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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par roland
Publié dans : #calmar

Fatigué par une énorme bronchite mais ne pouvant plus tenir de pêcher je part ce soir pour Cacaou. Le trajet pour ceux qui le connaissent est pénible, une traversée de la carrière longue, des cailloux glissants, des montées et des descentes entres les roches tout ça lourdement chargé, fatigue un homme en forme en dix minutes. J'ai pris pour appâts quelques bogues congelées et quelques sardines fraiches pour essayer de piéger encore une fois, vous savez qui ? Ils n'ont pas encore complètement disparus des eaux qui se réchauffent, on peut dire même qu'il se rassemblent encore par petits groupes ça et là. Ils ne sont pas présents partout car ils recherchent en priorité de quoi se nourrir et il faut pour cela la présence de poissons. David est parti plus tôt que moi prendre le poste donc je ne presse pas .
Signe que les eaux sont plus chaudes car d'énormes bancs de mulets se nourrissent en surface, des clapotis sur 200 mètres carrés attirent les mouettes qui convoitent une petite proie. La mer presque d'huile vas favoriser la pêche au bouchon qui nous est si familier. 
Le soleil est encore au dessus de l'eau et je me met rapidement dans le bain, mon materiel est déja prêt, je cadrille un peu le coin. Nous n'avons pas de touches franches mais quand même nos sardines souffrent un peu de la morsure de bogue en mal de croissance. Par chance, il est évident que la faune sub aquatique est présente et prête à tout pour se nourrir. Juste pour voir de met au bouchon deux carrés de sardine a cinq mètres de profondeur ( a peu près entre deux eaux) et le résultat est rapide avec une bogue de deux cent grammes toute frétillante qui vas armer ma seconde ligne.
David a la première touche et nous amène près du bord alors que la nuit est là, une belle seiche d'un bon kilos que je salabre sans peine. Il aurai préféré un calmar mais bon, faut pas chipoter, puis un poulpe d'environ deux kilos, puis une autre seiche un peu plus grosse que la première. Les pronostics vont bon train sur le choix du coin les appâts comme les deux cannes callées au bibi qui n'ont pas de touches bref, le calme revient.Nous passons un long épisode de calme. Soudain mon bouchon à plonge avec rage sous les eaux noires et ne remonte pas... je prend la canne et me voila en ligne avec un client... un beau calmar!  il me plie la canne pourtant robuste et c'est a ce moment que je prie que mon montage tienne bon mais David d'une main de maitre le salabre. 
Si la canne oubliée dans le coin de gauche pouvait parler elle nous aurais dit que depuis cinq minutes une autre seiche y est dessus, nos démelés avec ce calmar nous a distrait. Le calme cruel  des eaux vas mettre un frein a la frénésie de tout ce qu'il y a dans l'eau, nous laissant jusqu'a trois heures sur notre faim. Moi je suis hors limites, mes yeux se ferment tout seuls, j'ai passé une bonne soirée qui touche à sa fin. Nous plions nos affaires lentement, le retour est pénible, interminable, nous ne pourrons d'ici quelques années plus partir aussi chargé aussi loin.
calmfev08--3-.JPG
calmfev08.JPG


Juste pour le plaisir, le premier poissons de mon fils.


Le montage que j'ai utilisé pour piéger ce calmar et finalement tous les autres. Ce système n'existe pas dans le commerce il faut se le fabriquer. Un peu de pâte à colmater trois ameçons et le tour est joué !
montage-calmar.jpg
porte-ame-ons.jpg

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