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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par roland
Publié dans : #Poissons

IL y a une question l'on se pose souvent quand on pêche, c'est l'importance de la vie du poisson que l'on vient de sortie de l'eau. Nous savons très bien qu'ils ressente la douleur autant que nous, qu'ils meurent de la même manière et que leur vie peut être un couloir sans issue si elle est gaspillée. Un peu comme dans la pub de Peugeot qui remonte sur une canne et un fil des brochettes d'humains accrochés par dizaines sur une 308 flambante neuve !!!! Nous sommes nombreux à avoir changé de pêche et à ne plus prendre que les beaux, le "no kill" est une prise de conscience, un aboutissement, une preuve de maturité...Bon c'est vrai ça fait râler quand les petits sars sont de sortie et que tu les prends les uns derrière les autres et que dans la soirée tu ne peus en garder que deux ou trois de beaux. Il ne faut pas perdre de vue que relâcher les petits assure une continuité, les petits sujets sont attitrés à un coin, en trois pêches le coin est vide.

Une fois de plus notre ami David est de sortie au frioul. Pas facile de se retrouver seul toute une nuit entière avec l'impression d'être seul au monde dans l'espoir de faire "la" pêche. Le voilà pleins de rêves sur les sentiers rocailleux qui serpente entre les grands massifs rocheux , mince que la crique sur la droite est belle!! wahouuu ce tombant doit être rempli de sars !!! Mais il ne succombe pas aux charmes excessifs de cette nature grandiose qui vous fait la révérence et vous déroule le tapis rouge au moindre tournant, il  a prévu un poste un peu plus loin et il doit rester concentré pour y arriver...tout ici impose le respect comme si pour la première fois un homme avait débarqué sur cette terre.
Les cannes sont rapidement montées, l'adrénaline bouillonne dans ses veines car il sait qu'ici c'est l'île aux poissons et a tout instants un gros balèze peut mordre cela nous est déjà arrivé maintes fois. 
Crevettes, crabes vont faire la traversée sans payer la bateau bien à l'abri dans une glacière pour être déballés au compte goutte afin de  préserver toute la fraîcheur indispensable pour être attractifs.
La nuit tombe et il y a des bogues par centaines de millions, impossible faire descendre une crevette dans l'eau sans qu'elle soit immédiatement pulvérisé. En plus c'est des grosses mémères qui arrivent à couper du 26 centièmes assez facilement. Les sars vont jouer de concurrence avec les bogues toute la nuit sans répit, la remise à l'eau des petits est presque devenu un geste automatique, seul les plus beaux vont rester au sec. IL ne peut pas faire le compte précis de tout ce qui est reparti à l'eau, mais il  a gardé environ une dizaine de sars et refait un peu le stock de bogue pour les calmars d'ici quelques semaines.

Alors que le calme apparent revient vers trois heures et demi c'est l'énorme touche, la canne tombe par terre sous la pression phénoménale du poisson, le frein hurle de toutes ses forces, a la prise en main elle se plie d'un coup, part sur la droite et se plante...le fil est tendu...les mains tremblent, ça repart en force, le frein hurle et se dévide à toute vitesse, la canne se plie a toucher l'eau...pas de doutes c'est le gros poisson mais cet enfoiré se replante il ne veut pas venir...il repart comme une bombe , les rondelles du freins vont lui péter à la gueule si ça continue et se replante...le doute sur l'issue s'installe. IL reste concentré le fil tendu juste ce qu'il faut sans trop de pression jusqu'au prochain départ et....le fil devient tout mou c'est la casse. Le poissons a réussi à mâchouiller le fil jusqu'à le couper. Je vous laisse deviner les noms d'oiseaux que ce poisson va prendre car c'est deuxième fois au même endroit que notre ami se fait couper le fil par une bestiole de taille record.
Au lever du jour le calme est enfin revenu, les affaires de pêche sont de nouveau remises en place le grand show de la nuit vient de finir. Lourdement chargé il rejoint lentement le sentier qui remonte vers le chemin. Une pause afin d'admirer encore une fois la mer qui est devenue comme un miroir, dans une heure il sera au milieu d'une foule intense au coeur de Marseille a respirer les fumées des voitures, il profite encore un peu d'ici...  





Quelques bogues pour la saison des calmars ça évite d'acheter des sardines le moment venu...
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