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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #calmar

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Ce Mercredi soir j'était pourtant dans le couloir du départ pour aller pêcher le calmar, j'avais sorti les bogues et les crevettes du congélateur, mais j'attendais debout derrière la vitre ruisselante de pluie de trouver une étincelle de courage pour passer la porte de ma maison. Quelques éclairs plus loin je décide de tout remettre dans le congélateur, de me déshabiller et au final de commencer à préparer le repas de ce soir décidemment trop pluvieux pour moi. En faisant sauter quelques nouilles vietnamienne dans le wok mon esprit est attiré par des images anciennes de sorties en force par ce genre de conditions un peu extrêmes, je me souvient de ma détermination à déployer tout le matos au fin fond des calanques même par très gros vent. Cela n'a pas été toujours une réussite mais je suis rarement revenu sans rien car avec de l'audace la chance montre souvent le bout de son nez. Mais le problème c'est qu'à la veille d'avoir quarante six ans et après avoir essuyé trois cartons en moto, les douleurs lombaires apparaîssent un peu plus d'années en années et il devient un peu plus dur de se motiver comme par le passé.

Ce vendredi soir j'ai fait le choix d'aller à l'entrée du port de Cassis, bon, c'est pas pour y faire un carton mais juste pour voir si ce poste peu être un coin de replis quand je n'ai plus le temps de rien. Je suis le seul pêcheur à être ici ce soir, il y a bien quelques frontales qui se baladent dans les lueurs mais elles vont vite disparaître comme chassées par le vent glacial qui devient vraiment trop fort. Je met à la hâte un bouchon lumineux à quelques mètres de profondeur sans trop y croire et une autre canne sans plomb sardine au poing. Comme promis je sent la pression des fiélas qui sont nombreux ici, même à mi hauteur ils viennent gober les morceaux de sardines que je destine plutôt aux bogues. Rapidement je vais prendre toute la brochette d'indésirables qui sont dans les parages, murènes, sars gavés d'herbe, congres, petites rascasses mais pas de bogues, bon...tout repart à l'eau car ce n'est pas ça que je vient chercher ce soir.

Vers 22 heures je suis las de cumuler les merdouilles sans avoir la preuve que le calmar est présent, je plie boutique car demain soir j'y retourne avec Reno et je garde mes munitions si précieuses.

Samedi soir le décors change, pas de vent ou presque, la mer est à peu près acceptable et il fait un froid qui déssine une soirée calmars comme jamais. Reno et moi nous n'allons pas tarder à nous mettre en action, quelques bouchons réglés à différentes profondeurs et à distances variables, c'est le meilleurs moyen de cadriller le secteur. Nous allons mettre une queue de sardine chacun dans le courant sans plomb ni prétentions juste pour voir si comme chaque années les sars sont présents. Il ne faut pas bien longtemps pour deviner le profil de ce qui traîne sous les eaux, quand les casses se suivent suite à une touche appuyée c'est que les fiélas rôdent dans le secteur. Bon je dit fiélas, fiélas mais pas toujours. En fait, ce qui me bousille mes lignes mais qui font la joie de Reno c'est les mustelles, il va en prendre une suite à une belle touche, puis une autre dans l'heure.

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En fait nous sommes dans l'attente d'un calmar, manifestement nous pensons que ce soir ça va être très léger en prises car mis à part à un moment donné où j'en remonte un, gros comme une sardine. Reno le loupe au salabre tellement il est petit et encore il l'a vu c'est presque un miracle!

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Un peu plus tard Reno a encore une très belle touche sur son morceau de sardine, il prend sa ligne et essaye de comprendre la touche le fil à la main, dans le mouvement le poisson lui plie la canne et quelques tours de manivelles plus loin le fil est tout embrouillé autour d'axe ce qui bloque le moulinet. Nous voilà comme deux cons avec Reno qui bloque au mieux la ligne et moi qui défait la bobine au risque de voir un tas de rondelles qui se barent, je doit prendre toutes les précautions pour ne rien perdre et tout remonter tant bien que mal. Une fois tout remonté mon ami peut enfin s'occuper de son poisson miraculeusement encore en ligne, il lui donne une petite leçon de pliage de canne bien dans les règles qui va nous tenir en tension quelques minutes.

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Deux heures du matin c'est la fin, plus de touches ni à la sardine ni au bouchon il est l'heure de rentrer. Voilà une soirée rocambolesque qui prends fin dans le froid de la nuit et dans les chemin très tourmentés de nos calanques. Finalement le vent est  fort ce soir mais de notre poste nous y avons échappé, les calanques c'est une peu cela, tu es à l'abris de tout mais elle ne donne ce que tu attends qu'à petites doses, puis un soir elle te récompense largement. Ha putain la pêche c'est ainsi...

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Bert 27/11/2013 10:32


Je comprends ton hésitation , a un certain age la raison l'emporte sur l'envie , je sais de quoi je parle , encore que toi tu sors assez souvent ... Bravo a Renaud pour ce sympathique tableau ...


J'espere a tres bientôt ... bises.

Renaud 26/11/2013 16:00


Me langui la prochaine

roro 26/11/2013 10:29


C'est quand même étrange qu'il n'y ai pas de calmars car tout est réuni, le froid, le vent. D'ici qu'on découvre que c'est pas les bonnes conditions y'a pas des kilomètres!


Bises Pad.

alainpaddy 26/11/2013 09:37


La fortune ne sourit qu'aux audacieux !! mais pas toujours quand on la voudrait !! comme la pêche ! heureusement ! c'est ce qui nous motive ! 


il ne suffit pas de descendre dans les calanques pour décrocher le gros lot à chaque fois !! 

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