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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 09:17



N
ous sommes Vendredi, il est 16h30...Mes affaires de pêche sont déjà dans la voiture, mes fringues préparées je n'ai plus qu'a foncer tambour battant sur Cassis. Avec le jour férié qui  suit je pense que je ne serai pas seul dans mon coin favori.

  Arrivé sur le parking il commence déjà à faire sombre, je me dépêche car les minutes comptent. Je parcours deux cent mètres quand je m'aperçoit de l'oubli de mes sardines dans le coffre de la voiture...Grrrrr, quatre cent mètres pour rien et dix bonnes minutes dans le vent.
Arrivé sur mon poste transpirant  je suis surpris de voir qu'il n'y a pas l'ombre d'un pêcheur même au loin. J'ai bien vu quelques lumières du côté de la Chapelle et tout le long en allant vers le port mais rien de bien chargé comme par le passé, mais ou sont passés les pêcheurs de calmars ? Donc me voilà seul comme un grand sur mon poste de pêche avec tout pleins d'espoirs. Il fait froid normalement c'est bon pour le calmar, je poste deux cannes au bouchon à quelques dizaines de mètres et une autre canne avec un leurre. Je ne tarde pas à prendre mon premier calmar mais le vent de nord fait vibrer la mer et ça c'est moins bon, de plus il n'est pas régulier faisant rapidement dériver les bouchons vers le large.

Il est huit heures du soir et c'est le calme qui s'installe, au hasard en remontant une ligne un autre petit calmar s'accroche sur une sardine fracassées, je n'ai pas vu de touches pourtant mon pauvre poisson a eu de la visite. C'est à nouveau le retour du vent glacé qui s'accompagne d'une houle qui ne ma plaît pas du tout, d'ailleurs je songe à partir car je ne me sent pas de planter la tante toute la nuit pour une ou deux prises de plus.

Soudain mes deux bouchons sont à plat et je dois choisir celui qui sera remonté en premier mais je dois faire vite parce qu'ils sont presque côte à côte et je risque  de me faire gloubiboulga dans les fils. La canne que je remonte me fait sentir que ce que j'ai au bout n'est pas bien gros alors que l'autre bouchon vient de réapparaître trente mètres plus loin et replonge avec violence...Mon cerveau pris dans les glaces de ce vent de nord m'ordonne de remonter plutôt cette canne, qui de toute évidence, n'attendra pas longtemps avant rupture. De toutes façon les cent cinquante mètres de fil sont presque épuisés et cela représente la distance qui me sépare de la bestiole qui n'a pas envie de venir.
J'arrive à remonter doucement le missile fait de grosses gerbes d'eau à la surface, d'une main le salabre et de l'autre la canne, je sent bien que je ne peut pas faire les deux alors je tente de le remonter en poids car après tout j'ai du 45 centièmes. Finalement tout ce passe bien et va rejoindre les deux autres dans le bac. Bon maintenant ou est passé l'autre bouchon...apparemment il  a du revenir vers le bord car je mouline dans le vide sans le voir et sans sentir quoi que ce soit, ha ! ça y est je le vois tout près du bord mais j'ai deux clients dessus. J'éteins ma frontale, une fois à la surface je le sort hors de l'eau et ploff !!!! il retombe à l'eau...je relance...il reprends et je le remonte à la surface il craque de l'eau c'est qu'il est piqué et hop dans le bac. Mais si j'ai bien vu il y en a un autre, je remet le lambeau de sardine dans l'eau presque sous mes pieds...immédiatement le bouchon fait un bond en avant et je ferre pour le planter, il sortira lui aussi dans une gerbe d'eau et rejoindra, lui aussi, mon bac.
Finalement j'en ai un peu marre ( c'est moi qui dis ça ? ) le vent, les écarts très important entre les prises ont eu raison de ma passion. Je ne vois plus de lumières qui scintillent dans le noir, je pense que cela n'a pas été une grosse soirée calmars pour les quelques pêcheurs dispersés non plus, je plie boutique un peu déçu car nous sommes au mois de Novembre et la mer n'est pas encore bien froide, en tout cas pas assez pour les calmars. Il est onze heures et j'ai tous le temps pour rentrer, je cueille un peu de romarin, je flâne en rêvant de revenir ici dans de meilleures conditions car il faut de rendre a l'évidence on est le cul entre deux chaises en ce moment...





Mercredi soir, toute ma petite famille est sur le pied de guerre car je vient de leur promettre une sortie éclair au bestouin pour traquer le calmar. je suis très impatient de prouver à ma tendre épouse que même  un enfant peut en prendre. Je déploie une armada de turluttes qui n'ont pas servi depuis des années et quelques sardines congelées au gros sel pour préserver toute leur splendeur... Ordinairement pour arriver à pêcher sur ce poste il faut arriver de bonne heure tellement il y a de monde mais ce soir là...y'a personne. Ma grande fille lance au hasard ce leurre qui à peine touché la surface trouve  un beau calmar en chasse. Mon fils va également en accrocher un mais mal piqué et combiné à une tentative d'extraction féroce de l'eau, fera juste un vol plané de cinquante centimètres hors de l'eau pour retomber dans un "splachhhh" bruyant.

 
Qu'elle est ma joie de me retrouver entouré de ma précieuse famille  à la pêche. Pour sécuriser les lieux j'ai mis en poste une sardine au bouchon à quelques distances de nos ébats meurtriers elle va trouver, ( ma sardine)  un calmar. La joie de mes enfants qui se sont mis à jouer avec eux et qui sensiblement n'en on plus rien à cirer de le pêche... Il est sept heures docteur schweitzer c'est l'heure de rentrer, on plie boutique les têtes dans le seau jusqu'à la voiture, on ferme les portes et c'est le retour...
Prochain article david et les sars le 12 novembre au frioul.

 

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Construit et imaginé par Roland & David - dans calmar
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  • : Daurades, Sars, Pageots, Loup, calmars, seiches. Surfcasting, calanques de Marseille. Cuisine. Respect de la nature.
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  • : C'est l'histoire d'une poignée de gars qui rôdent les sentiers des calanques de Marseille, avec son lot de réussite, de déception face aux filets de pêcheurs, de la saleté laissé sans vergogne. Ici on montre tout et on vous dit tout !
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  • Quand la nuit tombe nos esprits s'éveillent, qu'importe le temps  ou les saisons il n'y a pas de poissons à l'abri de nos cannes à pêche...  Aventures de pieds nickelés garanti...
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