Par RORO, GREG, MARCO, GEGE. - Voir les 12 commentaires - cliquer ici pour laisser un commentaire
Aller pêcher avec ce vent ? Hé bien je ne vous cache pas que nous n'étions pas nombreux ce Vendredi soir à s'être décidés à tenter l'aventure. Pour l'occasion je prends avec moi mon copain Maxime en direction de l'inconnu car quand on a trouvé la petite faille pour se rendre au bord de l'eau on en profite même si la météo vous dis non.
Il faut bien le dire je commence à en avoir un peu marre de me manger du vent d'EST sans relâche, depuis plus d'un mois ces flux nous cantonnent dans des lieux qui ne nous sont pas très familiers nous obligeant à composer avec le destin en nous mettant au pied du mur. Mais ce soir j'ai très envie de farfouiller dans les recoins très agités qui regorgent de bonnes surprises, il faudra sûrement aller loin pour trouver un semblant de réussite mais que diable, la nuit commence, les fils du destin nous guident vers la terre promise de ce soir et nous donne rendez-vous avec l'impossible...
Sur le poste tout est assez calme, le vent fort ne nous dérange pas trop mais nous impose notre technique, Max se positionne immédiatement au calmar à l'aplomb et moi au bouchon lumineux avec une montagne de fond. Les bourrasques sont parfois difficiles à subir, de temps en temps la pluie accompagne le vent mais nous sommes relativement à l'abri derrière cette paroie rocheuse qui nous abrite un peu de tout.
En pêchant au calmar on prends de tout même des rascasses ( Mardi soir).
Avec Max on discute un peu de tout, sa vie, son boulot quand soudain son écureuil descend lentement au sol et ça c'est tout sauf normal, enfin si c'est normal car un calmar est sur sa bogue et ce sera le premier de la soirée. D'un coup je repense à mon copain Nicolas que nous avons croisé en venant ici, il rebroussait chemin n'ayant pas trouvé de poste à son goût et du coup j'aurais bien aimé partager cette large plate forme avec lui ce soir par ce que là ce soir je pense que nous n'allons pas revenir bredouilles. En quelques minutes mon copain prends son second au raz des roches sans avoir trop vu la touche car la houle qui se forme mêlé au gros vent qui se renforce empêche de voir les détails, seules les grosses tirettes seront visibles. Et puis c'est mon tour de prendre des calmars et un truc me saute aux yeux, ils n'y a pas de touches au bouchon toute la pêche se fait avec les bogues pendues entre deux eaux à nos pieds et il suffit de l'envoyer sur quelques mètres et laisser descendre quelques instants pour être dans le cadre de la pêche de ce soir.
Malheureusement le vent se renforce farouchement et la pluie vient battre les roches, nous ne sommes plus un brin à l'abri car de vent d'EST il tourne Nord-Est ce qui nous met en mauvaise posture. Max quand à lui se régale car il va subir une rafale de touches qui même si elles n'aboutissent pas toutes lui donnent quand même la montée d'adrénaline que nous sommes venus chercher ce soir.
Notre histoire va tourner rapidement au pliage de nos affaires car les conditions sont devenus soudain incontrôlables, mais mon jeune ami aura réussi à prendre ses calmars et moi les miens c'est tout ce qui importe pour l'instant...
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