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Avant de pratiquer le pêche comme nous le faisons aujourd'hui, mon apprentissage à été long. Combien de
soirée ai-je passé seul sous le froid intense au fin fond de Cassis dans l'espoir d'une touche, a cette époque je n'avais pas conscience de ce qui pouvais exister dans l'eau. Je ne savais pas que
les calmars chassaient tout l'hiver près des côtes faisant radicalement fuir les poissons présent par passages successifs. Combien de nuit sans espoirs laissant mes lignes pourtant fières
vides, c'est une passion qui naquis à pourchasser un fantôme qui n'existe peut être pas. J'ai jette mille fois mes espoirs dans l'eau sous l'ombre de mes rêves quand un soir ils pointent
enfin leurs nez sous la forme d'un congre qui orna un plat qui me fit franchir encore un cap, je pensais sans comprendre que je touchais au but...Lorsque je j'observais d'autres pêcheurs plus
chanceux ou plus aguerris mon égaux à été souvent mal mené, me laissant à chaque fois avide de sensations qui me poursuivais jusque dans mes songes nocturne. Pourtant cet épisode a duré
longtemps, je pensait même que les poissons ne vivaient pas la nuit et qu'il me sera impossible d'en prendre avec ma pêche.
Un soir alors que je suis fatigué d'aller pour rien au Bestouan et que je met en palengrotte un gros bibis dans la maigre plage qui sépare le phare de mon poste, arrive deux acolytes
pas trop discrets qui vont à eux deux changer ma pêche...
Ces deux tendres rigolos ( aujourd'hui je sais pourquoi mais c'est affectueux) lancent un leurre minable( turlutte) et me sortent sous le nez une dizaine de calmars vraiment beaux, ils en ont
perdu le double par excès de confiance et par manque de pratique, mais à eux deux ont donné un angle démoniaque à ma façon de pêcher. Quand je dis qu'au fond je les remercie c'est que même
aujourd'hui je pense encore a eux. Dans l'allée de Décathlon me voilà soudain éclairé dans le rayon où ces leurres étranges ne m'avaient pas attirés et depuis je n'ai plus jamais pêché de
jour. Mais voici que pour la première fois le soir au même endroit que la veille j'ai un calmar au bout de la ligne, c'était en novembre, je suis resté scié devant ce petit bout qui vient de se
laisser avoir. En observant les autres pêcheurs j'étais loin de m'imaginer que les nombreux bouchons lumineux qui font comme une piste d'atterrissage sur l'eau étaient eux aussi tous
destinés à la pêche au calmar. S'en suit d'innombrables problèmes technique, des pelotes de fil dans le moulinet au moment du lancé, le leurre accroché au fond et qui y restera, une canne
trop lourde qui me donnait tendinites et courbatures je passais la misère mais dans l'ensemble ma connaissance progressait. Ce soir je suis dans mon coin favori et je repense à ça, ce soir je
regarde les lumières des frontales qui brillent au loin et le bal léger des bouchons lumineux qui font encore dans l'ombre de la colline une traînée lumineuse sur l'eau. La seule chose qui est
semblable de cette époque à ce soir c'est le froid, Romain est harnaché comme un ours polaire et moi je suis déguisé en skieur alpin pourquoi ? Nous pensions qu'il y a avait de la neige de
partout mais ce n'est pas le cas sur Cassis car Hoooo surprise, il n'y en a pas de tout ! Ma première prise s'intéresse à ma sardine d'un peu trop près et se plante les tentacules sur les
hameçons, mon bouchon plonge violament sous l'eau, je remonte deux calmars plantés sur ma teutonnière "maison" Romain les salabres sans peine...économique cette pêche, une demi bogue plus loin
c'est Roro qui remonte une beau calmar les yeux noirs de désir pour sa sardine bien grasse !
Toute la soirée fut ainsi, par passages nous en prenons quelques uns et c'est avec humour que nous patientons, par moments la pluie tombe un peu, le vent passe gentiment sur notre cailloux et le
lune nous éclaire par intermittence. Soudain le canne que j'ai mis sur la gauche se plie d'un coup, mon écureuil tape et le moulinet se dévide...Un fiélas peut être ? Avec prudence je remonte,
mais ce poisson me donne de gros coups de tête et à la surface j'aperçois un joli pagre tout d'orange vétu, super ! Par contre il y un calmar qui le suit et qui tente de me le prendre, y'a
vraiment pas d'amis sous l'eau... Rapidement je met un bout de sardine le calmar s'y colle immédiatement dessus et Romain me le salabre à l'arrachée, si ça c'est pas du bol !!! Au final, il est
minuit nous travaillons tous les deux dans quelques heures nous devons assurer c'est l'heure de faire les comptes. Romain en a pris quatre dont un beau, moi neuf, une seiche et ce pagre. En
pliant mes affaires je suis encore dans mes songes, je reprend une dernière bouffée d'air marin avant de me confondre avec mes semblables, je termine ici mon historique, je rembobine jusqu'à la
prochaine fois ma boite à souvenirs et tout ce chemin qui est mon aventure, laissant les âmes de ces poissons que je viens de prendre rejoindre le cercle de mes victimes en espérant qu'elles ne
m'attendent pas dans l'au delà...
Nous mettrons des photos samedi matin ( l'appareil photo est introuvable)
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