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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 10:22

Toutes les semaines nous avons à coeur de traiter un sujet qui tourne autour de notre pêche, il y a les vers d'élevage qui représentent trois quart de ce qu'emporte un pêcheur toute l'année. Avec les nouvelles techniques le pêcheur moyen ne risque pas de se retrouver en panne de vers tant la gestion intensive est aboutie, ce mal nécessaire doit vivre pour ne pas épuiser rapidement la mer déjà trop sollicitée. Pour les bibis tout se complique, les élevages chinois n'arrivent pas à donner le change sur la qualité de ce ver, on se retrouve avec un bout de matière vivante en boite qui ne sert que pour le dépannage et il faut bien le dire, ça ou rien c'est du pareil au même. Le probème c'est que le pêcheur est un grand consommateur de bibis de sète, à force d'en collecter des milliers toute l'année pour assouvir notre besoin nous sommes au bord de l'épuisement des stocks sétois et les revendeurs peu à peu ne peuvent plus réellement fournir la demande. Il faut se tourner vers la Gèce, l'Italie et l'Espagne mais les bibis n'ont pas la même valeur dans nos eaux même si ça dépanne bien. L'autre ressource qui est en grande perdition c'est la sardine et l'anchoix de méditerranée, c'est un appât incontournable l'hiver quand on pêche les sparidés, le congre, le pélagique seulement voilà. En 2007 les chalutiers pouvaient débarquer plus de 13.000 tonnes de sardines sur le quai, en 2009 le chiffre à basculé à 3.600 tonnes, en 2011  760 tonnes, 630 tonnes en 2012. Des chiffres très inquiétants qui sont évidement dû aux chalutages intensifs et à la pollution qui tue le plancton dont se nourri la sardine. Nous reviendrons dessus ce dossier avec les chiffres de 2013 qui ne ne vont pas manquer de vous interpeller.

dossier sans titre

Pour l'heure je suis dans ma vieille bagnole rouge en direction de Callelongue, il n'y a pas un gramme de vent dans ces calanques, cela est de bonne augure car en plus la mer remue fortement. Normalement c'est des bonnes conditions pour pêcher, le poisson est moins regardant car les appâts bougent sans cesse au fond. J'ai prévu de faire une pêche en deux temps car j'ai remarqué que les poissons bougent beaucoup quand le mer est forte, c'est la raison pour laquelle la première partie de la pêche se fera à Marseillveyre et l'autre à côté du port de callelongue. Voilà un exercice qui demande du courage, il me faudra déménager deux fois dans la même soirée mais j'ai une idée derrière la tête et ça, c'est plus fort que moi...

 

Rapidement les touches vont arriver, je n'ai pas monté ma deuxième canne que je suis déjà en ligne avec un poisson qui bataille ferme. J'ai calé un mouron dans les fonds mixtes, en principe ces lieux sont hantés par les sparidés et ils ne tardent pas à se manifester si ils y sont. Bon, ma première prise c'est une ravelle de belle taille qui v a retourner à l'eau, à vrai dire ce n'est pas exactement ce à quoi j'aspire et si j'en prends plusieurs à la suite mon remballage d'affaire risque de se précicpiter un peu. En une heure la constat est clair, il n'y a que des bogues ravelle dans l'eau d'ailleurs je n'ai même pas monté la troisième canne tant je n'ai pas de répis entre deux touches. Allé on remballe !

Marco fonds

La marche est une simple formalité d'une demi heure dans la caillasse glissante, bien aidé par ma frontale de 5200 lumens je contourne le petit port pour rejoindre son extrémitée occupée par les pêcheurs de calmars. Je trouve ça vraiment étrange d'aller pêcher le calmar ce soir, la mer est trop forte et l'eau est bien trop chaude pour en trouver, en plus pour voir une touche dans ces conditions plus le fil qui doit forcement se coincer dans les roches. Je regarde un moment du haut de la coline comment cette fine équipe s'en sort pour rejoindre très songeur le poste que j'avais choisi pour la deuxième partie de ma pêche de ce soir. Je ne vais pas être bien long pour installer mes trois cannes à pêche, surtout qu'il m'est impossible de louper le premier départ au ver noir, le frein s'emballe entrainant l'écureuil dans sa course vers le ciel, je prends la canne en main et envoie une ferrage souple mais ferme qui normalement doit finir de planter le 1/0 dans la mâchoire du poisson. Bingo !!!! Voilà une remontée réjouissante, le poisson bataille comme un diable sur la ligne qui devient par moment extrêmement lourde à remonter, de plus il part sur la droite en direction des roches comme si il avait compris que par là est sa porte de sortie. Bon tant pis, je le contre en force au risque de casser, de toute façon si il continue dans cette direction je le perds quand même, me voilà debout en équilibre sur un pic glissant la canne pliée à la main. Soudain la ligne devient molle et je pense avoir perdu le poisson, je descend de mon pic pour une roche plus plate en bas quand, je sent une grosse tirée sur ma gauche ? A merde, en fait le poisson a rebroussé chemin et en ma direction, wouaouuu, dis donc il est drôlement futé le kiki, je relève la canne pour reprendre le combat mais le fil est coincé juste dessous la roche, j'ai beau tirer en essayant de le libérer rien n'y fait ce sera la casse. C'est tout ce que je redoute ici quand la mer est forte, on a pas la possibilité de s'approcher suffisemment de l'eau et les roches qui bordent la mer sont tranchantes comme des rasoirs, un poisson un peu plus gros à toute ses chances de s'en sortir à moins de le sortir en force de l'écume. Mais que cela ne tienne j'ai à nouveau une belle touche au mouron sur la canne du fond, là il va falloir ne pas se laisser déborder par la situation, gros poisson ou pas il faudra être ferme au dernier moment pour vois enfin de belles écailles. Ah tient le sujet suivant est tout aussi batailleur, je ne voit pas bien ce que c'est mais il me semble que celui-ci soit à ma portée, ce n'est pas un sar c'est sûr voyons voir. Au raz de l'écume que j'éclaire avec rage pour bien le voir, le coco surpris va me donner deux gros coups de têtes qui me font perdre quelques mètres de précieux terrain, c'est un beau pagre que je vais extirper de l'eau rapidement. Ce n'est pas la prise de l'année mais sa taille me va parfaitement, il a le corps à peine moins gros qu'une assiette ce qui par association d'idée va nous faire une belle portion. Vers minuit las de ne prendre que des merdes de beaux yeux et des sars minus je remballe...

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Samedi c'est la sortie extrême de la semaine, Marco, Stef et moi sommes en route pour une aventure hors normes. Le vent souffle très fort pour nos pauvres âmes et nous devrons trouver rapidement une sorte d'abri pour pouvoir pêcher quelques heures. Le sujet sur les appâts bat son plein ce soir, Il est évident que ceux qui ont vécu de cette mane et abusé de leur clients vont salement morfler vu que les producteurs vont s'emparer du marché. On vous en dira plus une autre fois...

Pour l'heure nous ne sommes pas déçu de la météo, il faut bien le dire, de temps en temps il faut impérativement se plonger dans un contexte épouvantable pour qu'à la suite tout semble facile, ce soir c'est une soirée extrême et les techniques d'urgence vont marcher du feu de dieux !

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Rapidement je positionne une canne au raz des roches, moi je ne me sent pas d'envoyer comme Stef qui pulvérise la pélicule dans des lancés très appuyés. Marco qui est là depuis le matin à déjà fait sa pêche; il a pu profiter d'une météo un peu plus clémente, il est là pour assouvir une passion qui n'a pas l'air de s'éteindre et nous on est là...On ne sait plus au juste tellement il ya du vent...

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Notre petite histoire va tourner assez court car le vent est si fort qu'il ne sera pas possible de voir une touche, la preuve c'est que Stef va prendre un beau pageot sans rien voir du tout, la bannière est trop grande et même un poisson comme ce sparidé très batailleur ne peut pas la résorber comme ça. Marco va prendre quelques poissons dont un gros labre varié en plus et moi je remet à l'eau les quelques sars non maillés qui se sont laissés dupé par une empile fixe très longue, bon...

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Le lendemain je décide de trier le poisson que Stef m'a confié pour qu'il soit amoureusement consommé, il ne faut pas perdre le poisson qui a été pêché, la vie est si précieuse même pour le poisson, la moindre des choses c'est que nous la respections tous. Je me met à trier la tripaille et à ma grande surprise voilà ce que j'ai trouvé.

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Je ne sait pas du tout ce que c'est, on dirait une arapède avec une carapace dessus et cela mesure deux centièmes et demi.

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Reno tu as une idée ?

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Je vais trouver une pince de crabe,

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et du coquillage plus une purée de trucs qui ont été déjà quasi digéré.

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Nous allons rentrer à minuit, non là c'est trop pour nos petites âmes, après une marche difficile avec un bon vent de face qui risque de nous faire basculer dans le vide nous allons rejoindre avec soulagement la voiture. Nous resterons là une bonne heure à discuter sous les bourasques de vent qui nous assaillent, mais vers une heure er demi je met un tour de clé et le préchauffage de ma vieille bagnole s'allume, le moteur s'ébroue, notre histoire est enfin finie...


 

 


 

 


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RORO 30/01/2014 13:48


Cher Bergamote nous avons des spécialistes qui connaissent tellement de trucs sur tellement d'espèces qui vivent sous la mer, qu' à chaque fois que j'examine un estomac je suis obligé de demander
assistance à ces spécialistes qui ne tardent jamais à trouver. Là la bestiole dont vous me parlez n'est pas vraiment une puce de mer car elle n'a pas de pâtes mais plutôt une ventouse et des
ongles sur le dos en guise de carapace. De plus la puce de mer ne vit pas dans l'eau, malgré que je voit bien ce dont vous parlez je ne connait pas le nom exact.


Merci du com chère Bergamote.

Bergamote 29/01/2014 23:19


Je crois que c'est un parasite qu'on appelle une puce de mer,


J'en ai déjà trouvé sur la queue de certains sars voire certaines fois dans leur gueule


 

renaud 28/01/2014 10:03


Yep, je confirme c'est un chiton.


Plus de bibi, moins de sardine, mais un pagre simpat + un gros qui est reparti a la mer.... Y a pire.


Bise a tous.

alainpaddy 27/01/2014 09:09


Quand on aime on ne compte pas !! et je crois que Marco est follement amoureux !! Peut être qu"avec l'âge !!!!! ça lui passera ! 

Roro 27/01/2014 08:29


Salut Pad, oui là on a fait fort. Marco y était depuis 4 heures du matin et à ce régime de vent il a bien tenu. Hier il était d retour sur ce poste dans les mêmes conditions, ho putain faut aimer
la pêche ou être complètement fou !!!!


Bises.

Roro 27/01/2014 08:25


Merci Alex pour la précision, je suis allé sur wiki pour vérifier et cela y ressemble parfaitement, merci !

alainpaddy 27/01/2014 00:03


Toujours aussi fou ! aussi passionné ! c'est beau d'être jeune !! du moins dans sa tête !! 


 


ton espèce d'arapède , ça  ne serait pas une datte de mer ? 


Bises .

alex 26/01/2014 23:24


salut Rolant  la bestiole d'aprés la tof est un chiton une sorte d'arapede mais articulée


c est asse frequent collé sous les pierres, sort la nuit pour brouter et le cas echéant pour se faire bouffer aussi ;-)


sur ce bonne année plein de peïs  et de belles aventures dans ces calanques adorées que j'ai plaisir à lire régulierement

  • : Daurades, Sars, Pageots, Loup, calmars, seiches. Surfcasting, calanques de Marseille. Cuisine. Respect de la nature.
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  • : C'est l'histoire d'une poignée de gars qui rôdent les sentiers des calanques de Marseille, avec son lot de réussite, de déception face aux filets de pêcheurs, de la saleté laissé sans vergogne. Ici on montre tout et on vous dit tout !
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