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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 11:54

http://www.laprovence.com/article/france-7

Bientôt des puits de pétrole au large de Marseille ?

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Publié le vendredi 16 décembre 2011 à 19H18

La zone où ont été mises en évidence des formations géologiques prometteuses sur le plan pétrolifère s'étend sur des fonds compris entre 1 600 et 2 600 m, des profondeurs que les compagnies pétrolières atteignent désormais couramment - les puits les plus

La zone où ont été mises en évidence des formations géologiques prometteuses sur le plan pétrolifère s'étend sur des fonds compris entre 1 600 et 2 600 m, des profondeurs que les compagnies pétrolières atteignent désormais couramment - les puits les plus profonds sont actuellement situés à environ -3 000 m. Le puits Macondo, qui a fui pendant 5 mois courant 2010 dans la golfe du Mexique, était à 1 500 m de fond.

Photo BEP

Pour voir le texte en plus gros faites Ctrl + roulette de la sourie en même temps....

Ceux qui ont vécu le premier choc pétrolier se souviennent sans doute de ce slogan-choc inventé par l'État pour inciter nos concitoyens à l'économie : "En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des idées". Trente-cinq ans plus tard, on pourrait presque renverser l'ordre des propositions : "En France, on n'a plus beaucoup d'idées, mais on a - un peu - de pétrole". D'abord en Guyane, où le gouvernement vient d'autoriserl'exploitation d'un gisement d'une capacité estimée à au moins 1 milliard de barils. Ensuite en Méditerranée, où deux sociétés spécialisées, l'Anglaise Melrose Mediterranean Limited (MML) et l'Américaine Noble Energy, envisagent de forer un puits d'exploration à moins de 30 km au sud de nos côtes. C'est en tout cas ce que MML a demandé à Éric Besson, ministre de l'Industrie, et à Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Écologie, co-responsables de la délivrance des permis et autorisations en matière pétrolière.

Dans le dossier déposé en juillet 2010 - et toujours à l'instruction -, MML se montre assez optimiste. Assurant que "tous les éléments nécessaires à un système pétrolifère actif sont potentiellement présents" sur le périmètre qu'elle explore depuis bientôt 10 ans, la société britannique "sollicite une prolongation du permis pour une durée supplémentaire de 5 ans", indiquant que dans l'hypothèse où ses investigations "indiqueraient une implantation de forage techniquement et commercialement viable, un puits d'exploration serait foré", pour un coût "aux alentours de 35 millions de dollars US". A ce prix-là, on se doute que MML n'a pas l'intention de creuser pour la seule beauté du geste. D'où les craintes des associations écologistes, convaincues que le gouvernement autorisera tôt ou tard les plateformes d'extraction en Méditerranée. Jusque là, rien ne permet de leur donner tort.

Récapitulons : en novembre 2002, un "permis exclusif de recherche d'hydrocarbures liquides ou gazeux" baptisé Rhône Maritime est accordé pour 3 ans à la société TGS-Nopec. En juillet 2005, quelques semaines avant l'échéance, TGS-Nopec sollicite le transfert de ce permis à la société Melrose Mediterranean Limited et sa prolongation pour 5 années supplémentaires, sur un périmètre réduit de moitié - 12 500 km² au lieu des 25 000 accordés en 2002. Le ministre de l'Industrie, à l'époque Thierry Breton, finit par accorder à la fois le transfert et la prolongation en octobre 2006, soit plus d'un an après l'expiration du permis initial. Cette nouvelle autorisation courait jusqu'au 19 novembre 2010. Quatre mois plus tôt, MML a donc réclamé une nouvelle prolongation de 5 ans aux deux ministres concernés, sans obtenir de réponse officielle. Ce qui ne l'a guère empêchée de lancer, entre novembre 2010 et février 2011, une vaste et coûteuse étude sismo-géologique de la zone, puis de réclamer, en mars 2011, la mutation partielle du futur permis au bénéfice de la société texane Noble Energy France, avec qui elle venait de conclure une convention de partenariat. Si le permis est délivré, Noble Energy en détiendra 72,5% des droits.

Pour l'heure, aussi bien Éric Besson que Nathalie Kosciusko-Morizet restent silencieux. Contactés et relancés à plusieurs reprises, leurs services n'ont toujours pas donné suite à nos demandes d'information. Seule manifestation récente de leur part : une demande du bureau de l'exploration et de la production des hydrocarbures (BEPH) du ministère de l'Écologie, qui s'inquiétait en juillet dernier des méthodes utilisées par MML pour ses forages d'exploration. En clair, le ministère souhaitait vérifier que la technique de la fracturation hydraulique, révélée par le débat sur l'exploitation controversée des gaz de schiste, ne faisait pas partie de la panoplie habituelle de MML. Depuis ce courrier, silence radio. Même la question écrite du député-maire (PS ) d'Ajaccio, Simon Renucci à Nathalie Kosciusko-Morizet est restée sans réponse. "Je l'ai déposée le 25 octobre, confirme-t-il. Je vais donc relancer la ministre par courrier pourqu'elle me réponde." Peut-être après la présidentielle.

 

Hervé VAUDOIT

 

Marseille : les chercheurs traquent les rivières de l'ombre

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Publié le dimanche 03 avril 2011 à 18H36

Les explorateurs veulent mieux connaître les fleuves du Bestouan et Port-Miou

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Signes, Sainte-Baume ? Des enquêteurs recherchent la provenance des sources qui alimentent Port-Miou et le Bestouan.

Photo Cyril Sollier

 

Rhône, tu n'as qu'à bien te tenir ! Le plus grand fleuve de Provence coule secrètement depuis la Sainte-Baume et peut-être le plateau de Signes pour se jeter dans la calanque de Port-Miou. Et c'est le même réseau de l'ombre qui alimente le Bestouan, toujours à Cassis. Ce réseau mythique, cette ressource souterraine, ne cesse de fasciner les explorateurs et de mobiliser les chercheurs. 

Depuis le début de l'année, une étude dirigée par le maître de conférences en hydrogéologie, Bruno Arfib, de l'Université de Provence, avec le chercheur Thierry Lamarque, a été lancée avec des produits de "traçage" des eaux souterraines pour aller plus loin dans la connaissance de ce réseau qui draine une nappe de quelque 1 000 km², avec ces résurgences dont les eaux froides saisissent les baigneurs dans les calanques. 

La dernière exploration date de 2008

Elle doit permettre aussi de mieux savoir comment les eaux souterraines circulent dans cet immense gruyère qu'est notre sous-sol calcaire, ce que les scientifiques appellent "karst". Et comment elles sont "polluées" près de la côte par les remontées d'eau de mer. Ces recherches, qui peuvent être précieuses pour notre alimentation en eau, viennent après de nombreuses explorations par les spéléologues. 

"En octobre 2008, je suis descendu dans le puits terminal de la rivière de Port-Miou à -179 mètres en dessous du niveau de la mer, 
expliquait il y a deux ans Xavier Meniscus, ancien plongeur de la Comex, avant une nouvelle tentative avortée. Auparavant, il m'avait fallu remonter les 2,5 km de cours à l'horizontale de la rivière souterraine depuis la résurgence sous le massif des calanques à - 40 mètres." 

Un niveau beaucoup plus bas il y a 10 000 ans

Pour cela, il faut utiliser dans la rivière obscure des scooters des mers et avoir l'assistance de compagnons de plongée pour baliser le parcours avant de se retrouver dans le puits. "Comme pour l'exploration des plongeurs, notre étude s'attache aux bizarreries de ce réseau, à sa part d'inconnu, indique Bruno Arfib. À l'image de cette rivière de Port-Miou, qui peut remonter à la verticale sur plus de 200 mètres, avant de couler presque à l'horizontal vers la mer." 

Ce qui semble montrer qu'il y a des dizaines de milliers d'années, le niveau de la Méditerranée était beaucoup plus bas et que Port-Miou se jetait à 2 ou 3 km au large, dans la fosse cassidaine. Il y aurait donc des échanges entre le cours actuel et cet ancien "lit" plus profond, avec des remontées d'eau salée. Mais tout cela est hypothétique. D'où l'utilité de cette étude sur l'ensemble du réseau avant qu'il se déverse dans ce massif unique au monde. 

L'impact du changement climatique


"Après nos injections de produits, nous attendons l'arrivée des eaux 'marquées' au barrage de la Société des Eaux à Port-Miou et pour le Bestouan au forage de la Fondation Camargo." 
Les relevés, sur ces sites et sur le parcours, sont quotidiens pour alimenter un "journal de la rivière souterraine" accessible en ligne au public (1). "Ce type de recherches, même si les moyens scientifiques sont complexes, rejoint les préoccupations de chacun sur cette eau qui est un bien commun." 

Car si les techniciens se demandent encore où ils peuvent capter ce fleuve à l'incroyable débit sans qu'il soit saumâtre, les chercheurs veulent aussi savoir quel est l'impact du changement climatique sur cette ressource. "Entre 2005 et 2007, le débit de Port-Miou et du Bestouan a baissé. Il est remonté aujourd'hui mais rien de définitif." 

Les spécialistes du laboratoire de géologie des systèmes et réservoirs carbonatés de l'Université de Provence, qui mènent leurs recherches avec le soutien de l'Agence de l'Eau, des conseils généraux du Var et des Bouches-du-Rhône et la Région, travaillent pour le moyen et le long terme. Sourciers sans baguette, ils sont suivis par les pays méditerranéens qui voient leurs fleuves en surface se tarir.

(1) www.karsteau.fr

 

Philippe LARUE

 

Une association d'experts se penche sur la source souterraine

Les 5500 hectares de calanques qui s'étendent entre Marseille et Cassis, sont classés depuis 1975.

La petite cité balnéaire accueillera les projets de forage pour percer le mystère de la rivière souterraine.

© FLORIAN LAUNETTE ARCHIVES LA PROVENCE

On l'appelle la rivière mystérieuse de Cassis. Depuis l'Antiquité, on connaît l'existence de ses résurgences dans la calanque de Port Miou et sur la plage du Bestouan, apportant un courant frais et éclairant de turquoise la mer. Dans les années 70, elle a livré un peu d'elle-même à la faveur d'explorations poussées; des plongeurs ont remonté les galeries sur plusieurs kilomètres, deux barrages ont été érigés dans une cloche d'air afin de réduire le phénomène de mélange d'eau douce à la mer. 

Mais personne ne connaît son débit, pas plus son origine: "Certains parlent de la Sainte-Baume mais pourquoi pas la plaine de Cuges ou le massif de l'Étoile? On n'en sait rien" tranche Louis Potié. Lui était des premières aventures: "À l'époque, la Datar avait estimé que la population marseillaise atteindrait deux millions d'habitants en 1990 et que l'on manquerait d'eau." Le Syndicat de recherches de Port-Miou qu'il présidait, le Bureau de recherche géologique et minières, la société des eaux de Marseille et la Comex ont alors visité les galeries pour envisager l'exploitation de cette rivière. 

En vain: elle a un fort taux de salinité, les travaux pour la dessaler ou remonter à la source seraient trop onéreux. Trente-cinq ans après, la belle souterraine fait toujours parler d'elle: elle fait l'objet d'une thèse et le karstologue Eric Gilli a récemment procédé à une nouvelle exploration ("La Provence" du 25 mars). Il pense savoir désormais à quel niveau s'effectue la "contamination" de l'eau. Selon Louis Potié, "on l'a toujours su, on n'est pas plus avancé". 

Désormais retraité mais toujours piqué du virus de l'exploration, ce dernier a regroupé de grands noms de la géologie, la spéléo, l'industrie et la recherche, dont de nombreuses personnes qui furent des premières aventures, au sein de l'association "Cassis la rivière mystérieuse, groupe euroméditerranéen d'investigations sur les sources côtières". "Au monde, c'est l'une des plus grandes rivières souterraines en partie explorées. Poursuivre la recherche représente un intérêt majeur afin de mieux connaître les autres phénomènes de réseaux souterrains karstiques du bassin méditerranéen,pour lesquels l'eau est une denrée rare: on sait par exemple que sous le désert libyen coule de l'eau douce"

Comment remonter plus loin, utiliser cette eau pour la consommer et irriguer les terres: l'association "Cassis la rivière mystérieuse" entend dès cet été reprendre les recherches dont les applications sont internationales. Il n'est pas dit qu'un jour, enfin, la rivière de Cassis ne lève le voile sur ses mystères.

Par Carole Barletta ( cbarletta@laprovence-presse.fr )

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  • : C'est l'histoire d'une poignée de gars qui rôdent les sentiers des calanques de Marseille, avec son lot de réussite, de déception face aux filets de pêcheurs, de la saleté laissé sans vergogne. Ici on montre tout et on vous dit tout !
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