Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 07:32

DSC02059-copie-1 

 

Assis au bord de l'eau un soir en ces premiers jours de printemps aux Embiez je suis songeur, je repense à tout ce temps qui passe et qui empile sur des milliers de lignes de ce blog une série d'aventures, des récits qui pourraient s'arreter du jour au lendemain car elles racontent l'histoire de notre vie...

Quand un jour j'ai eu l'idée d'écrire mon parcours de pêcheur sur la toile et de le faire partager à ceux qui voudrais bien m'accompagner un peu, je ne me doutais pas que l'histoire d'un fada parmi tant d'autres, pourrais m'attirer autant de joies et de récompenses que des peines tant la nature humaine peu se montrer sous plusieurs faces à la fois...  

 

La pêche n'est pas une activité gratuite comme vous l'avez remarqué, entre le matériel qui est hors de prix, les consommables comme le fil les plombs qui s'usent à toute allure, le prix horrible des appâts, on va essayer de trouver d'autres solutions moins coûteuses afin de reprendre un peu de souffle financier pour avoir une pêche durable.  

Profiter de la belle saisons qui démarre c'est aussi la possibilité de pêcher avec des appâts naturel comme le crabe , la moule, les petites piades noires ou les grosses rouges qui font souvent la différence dans une soirée calme en touches. Il ne faut pas perdre de vue qu'une dorade reconnais immédiatement la nourriture qu'elle a déjà consommé, par là, un crabe bien croustillant qui lui est offert ne fera pas un pli alors que parfois un ver ne suscite peut être pas immédiatement son attirance. Mais comme la nature est bizarre, parfois ce poisson magique laissera tomber une belle piade au profit d'un gros bibi qui pourtant n'a rien de commun dans son alimentation. Cela nous indique qu'elle est frivole dans son comportement alimentaire et c'est ainsi que se mesure toute sa subtilité qui nous laisse dans le doute.

Le plus difficile c'est de mettre en oeuvre tout ça car comme je vous l'ai dis plus haut, la pêche c'est une histoire de sous et il n'est toujours possible de débourser 20 ou 30 euros par semaine afin de trouver la chose qui marchera le mieux un soir donné.

Nous avons tous quelques chose en commun dans notre vision des choses , c'est la recherche du poisson magique. Le rêve de la prise qui bouleverse le comportement au point tel qu'il fait faire des kilomètres dans les terres ou en mer afin de se rendre sur un poste qui promet le toucher l'ultime. Mais comme Icare qui fit de ses ailes factices un ascenseur pour rejoindre l'absolu, nous retombons souvent dans l'incompréhension qui nous ouvre tout droit les portes du théâtre des doutes. Nous devenons un acteur solitaire d'une pièce de café théâtre qui explique en silence au monde entier que nous n'avons encore rien compris des enjeux alimentaire des poissons.

Pas facile de passer une soirée calme avec les meilleurs mets pour nos poissons chéris sans aucune manifestation d'interêts de leur part. Voilà des situations qui imposent de rester humble quand tout vous souris, être relatif quand rien ne marche, les méandres de la pêche nous attirent pour cela, un jour on est chat...un jour on est rat...

Gégé et moi nous avons choisi les Embiez au dernier moment  car certains postes du Frioul ( comme il était prévu au départ) sont loins de notre magasin d'appâts favori et les allés et retours, la circulation, le parking, Marseille, la marche...... à eu raison de notre courage. En allant aux Embiez on ne perd pas au change, le poisson est assez tranquille et dès la tombée de la nuit il sort se nourrir, armés de toutes sortes d'appâts nous touchons terre vers 17 heures grâce à la navette.

Les postes habituels vont se montrer hostiles, les posidonies qui ordinairement sont immergées, là sont quasi hors de l'eau. La maigre marée est bien prononcée mettant à l'air libre une bande de terre sur des dizaines de mètres inutile de pêcher ici, c'est l'échec assuré. Plus loin au hasard du chemin nous trouverons un coin qui nous paraît pas mal, on s'installe, on déballe, la nuit peut commencer...

Bon allé, je n'ai pas le temps de monter ma deuxième canne à pêche qu'il y a déjà une touche. Wouhaouuu, il faut que je me dépêche car il tire furieusement sur le fil, je remonte le poisson et une grosse touffe d'algues sur le plomb, j'espère que nous n'allons pas laisser trop de plomb ici car il me semble que le sable est bien plus loin que nos possibilités d'aller le chercher.

DSC02065 

 

Par chance les sars n'ont pas l'air d'être trop petits mais je relâche presque tout, seuls quelques élus de quatre cents finirons frits demain midi. Contrairement à ce que pensait, le poisson est loin d'être peinard ici, plongeurs, bateaux, rameurs, la navette se croisent dans un bal du dimanche en cohorte ininterrompue. Dans ces condition le poisson est timide et je pense que nous commenceront à faire pêche dans la nuit, pas avant...

DSC02058

Malgré tout les sars défilent, il y a beaucoup de touches dans ces conditions empiriques on a prévu de gros hameçons pour ne pas prendre les petits qui pourraient mal se piquer et mourir inutilement. Pas question de prendre une blanquette de cent grammes ( ou même deux cent) et d'être obligé de la garder par ce qu'elle a mal mangé du 3/0 et le tour est joué. Dans la nuit, toute l'agitation qui transpirait l'oppression patronale a disparu d'un coup, plus aucun bateaux, plus de plongeurs, les rameurs semblent avoir rangé leurs rames, nous sommes enfin seuls au coucher du soleil accompagné par les bruits de la route lointaine qui s'agite encore avant la nuit...

DSC02070

 

La nuit... elle est douce et légèrement venteuse. Les touches sont en discontinu mais à chaque fois on s'enrrague dans les herbiers, apparement les poissons le savent bien et ce jeu deviens vite gonflant mais on ne laisse presque jamais le montage.

Alors que nous sommes en train de manger amoureusement nos sandwichs face à une mer totalement lisse, une clochette viens de retentir...C'est l'écureuil clochette de Gégé qui a parlé,  il attrape sa canne tout surpris de la rapidité de l'envol et la lente remontée commence. Sa canne est pliée en deux, comme prévu le poisson se tanque dans les herbiers, il doit le sortir par tirées successives puis on recommence. Près du bord il se plante carrément, Gégé doit le sortir à grand coup de scions et je pense que le dernier a du rallonger le poisson de trente bons centièmes, son extraction du trou où ce sar comptait rester s'est fait en force.

DSC02072

Vers minuit le froid et le vent s'installent rapidement, le café fume e trechauffe nos mains, les touches sont devenues très éparses nous décidons d'aller pêcher dans le port alors on remballe, on astique le coin pour le laisser le plus propre possible le retour est en marche.

 Arrivé sur notre poste tout l'armement est envoyé, les touches fleurissent sur presque toutes les cannes quand soudain une petite tirée fait monter doucement mon écureuil. Je m'y attarde un peu plus que sur les autres touches. Gégé qui peste derrière moi est aux prises avec une embrouille de fil, il compte défaire une pelote de nuit sans frontale et sans ses lunettes, voilà un exercice délicat qui demande beaucoup de lumière. En fait il se demande où sont ses lunettes et pour les trouver il a besoin de trouver sa frontale, qui est sur sa casquette au dessus de la visière donc pas dessous.

D'un coup le frein de mon moulinet parle deux fois, je suis sur que c'est une daurade et puis alors une belle...je lui laisse un peu de mou pour qu'elle avale le gros bibi, le fil devient mou et pendouille, tant pis je ferre !! Le poisson est planté, le problème c'est qu'il arrive un peu trop vite sur moi, à dix mètres du quai il plonge en donnant de gros coups de têtes et reprends du terrain. Il n'y a pas d'obstacles qui pourraient gêner mes manoeuvres, je laisse tirer le poisson vers le large, puis sur la droite et la gauche pour qu'il se fatigue j'ai tout le temps à lui consacrer. Le cinéma va durer un moment et je commence à pouvoir reprendre mes esprits mais d'un coup tout devient léger, le poisson est parti. En fait, après examen je n'ai plus d'hameçon, le fil qui a dû trop frotter sur les dents pendant de longues minutes ou coupé par une armée d'incisives, peu importe, je reste quelques minutes à ne pas pouvoir décrocher un mot à rembobiner le film de ce combat...

Gégé m'interpelle: T'y a eu une touche mon gari ?

Il a retrouvé sa frontale et ses lunettes, défait sa pelote de fil, tout prêt à relancer, même regarder l'heure et n'a rien suivi de ce qui vient de se passer.

Il est trois heures docteur je plie mes affaires je vais pioncer un peu...

DSC02067

Partager cet article

Repost 0
Construit et imaginé par RORO, GREG, MARCO. - dans Poissons
commenter cet article

commentaires

  • : Daurades, Sars, Pageots, Loup, calmars, seiches. Surfcasting, calanques de Marseille. Cuisine. Respect de la nature.
  • Daurades, Sars, Pageots, Loup, calmars, seiches. Surfcasting, calanques de Marseille. Cuisine. Respect de la nature.
  • : C'est l'histoire d'une poignée de gars qui rôdent les sentiers des calanques de Marseille, avec son lot de réussite, de déception face aux filets de pêcheurs, de la saleté laissé sans vergogne. Ici on montre tout et on vous dit tout !
  • Contact

Roro.

  • RORO, GREG, MARCO, GEGE.
  • Quand la nuit tombe nos esprits s'éveillent, qu'importe le temps  ou les saisons il n'y a pas de poissons à l'abri de nos cannes à pêche...  Aventures de pieds nickelés garanti...
  • Quand la nuit tombe nos esprits s'éveillent, qu'importe le temps ou les saisons il n'y a pas de poissons à l'abri de nos cannes à pêche... Aventures de pieds nickelés garanti...

Pour contacter SILVERPECHE.

                Depuis Votre Messagerie notre adresse est: 

                              silverpeche@gmail.com

    

Recherche Dans Le Blog

Catégories