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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 10:07

             
P
remier acte.

Je suis dans ma bagnole bleue la bave aux lèvres en direction de Marseille, le week-end commence, il est 17 heures trente et je suis enfin prêt et je suis sur la voie rapide...

Une brève secousse suivi d'un louvoiement inhabituel en passant sur le zebra me pousse à me garer sans me manger le rail sur la bande d'arrêt d'urgence pour voir ce qui se passe. J'enfile mon gilet fluo et descend avec prudence, je vient de crever un pneu. Ma parole, c'est la gigne !  Les voitures vont diablement vite, elles me rasent de tout prêt, je serre les fesses tant que je peut car à chaque autos le déplacement d'air me fait changer de coiffure, un coup à gauche ou un coup à droite je comprends qu'il ne va pas falloir traîner ici ! On ne se rend pas compte du bordel que peut faire une voiture garée sur le bas côté car la vitesse que nous autorise nos véhicules nous font croire que nous maîtrisons la route et à cet instant un gros camion passe , sans mentir, à moins d'un mètre de mes fesses.......( si je retrouve cet enfoiré un peu plus loin je lui change l'ordre des éléments faciaux ) le déplacement d'air et le bruit est si important que l'on dirai que je vais décoller du sol. Malheureusement pour moi l'ancien propriétaire de la 205 a serré les vis de roues au max je met une grosse demi heure pour changer la gomme.
Il est six heures et quart quant une âme joyeuse me cède une place dans la file de voitures qui forme un énorme bouchon un peu plus loin. Je sent bien que le frioul ce ne sera pas pour ce soir, un simple petit trou dans un pneu va ruiner pour une semaine mes rêves d'aller me retrouver sur l'île aux poissons.

Deuxième acte.

La tournure des choses me contraint à trouver un plan " b ", Je fonce  vers Cassis, après tout pourquoi pas car il est possible que les calmars ayant eu vent de ma mésaventure se rejoignent dans mon coin, que dis-je, mon deuxième chez moi pour me consoler de ma mésaventure soudaine.
Le problème de Cassis c'est la marche, vu le matos que j'ai pris pour le frioul je vais en baver car mon sac est à bloc, tant pis je ne vais pas refaire le tri sur le parking de port Miou.

Arrivé sur mon poste il fait encore jour, j'ai perdu beaucoup de temps à arriver je me met immédiatement en quête d'une bogue qui va me servir pour dénicher un gros poisson chasseur. Montage deux hameçons n° 4 en tandem, deux copieux morceaux de crevette, pas de plomb hé hop me voilà déjà avec ce précieux poissons immangeable bien vivant dans mon bac rempli à ra-bord d'eau. Autre montage car là je vais mettre pour le carnassier, ma canne ALPHA, fil de trente centième fluoro de même marque et hameçon 3/0, la bogue piquée par la queue et envoyée dans le courant. Il fait jour et je perçoit une belle tirée sur cette canne, c'est la bogue qui s'affole sûrement à la vue d'un beau poisson, je prends la canne en main. Rien ne se passe vraiment et je sent bien que mon poisson au bout est mort alors je le remonte rapidement. Je récupère une bogue rongée par un calmar... C'est l'heure. La nuit n'est pas encore arrivée que je prends mon premier céphalopode et puis c'est le calme qui s'installe entrecoupé de touches de sars. David m'a donné quelques beaux bibis qui seront engloutis rapidement ce qui est bizarre c'est de constater que j'ai remonté plusieurs fois ma ligne qui à été coupée net sans avoir vu la touche. Que cela soit à la sardine ou à la crevette une fois sur deux je n'avait plus rien au bout, je me demande bien ce que cela peut être...

Cinq heures du mat je me decroche la machoire à force de bailler je décide rentrer car le jour pointe à peine, je suis épuisé d'avoir été attentif aux touches sans en avoir eu, dès minuit et la pleine lune comprise je n'ai plus rien pris mais quelle aventure, quand je mesure tout ce parcours depuis ce début d'après-midi.

C'est l'heure de faire les comptes, finalement ils ne sont pas si petits ces sars mais bon, comparé au frioul c'est dérisoire, espérons que vendredi prochain nous puissions y aller sans encombre...

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Construit et imaginé par Roland & David - dans calmar
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  • : Daurades, Sars, Pageots, Loup, calmars, seiches. Surfcasting, calanques de Marseille. Cuisine. Respect de la nature.
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  • : C'est l'histoire d'une poignée de gars qui rôdent les sentiers des calanques de Marseille, avec son lot de réussite, de déception face aux filets de pêcheurs, de la saleté laissé sans vergogne. Ici on montre tout et on vous dit tout !
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  • Quand la nuit tombe nos esprits s'éveillent, qu'importe le temps  ou les saisons il n'y a pas de poissons à l'abri de nos cannes à pêche...  Aventures de pieds nickelés garanti...
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