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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par roland
Publié dans : #Poissons

Ce Vendredi soir nous sommes encore une fois sur le pied de guerre car nous  roulons Romain et moi dans ma vieille voiture verte en direction de Callelongue, David déjà en poste depuis l'après-midi nous attends le coeur léger de se retrouver une fois de plus dans cet endroit loin de tout. Le côté gros embouteillage de Marseille à l'heure de pointe fera partie de l'aventure jusqu'à la place de parking dans le port de Callelongue. Il fait complètement nuit, les lampadaires hyper puissants qui éclairent les quelques bateaux de pêcheurs antiques qui flottent nonchalamment contre la quai, nous aident moralement à progresser péniblement a flan de colline. Au fur et à mesure l'ascension notre vision devient globale, de haut nous pouvons observer les millions de points brillants qui éclairent cette ville et qui contraste avec la noirceur du chemin dans lequel nous nous engageons. Ce soir le vent est allé souffler plus loin, la mer qui a été très agitée ces derniers jours s'est abandonnée comme endormie, la lune orange qui sort à peine du fin fond des montagnes au loin fait une trainée lumineuse sur l'eau jusqu'à mes pieds, je suis de retour...enfin.


David est là mais n'a encore rien pris, les poissons apparemment ne sont pas nombreux, c'est l'hiver. Je cale trois cannes, une au bibi , une avec un petit calmar et la dernière" pour" le calmar et c'est l'attente, il y a beaucoup de petits poissons qui tiraillent sur les appâts, les écureuils gigottent mais il n'y a pas pour l'instant de vrai touches franches, enfin sauf pour Dave qui vient d'avoir enfin le premier départ à la gravette. Le poissons ne le fera pas basculer dans l'eau par sa force car il n'est pas bien gros c'est un marbré ?  ha bon on en prend en hiver aussi  des marbrés ? Quelques instants plus tard mes deux copains vont prendre quelques petits pagres au ver de chalut, moi un petit calmar que je découpe en lanières en l'espoir de débusquer un loup affamé ou une des dernières dorades endormie au fond reveillée par les puissantes éfluves d'un céphalpode. Il y a un peu de tout comme poissons mais ils ne sont pas gros va comprendre Charles l'année dernière au même endroit nous avions fait bien mieux !  J'interpelle Romain qui n'en a plus rien à cirer de la pêche, pour lui signaler que son bouchon lumineux est parti au fond avec un calmar au bout, il remonte et me lance " non il n'y est pas ! " tu parles a quelques mètres du bord ce gros calmar va lui donner le ton et je suis obligé de la salabrer car il ne risque pas de le monter avec sa pauvre buscle.

Nous avons le temps de discuter entre les touches très espacées mais on reste attentif surtout David qui à les yeux a facette comme les mouches, c'est  à dire qu'avec un seul oeil il peut surveiller dix cannes et avec l'autre oeil continuer la conversation, si il n'était pas là je n'aurai pas vu la moitié des touches. Tient justement Dave vient de faire un bon en l'air car il a vu une petite touche sur la canne du fond mais comme il y a une bogue fraîche au bout tous les espoirs sont permis... Vu la tête du poisson remonté c'est assez dur à dire ce qui le met dans cet état, un calmar ? un congre ? va savoir...

 Le language confus de Romain nous signale qu'il n'a plus tout à fait la maîtrise de son éveil et commence a nous donner des explications technique sur le sommeil et vers quatre heures il ronflera nous laissant le soin de ses cannes.
La température qui n'étais pas franchement basse change radicalement vers cinq heures avec la venue du vent ( pas annoncé )de nord-est accompagné de la rosée du matin qui annonce que le matin est en marche, le froid nous saisi un peu malgré notre équipement polaire, on ne va pas tarder à rentrer...David préfère rester encore il partira au jour.
Au final de toute cette aventure nous n'avons pas pris grand chose mais nous avons fait l'éssentiel, on  a oublié tous les petits tracas qui nous pendouillent autour du cou, évaporés dans les airs pour quelques heures et c'est l'important...

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