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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par RORO, GREG, MARCO.
Publié dans : #Poissons

Nous sommes vendredi soir il est 18 heures, Greg et moi nous nous retrouvons sur le parking devant chez lui après une foule d'imprévus qui ont tenté de nous empêcher de partir pêcher. Cette soirée n'est pas des moindres car nous voulons à tout prix aller au Frioul, seulement pour organiser une nuit de pêche loin de tout plus le transport il faut que tout roule sur des roulettes seulement voilà. J'ai fini à l'heure des brousses, je dois être à TOULON demain matin à 9h30 et pour finir en beauté, repas familial à 20 heures dans le Var pour l'anniversaire de mon Fils...Entre la fatigue est l'alcool, va pas être beau à voir le Roro demain vers minuit...

Mais revenons à nos moutons, nous sommes en excès de vitesse sur la voie rapide de Marseille, les cheveux volant tout vitres ouvertes, nous sommes encore dans les temps pour la dernière navette, le tunel Prado est avalé en trois minutes pour atterir pneus hurlants sur le port encombré de voitures, nous avons même presque de l'avance et si ça continue ce sera le premier miracle de la journée. Le temps de garer la voiture en quatrième vitesse au parking souterrain, de prendre les billets et nous arrivons tout deux transpirants dans la navette du bonheur qui nous mène vers le ciel...Le ciel qui est très chargé de pluie, des nuages gros comme ceux-ci peuvent vous mettre le doute quand à votre soirée,non ?

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Notre poste est assez loin dans l'ile et il nous faudra au moins trente cinq minutes de marche soutenue sous la pluie dans de maigre sentier rocailleux qui démarre dans les pieds d'ail, il fini en équilibre entre deux goufres rendus glissants qui tombent à pics sur quarantes bons mètres. A vrai dire le vent vient un peu de partout, même en hauteur la truffe mouillée il faut rester un bon moment à flairer les flux pour se faire un idée. Remarque vu le spectacle on en profite un peu pour soufler, la mer immense perlée de mouton qui donne sur tout marseille et l'estaque, les pieds sur des roches poreuses dominantes jaunies par des millénaires de soleil, abritant ça et là quelques plantes grasses en touffe ornée d'une petite fleur jaune, il faut jouer à la marelle ici pour ne pas y marcher dessus. Plus loin tout en bas, voilà les roches qui vont nous accueillir cette nuit, brunes, coupantes, pas un brin hospitalières, mais c'est chargée d'affaires et de souvenirs que nous les foulons dans le plus grand des bonheurs.

A peine ma canne envoyée c'est la touche, en fait, j'ai la touche la posant la canne sur le trépied...Les tirées sont sèches et nombreuses, pas de doutes on va se faire aspirer les appâts par de petits sars. Dans ce genre d'exercice pas d'hésitation je change tout, il faut monter de gros hameçons de façon à ne pas prendre les petits, je relance...

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Greg va prendre le premier sar de deux cent grammes avec un 2/0 qui a tout, tout, tout avalé. Pffff, je ne vois pas bien comment l'hameçon est rentré, il a dû se déboiter la bouche ou se faire aider par un copain, c'est pas croyable ! Les prises se suivent à quelques minutes d'intervalles, il semble qi'il n'y pas autre choses que ça, bon mais j'espère pouvoir pêcher autre choses que de sars de deux cent et ne pas pouvoir en remettre un à l'eau.

 

Vous avez compris pourquoi je ne me montre pas trop ?

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A la nuit venue les touches se calment franchement, plus de petits qui sont pris mais ils sont encore assez présents car il y a des touches sur toute les cannes. Les touches sont assez nettes mais le poisson ne reviens pas sur le ver, c'est le signe qu'ils sont petits enfin je crois.

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Nous sommes côte à côte à fumer une clope bien méritée, je peut observer les puissants éclairages de mes écureuils de loin, quand celui qui est le plus loin (bien sur) s'envole par petits coups. Pour bien voir les touches j'ai en plus mis un gros starlight au bout du scion car dans le noir complet une fois que l'écureuil a tapé sur la canne on ne sait pas si la canne est pliée, alors que là...oui. Reprenons, l'écureuil monte sans trop de rapidité, il se colle à la canne, la canne plie, plie, plie, ho putain ! je cavale jusqu'à la canne, le moulinet se dévide rapidement sans stop and go. Franchement je ferre pour le fun, mais bizarrement je n'ai pas pu faire mieux que dix centimètres, c'est un peu comme si j'avais pris un zodiac et que j'éssaye de le stopper net avec du 35 centièmes. Greg qui arrive derrière moi en déversant de drôles d'onomatopées tout surpris du bond animal que j'ai fait subitement alors que nous étions bien tranquilles.

Inutile d'insister je ne pourrais sûrement pas remonter ce poisson, il me prends plus de terrain que je ne peut lui en prendre, ses coups de têtes sont si puissants que même si il s'abandonne un peu il m'a dévidé plus de la moitié de la bobine. Ma MAVER est trop light pour ce genre de combat, mon fil pas assez gros mais je tiens la barre encore avant le naufrage. Comme prévu le montage va rendre l'âme au bout d'une minute, enfin, il ne va pas casser, juste ce qui est au bout qui va lacher. Je vais remonter tout mon montage avec le bibi neuf...même pas crevé, même pas déchiré...heu...je relance avec un peu le tournis au même endroit un peu dégouté...

On parle, on fume, on fait des pauses café, on ressasse ce truc qui vient d'arriver. Greg qui est  bien  placé me lance dans un râle étouffé par la fumée de la clope, ho putain ta canne !!!!

Je saute rapidement de roches en roches pour arriver sur la canne, le frein hurle de toute ses tripes le seul air qu'il connaisse, j'éssaye de prendre contact en moulinant avec le poisson ou du moins avec le plomb sans succès. Tiens, j'ai le fil libre il a tout cassé, je suis, re-dégouté. Ce que je comprends encore moins c'est que mon plomb est au raz des roches avec tout le montage et un tout petit bout de ver américain et l'hameçon écrasé.

J'ai le tourni, car manquer un poisson venu des abîmes pourrais passer encore, mais rater un poisson record dans le sable avec un ver américain c'est vraiment trop pour moi. Nous avons pris des petits sars à gogo sans pouvoir les relâcher, les seuls deux gros poissons qui ont attaqué mon appâts sont trop gros pour les remonter, je suis dé-gou-té...

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Au matin la donne change radicalement, il y a des centaines de billards qui chassent les millions d'anchoix qui semblent être acculées au bord. Les bruitages sont dignes d'un mauvais film d'horreur, mais il y a des éclats d'eau de partout. J'ai une furieuse envie de siagner à blanc le sort qui ma découpé en rondelle cette nuit, alors que lance un leurre que Gégé à remonté accroché sur une daurade à Cogolin cet hiver( bon relisez les autres articles pour tout savoir).

Une trentaine de lancé bien placés vont me permettre de prendre mon premier billard, un très joli combat qui me soigne un peu de mes blessures de la nuit. Mon ami Greg va lui aussi pouvoir prendre un autre billard, ce poisson envoie la patate et plie tout le matos sans sourciller.

Nous allons rentrer avec regrets au matin avec les mouettes qui hurlent dans vos oreilles, comme à l'aller, les plantes ont éffacé nos traces du soir, la nature a repris un maigre terrain déjà conquis depuis longtemps.

Nous sommes dans la navette du retour cheveux aux vents du matin et toute la vie qui grouille au loin dans le halo de pollution et qui m'attends va me donner la promesse d'une journée très bien remplie jusqu'au soir...

Un soir où je vais rejoindre secrètement un monde où tout est parfait, où il n'y a pas d'embrouilles, où tous les hommes sont des amis, où la bienveillance sur ses prochains sont la seule religion. Un monde qui a abandonné l'idée de faire un profit pour vivre, où la générosité ne serais pas un devoir mais une vertue, autant de rêves imbéciles qui boulversent mon quotidient et qui n'ont aucune chance de se réaliser...


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