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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 20:45

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Cela fait bien longtemps que nous n'avons pas eu d'aussi belles journées d'été. Le mois d'août est ordinairement un segment charnière dans le pêche car il marque dans ses derniers jours le début d'une aire nouvelle. Les masses de poissons sentent bien ces changements, les jours de transhumances sont maintenant comptés à moins que les conditions favorables durent encore un peu plus longtemps. Pour les pêcheurs c'est le bon moment de sortir les gants blancs et chausse pied pour faire enfin les prises de ses rêves. C'est maintenant que le poisson s'alimente durablement seul la façon de voir les choses et de comprendre au mieux ses mécanismes (ou avoir un cul bordé de nouilles)feront la différence.

Comme vous le savez maintenant, les revues de pêche, les articles ou tout ce qui représente un intérêt à nos yeux est épluché consciencieusement. Les nouvelles techniques qui débordent des magazines nous font ( à nous aussi) croire à la recette miraculeuse mais ce grand déballage de prises ne perturbe t'il pas un peu trop le lecteur non averti. D'ailleurs, la plupart des revues ne vont pas confier une série de test des derniers leurres sur la digue du chantier naval car à moins de les confier à Marco de La Ciotat qui connaît ces coins parfaitement, les gars reviendraient eux sûrement bredouilles. Des tests oui mais les trois mecs qui ont essayé de les faire chez nous sont repartis sans rien dans l'objectif. Mais que de belles photos prises dans le golfe du morbihan un gros loup dans les bras, que de beaux grisets pris dans la rade de Brest. En ce qui concerne le Sud les gars, il n'y a plus autant de poissons qu'auparavant, seuls quelques coups d'éclat viendrons faire croire à la reprise de la vie, ponctué par la passage d'un bon chalutier ou d'inombrables filets mis à moins de cent mètres du bord. Il est vrai que raisonnablement quand on veut montrer du beau poisson dans un mensuel c'est pas sur Marseille ou Cassis que les journalistes se dirigent. D'ailleurs la plupart des mensuels se confrontent à une chose typiquement Marseillaise, c'est le sens du territoire qui interdit de montrer ses poissons ou ses coins. En gros nous sommes un territoire " non gratta" pour la presse, les médias et quand on parle de Marseille ou ses environs c'est pour y dénoncer la misère ou le politiquement raciste. Ne dis t'on pas pour les vacances d'été" le sens des départs" ? En gros c'est un tier nord Est qui descend dans le sud. Le sens du retour c'est l'inverse c'est le grand nord qui retourne chez eux et cela induit un truc qui s'appelle le rasisme politique qui te dis que le nord de la france travaille et le Sud attends les vacances pour accueillir les toursistes en tenue de plage. Le reste du temps on fout rien et notre humanité est dévouée au confort des touristes nordiques pendant les vacances d'été...

Non......c'est en Atlantique là où il se prends des loups comme nous les girelles que les journalistes se tournent. Mais au fond il n'y a pas que les loups qui traînent, il y a aussi des pagres, des daurades, de gros pageots, mais cette faune pourtant présente est vraisemblablement existante mais voilà, où est elle ? Seul les imbéciles ont une explication à tout, il n'y a qu' à voir les prises ridicules dans les filets des pros et pourtant eux connaissent le bien le sujet...Quand un patron pêcheur se demande où sont les daurades en août d'un air inquiet, pas la peine d'essayer d'aller expliquer mieux que lui car pour en savoir plus il faut être un poisson ou l'homme de l'atlantide, respirer sous l'eau et tout et tout, des palmes entre les doigts de pied...

Gégé et moi nous sommes en route pour l'infini beauté des calanques, un doux parfum d'aventure et de rigolade suite à la vidéo des GALINETTES (en lien ici à voir d'urgence) qui règne dans la voiture, c'est le début de cette soirée qui commence avec une longue, longue, longue marche chargés commes des fadas sous le soleil qui brille enfin sur mon crane bouillant d'espoirs. On ne peut pas se lasser de la beauté froide des roches de ces calanques c'est comme une maîtresse inaccessible qui hante sa soif d'aventures nocturnes. Le long fil de mes pensées s'entrelacent avec les vagues du coucher de soleil, mes yeux cherchent un coin familier, je marque de loin le futur bal des nos sorties en imaginant le moyen d'y arriver. Gégé en bon Aubagnais branche un peu tous les passants, il lance une blague en Provençal, un gros mot en Italo arabo martien compris que par le bébé dans la poussette, moi je baisse la tête pourvu que personne ne voit " silverpeche" écrit dans le dos de mon tee-shirt...

Ce soir c'est pas compliqué j'ai des olives (en plomb), de la badoit, des bas de lignes très fins et extra longs, des hameçons BAD BASS spécialement étudiés pour le marbré, une petite perle molle qui viendra buter sur un rolling à roulement. Bon le seul ennuis c'est que je n'ai pas beaucoup de place derrière pour fouetter correctement et dois monter sur un promontoire pour y aller de toute mes forces. Au premier lancé c'est vraiment pas mal,  tout le montage est placé dans un long couloir de sable qui normalement berce une grande famille de marbrés qui n'attendent que ma piade, l'écureuil et c'est parti.

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Je monte la deuxième canne quand j'observe l'écureuil qui descend, il descend si lentement qu'au début j'ai cru que le plomb ripait dans le sable. je reprends le mou une fois, deux fois, trois fois quand soudain une ampoule s'allume dans mon cerveau. Ho, Roro c'est peut être une touche de loup ça !!! En fait je n'arrive pas bien à rester en contact avec le plomb alors je ferre à la orlando, pas violent mais très ample ce qui fait mouche immédiatement. Le poisson en ligne n'est sûrement pas un loup car les rushs frisent le comportement de la daurade comme le ferais un...marbré.

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Voilà ça c'est bien, en plus il n'est pas mal tout juste ce qu'il me faut. La deuxième touche arrive elle aussi rapidement, à la façon de n'importe quoi je suis incapable d'imaginer le poisson en ligne tant la touche est un mélange de toutes les espèces. Au ferrage il résiste pas mal je vais presque me régaler en le remontant, il pointe bien vers le bas par saccades franches, mais je ne vois toujours pas ce que c'est comme truc. A la surface ultra allumée par ma frontale de 90 lumens je vois un beau yeux ( bel oeil)( bogue ravelle) de belle taille que j'estime aux alentours des quatre cent grammes et qui pour mon plus grand bonheur, tout avalé pire qu'un marbré PPPFFFFFFFF!!!!!! quelle poisse...

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Mine de rien entre deux clopes, j'entends mon vieux Gégé qui boulègue sa canne comme un diable, j'audit le scion qui fend bruyamment l'air et pourtant nous sommes  assez loin l'un de l'autre. De temps en temps on se regroupe pour parler chiffons, ça fait passer le temps car il faut bien le dire dès minuit ce n'est pas la folie sous l'eau et malgré tout mes efforts les touches ne sont pas légion ici. Pourtant la canne à Gégé va parler vers une heure, l'écureuil va taper tellement fort sur le blank que le starlight va exploser et propager des particules éclairantes sur le sol,  mais, nous ne saurons pas ce que c'est vu que le poisson n'y est pas revenu, parfois ça arrive on appelle ça le poisson fantôôôôôôme !!!!!!!!!

Par contre j'ai un gros problème avec les poissons justement, il y a tellement de beaux yeux qu'il est dommage d'envoyer des cordelles. Les quelques crabes que j'ai trouvé ont tour à tour disparus des hameçons sans la moindre touche et mes piades dorment tranquilles dans le ventre des indésirables. De temps en temps un petit sar vint perturber mes profondes pensées ou quelques marbrés en déroute. Les touches sont très fines à peine une tirette, là c'est le signe qu'un beau marbré à tout avalé, inutile d'attendre, c'est dans la poche.

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Lentement je sombre dans un grand sommeil réparateur, les touches ou les poissons peuvent bien attendre, je m'installe contre une roche et je me fait littéralement bouffer par les moustiques, ils ne piquent pas ici, ils vous empalent vif. Tu te réveilles avec les cloques sur tout ce qui dépasse des vêtements et une sorte de gratouille générale vous envahis. Bizarrement même des endroits non visité par par ces suceurs de rouge vous grattent, les pieds, les épaules voire les cou.....à moins que...

Le retour sera encore plus long qu'à l'aller, on traîne les pieds car la bonne heure et de mi dans ces sentiers rocailleux au possible sont vraiment éprouvants...Je viens juste de comprendre pourquoi mes potes de tous les jours ne viennent jamais pêcher avec moi.

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Construit et imaginé par RORO, GREG, MARCO, GEGE. - dans Poissons
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  • : Daurades, Sars, Pageots, Loup, calmars, seiches. Surfcasting, calanques de Marseille. Cuisine. Respect de la nature.
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  • : C'est l'histoire d'une poignée de gars qui rôdent les sentiers des calanques de Marseille, avec son lot de réussite, de déception face aux filets de pêcheurs, de la saleté laissé sans vergogne. Ici on montre tout et on vous dit tout !
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  • Quand la nuit tombe nos esprits s'éveillent, qu'importe le temps  ou les saisons il n'y a pas de poissons à l'abri de nos cannes à pêche...  Aventures de pieds nickelés garanti...
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