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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #Poissons, #pêche au bord de l'eau., #pêche, #sport
Un aller retour vers Marseille.

Voilà, il est 21H30 et je décolle pour les calanques de Marseille. Je roule assez rapidement car je ne suis exactement dans les clous pour pêcher correctement. Heureusement j'ai avec moi quelques vers surgelés, du couteau surgelé et une petite batterie de futures nouveautés signées PEXEO. Bon, on vous en parlera dès que j'aurai pris du poisson avec car là, j'essaye voir ce que cela donne.

Malheureusement je ne vais pouvoir aller bien loin dans les calanques vu l'heure et la circulation qui n'a pas l'air de vouloir s'étirer. Je vous laisse deviner à quelle heure j'ai échoué sur mon poste... Non là je saute presque en marche, je dévale la petite colline les talons plantés dans la terre, je déballe tout au sol et je bombarde les trois cannes que j'ai pris avec moi. Au menu de la première canne c'est du couteau avec de la chair d'oursin entouré autour...Hé hé hé hé...

Un couteau armé de chair d'oursin.

Un couteau armé de chair d'oursin.

Dans la pêche que je pratique il n'est pas toujours très simple de faire passer le message d'une pratique différente. En ce moment je bataille un peu avec les détracteurs du surgelé sur notre messagerie. Pourtant tout le monde avoue manger du surgelé à gogo de l'entrée au dessert et se sentent égratignés dès qu'on parle pêche. Pour ma part si j'avais une aversion pour le surgelé je n'en mangerais pas. D'autant plus que bien souvent, la ménagère sélectionne souvent des aliments de classe moyenne voire très moyenne qui correspond à un prix et non à la qualité du produit. Ben là c'est tout ce que je ne fait pas !

Un aller retour vers Marseille.

En gros j'ai quatre heures pour pêcher, en principe un tel planning signe un bredouille de toute beauté même avec un arsenal de cannes et d'appâts, mais là...

A peine le temps de me retourner et c'est déjà la touche. L'écureuil dégringole le long du fil pour retourner vers le sol prouvant que les poissons sont là. Dans la foulée je ferre d'une main ferme mais sans brutalité qui me fait oublier un possible retour pleins de doutes. Le poisson bataille ferme sous les eaux, je sent bien que je ne suis en présence d'un monstre mais vu le point où j'en suis je prends tout poissons indélicat. A mi-course les coups de tête me font immédiatement penser à une belle blanquette, le salabre est loin, grrrrr....

Au final mon 18 centièmes tient bien la route, avec un peu de doigté, de la patience et beaucoup d'espoirs je vais réussir à mettre au sec une jolie pièce de sept cent grammes. Voilà tout ce que je cherche dans ma pêche, une belle portion qui va rentrer pile poil dans un plat en pyrex, hou là là, une recette se profile. Bon allé il ne faut pas mollir il est temps d'exploiter ce passage de blanquette car je sait d'avance que cela ne dure pas bien longtemps. Rapidement les choses vont s'enchaîner et je doit essuyer touches sur touches et même sans touches vérifier très régulièrement. Les daurades ne font pas toujours de grands éclats pour signaler qu'elles ont " gobé" l'appât, pourtant quand elles sont là elles monopolisent tout l'espace maritime et si elles sont assez nombreuses. Mon but c'est de revenir à la maison avec six ou sept poissons pas plus. L'idéal c'est des portions de sept ou huit cent grammes et essayer d'éviter tant que possible la grosse pièce qui fait perdre beaucoup de temps à la remontée. Il faut enchaîner les prises et dans le creux des touches faire au plus vite quelques montages d'avance pour "décrocher/ raccrocher" dans la foulée. L'astuce c'est de ne pas mettre de trop gros bouts de bibis et retourner la partie coupée pour éviter que le poisson joue avec la bouchée. Rien de pire dans une soirée où les mâchoires indécises font monter les écureuils mais qui ne se piquent pas du tout. Les appâts sont mâchouillés et il faut beaucoup trop de temps pour remettre un appât en branle.

Un aller retour vers Marseille.

Les quelques heures disponibles passent à la vitesse de l'éclair. Il est largement plus de minuit et je n'ose pas regarder l'heure. J'ai quelques blanquettes dans le bac et je suis très satisfait mais je vais essuyer une touche qui va rester graver dans la mémoire.

Au départ j'ai bien capté que les poissons sont très loin de moi. Avec trois cannes je peut facilement comprendre où les touches se situent. La première est loin, la deuxième est moins loin et la troisième encore moins loin. A tout les coups c'est la plus loin qui parle, comme par hasard...

J'ai la botte secrète avec une canne de réserve avec qui je peut envoyer du lourd très loin histoire de voir. En quelques minutes me voilà sur une petite plateforme armé en cent cinquante grammes avec du 18 centièmes dans la bobine et un arracher conique qui fini en cinquante centièmes. Inutile de vous dire qu'avec ça il va y avoir des dégâts, si je me loupe je vais me couper l'index net ! Dans un grand mouvement tout en force et détermination le plomb va partir à une distance incroyable armé d'un beau morceau de ver de Rimini bien présenté et fermement ligaturé. La canne est presque à la verticale pour éviter qu'avec le poids le fil ne traîne de trop au fond des eaux, avec la distance et la très faible section du montage il ne faut pas que tout ce petit monde soit baladeur sous l'eau. Le frein est réglé, l'écureuil plombé avec dix grammes suffit à faire le juste équilibre. Ce que je n'avais pas calculé au premier abord c'est cet équilibre subtil entre la force de la canne et la section du fil. Mince ! Envoyer loin est un fait mais la ratio sensibilité de la canne et le diamètre du fil est essentiel. J'imagine que d'une plage cela joue moins mais de roche cela change tout. En désespoir de cause je vais laisser faire en espérant ne pas toucher un gros poisson.

Les minutes passent et mon esprit est mobilisé par cette possible faiblesse qui peut me jouer des tours. Mais ce qui devait arriver arriva...Mon écureuil frétille, il sursaute et se range. Vu la distance et l'élasticité du fil j'imagine que cela représente une belle touche. Je prends sans attendre la lourde canne en main et à peine le ligne tendue je sent une belle tirée que je sanctionne immédiatement par un ferrage. En haut de course je suis bloqué par le poisson qui est de toute évidence de très belle taille. Avec toute la précaution d'usage j'entame une longue et fastidieuse remontée vers le bord. le poison me fait comprendre qu'il n'est la premier venu et qu'il faudra faire profil bas.

Il sonde, il sonde, il sonde, voilà ce que je peut retenir de ce combat. J'espère de toute mes forces et je me surprends à espérer que tout va bien finir pour moi. Je ne peut pas le brider correctement et je pense que la bestiole l'a bien compris, elle se met à partir sur la droite avec une détermination qui met ma patience à rude épreuve. Pourtant il m'est possible de le remonter de temps en temps à coups de demi tours de manivelle tout essuyant quelques tours de frein.

Le temps passe et je ne peut encore dire qui va gagner ce combat tellement le jeu semble égal. Voilà une déconvenue de première car avec le matos que j'ai entre les mains je pourrai remonter un thon ( sauf le fil). Je n'ose pas regarder l'écureuil sur l'autre canne qui s'est collé, me voilà dans un grand moment de solitude où rien de ce que je n'ai mis en route ne me réussi. Soudain tout part en sucette. Je fatigue beaucoup contrairement au poisson que j'ai en ligne, j'ai les jambes qui tremblent et les épaules me font très mal. Je suis en équilibre la canne en l'air subissant des coup de tête et parfois même des rushs. Je décide de changer pour une place plus confortable, juste là devant moi. La ligne s'est détendue un peu...Quand je reprends contact il n'y a plus rien au bout....

Je suis...je suis...y' a pas de mots.

J'ai beau me consoler avec mes belles prises mais là rien ne me fait réellement du bien. Je fait quelques photos, je plie la boutique pour diluer au mieux mes troubles sentiments, Pfffffff, qué misère...Il est deux heures, c'est l'heure.

Un aller retour vers Marseille.

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