que le point de la capture est le plus critique. Soudain le noeud d'arraché sort de l'eau et commence à passer dans les anneaux puis il retourne dans l'eau aussi vite que le poisson retrouve sa patate ! l'attente est longue et moi aussi je fatigue, mais c'est le prix à payer pour capturer ce genre de sparidés, elles sont expertes en décrochages et c'est bien souvent à ces instants que sa capture est la plus intense.

Finalement au bout de très longues minutes elle fait enfin surface dans un clapotis bruyant. Mon ami calcule bien son coup et l'enfile sans hésitation dans les maille de l'épuisette géante. Voilà elle est là et à première vue elle dépasse largement les deux kilos. je ne cesse de la détailler sous tous les angles tellement ses couleurs sont vives, elle est complètement rincée et à vrai dire...moi aussi.

Pourtant le plat est gros, mais la daurade est encore plus grosse, elle ne passera pas au four celle-là.

Pourtant le plat est gros, mais la daurade est encore plus grosse, elle ne passera pas au four celle-là.

Mais soudainement nous allons avoir une sorte de déferlement de touches. Mon copain va se fendre de quelques belles prises dont une qui est bien assise sur son kilo jusqu'au moment où...

Nous n'avions pas vu les nuages chargés éclairs qui s'étaient largement approchés du bord, les gouttes commencent à faire leur apparition, aïe aïe ça sent le roussi là ! Rapidement la pluie se transforme en orage d'été et nous devons remballer de toute urgence. Les éclairs tapent de partout, nous sommes officiellement dans la merde! Sur le chemin les cailloux se sont transformés en patinoire et on y voit pas plus de dix mètres, les ruisseaux se forment faisant penser à de petites rivières que nous esquivons tant bien que mal. Notre progression est alourdie par le sentiment horrible qu'un de ces éclairs pourrai nous tomber sur le crâne vu qu'au dessus on dirai une boite de nuit  ( il y a les son et la lumière)! Heureusement passé la montagne la pluie se calme un peu et les éclairs ont fait volte face à la montagne, malgré tout nous sommes trempés jusqu'aux os, caleçon compris !

Mais dans une bonne semaine nos aventures vont prendre le large, je pense que nous irons fêter la venu de ce petit bateau en poussant jusqu'au Frioul à moins que la météo ne soit pas clémente. D'ici là on vous tiendra au courant...

Ci dessus c'est une photo des très rares sorties que nous avons faites.
Ci dessus c'est une photo des très rares sorties que nous avons faites.

Ci dessus c'est une photo des très rares sorties que nous avons faites.

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RORO, GREG, MARCO, GEGE. 08/08/2017 07:26

Salut Bernard ! Oui il y a eu tout plein de trucs qui se sont passés et puis il y a les vacances et tout ça a fait que je ne suis pas beaucoup allé à la pêche. Nous y sommes allées deux fois en Juillet et à chaque fois nous avons chopé un vrai temps de chien ! Là avec Antho on s'y est remis plus sérieusement et ça paye, mis à part cet orage monstrueux c'était pas mal. Bon voilà, les aventures reprennent mon ami, bises !!!

bernard 07/08/2017 14:50

Content d'avoir de tes nouvelles,ne nous ayant pas habitué à une si longue absence,je commençais à m'inquiéter pour toi.Maintenant que tu as franchi le pas en t'achetant un bateau tu n'auras plus besoin de crapahuter des heures pour assouvir ta passion .A ce propos as tu prévu une petite annexe à accrocher qui te servirait pour charger les poissons .Dorénavant quand je verrai une flopée de gabians tournoyer au dessus d'un bateau,je me dirai "tiens voila Roro qui rentre de la pêche"
Bises Roro et régale toi bien avec ton nouveau joujou.
Bernard

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