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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 20:36

j0178209omme vous savez sûrement le vendredi soir est consacré à une activité de plein air qui mobilise toute notre énergie et là pas question de dévier de notre route, c'est la pêche un point c'est tout !!!

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Le vent de sud-est gâche un peu la partie, il est plus chaud, fait rentrer la mer de travers en surface, rien de bien bon pour le calmar, mais avec un peu d'habitude ça devrais faire l'affaire. Je part de bonne heure sur mon poste, je boue d'impatience de me retrouver une fois de plus sur ces roches lisses que les précédents occupants ont considérablement sali. On a beau expliquer que c'est en grande partie à cause de cela que les lieux du futur parc des calanques ont été imaginés, que c'est les merdes que laissent les pêcheurs qui sont remontées sous forme de photos sur le bureau du maire de Marseille et GIP, mais non, rien n'y fait c'est les mêmes qui laissent avec les mêmes saletés...bon, je met dans un sac deux boites de sardines, une boite de pâté, trois canettes de bière, une boite de vers de corée avec sa bourre rouge vif, des tickets de tiercé...Nous voudrions adresser tous nos remerciements à ces visiteurs qui ont contribué à la préservation de nos chères calanques, en donnant un argument valable aux autorités pour punir tous les autres pêcheurs par de tels comportements.

Mon coin enfin propre je me met à la pêche aux bogues, un tandem crevette avec un tout petit gramage car il y a du vent de face, du fluoro en bas de ligne 15 centièmes et hameçons de 10 et 12, je ne suis pas venu leur donner à manger là. Rapidement j'ai un peu toute les tailles dont quelques grosses qui vont aller faire du remu ménage dans la cohésion entre groupes de calmars.

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Les bateaux chargés de touristes d'octobre passent en branlant nonchalamment du chef entre les vagues, les mêmes méssages qui s'écoulent au micro contre les roches même loin des habitations, assis confortablement sur ma chaise pliante ( avec accoudoirs)j'ai l'impression d'être la ravi de la crêche, pourtant je regarde ce petit monde d'activités à travers la fumée de ma cigarette roulée, qui vont rapidement cesser avec le soir qui avance.

 

  Au toc on attrape de tout même des rascasses, celle là a de la chance car elle est tombé sur moi et va repartir après la traditionnelle photo de rascasse minus.

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Le soir est enfin là, la lune brille de tout ses feux et fait un couloir de lumière qui scintille dans ma direction, le vent de sud se calme un peu c'est le bon moment pour déployer tout mon armada. Ha ! la canne que j'ai posté juste en dessous plie généreusement mais sans violence, c'est le signe que ma bogue a trouvé un calmar, chouette il est tout à fait acceptable et il est huit heure ça mords déjà. Je regarde tout mon entourage mélancoliquement, je sais que ces coins seront fermés l'année prochaine et j'ai envie d'en profiter encore un peu, juste une dernière sensation avant de l'abandonner, un frisson qui a duré longtemps et il parcours encore un peu mon âme qui redeviens enfant ici.

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Loin dans mes pensées je trouve quand même que le bouchon de droite galope beaucoup trop pour être honnête, je jette mon clop roulé en l'air, je prend ma canne en main et constate qu'un beau calmar est sur mon appât mais là dis donc c'est pas gagné car de loin déjà il me fait la misère. Je suis concentré sur les rushs du calmar qui doivent être impérativement bien géré pour ne pas qu'ils ne me promène de trop, ça monte lentement certes, mais ça monte...A la surface je vois dans les puissants éclairages de la lune un gros missile qui arrive il ne projette pas ses jets, cela veut dire qu'il n'a pas encore les hameçons plantés dans les tentacules quand soudain j'ai une mauvaise idée, éclairer ma frontale pour mieux le voir. Sa réaction est brutale dans la lumière je n'ai pas le temps de réagir et il se déchire dans un bruit de gros brassage de l'eau...J'ai beau relancer ma bogue déchiquetée dans le gros rond d'écume qu'il a laissé rien n'y fait, il a fuit rapidement. En quelques instants c'est à nouveau le même bouchon qui se mettre à plat, ce sera mon deuxième beau calmar, quand, un bateau arrive rapidement de la droite puis il ralenti brusquement. Tiens... Il fait un demi tour et se dirige droit vers mon bouchon. Dans la nuit il ne m'a pas vu et a cru à un flotteur perdu, je suis obligé de l'éclairer pour signaler ma présence pour qu'il abandonne, non mais des fois !!! 

 

 

Je suis seul au monde dans ce coin, pas une âme qui vive, pas une frontale qui ne brille, pas beaucoup de touches non plus...Je fume clope sur clope pour trahir le temps et j'ai le temps de penser enfin. Mon esprit voyage dans les bras de mon père qui m'a traîné dans ce genre de coin l'hiver de nuit alors que je n'avais que sept ou huit ans, nous avions l'occasion de parler de ses aventures en nouvelle Ginée où en tant que militaire français il pouvais pêcher toute la journée ou explorer les fonds marins, du centre océanographique de Monaco qui prenait leur données pour un nouveau genre d'exploration qu'allait expérimenter le commandant cousteau. C'était l'ivresse de l'aventure, une drogue que nous ne pouvons plus nous payer car tout est exploité, rentabilisé, sali.

 

Mon troisième calmar se prendra un peu au hasard d'une toute petite touche que j'ai pu voir par habitude, je l'ai remonté tout doucement sans le forcer, je n'ai pas contrarié ses tirettes et tour de manivelle par tour de manivelle mis à la surface, il s'est planté tout seul sur les hameçons dans un éclat de jet d'eau. Au final l ne s'est pas passé grand chose ce soir, du vent qui s'est calmé rapidement laissant la mer toute plate, quelques touches foireuses, quelques prises, bon... 

Nous sommes samedi il est une heure, mes yeux se ferment seul car je suis debout depuis vendredi trois heures du matin, je n'ai plus envie de rester, j'ai grignoté quelques chips mais je n'ai pas mangé depuis hier dans la matinée. J'ai tout emballé, pris mes poubelles et celle des autres, mis mon gros sac sur le dos, mon seau d'une main et mes cannes de l'autre. Ce soir il n'y a pas âme qui vive dans ce coin et je suis vraiment seul au monde...

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Montage pour être éfficace aux bogues.

sans plomb

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Construit et imaginé par RORO, GREG, MARCO. - dans calmar
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  • : Daurades, Sars, Pageots, Loup, calmars, seiches. Surfcasting, calanques de Marseille. Cuisine. Respect de la nature.
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  • : C'est l'histoire d'une poignée de gars qui rôdent les sentiers des calanques de Marseille, avec son lot de réussite, de déception face aux filets de pêcheurs, de la saleté laissé sans vergogne. Ici on montre tout et on vous dit tout !
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  • Quand la nuit tombe nos esprits s'éveillent, qu'importe le temps  ou les saisons il n'y a pas de poissons à l'abri de nos cannes à pêche...  Aventures de pieds nickelés garanti...
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