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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 12:37

En ce qui concerne la pêche il n'y a pas trente six solutions, si un pêcheur veut prendre du poissons il faut qu'il y aille...Bien sûr il faut composer avec les éléments qui parfois ressemblent à un parcours de combattant, mais globalement l'histoire se répète à l'infini et se rendre souvent au bord de l'eau est le meilleurs moyen d'assouvir sa passion. Pour cet article nous n'avons pas lésiné sur les moyens pour vous offrir une palette bien large de ce qu'il est possible de faire pour avoir une idée claire sur la présence des poissons.

Lundi,

Le temps est incertain dans ce coin, il y a du vent, la mer n'est pas exactement dans le bon cadre de la pêche avec une sorte de houle en tôle ondulée de travers qui ne fait pas fantasmer l'esprit des masses. Mais bon Marco a attendu plusieurs mois avant de nous rejoindre, il est prêt à toutes cabrioles pour traquer les poissons qu'il transférera sur Paris sous bonne escorte. Max l'accompagne joyeusement dans les dédales des roches millénaires car il est en présence d'un " affamé" qui va commencer en douceur ses premiers apprentissages à une autre pêche que le calmar.

Rapidement les touches arrivent jusqu'aux écureuils, ce qui est extraordinaire c'est que cela ressemble à s'y méprendre à des touches de daurades. Le témoin monte par étages puis se colle, redescend jusqu'au moment où le poissons trouve l'hameçon et entame un fulgurant départ. Au début la remontée est plutôt facile sans trop de rushs mais à quelques mètres du bord la daurade arrive...Max comme à son habitude est prompt au salabre, en quelques instants elle est dans l'épuisette en tenue de soirée pour son dernier bal...

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Dans la foulée une autre plus petite et ce sera la fin des touches car le vent, le froid et la mer change de registre pour se mettre définitivement ce soir au mauvais. Les baguages seront pliés vers une heure du mat, tout doit être en ordre car demain, demain...

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Mardi,

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Je prends le relais dans la foulée, on change radicalement de décor car j'accompagne mon tendre ami dans les couloirs des calanques de Sormiou, je connais bien le coin mais pour le coup nous testons un tout nouveau poste que nous ne connaissons pas et pour cause. Il y a une grosse descente dangereuse qui s'étrangle dans un couloir de rocaille et d'épaisse broussailles pour aboutir dans un passage vertigineux où sans corde de rappel l'aventure n'a pas lieux. D'en haut on pourrai se dire que c'est impossible mais avec une corde et une grosse dose de courage ou d'inconscience tout se passe plutôt bien si on observe toujours à l'esprit qu'il ne faut pas se surpasser de trop. Tout en bas c'est un grand plateau en pente qui est assez confortable pour deux pêcheurs et encore une fois cela ressemble à s'y tromper aux calanques de Cassis. Par contre la marche est tout simplement éliminatoire pour nos poumons et nos jambes qui crient au scandale après une longue journée de travail, il faut aussi dans la foulée de frayer un passage en force dans les épais buissons de lauriers ou de romarins charnus qui entravent une coulée qui semble impraticable au premier abord. Pour autant en se motivant ou en se cassant la gueule dans la caillasse on fini par arriver en bas d'un falaise abrupte qui paraît hostile. C'est notre façon de pêcher, nous aimons trouver des recoins qui ne sont pas accessibles, on pêche dans des conditions parfois limite du raisonnable, mais ce la procure une sorte d'aventure que beaucoup ne pourrons pas comprendre immédiatement.

Bon moi je suis debout depuis cinq heure du mat, j'ai fait un certain ménage dans l'appartement, les courses, la bouffe, conduit les enfants à l'école et repris en fin d'après-midi, le bain du dernier pour me retrouver ici un peu fracassé et sans trop de punch mais la joie de retrouver enfin mon copain fait passer facilement tout ça. Curieusement il n'y a pas trop de touches pour nous mettre dans l'action, seules les grosses oblades qui vadrouillent font un peu d'animation mais elles retournent toutes à l'eau avec les petits sars et le beau chapon. Nous avons deux cannes au bouchon pour le calmar mais la méconnaissance du coin ne me donne pas immédiatement confiance, je ne sait pas exactement si il y a 20 ou 30 mètres de fond ce qui rend difficile la compréhension de la technique à employer, d'ailleurs ça n'a pas loupé...On a pas pris de calmars. Non, nous sommes venue de si loin pour prendre du très beau poisson, pas ceux qui se pêchent toute l'année avec à peu près n'importe quoi.

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Finalement nous n'avons pas grand chose à nous mettre sous dent ce soir mais bon, les calanques c'est toujours un peu ainsi car c'est soit le carnage soit le limite bredouille, par contre c'est toute l'année comme ça hiver compris. Je vais vous passer le retour jusqu' à la voiture et la première partie de la remontée de la petite falaise à la corde ça serait de trop.

Mercredi,

C'est le dernier jour de pêche de Marco avant le retour sur Paris et c'est Greg qui s'y colle cette fois. Il va le conduire dans le Var avec tout l'armement nécessaire et même plus à la traque de la reine des poissons. Marco a trouvé toute une ribambelle d'appâts qui sont monnaie courante sous l'eau car c'est du coquillage, normalement les daurades ne résistent pas indéfiniment à l'appel d'un beau couteau bien juteux posé sur le sable. 

Nous on reste en contact au téléphone, ma petite troupe est en ébullition car Marco vient de prendre une très belle " galinette" au couteau ce qui déclenche une vague de déconnade sur le dos de Ange qui ne nous a pas épargné.

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Il fait un froid de canard et à peu prêt tout gèle, homme compris, ce n'est pas le café bien chaud qui fait défaut mais là c'est trop, nous n'avons pas la voiture à côté nous pour surveiller les cannes...vlan dans les dents !!!

Pourtant la soirée va se passer comme une soirée d'hiver, il n'y a pas trop de touches et même si il y en a elles sont molles comme les guiboles de Greg qui n'a pas dormi depuis...depuis un bon moment. Mais Marco y croit plus que tout, il cavale sur le digue comme un beau diable pour alimenter les sept cannes qu'il a mis en place et de petites touches en petites touches cela fait du travail.

Soudain c'est le paradis, c'est la vrai touche ! Les quatre yeux exorbités dans l'attente du départ de freins nos amis sont prêt à tout. La canne plie ferment et c'est le ferrage dans les règles:

-"C'est une belle, c'est une belle"!!!

Dis t'il comme si il venait de toucher le gros lot. 

les rushs biens appuyés font penser à autre chose qu'à une daurade, mais bon là on est dans le délire, Greg saute sur le salabre et entame une périlleuse traversée des blocs de roches qui pourraient à tout instant lui faire dévaler l'espace sur le cul jusqu'à l'eau. tant bien que mal il attends sa lumière braquée dans l'eau en espoir de voir enfin le poisson de la soirée. Soudain c'est une tâche claire mais assez longue qui avance et là pas de doutes possible c'est un fiélas qui se tortille à la surface comme une merde molle. Non mais tu te rends compte, prendre un congre au coquillage c'est la déroute totale.

De palabre en nouvelles fraîches les heures passent sous le froid qui devient vraiment prenant, Greg à une touche à revenir. 

-"Ha tient j'ai une touche de merde".

Pour le fun il ferre et ne sent rien au premier contact, puis la pression se fait sentir jusqu'à ce que le moulinet se bloque à dix mètres,

-"C'est un loup, c'est un loup,ho putain c'est de la bombe !!!"

Marco bien plus agile vole de roches en roches pour se positionner comme un artiste entre les failles bien en évidence. Hoplààààààà, c'est dans la poche...

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Y'a pas à dire, un loup c'est beau, ses reflets bleutés font des pluies d'étoiles dans les yeux qui émoustillent les neurones car quand on sait le goût que ce genre poissons réserve...

l'aventure se fini à quatre heure dans un froid sibérien, pendant que nos amis les galinettes à cette heure sont au chaud dans leurs rêves, des rêves qui les conduit dans un pays où ils prendrait plus de poissons que nous, mais à cela prêt, ce monde,

il n'existe pas...et vlan dans les dents !!!


 


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  • : C'est l'histoire d'une poignée de gars qui rôdent les sentiers des calanques de Marseille, avec son lot de réussite, de déception face aux filets de pêcheurs, de la saleté laissé sans vergogne. Ici on montre tout et on vous dit tout !
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  • Quand la nuit tombe nos esprits s'éveillent, qu'importe le temps  ou les saisons il n'y a pas de poissons à l'abri de nos cannes à pêche...  Aventures de pieds nickelés garanti...
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