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Surpris par ma petite pêche du mardi soir je décide en compagnie de David de rejoindre notre camp de base situé dans les calanque de Cassis, mais comme vous le savez pour bien pêcher il faut bien se préparer, avoir toujours du matériel éprouvé pour assurer sa pêche et si le coeur vous en dis essayer quelques
techniques nouvelles. Quand on n'a pas la chance de pêcher avec beaucoup d'amis sa propre technique tourne vite cours, pourtant il ne suffit parfois que peu de chose pour que la chance vous
embrasse tendrement...David et moi sommes dans un autre registre, tous deux nous ne vivons (presque) que pour la pêche, nous épluchons soigneusement tout ce qui pourrai nous servir, nous ne nous
interdisons rien qui serai même étrange, nous n'hésitons pas à aller au bout du monde et parfois même de nos force pour aller pêcher. Nos cerveaux en constante ébullition ne trouve de repos qu'a
la pêche. Mais avec le temps nos techniques s'affinent et tous ce qui nous paraissait impossible il y a quelques temps devient monnaie courante aujourd'hui. A la pêche nous rencontrons
beaucoup de lecteurs ou d'amis qui nous donnent leurs astuces, il faut reconnaître que la plupart d'entre vous connaissez bien votre sujet et nous en profitons.
Jeudi a 13 heures je suis dans les calanques de Cassis, mes lourdes affaires sur le dos, je marche lentement car je ne suis pas trop pressé et de toute façon j'ai envie de
re-tester ce nouveau coin que j'ai découvert mardi soir, je trouve immédiatement dans une faille les poubelles habituelles comme des boites de bibis, des bouteille cassés, des restes
d'appâts en tout genre...preuve qu'il y a eu du beau monde qui est venu ici.
Le passé historique de ce coin renforce le côté magique de cette grande baie, il y a seulement 200 ans ici les gros bateaux de guerre en bois chargés d'homme de combat Anglais ou Espagnols
essayaient par tous les moyens d'envahir les lieux, il m'est impossible de ne pas imaginer ces scènes de guerre à grands coups de cannons et d'essayer de reconstruire une nature qui
aujourd'hui à perdu toute sa virginité.
Je m'installe rapidement, je n'ai pas beaucoup d'appâts juste une boite de crevettes crues, quelques bogues encore congelées dans le gros sel, je vais me mettre directement à la pêche
aux bogues que je vais essayer de garder vivantes. Comme prévu il y a de partout je sélectionne les sujets standard qui entrent bien dans le cadre de ma pêche, tout le reste retourne du
mieux possible dans l'eau et c'est ainsi qu' a la tombée de la nuit j'ai aux environs de quarante bogues et une très grosse pour attirer les calmars de loin.
Les bateaux à la tombée de la nuit sont assez nombreux et le grand bal de la turlutte espagnolojaponaise commence, ha ! tient mon bouchon est à plat ( signe qu'un calmar est dessus) c'est mon
premier. Quelques instants plus tard c'est le deuxième, a huit heures j'en ai cinq pas très gros mais bien farcis ça devrai faire. David qui n'est bien loin éclaire l'eau...Il est en train de
sortir les calmars à la chaîne, plus tard il me racontera qui est tombé sur un banc et il en a sorti sept a la file. wouafff !!!
Pour ma part c'est le changement de décor vers minuit, il n'y a plus que des gros calmars qui rôdent dans mon coin de fortune, je tremble car ils sont difficiles a remonter en poids. Le calcul
est simple, un calmar d'un kilo et demi plus une bogue de cent cinquante grammes a relever sur trois bons mètres, éssayer avec un sac de sable, vous reliez le tout à votre canne à pêche
habituelle et vous allez voir immédiatement si votre matos peut être adéquat pour le calmar.
Pour mon copain David les choses sont dans les règles, il va prendre pas moins de vingt cinq calmars et pour moi seize, mais dès trois heures du matin nous nous rendons bien compte que la pêche
est finie, nous n'avons plus de touches, notre patience va nous mener jusqu'à quatre heures et cinq heures pour David avant le retour à la voiture.
Le retour à la voiture...voilà une chose qui vous rend songeur d'un coup et qui vous fait immaginer une téléportation possible dans le futur car comment échapper à ce retour épuisant. Mes calmars
font en moyenne huit cent grammes cela fait a peu près dans les douze kilos, dans un seau...je vous laisse imaginer le retour de David avec ses vingt cinq plus treize qu'un copain lui à laissé,
plus les sacs a dos gonflés d'affaires de pêche, plus une heure de marche. Les rotules vont salement morfler, ce n'est pas une aventure qui est à la portée de tous les conditions physiques,
même pour nous qui avons l'habitude nous redoutons toujours le retour et je ne veut pas connaître le poids total de toutes ce que nous transportons sur huit kilomètres aller/retour...
Prochain reportage c'est le concours de pêche de Philippe Orlando, nous comptons bien évidement sur votre présence à tous....
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