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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par RORO, GREG, MARCO.
Publié dans : #Poissons

Malgré les températures qui chutent rapidement, le vent froid qui reprend la route de nos collines pour passer les doigts entres les branches des arbres, c'est la plus belle saison de l'année. Pour un homme normal entrer en hiver peut sembler comme entrer dans une sorte de léthargie que seul noël va réveiller un peu, mais nous c'est la saison qui va faire déplier en grand nos poumons et nous ouvrir tout droit les immenses portes de la saison des calmars.

Vous savez maintenant  à quel point nous sommes attachés à cette pêche car c'est la saison de l'aventure et de la recherche de nouveaux coins, mais aussi incroyable que cela puisse paraître, cette saison est en plus la saison des daurades. Il y en a de partout et nous en avons pris à chacune de nos sorties dans tous les coins qui s'y prête un peu sans pour cela attendre des heures avant d'avoir ses premières prises.

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Notre petite histoire commence le Mardi soir.
Je suis avec mon copain Bruno en marche rapide pour mon poste à calmar il y a beaucoup de vent, le ciel est chargé et malgré la clarté le soleil n'arrive pas à percer les nuages gris, je ne suis pas du tout à l'aise car tous mes postes sont envahis par la houle féroce qui remonte très haut, l'écume est blanche sur plusieurs mètres je dois me contraindre d'aller sur un poste qu'il ne me plaît pas car il me rappelle trop de bons souvenirs. Comme prévu personne n'est de sortie ce soir, pas une frontale qui brille dans l'obscurité qui viens juste de tomber, pas un seul bateau de pêcheur car les vagues sont vraiment impressionnantes et tapent violemment sur les rocs dans un bruit de tonnerre pour prendre un envol vers le ciel juste avant de se vaporiser dans le bras des bourrasques...

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Pourtant à peine mon premier bouchon lancé dans les gros creux qu'il plonge sans remonter à la surface, c'est le signe qu'un calmar y est dessus et a sondé car bien piqué sur les hameçons de mes toutes nouvelles calamarettes. Malgré l'importance des vagues nous arrivons à voir "les touches" si je puis dire car les bouchons se mettent à plat plutôt qu'il ne plonge sous l'eau et c'est ce qu'ils vont faire tout le reste de la soirée.

 

 Un deuxième calmar sera pris en quelques instants, impossible de le louper, fini le temps des précautions pour ne pas qu'il ne se sauve, ma nouvelle trouvaille me garanti de n'en louper aucun, mon piège est enfin parfait...Vers minuit nous en avons quatre mais il commence à tomber quelques gouttes et le vent ne se calme pas. Nous sommes assourdis par les bourrasques froides, je commence à avoir mal de tête, c'est l'heure...

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Vendredi soir, remis de mes émotions c'est en bateau que mon ami Gérard va me traîner dans les méandres de la mer sur un poste fabuleux sur une des iles face à Marseilleveyre, du moins c'est ce qui était prévu...

Mon ami Orlando nous choisi de gros bibis ultra frais ma deuxième aventure de la semaine peut enfin commencer jusqu' à l'arrivée sur le port de la pointe rouge. Il y a de belles vagues et pas mal de vent, le bateau de mon ami est assez petit et le moteur diesel de 5 chevaux ne nous fait  pas avancer assez rapidement. Nous décidons d'aller au frioul avec les vagues et le vent de face car d'un coup dès la sortie du port, nous avons fait certaines cabrioles qui resterons gravées dans ma mémoire et qui pour tout dire m'ont fait regretter d'être au milieu de l'eau avec un petit bateau sous motorisé dans la nuit noire. Une grosse heure plus tard j'ai des crampes à la mâchoire et aux mains ( va savoir pourquoi) mais nous arrivons lentement dans le barouf d'un diesel ancien au frioul, on va jeter le bateau contre un quai et nous allons penser enfin à la pêche. L'odeur de sel d'ici me fait me décontracter car le vent aussi se calme et nous aurons un retour plus calme, je crois...

Mon copain n'est pas un grand sportif et je ne dois pas le faire trop marcher, de plus me rend compte qu'avec Greg, Marco et globalement ceux qui marchent pour pêcher,  avons adapté notre matos à notre pêche c'est à dire tout sur le dos et presque rien dans les mains, je me rend compte que le pêcheur non marcheur fait tout l'inverse et cela rend le parcours plus dur. Ainsi nous atterrissons au bout de la digue l'entrée du port dos au vent. J'ai de très profonds doutes sur la pêche de ce soir, ce coin n'est pas un spot et je dois me motiver et devenir amnésique à la fois.

Au premier lancé c'est la réjouissance de voir que le vent aidant je peut atteindre de vrai distances,  ma première canne montée gros bibi coupé et je passe à la suivante. 100 grammes, bas de lignes 25 centièmes extra longs, hameçons de 1 awa-shima ultras piquants voilà pour les montages. L'attente ne va pas durer plus de dix minutes pour avoir la première touche avec la prise de l'éternel petit sar de 300 grammes, le poissons suivant est plus passionnant car c'est une belle blanquette de six cent grammes qui n' a pas fait une grosse touche. Rapidement il n'y a plus de des blanquette de la même taille qui mordent. Dehors il fait assez froid mais l'eau est incroyablement chaude et c'est la raison de la présence des daurades.

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J'ai touches sur touches, j'arrive quand même à en piquer cinq à la suite, mes trois cannes donnent ensemble et j'ai du jongler une bonne heure quand brusquement plus rien ne se passe, les blanquettes sont passées. Il est presque onze heure et j'ai fait ma pêche, nous patienterons jusqu'à deux heures contre un mur à l'abri total avant de repartir sous  un vent qui a eu vent que nous rentrions et qui s'est remis soudainement à souffler avec rage...Par chance c'est un mistral que nous prenons de dos, les vagues nous soulèvent comme dans un manège à disneyland paris et nous porte sur la vague suivante, nous sommes en perdition mais ces cabrioles m'amusent ( c'est sûrement les nerfs). Pour mémoire nous avons mis plus d'une heure à l'aller et nous mettrons vingt minutes pour le retour. L'histoire pourrai s'arrêter ici, je vous donne ma dernière phrase philosophique en laissant planer un parfum d'aventure pour mon prochain article, mais, rien n'est fini, je dois dire même que nous ne sommes loin d'être encore couchés. Arrivée très chaotique à la mise à l'eau, je saute sur le quai pour attacher le bateau, Gégé galope pour aller chercher la voiture, la remorque est amenée zigzagante jusque dessous le bateau, je suis trempé jusqu'au genoux par les grosses vagues, le bateau s'engage dans le couloir quand un des bras  a rouleaux de la remorque cède, le bateau s'affale sur la mise à l'eau à moitié en travers...il se met carrément à l'équerre à cause des vagues et commence à se remplir d'eau. Les affaires sont dedans, il est trois heures docteur il va falloir se mouiller le reste qui est sec. un jeune pêcheur qui a vu la scène se précipite pour nous aider, nous ferons tout pour remettre le bateau sur la remorque ou sur l'eau nous n'y arriverons pas. Au petit jour une équipe de pêcheur viendrons nous aider pour mettre la coque sur le parking en plaçant des bouts de bois sous la quille pour que la "dépanneuse" puisse le prendre. Il est onze heure nous sommes trempés jusqu'aux os, je suis dans un état de fatigue extrême, nous rentrons enfin chez nous...

Ce matin là il n'y avait pas beaucoup de monde sur la digue de la pointe rouge mais ils sont tous venus nous aider, je ne connais pas leurs noms, juste demandé de se connecter sur silverpeche pour pouvoir les remercier officiellement. 

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