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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 09:28

Il y a beaucoup de choses à dire sur le lieux de rassemblement, comme chaque année c'est un peu comme pour les jeux olympiques chacun défend son territoire en espoir de le voir choisi. Mais cette année il serait très intéressant de pousser un peu plus loin le concept de cette pêche exeptionnelle, en fait je souhaite revenir au temps où la dernière pêche de l'année était l'occasion de faire un truc de fou. Remarque à l'époque Cédric et Miche qui organisait tout ça ne faisaient pas dans la dentelle avec un progamme hors du commun, d'ailleurs cela nous a laissé l'envie de poursuivre et de ne pas perdre cette idée géniale de fêter la dernière pêche de l'année. Avec le temps on a un peu dévié l'idée originelle d'être isolé loin de tout et pouvoir faire quelques excès sans déranger et sans pouvoir rentrer non plus à cause de la boisson et des dérives possibles une fois bourrés. La toute dernière s'était faite aux Embiez, la marche est une formalité et nous avions fait du beau poisson malgré le froid avec des crevettes et sardines. Nous rentrions au matin décalaminés par la fatigue mais avec en mémoire tout plein d'images incroyables et des rires qui résonnent encore comme si c'était hier...

Mais la dernière pêche de l'année c'est aussi l'occasion de faire le point sur sa vie, ce que l'on a remarqué sur ses postes qui mérite d'être raconté, l'évolution de son blog aussi. Quand je relis nos aventures anciennes je mesure le chemin parcouru dans l'exercice périlleux de l'écriture, la qualité des photos de l'époque avec du matos impensable aujourd'hui. A l'époque je n'avais pas d'ordinateur à la maison alors j'écrivais mes lignes quand je le pouvais au travail au risque de me faire pincer, le côté rocambolesque allait jusque là. J'avais achetté un appareil photo Médion de deux millions de pixels ce qui était déjà nul à l'époque mais bon, je n'avais pas du tout d'argent à mettre dedans et il fallait s'en contenter. Le résultat était pas mal puisqu'il m'a valu une constante progression avec de gros paliers de fréquentations qui m'ont souvent laissé surpris. Heureusement avec le temps j'ai rencontré Orlando, il m'a bien aidé sur presque tous les plans, le matos minimum à avoir, les fils, les plombs, les coins, l'envie de me dépasser et les vrais appâts. 

Mais ce soir je suis loin d'être convaincu par le poste que nous avons choisi Max et moi, nous n'avons que quelques bogues en poche et bien peu d'espoir de voir des ventouses. Mais que cela ne tienne c'est pas la première fois que nous arrivons à sauver une soirée complètement à l'envers et au final faire l'impensable. Sur notre poste nous avons remarqué des mulets qui se sont mis à l'abris dans une longue faille, ils ne demandent qu' à être capturés et avant même de déployer une canne je vais aller en salabrer pour pêcher avec. En un seul coup j'ai pu en faire une bonne dizaine de très belle taille ce qui va me permettre de caler au vif aussi, une vrai aubaine.

DSC00001 copie 

Ce soir il n'y a pas de vent ça aussi c'est une première, on peut compter sur les doigts d'une main le nombre de fois où nous avons pu pêcher dans des conditions à peu près normales. Là c'est le paradis, pas de vent pas de vagues et quatre bouchons lumineux qui flottent sur les eaux calmes. Max est le premier à avoir une touche, son bouchon est à plat et ne va pas tarder à couler sous la pellicule froide. Il va remonter un premier petit calmar qui n'est pas de tout piqué car il tient la bogue en plein travers, nous allons essayer de la salabrer mais en vain, ce petit salaud va jouer à l'équilibriste et finir par s'enfuir. Mais que cela ne tienne, Max relance et fini par le faire revenir sur son poissson, nous allons essayer de le prendre mais à chaque fois il flaire le piège et s'éloigne à la vue de salabre tant pis... Soudain Max me signale que c'est mon bouchon qui a coulé, il disparaît dans un halo lumineux et ne remonte pas, ça doit être un beau mais je ne peut aller rapidement sur ma canne qui est , bien sûr, à l'opposé et les roches de ce coin ne sont vraiment pas du tout hopitalières. Je n'ai même pas besoin de demander le salabre vu la tronche de la canne, elle est pliée en deux et je suis obligé de donner du frein à ce calmar qui s'éloigne fermement. Mais tant bien que mal à force de le tenir en contre je lui gagne du terrain grâce à ma puissance de la Canne et de la qualité du fils tout neuf, je me remercie de suivre mes propres conseils car là sans ça et Max il serait toujours en train de nager. Lentement nous le verrons arriver dans les feux de son dernier spectacle, j'ai peine à croire ce que je voit, c'est une énorme calmar. Il me bloque la ligne à dix mètres du bord, ni il n'avance ,ni il ne recule, comment veut t'il...il reste planté et moi je suis incapable de le faire avancer en force. Je reste quelques instants à me demander ce que je vais pouvoir faire, finalement il me semble qu'il faut jouer le tout pour le tout en le tractant en force vu que le salabre n'est pas loin de ses tentacules, je bascule la canne vers ma poitine et je pompe en force, ça fait exactement comme quand on est accroché au fond et que la ligne vient petit à petit. Max va tenter à plusieurs reprises de le coiffer de mailles mais il est malin et ne laisse pas faire, à un moment même il est presque entré d'un bon il en est sorti nous contraignant à tout recommencer. Finalement à la faveur d'un vague et d'une fausse manoeuvre il va passer dans le salabre d'un bloc, wouaouuuuu c'est un monstre, en tout les cas c'est le plus gros que j'ai pris !

DSC00013

Rapidement tout se dénoue, mes bouchons vont commencer à me signaler un passage de calmar, à la suite je vais pouvoir en remonter trois autres beaucoup plus petits mais pas vilain quand même, Max va entre prendre un sur le gong à onze heure quarante cinq du moment où on remballe. Difficile de partir pour autant car manifestement nous avons trouvé le coin où les calmars se trouvent, mais bon il est presque minuit et mon petit loupiot va me reveiller vers six heure du mat, le temps de rentrer, me doucher, bouffer un peu, je n'aurais que quelques heures un crédit de mon sommeil avant d'aller bosser.

La prochaine sortie c'est Vendredi soir, il est prévu beaucoup de vent, bon on verra bien...

DSC00005 copie

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Construit et imaginé par RORO, GREG, MARCO, GEGE. - dans calmar
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commentaires

lucien 05/12/2013 15:46


c est koi ce tube ??? non de dieu félicitacion

greg 05/12/2013 15:00


Quelle pasteque!putain ça fait plaisir!vous êtes récompenses de vos efforts!

renaud 05/12/2013 11:48


Bravo pour ses gros tubes .


Ro, j'ai pommé tt mon répertoire téléphonique dans mon portable.


Renvois moi ton numéro par mail stp, ou contacte moi directement par tel, histoire de se caler pour demain, je suis dispo .


J'attend de tes nouvelles.


Bise.

RORO 05/12/2013 11:43


Nous avons la chance d'être dans un coin où les mulets se cachent des loups et il est possible par moment d'en recontrer beaucoup, alors on trie les beaux sujets et on remet à l'eau les petits et
les gros. Mais ce qui m'interpelle c'est la taille des calmars cette année, ça fait quand même plusieurts fois qu'on arrive à prendre de vrai missiles dans des endroits délirants, bon, faut
s'adapter...espérons que ça dure.


Bises Pad.

!!!alainpaddy 05/12/2013 10:49


Quelle chance de pouvoir salabrer des mulets à cette époque !! 


Belle pêche , content pour vous ! ça doit saliver dur !! 

  • : Daurades, Sars, Pageots, Loup, calmars, seiches. Surfcasting, calanques de Marseille. Cuisine. Respect de la nature.
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  • : C'est l'histoire d'une poignée de gars qui rôdent les sentiers des calanques de Marseille, avec son lot de réussite, de déception face aux filets de pêcheurs, de la saleté laissé sans vergogne. Ici on montre tout et on vous dit tout !
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  • Quand la nuit tombe nos esprits s'éveillent, qu'importe le temps  ou les saisons il n'y a pas de poissons à l'abri de nos cannes à pêche...  Aventures de pieds nickelés garanti...
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