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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par roland
Publié dans : #Poissons

Comme la plupart des Français nous avons encore été super nombreux à nous retrouver au bord de l'eau dans tous les coins du département pour se retrouver face au large. Pour l'occasion j'ai acheté une trentaine se sardines exceptionnellement fraîches que je vais parer en enlevant les arrêtes ne laissant que les filets, un sachet de crevettes crues congelées et le tour est joué. Mes amis n'ont pas du tout l'intention de m'accompagner au fin fond des calanques de Cassis sur un poste loin de tout
, seul Eric viendra avec moi ...Pour être bien dans sa tête les quelques appâts ne lui suffiront pas, il  a envie de beaux mourons en plus et que grand bien lui fasse. Nous nous retrouvons un peu tous sur le parking du Bestouan de Cassis pour nous distribuer quelques renseignements. Stephane et Rémi sont à Bandol, Nicolas à Sananry et nous cinq nous nous éparpillons dans tous les coins de Cassis, heureusement que le téléphone portable existe...

Pour ma part une longue marche nous attend, chargés de toutes sortes d'affaires nous atteindrons notre but au prix d'une détermination qui est absolument nécessaire et une connaissance parfaite des lieux sous peine d'y laisser la vie...
Je fait toutes recommandations à mon copain qui doit prendre sur lui pour descendre en équilibre face au vide, malgré ce spectacle vertigineux il n'est pas conseillé de relâcher son attention. La présence humaine est évidente car il y a des poubelles laissées, des restes de moules, des bouteilles et des boites d'appâts dans toutes les fentes bref une fois de plus je me demande si la fermeture des calanques n'est pas une bonne chose.
Immédiatement le vent de Sud Est nous souhaite le bienvenue, la mer rentre bien et claque bruyamment sur les roches, je me met au toc dans l'écume avec un gros mouron coupé en trois. Le plombage est super léger, environ 10 grammes coulissant, un bas de ligne long et deux hameçons en tandem espacés de 15 centimètres qui va nager dans le fort courant. Un sar doré va immédiatement me plier la canne en deux, il  a vu passer un mouron dans le tourbillon de la grosse écume et n' a pas fait de détail !

Eric accélère le montage de sa canne pour se poster à côté de moi tout content d'être ici. Les sars vont donner le change et peu importe où les lignes sont envoyées il y a un départ c'est vraiment sympa !! il y a pas mal car dans lot on arrive à faire un doublé ( deux sars sur la même ligne ) c'est le paradis !!

Le vent se calme d'un coup, j'en profite pour envoyer face au large mes deux autres cannes montées à la sardine entière. Quelques minutes vont suffirent pour prendre une belle mustelle sur une d'elles, puis une autre au toc à la crevette. Les écureuils sur les cannes d'Eric s'envolent toutes les dix minutes, un coup ferrage dans le vide un coup enragué, il y a un manque de chance ce soir mais les touches sont nettes en franches à la façon " sars affamés" !

Lentement les touches deviennent plus espacées ce qui nous donne le temps de manger et de pouvoir parler un peu.
La pleine lune éclaire tout ce petit monde, la franche découpe de Canaille contraste avec la luminosité ambiante, la mer agitée devient soudainement impénétrable, les nuages comme éclatés en petites boules jouent à cache cache avec la clarté.
Au bout du compte nous partons vers quatre heures du matin avec le sentiment que peu de temps c'est passé, nous n'allons pas faire comme nos prédécesseurs et laisser nos poubelles, mêmes les petits brins de fils sont ramassés. La remontée est tout aussi impressionnante car elle se fait de nuit, le moindre faux pas et c'est la chute, de plus elle met à rude épreuve les jambes sur une bonne cinquantaines de mètres. Un fois arrivé sur le plateau il reste deux kilomètres entre les roches et les vallons, nous arriverons aux voitures vers cinq heures fatigués part la marche et par la journée de travail accomplie. A neuf heures les cris de joies émis par mes enfants me réveillent, ils ont mis la main sur les poissons éclatants de couleurs. leurs yeux  pétillent sous les deux grosses bandes noires de ces beaux sars dorés qui finiront grillés, engloutis dans le vide qui sert d'estomac de mes moutards. Une chose est sure c'est que ces poissons n'ont pas été gaspillés car au fond des assiettes il ne reste que les arrêtes débarrassés de tout ce qui mangeable, mon épouse et moi n'avons pratiquement rien eu le droit de manger juste de goûter tout au plus, les choses sont ainsi...

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