Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 13:38

Au fil du temps on peut facilement s'apercevoir des changements qui s'opèrent atout autour de nous. La disparition progressive des calmars est sans doute un premier signal d'alarme qui devrait nous interpeller. Non je vous le dis, les saisons ne sont plus ce qu'elles étaient d'ailleurs on voit bien qu'elles vont lentement mais sûrement vers un réchauffement qui met certaines espèces en action au moment où elles ne le devraient pas vraiment. D'un point de vue des températures c'est déjà assez évident car l'eau peine à se refroidir, les degrés dans l'eau ne franchissent plus les fameux records qui ont fait la gloire de nos ancêtres, pour tout dire, ce contexte global nous permet de penser que quelques belles prises sont encore possible dans des lieux qui sont ordinairement le théâtre désertique de l'expression des poissons.

Pour commencer l'histoire de notre pêche nous allons commencer par nous tromper de route et nous retrouver après Fréjus, je n'ai pas compris ce qui a coincé mais pour retrouver la bonne route il va falloir rebrousser chemin plus de trois quart d'heure. Pour agrémenter mon état de nervosité j'ai une fringale de tous les diables, je n'ai rien pris pour manger ce qui nous contraint à nous arrêter au Mac Gerbal pour nous restaurer. Nous sommes partis après 18 heures d'AUBAGNE après une embrouille de dernière minute ce qui va nous faire arriver en poste aux alentours de 21 heures sandwichs dégoulinant de sauce à la main...

Greg y croit plus que tout, il pense sincèrement qu'à force d'y croire et de s'y rendre nous allons tomber sur une grosse prise. Moi je suis plus que douteux sur le sujet d'ailleurs je vais m'affairer une fois sur notre poste à glaner quelques beaux mulets cachés dans des trous d'eau sous un froid conséquent pour essayer de tenter un gros loup affamé. Pour moi l'affaire est vite faite car en quelques minutes je suis en possession de trois mulets que je conserve dans un bac rempli d'eau et dont un qui va faire office immédiatement.

DSC04157 

Au cours de la soirée tout est assez calme, il n'y a pas de vent ou si peu, nos montages simples envoyées dans un sable tourmenté par les courants successifs ne va pas tarder à faire des disciples.

 

 

Les touches sont assez molles dans l'ensemble mais elles nous redonnent un espoirs qu'il m'était bien difficile de retrouver dans les méandres de mes connaissances et en une seule pêche je m'aperçoit au final que je n'y connais rien sur le comportement des poissons. Tient voilà !!! les écureuils que m'a fabriqué Ber sont tout simplement parfait, le visuel est idéal et le gramage que l'on peu y greffer salutaire. Je peut voir facilement la touche à plusieurs dizaines de mètres, d'ailleurs d'un coup il se colle sous la pression d'un poisson, je prends en main et je tend le fil, le scion tremblote sous la brise qui se lève un peu et puis d'un coup il se plie fermement...Paf !!!! Je lui colle un ferrage bien ample canne vers le haut et j'entame la courte démontée vers les fous que nous sommes. Le combat est assez court car je n'ai pas la daurade de l'année au bout mais elles ne se donne pas si facilement et il suffirait que je ralentisse la remontée pour qu'elle plonge dans les blocs immergés devant nous. Rapidement une très belle blanquette dépassant les cinq cent grammes vint à la surface brillante sous nos frontales chargées de lumens, ma clope qui est presque consumée est en train de me bruler le bord des lèvres et j'ai beau crachotter le mégot reste collé...grrrrr mais dans un souci d'égalité je m'interdit de la salabrer car dans ce genre de situation je serais vraiment un sacré petit joueur si je demandais assistance, mon long bas de ligne est prévu pour quelques kilos, cinq cent ne devrait pas être un problème. Bon faut bien l'avouer ce soir je ne vais faire la fine bouche, le no kill en Octobre n'est pas exactement le même qu'en Janvier car pour la énième fois je pense aux ventres affamés de mes rejetons qui irons se régaler de beaux filets de daurades fraîchement pêchées. Je n'en revient tellement pas de prendre ces jolies petites blanquettes que je décide d'en garder quelques unes à condition qu'elles soient toutes dans le même gabarit faute de mieux. Ha tiens le mulet s'agite...bon...va savoir ce qui le rend nerveux, un loup ? Un calmar ? Ce dont je suis à peu près sûr c'est que dans quelques instants c'est soit le départ, soit l'arrêt, bon je laisse faire....

DSC04160.JPG

Mais la nuit va nous réserver quelques belles surprises. Greg qui bois amoureusement un café bien chaud à failli s'étouffer avec car quand le liquide brûlant entra dans sa bouche au même instant une belle touche vint sur ma canne. Dans un demi crachoti acrobatique il parvint quand même à me dire:

Hauuu putiong rororoo, la toucchhhhh !!!!!!!

Ha là pas de doutes au ferrage c'est une belle pièce que j'ai en ligne, pas un monstre mais je la sent bien au bout qui bataille. Puis tout devient léger, puis très léger dans le style j'ai plus rien au bout, Bon tant pis... Mais arrivé à une dizaine de mètres le poisson plonge d'un bloc me baissant subitement les bras pour aller se tanquer contre les blocs sous nos pieds... J'ai beau laisser le fils détendu rien n'y fait elle restera là. De fil en aiguille les touches augmentent a l'approche des minuit, les blanquettes sont de sortie et elles savent nous le faire involontairement savoir, une par ici, une par là, subitement c'est un petit festival. Mais en plein milieu la canne de Greg est plantée entre deux rochers et sont écureuil rebondi, c'est pas la grosse touche mais plutôt un frétillement intempestif. 

- "Ho Gregou, tu as la touche sur la canne du milieu !"

Affairé à bidouiller une amande sur son hameçon il va vite comprendre que là faut pas traîner...Son écureuil vient claquer le blank de la canne pour dévider le moulinet qui s'emballe. il prends...il ferre... D'un coup je l'entends me dire:

-" Ho Roro c'est une patate viens vite avec le salabre !!!!"

Je me poste titubant au raz de l'eau lumière braquée en direction du point de rencontre, je vois une grosse lumière qui remonte du fond, puis cette boule lumineuse part sur la gauche pour aller zigzagante se plaquer contre un rocher. La canne de Greg est complètement tordue, c'est une série de chez Décath qu'il n'ont pas eu le coeur de renouveler tellement les performances sont minables, armée d'un moulinet de merde qui coince de tout bords rempli de cinquante mètres de fil pourri. Plus loin ses autres ensembles aux performances démoniaques capable d'envoyer facilement 150 grammes à plus de cent mètres sont anémiques, oubliées de la soirée. Elle a fait un mauvais calcul en se mettant ici car d'un coup de salabre facile elle disparaît entre les mailles de mon filet pour la remonter sur le quai. C'est une patate en effet, ça fait longtemps que je n'ai pas vu de beau engins de la sorte surtout en hiver. Hé bé voilà on est là à gueuler comme des fadas sur une digue désertique, à s'embrasser comme des cons comme si on avait trouvé un filon d'or et que notre fortune était faite, parfois la joie s'exprime ainsi...

DSC04162

DSC04170

Tout le reste ne sera qu'une longue attente, le bordel que nous avons fait a sûrement changé les plans de tous les poissons qui se trouvaient à proximité car mis à part quelques petits sars remis à l'eau nous n'avons plus rien fait. L'essentiel c'est que de temps en temps nous arrivions à prendre ce genre de poissons car ça nous remet un peu dans le bain et puis cela nous fait de bons souvenirs.

DSC03486.JPG 

Cinq heures le vent froid se lève, il emporte les fils et fait baisser la température ambiante nous allons plier boutique. Mais avant de partir nous regardons longuement cet animal qui est plié en deux dans la glacière et qui ne doit plus être tout jeune, un étrange sentiment de retour nous envahi soudain. Notre folie nous fait faire tout un tas de parcours qui doivent à un moment ou a un autre prendre fin, là nous avons encore près de cent vingt bornes à faire et à cet instant, le moins que l'on puisse dire c'est que cela va être une vrai embrouille car nous sommes tout les deux à bout de forces. 

 

Partager cet article

Repost 0
Construit et imaginé par RORO, GREG, MARCO, GEGE. - dans Poissons
commenter cet article

commentaires

  • : Daurades, Sars, Pageots, Loup, calmars, seiches. Surfcasting, calanques de Marseille. Cuisine. Respect de la nature.
  • Daurades, Sars, Pageots, Loup, calmars, seiches. Surfcasting, calanques de Marseille. Cuisine. Respect de la nature.
  • : C'est l'histoire d'une poignée de gars qui rôdent les sentiers des calanques de Marseille, avec son lot de réussite, de déception face aux filets de pêcheurs, de la saleté laissé sans vergogne. Ici on montre tout et on vous dit tout !
  • Contact

Roro.

  • RORO, GREG, MARCO, GEGE.
  • Quand la nuit tombe nos esprits s'éveillent, qu'importe le temps  ou les saisons il n'y a pas de poissons à l'abri de nos cannes à pêche...  Aventures de pieds nickelés garanti...
  • Quand la nuit tombe nos esprits s'éveillent, qu'importe le temps ou les saisons il n'y a pas de poissons à l'abri de nos cannes à pêche... Aventures de pieds nickelés garanti...

Pour contacter SILVERPECHE.

                Depuis Votre Messagerie notre adresse est: 

                              silverpeche@gmail.com

    

Recherche Dans Le Blog

Catégories