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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #Poissons

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La compréhension des choses se fait souvent dans les ouvrages ou dans les mémoires de nos anciens, la vie , la mort, le pourquoi du comment est à coup sur déjà apparu dans des temps lointains bien avant nous. Mais il est né depuis une vingtaine d'années une nouvelle forme d'inquiétude, un monstre qui ne peut plus faire marche arrière car il concerne le monde entier, c'est la pollution...Les ouvrages anciens ou moins anciens parlent sans détours d'une chaîne alimentaire qui doit se faire impérativement sous peine de briser un maillon qui déséquilibre un édifice au talon d'argile et elle doit se faire sur terre mais aussi dans la mer au bon moment de la saison.
Pour faire court, un des premiers aliments dans les mers est le plancton, puis les invisibles invertébrés qui mangent ce plancton, les anchois ou les sardines qui se nourrissent de ces minuscules invertébrés etc, jusqu'à remonter à nous. La naissance de cette vie se fait en fonction de la rencontre des courants de surface plus chauds et des courants de fond froids qui remontent et descendent, forment une sorte d'explosion alimentaire où se rencontrent beaucoup d'espèces vivantes dans les eaux et dans les airs aussi venus participer au festin. Il faut bien le dire, pour un poisson se gaver de vers ou de riches aliments nutritifs tous les jours reste une utopie clairissime et il doit composer lui aussi avec des jours sans. Le fait que nous pouvons encore pêcher avec des appâts que le poissons n'a pour ainsi dire jamais vu (ou trop vu) prouve à quel point la compétition alimentaire reste sous les eaux une pure actualité.

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Mais la pollution grandissante qui est le sujet d'inquiétude ralenti considérablement tous ces processus, les courants qui voyagent au fil des saisons lassent et délassent des mécaniques chimiques qui marionetisent à eux seuls les esprits de nos amis...les poissons. Cela crée un certain malaise jusque dans les mains des hommes qui ont fondé une vie sur la peau des animaux et nous dans notre passion. Ce travers invisible enrôle un autre problème bien plus grave et qui affecte les petits poissons sédentaires qui se nourrissent de cette minuscules vie dans les algues accrochées aux rocs. La plupart du temps la vie sous les eaux trouve  à peu près de quoi satisfaire ses pulsions, certes il doit composer avec la présence journalière de l'homme jusque dans des moindres recoins du globe, l'instinct de survie et si fort qu'il va pousser un poisson à même tenter sa chance sur un appât qu'il va juger à peu près correct voire insolite. Il doit composer aussi avec des filets invisibles, des prédateurs omniprésents, des plongeurs armés, des pêcheurs, la pollution journalière. D'un point de vue philosophique Cela ressemble un peu à nos vies citadines où l'air est souvent saturé de monoxyde, la nourriture bon marché frôle le risque alimentaire, nos minces ressources qui peuvent nous faire basculer dans la misère noire. Grossièrement nous avons peu évolué depuis la création car il suffit de nous observer un jour de pénurie d'essence ou de sucre, adieu humanité, au revoir fraternité, plus d'égalité seul l'instinct de survie( et quelle survie) ne compte. Ces paramètres bien que très terre à terre marchent formidablement bien sous l'eau, un poisson isolé va chipoter sur un mouron juteux mais le même poissons va se ruer sur un crabe pourri si il est en compagnie preuve qu'aujourd'hui il faut jouer plus sur l'instinct que sur l'heure normale du repas.

Pour mémoire les pêcheurs aux leurres offrent aux poissons tout une palette de forme et de couleurs ou d'animations qui vont aller titiller directement l'instinct d'un prédateur. Comment oublier la pêches à la tirette, le toc et parfois même la pêche au bouchon, ces trois pêche ont un point commun de mobilité, pas de fixe le poisson se voit passer un appâts sous les narines et il doit se mordre les nageoires pour y résister, si il est avec d'autres congénères il fondra dessus avant les autres et là y'a plus d'amis !!!

C'est la raison pour laquelle j'aime ces pêches, on peut tout imaginer et quand la touche survient c'est grâce à tout un tas de paramètres que l'on ne connais pas toujours et souvent c'est les plus gros poissons du cru qui mordent ne voulant pas laisser un appât à un plus petit...Si la pêche commence avec le prise de menu fretin, en principe, c'est mal parti car il n'y aura pratiquement que ça.

Pour la pêche de ce Samedi nous n'avons pas l'embarras du choix, notre ami Marco prend le train Dimanche vers 9 heures du matin ce qui nous fait abandonner le choix des îles, à grands regrets certes mais l'important n'est pas ici. Les beaux jours qui sont à venir offrent la promesse d'une certaine abondance, enfin, car je dois vous avouer que depuis le début de l'année je n'ai pas encore pris beaucoup de marbrés, les copains qui nous informent des prises jusqu'à Fréjus ne font pas état d'un gros arrivage. Seules quelques exceptionnelles grosses daurades ont été prises, quelques belles blanquettes, quelques très gros loups mais en gros tu peux passer une soirée entière avec quatre touches dans la nuit voire moins donc la patience est de mise à tous les étages. Ce qui est chiant dans notre pêche c'est le manque de nuances entre les bonnes pêches et les bides, on le sait bien tout le monde fait un peu pareil mais aller si loin, autant chargés et y passer tout la nuit, revenir brûlés par la fatigue pour un ou deux poissons corrects donne à réfléchir quand même. De plus par vent d'EST les égouts déversés un peu plus loin arrivent en masse ce qui ne nous garanti pas que le poisson ne s'en ai est pas nourri à un moment ou à un autre...

Ci-dessous un petit pagre chanceux pris au mouron qui va aller rejoindre la mer...

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En attendant Marco Greg et moi nous n'avons qu'une seule idée en tête, c'est faire une bonne pêche de roche pour faire la bouillabaisse Dimanche. A 22 euros le kilo à AUCHAN inutile de vous dire que je préfère aller me la pêcher. Bon là encore nos vieilles habitudes de no kill nous laissent très pensifs, je vois Greg arc bouté avec un petit sarran à la main qui ne sait plus si il doit le garder ou le remettre à l'eau, un tourbillon de question fusent au dessus de son cerveau pour finalement me le donner pour la soupe. D'ailleurs on est venu pour les poissons de roche, aussi, mais là y'en à pas des masses en tout j'ai pu en faire cinq ! Je n'ai pas compris, c'est pourtant un bon coin pour ça, mais là on dirais que la mer est vide !

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Marco arrive en trombe et nous fait remarquer que les filets sont en place, normalement avec ce genre de piège il n'y a aura pas de poissons ce soir...Gulp ! Nous venons de nous farcir une heure et demi de marche dans des sentiers défoncés de rocs, faufilé dans des couloirs encombrés d'arbustes épineux pour ne rien prendre ? Là mon moral est au plus bas...

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Lentement la nuit prends place, nous avons rangé nos cannes légères car il est temps que les choses sérieuses commencent, pour ma part je vais aller tenter une brochette de piades pour aller séduire une daurade de passage. Le bruit agressif des scions qui tranchent l'air propulsent nos plombs au plus loin, il est bien difficile d'estimer la distance car avec deux mètres d'espace derrière nous sommes encore loin de nos attentes. L'attente va durer longtemps avant d'avoir une belle touche, encore une fois Marco l'infernal va tirer son épingle du jeu avec la prise d'une très belle sole tandis que nous on est en mode économie d'énergie.

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On fume nos clopes comme des sauvages sous la pression de millions de moustiques venus nous aspirer le sang. Ho putain les moustiques, je n'arrive plus à me concentrer tellement on se fait bouffer, ils nous piquent de partout et malgré la chaleur nous devons nous couvrir, le moindre recoin sert de buffet de campagne. Mais le plus inquiétant c'est qu'il n'y a pas de touches, la mer est en mode OFF, nous allons passer toute la nuit comme ceci jusqu'au matin et d'ailleurs cela soulève  une question...Mais où sont les poissons ?

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