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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 15:01

Mine de rien le fait d'avoir pris quelques beaux poissons ces dernières semaines a mis en action des sentiments qui s'étaient un peu endormies chez nous. Ordinairement à cette période nous bricolons quelques calmars les nuits de grand froid, curieusement,  je vient de comparer dans ma cave les ensembles cannes moulinets qui entrent en scène à ces périodes et autant je suis prêt à pêcher la daurade avec des buscles, autant cela me paraît compliqué avec le calmar, enfin bon on verra après... 

Mais cette fois on s'en fout carrément, nous voulons que nos amis en profitent aussi, car on le sait bien, la saison d'hiver est dure pour le moral et cette manne providentielle tombe à pic dans un monde où un rien peut vous faire passer à côté du bonheur...Seulement voilà, pour déplacer nos troupes il faut vraiment un concours de circonstance car aller loin, marcher un peu, affronter le froid sibérien une grosse partie de nuit et pour finir un retour aux aurores les yeux piquants de fatigue, sans garantie de succès ne favorise pas vraiment les regroupements et les candidats à nos sorties ne se bousculent pas au portillon...

Pour l'occasion c'est Greg, Robert, claude et moi qui sont de retour sur des terres lointaines que nous n'investirons pas bien longtemps encore car nos moyens limités ne nous permettent pas de faire toutes les folies. La prix des appâts en sont la première cause, il faut bien le dire on s'accommode facilement de ce qu'on à en matériel mais le consommable comme les fameux bibis là c'est autre chose. Sur ce sujet il est évident de parler de l'intérêt que suscite ce genre de vers dans les yeux des poissons, il faut bien le dire le créateur qui créa le bibi ne s'est pas mis le doigt dans l'oeil, c'est un des meilleurs aimant à daurades qui existe et qui marche toute l'année en plus. Dans ces conditions nous n'allons pas exagérer car à trois euros le bout on a vite fait de se retrouver avec des dizaines de précieuses sesterces à dépenser et sur ce point nous irons à l'essentiel.

Sur place c'est encore pire que prévu, il y a une brise qui fait descendre le température rapidement, les mains dans les poches, le visage tuméfié par les quelques degrés au dessous de zéro vont finir par avoir raison de ma belle volonté. C'est bien simple quand un de nous a la touche il calcule le temps qu'il va mettre pour remonter son poisson étant donné que pour cette soirée les petites blanquettes sont de sortie. Dans un souci de préservation il n'y aura pas beaucoup de poissons gardés, tant pis, même avec un hameçon dans la gueule elles retournent à l'eau. Pour tout dire le ressenti des températures est impitoyable pour nos mains, même les plus téméraires du groupe vont se rendre à l'évidence...On se les gèles copieux !!!

SNC15969

Alle zou à l'eau petite !!!!!

Je vais prendre rapidement un très beau marbré au bibi non loin des berges, il m'a fait une touche plutôt timide qui ne m'a pas immédiatement interpellé. La merveilleuse brise de Nord Ouest qui balaye la surface et qui chasse les brumes qui naissent sous les lumières de l'éclairage public ne nous invite pas à sauter de joie d'ailleurs je n'ai pas eu le courage de sortir l'appareil photo tellement il faut attendre de longues minutes les mains dans les poches pour retrouver un semblant de chaleur. Heureusement Claude sauve l'honneur avec ce gros sar d'une blancheur curieuse....Malgré les watts de nos frontales nous allons calculer quelques instants pour reconnaître à coup sûr l'espèce qui vient d'être prise. Sur le coup le poisson entrelacé dans les mailles du filet ressemblait à une blanquette car il n'avait pas la moindre rayure sur lui et il a fallu quelques instants pour qu'elles apparaissent enfin...

DSC04345

la suite est bien moins encourageante car certes il y a des touches, des touches uniques, sans suite, presque furtives qui ne laisse pas beaucoup de doutes sur la taille des poissons sous l'eau. De temps en temps nous finissons par piquer ces fameuses petites blanquettes vont retourner aussitôt à l'eau et irons finir de grandir comme l'a prévu la nature.

La suite par contre nous la connaissons parfaitement, retour à la voiture super chargé, grattage de pare-brise, chauffage à fond, autoroute les yeux piquants par la fatigue sur-humaine et laisser tout ses souvenirs derrière sois planté sur cette digue comme une phrase que l'on a dit trop vite, comme une étincelle qui nous a ébloui quelques segondes...

 



Vendredi soir j'ai un peu les glandes car j'ai un lontain souvenir de la pêche aux calmars, il paraît même qu'en hiver il y en a un peu. Je dis il paraît car il faut bien le dire en ce moment il faut bien les chercher pour espérer en trouver trois ou quatre.

Je vais rejoindre mon copain Maxime qui m'attends depuis l'après-midi sur le tout nouveau poste que nous avons eu la chance de re-découvrir il y a quelques semaines. A force de farfouiller, parfois on arrive à trouver quelques recoins qui abritent quelques temps le poisson qu'on vient chercher. Du haut de la colline je voit de loin ses bouchons lumineux flotter sur un mer totalement calme et balayée sombrement à la surface par un vent furieux. Ce qui a de bien ici c'est qu'on a une vue panoramique , en restant planté ici quelques instants à regarder tout ce que j'ai vécu ici, soudain la lumière revient un peu, je n'entends presque plus le bruit assourdissant de ce Mistral et je revoit les belles choses d'autrefois. J'esquisse un sourire quand soudain je revoit mon père qui dévale la pente de granit chaussé d'espadrilles catalanes, il avait pris un peu d'avance sur moi pressé de pêcher les poissons de roches, quand il se retourne brutalement en stoppant la pas pour me lancer:

-< Allé Roland dépêche toi, zou !!!!>

Je poursuit ma route...

Arrivé en bas mon copain à déjà pris deux beaux sujets qu'il s'empresse de me montrer, avec son nouveau peson électronique il nous dira son poids.

DSC03287

Pas facile de pêcher avec ce vent, décidément en ce moment c'est pas la panacée il y a du vent à toutes nos sorties nocturnes, d'ailleurs si on regarde bien rare sont les fois où nous avons eu de bonnes conditions de pêche et cela dure depuis pas mal de temps.

Ici pas de profondeurs vertigineuses il faut régler les stop floats sur cinq mètres car pour finir il y a des têtes de roches qui remontent ce qui nous ferait perdre les montages à coup sûr avec seulement un mètre de plus. Du coup moi je ne met qu'un seul bouchon car je ne me sent pas de gérer plusieurs flotteurs avec un courant fort qui balaye tout, Max tente le coup quand même mais rapidement il doit abandonner deux bouchons et se concentrer sur un seul. Mais l'histoire nous prouve souvent dans ce cas qu'il ne sert à rien de multiplier les montages, les calmars sont rarement de partout à la fois, par beau temps, par courant faible trois lignes suffisent amplement d'ailleurs ordinairement avec une ligne de surface, une à mi hauteur et une autre au fond nous renseignent immédiatement de leur présence. L'erreur c'est de mettre deux ou trois bouchons côte à côte à la même profondeur, en principe il vaut mieux écarter les lignes et jouer sur les hauteurs pour bien cibler sa proie. On parle on parle, mais là mon bouchon viens de titiller bizarrement, on ne sait pas trop si c'est le les bourrasques qui couchent le flotteur ou si c'est une touche mais je remonte l'ensemble d'un coup de manivelle de velour pour voir ce qui est dessus. Volontairement je laisse éteinte ma lampe pour "cueillir" le petit curieux au dernier moment. Dans le faible éclairage je ne voit pas immédiatement apparaître un petit calmar qui s'était mis dans le prolongement du poisson et ce n'est que parce qu'il s'est mis à crachoter quelques gouttes d'eau une fois en l'air que je l'ai aperçu...T'as qu'a voir le monstre. Ce genre de petit sujet va aller armer une canne à pêche pour tenter un gros loup et de mémoire c'est une des meilleurs appâts frais qui existe pour lui.

Vers onze heure il y a un passage de calmar car je vais en faire plusieurs à la suite mais le second est nettement plus gros, ceux qui ont déjà pris de gros calmars savent à quel point ils peuvent te faire la misère. Je ne craint pas pour mon matos mais quand il sonde... y sonde ! toute la canne se plie franchement vers le bas et il n'est pas vraiment possible de le contrer alors entre deux rushs je le soigne, je ne l'énerve pas, je le remonte tendrement jusqu' à la surface et je le salabre une fois qu'il est en confiance si je puis dire ainsi...

Minuit il n'y a plus rien dans l'eau, les bouchons dérivent au gré d'un courant épouvantable, la mer semble stérile subitement. Nous sommes là assis à subir les frasques d'un mistral bien trop fort pour nous, il décoiffe les arbres bien peignés derrière nous qui s'agitent comme des pantins aux pieds noués, malgré toute la passion que j'ai pour la pêche je n'ai plus envie de rester encor.

Pour le reste c'est comme deux jours avant, on plie boutique, on marche en faisant des calculs qui ne servent qu'à nous faire revenir ici et à écrire  nos aventures dans un blog de pêche pour vous...

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  • : C'est l'histoire d'une poignée de gars qui rôdent les sentiers des calanques de Marseille, avec son lot de réussite, de déception face aux filets de pêcheurs, de la saleté laissé sans vergogne. Ici on montre tout et on vous dit tout !
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  • Quand la nuit tombe nos esprits s'éveillent, qu'importe le temps  ou les saisons il n'y a pas de poissons à l'abri de nos cannes à pêche...  Aventures de pieds nickelés garanti...
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