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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 18:13

Hé bien voilà, nous sommes en AVRIL et il faut bien le dire la belle saison arrive à grands pas. Bien sûr, nous aimerions tous que l'été n'en finisse jamais afin que nous puissions aller et venir sur nos postes de pêche sans retenue. Oui je sait c'est un rêve qui a effleuré mainte fois l'esprit de tout à chacun. Il n'y a pas que dans le domaine de la pêche que ce rêve subsiste bien qu'en réalité nous n'avons pas trop à nous plaindre nous, Sudistes. Nous n'avons pas de marées ou si peu, nous n'avons pas des températures extrêmes qui figent tout. Non nous sommes salement vernis à côté de nos amis Nordistes car on va à la pêche quand on veut.

Tout cela a un revers quand même. Vu que les contraintes sont moins nombreuses et que les températures sont globalement plus clémente qu'ailleurs, ce petit paradis est plus souvent sollicité donc qui s'appauvrit plus rapidement. Ne nous voilons pas la face les amis, les poissons n'ont guère de repos avec l'armée de pêcheurs qui vadrouillent les plages, les digues, les ports et les roches toute l'année. Si nous ne pouvions pas pêcher à cause des tempêtes et ceci durant plusieurs mois le poisson aurai largement de quoi se refaire et donc serai plus présent. Mais à mon sens ce qui défavorise encore bien plus notre pratique ce serai plutôt l'aspect environnemental. Malgré que nos côtes soient largement rocheuses et donc susceptibles d'accueillir une multitudes de poissons variés, la pression humaine semble très lourde à porter pour la nature. En prenant exemple de Marseille jusqu'à Cassis il y a pas mal de choses qui peuvent être un facteur important sur la répartition très inégale du poisson. Nous allons éluder volontairement La baie de FOS qui génère une pollution démesurée qui s'échoue dans les calanques par Mistral.

Tout d'abord il y a le rejet de l'huveaune qui vient de loin dans le département des bouches du Rhônes. N'oublions pas que ce cours d'eau récolte les eaux de pluie et les rejets des zones industrielles en amont, le tout se jette directement sur les plages de l'escale Borelli.

Il y a le fameux égout de Cortiou qui siège en plein dans le coeur du Parc des Calanques. Malgré les messages rassurants des autorités qui nous assurent que les risques sont minimes, moi qui pêche dans ces coins je peut vous dire que par vent d'EST la pollution est bien là. L'eau vire au marron, l'odeur est épouvantable et bien sûr il n'y a plus un seul poisson. Les roches se blanchissent jusque dans l'eau et il n'y a plus une seule moule accrochées aux basques des cailloux.

Plus loin il y a le déversement des boues rouges vers Cassis qui finissent d'encadrer un Parc National qui doit composer avec ces pollutions diverses. Je ne vais pas tenter de refaire le monde industriel mais il me semble qu'autant de déversement dans la mer n'est pas très bon pour le poisson. Je me demande si cela n'est pas une des causes majeure de la raréfaction des espèces près du bord.

Il faut bien le dire, les pêcheurs qui ont une bonne connaissance de l'aspect biologique des poissons ne sont pas nombreux. Le pratiquant occasionnel et même bon nombre de confirmés ne se soucie pas ou peu de ces fameuses contraintes halieutiques. Finalement on va à la pêche quand on peut et au diable tout ce qui tourne autour.  J'avoue que c'est un peu normal car quand on approfondie un peu le sujet de la pêche on perds rapidement tout ses repères. Dans la perception du poisson rien n'est vraiment normal vu que le poisson est dans un élément radicalement différent du notre. Malgré tout on arrive à capter des points qui donnent des certains repères, mais le poisson n'est pas un robot et il est aussi versatile que contraint dans un segment de l'année où il se trouve, obéissant souvent à l'instinct de survie, alimentaire, amoureux ou même de l'amusement. En fait rien n'est réellement exclus dans le comportement des poissons. Bien souvent en essayant de nouvelles techniques on découvre une nouvelle porte qui débouche sur une autre facette de la pêche. En fait c'est ce que font tous les fabricants de leurres; ils jouent sur des stimulis que le pêcheur à la calée n'explore jamais...

Pendant longtemps j'ai été un fervent adepte de la pêche en milieu hostile. Quand je parle d'hostilités c'est souvent à cause de la météo qui bat la côte en écume. Vous savez, cette météo épouvantable qui fait normalement rester à la maison, ce ciel gris, celle qui remue la mer à fond la caisse mais qui est pourtant si riche en nourriture pour les poissons. Ces fameuses conditions qui transforment un coin en antre des démons. Pour moi c'était le signal de sortir les cannes à pêche et d'aller farfouiller les roches dans les calanques. Inutile de me parler de mer plate ou de sable fin tout cela ne m'a jamais parlé. Tant de plaisir à combattre la mer et le vent qui font rage mêlé aux effluves salines qui se mélangent avec le vent. les postes les plus productifs sont souvent ceux qui sont le moins accessible, d'ailleurs c'est là que j'ai souvent fait mes plus belles prises. Mais je ne compte plus les fois où je me suis retrouvé dans des conditions complexes qui éprouvait ma volonté et ma vie aussi.

Quel contraste avec hier et c'est d'ailleurs ce que je dit plus haut. Moi comme tout le monde je cherche aujourd'hui une fenêtre météo, vous savez, celle qui fait briller le soleil et réchauffe la mer. J'en ai fini avec les tempêtes, les frusques trempées, les oreilles harcelées par le sifflement du vent, les recoins minuscules qui servent d'abri d'urgence. Aujourd'hui je rêve de l'été éternel. D'ailleurs il me vient une anecdote qui m'est arrivée dans la calanque de Morgiou un soir de Mars qui a définitivement tiré un trait sur mes sorties rocambolesques.

Le Mistral avait envahi tout le département depuis plusieurs semaines. Moi j'en avait franchement marre de pêcher dans des conditions complexes mais une fois de plus je me suis rendu au chevet du minuscule port de Morgiou. Les bourrasques Violentes créent une ambiance étrange dans cette petite crique, comme un grondement sournois qui fait  penser au jugement dernier. Pour arriver sur le poste lointain il y a un mince sentier qui grimpe furieusement entre les arbustes épais et les pins torturés par le vent. La beauté froide du lieu impose un respect à toute épreuve un peu comme si on entrait chez quelqu'un d'autoritaire. la progression est rapide mais mal aisée à cause des dénivelées importants qui mettent à contribution la résistance de ma passion. En quelques minutes on se retrouve en hauteur et la vue s'élargie laissant tout le loisir du marcheur à s'émerveiller par les couleurs bleutées de la mer inégalables. Mais à un moment il faut passer une sorte de col très exposé aux vents par un chemin pas plus gros que deux pieds de large. A droite il y a la montagne abrupte qui surplombe tout et à gauche un grand vide sur plus de cent mètres qui débouche sur la mer. A ce point précis on doit passer en rasant la paroi rocheuse tout en sécurisant avec les mains sous peine de glisser. Hé bien là, juste au moment où il ne faut pas faire de faux pas une violente bourrasque s'empare de mon gros cas à dos et me fait vaciller et me décolle littéralement de cette paroi. Je perd soudain l'équilibre cherchant avec les bras de l'appui dans l'air, une autre bourrasque me pousse en arrière comme une grosse gifle qui secoue une deuxième fois mon gros sac de pêche et je ne doit mon salut qu'à une mince racine solidement encrée dans la terre qui m'a servi de fil d'ariane. Il s'en est fallu d'un rien pour que je ne bascule pas dans le vide, j'était trop sûr de moi, trop habitué à braver le mauvais temps. J'ai essayé de me rouler une cigarette un peu plus loin mais le tabac ne tenait pas dans le papier tellement le vent était fort. J'ai dû attendre d'être sur mon poste et m'allonger au sol pour pouvoir enfin fumer...C'est ainsi que je me suis promis de ne plus faire ce genre de choses et de passer à un autre style de pêche.

Mais novice dans l'art de la calée il m'a fallu revoir de fond en comble tout ce que savait de la pêche et revoir tout mon matériel. Je suis passé par de longues étapes de doutes car je me suis laissé berné par tout ceux qui se vantaient de tout connaitre. Je me suis noyé dans les écueils  de ceux qui étaient déjà dans une impasse, j'ai cru à beaucoup de choses inutiles qui m'ont fait perdre beaucoup de temps jusqu'au moment où j'ai rencontré les bonnes personnes qui m'ont mis sur la bonne voie. 

Mon expérience de la mauvaise mer m'a beaucoup servi et me sert toujours d'ailleurs. Même si je n'ai pas encore bien compris toutes astuces qui entourent la technique de la calée je me sert largement de la pêche au toc en absence apparente des poissons. Cela me permet si je le souhaite, de ne jamais revenir bredouille et ainsi toujours avoir quelques prises à faire bouillir dans la marmite. Il n'est pas si simple de piéger un poisson avec un appât mort, d'ailleurs on se demande même comment on y arrive aussi souvent car il faut bien qu'à un moment il se passe un truc qui déclenche l'action. La faim ? L'agressivité ? L'amusement ? La curiosité ? Voilà des registres difficiles à cerner quand il y a beaucoup d'eau entre le pêcheur et sa proie. Hé bien là nous allons tous avoir le même comportement, c'est soit on s'en fout royalement, soit on essaye d'aller titiller le petit truc qui fera la différence.

Le premier chemin est facile car il est déjà tout tracé par l'armée de gens qui n'ont pas l'intention d'investir leur cerveau pour la pêche. Le plus simple dans ce cas, c'est de faire confiance à ceux qui fabriquent tout et à travers cela ne rien produire de nouveau. Il est tellement plus simple de tout payer car il est évident que ne rien tenter évite d'aller toucher ses limites, donc évite d'égratigner son égo. Il est tellement plus simple de prendre un bon détecteur de poissons en couleur et d'aller farfouiller la mer. Cela évite de prendre des points de repères dans le temps ou dans l'espace, ainsi l'activité reste dépouillée de complexité, c'est de l'amour sans contraintes et si tout cela ne fonctionne pas on aura toujours le loisir de dire que le matos est bidon...

Le problème que j'ai avec ça, c'est que comme beaucoup de mes congénères j'ai du mal à utiliser un truc qui prends définitivement les commandes, ou même qu'il va remplacer tout ce que je ressent. Ce qui m'égratigne c'est que dans d'autres domaines la facilité a pris naturellement le pouvoir de l'activité et peu à peu plus personne ne connait l'origine du pourquoi.

Pour ma part je suis de retour dans les calanques de Marseille accompagné de mon copain Antho. Voilà un copain qui ne rechigne devant aucune difficultés pour assouvir sa soif de se rendre au bord de l'eau. Tout deux nous avons choisi d'aller dans le VAR pour une raison assez simple, dans les bouches du Rhônes la mers semble bien vide. Nous avons une véritable armada d'appâts surgelés signés PEXEO et nous sommes d'excellent monteurs d'appâts. Le tout combiné devrait normalement faire des étincelles, c'est tout ce que allons vérifier.

Notre route va durer un bon moment car nous sommes à plus de cent kilomètres de notre destination. Heureusement une fois sur place le coin est tranquille et peu fréquenté, nous aurons toute nos aises pour poser nos cannes où bon nous semble. Avec le temps et l'expérience je me rends compte qu'il ne faut que quelques minutes pour monter les lignes. Pour nous pas de fioritures sur les montages, j'ai banni les techniques complexes car si vous êtes comme moi, elles finissent toujours au fond de l'eau. Je conserve justes quelques perles brillantes de couleurs que je monte près de l'appât selon le poisson qui est présent. Mais en fait je trouve que tout cela est moins utile car avec des appâts qui ont déjà des effluves ajoutées dedans il semble moins nécessaire de jouer en plus sur le visuel.

Les premier appâts vont rapidement trouver preneur. L'armée de petits poissons qui vadrouillent le long des roches ne font pas dans la dentelle quand ils ont de quoi se mettre sous la dent. Les touches sont rassurantes car nous savons qu'avec nos appâts de tout premier ordre nous pouvons avoir la grosse surprise à tout instant. Ici je me régale de faire siffler le scion, les jets sont de toute beauté, franchement cela me change des calanques avec mes recoins taillés au millimètre... Ici c'est tout l'inverse, on a de l'espace et une mer calme immense devant nous, voilà de belles perspectives qui s'annoncent !

Comme d'habitude les ver de Rimini et les bibis vont être les premiers de la liste à séduire tout ce beau monde. Le stock diminue au fil des montages, les petits poissons seront tous relâchés et les appâts baissent à vue d'oeil. Pourtant rien de bien folichon quand même contrairement à la sensation que nous avons au creux de ventre. Mais nous gardons bien à l'esprit qu'à tout moment un beau sujet peut mordre. Moi je me régale de monter ces fameux vers surgelés, l'exercice est délicat et nous avons une contrainte terrible au dessus de nos têtes, c'est de garder les appâts bien glacés. Du coup j'essaye des franges plus ou moins longues sur les bibis, j'y inclus du krill pour voir si il y a une réelle différence, on bricole quoi...Mais la chance va se pencher encore un peu sur nous quelques instants. Mon ami Antho va arriver à arracher à la mer une série de jolis poissons au prix d'un acharnement fantastique. A force de chercher le coin, de ne pas se décourager après quelques grosses touches sans suite, il va quand même trouver le nid où se reposent les poissons. Du coup notre pêche prends une belle tournure malgré un pronostic de départ très morose.

Les pauses cigarettes et sandwichs sont légion. Entre deux touches on en profite pour faire de futurs plans dans plusieurs coin de la région. Je connait bien ces coins Varois qui abritent une belle variété d'espèces qui ne manquent pas de ravir l'oeil de l'amateur averti. Ca change un peu de la saleté de cette digue qui est régulièrement prise d'assaut par des pêcheurs qui se débarrasse de leurs poubelles dans les trous. Là y'a pas de gène, les gars on pris l'habitude de tout balancer dans les interstices et de foutre comme de leur première bogue de l'impact que cela produit.

Le matin avance à grands pas et les touches se tassent un peu, nous avons remis une demi tonne de beau yeux à l'eau et gardé une dizaine de sujet correct. Alors que je pense commencer à remballer vu que notre pêche n'est pas si mauvaise mon copain m'interpelle. Il est aux prises avec une grosse pastèque qui lui fait la misère. Sa canne est pliée et il ne peut pour l'instant pas lui faire rejoindre le bord. On voit bien que le poisson est au bout car le scion donne des tapes et l'instant d'après il sonde. Enfin la voilà la surprise ! Il est quatre heures du matin et nous ne pensions plus avoir aucune touches, c'est toujours comme ça. Le problème c'est que le poissons semble collé au fond et rien ne nous indique la moindre faiblesse corporelle de sa part. Mon ami va rester comme ça, sans pomper juste tendu vers le poisson tout en restant extrêmement prudent, vingt deux centièmes oblige. Les minutes passent et soudain le fil devient léger mon ami tente de remonter le poisson, mais en fait le bas de ligne à cassé ou a été coupé. Dommage car même si nous pensons à une belle raie qui serait retournée de toute façon à l'eau nous aurions pu faire quand même de belles photos. Dans le coup nous avons perdu notre motivation grignotée peu à peu par la fatigue et là pour de bon on commence à plier.

Le retour sera simple et sans histoire en compagnie d'un ami que nous connaissons bien, le sommeil. On roule avec prudence les vitres ouvertes aux quatre vents à combattre en  permanence ce copain encombrant qui prends la fuite dès que le jour qui arrive. Nous allons faire une grosse pause à St Maximin pour boire un peu de café, fumer une cigarette et pause pipi. Voilà une sortie tout à fait ordinaire mais où beaucoup de choses prennent forme, des amitiés se lient, des décisions se prennent, de futures sorties se complotent...

Ci dessous les photos de sorties où il ne sera pas passé grand chose, à plus les gars on pense à vous !

Daurade, pageot, sars, une saison qui démarre.
Daurade, pageot, sars, une saison qui démarre.
Daurade, pageot, sars, une saison qui démarre.
Daurade, pageot, sars, une saison qui démarre.
Daurade, pageot, sars, une saison qui démarre.
Daurade, pageot, sars, une saison qui démarre.
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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 20:02
C'est mon petit cadeau du jeudi.

C'est mon petit cadeau du jeudi.

Hé bien voilà, nous sommes mi Février et le thermomètre n'est pas descendu à moins de 12 degrés de tout la soirée. C'est une chose qui ne m'est pas du tout familière, ordinairement ce fameux mois est le plus froid de tous les mois offrant même selon les années un peu de neige en Provence. Là du coup on en est très loin car en faisant quelques bonds sur les roches et quelques allés retours vers les cannes on sent vite la chaleur remonter du col de la doudoune vers les joues et la nuque.

Tout de même et pour ne pas être pris de court, il est de bon aloi de se couvrir généreusement car il est interdit de se retrouver seul en hiver dans les calanques mal couvert. Il est toujours plus facile d'enlever une veste que de ne pas l'avoir.

Au départ je ne devait pas aller à la pêche. Quand on a une grande famille rares sont les fois où mes sorties sont programmées à l'avance. Il y a toujours un truc de dernière minute, une course à faire, un enfant à aller chercher ou pire, une blessure qui nous conduit vers les urgences...C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'évite de faire des plans sur plusieurs jours car cela fini toujours par tomber à l'eau. Mais cette fois c'est tout l'inverse qui se produit. La longue liste d'aller/retour entre AUBAGNE et AURIOL se réduit à un simple arrêt au drive de notre hypermarché favori. Dans ma tête, j'ai beau faire le tour des trucs qui pourraient faire partir en fumée la sortie que je suis en train de fabriquer, mais rien en me vient à première vue. J'en perd même le fil de ce que je fait tellement mon cerveau est à contribution. Du coup, nous sommes Jeudi, il fait bon, j'ai quelques appâts surgelés qui attendent dans le congélateur, je fait quelques bisous à ma troupe et me voilà parti...

Sur la route rien ne peut gâcher mon plaisir d'aller vers la mer. Je roule tout en douceur pour que rien de fâcheux n'arrive à la dernière minute. Le long cordon d'asphalte qui serpente entre CASSIS et MARSEILLE ressemble à un tapis roulant qui me conduit vers le bonheur. 

Arrivé à Callelongue je sent bien qu'il va être difficile d'aller là où je pensait aller. Il y a un petit vent de travers qui n'est pas exactement celui prévu ce qui a pour conséquence de tout compliquer. A première vue c'est juste un détail sans importance, mais ce genre de tout petit détail pèse très lourd dans la balance buccale des poissons. Le pêcheur doit avant tout essayer de capter l'ensemble des éléments qui l'entoure. D'après ce que je voit j'ai bien compris qu'il n'est pas utile d'aller très loin. Du coup mon poste préféré n'est pas dans le cadre de qui est bon pour prendre du poisson. Par contre j'ai repéré un autre coin qui sera parfait pour pêcher car il fait courir l'eau de surface et remue un peu le fond. Voilà des conditions surprenantes qui n'arrivent pas souvent ici et je doit en profiter.

Rapidement toutes les cannes sont à l'eau en attente des premières touches. Ce qui m'intrigue le plus c'est de savoir comment les poissons vont manger ce soir si toutefois il y a du poisson. Les pêcheurs savent ce dont je parle, le poisson ne mange pas toujours de la même façon selon les jours. Quand on y pense quoi de plus normal, il n'a pas toujours la même faim c'est un peu comme nous. En plus tout dépend du moment de l'année et les conditions météo, en principe, l'hiver est très bon pour la capture des sparidés.

Mais tout cela est un calcul technique et ne me prouve que je soit dans le vrai, à n'importe quel moment les conditions peuvent me montrer que j'aurai dû rester à la maison question poisson. Je suis bien conscient de ça et c'est avec une grande humilité que j'évite par dessus tout de me prendre pour un grand pêcheur.  Même si je sait que grâce à ma ténacité, mon refus de me limiter, mes merveilleux appâts, mes postes finement choisis que la chance frappe souvent à ma porte. C'est un peu tout cela que j'ai compris. Rien ne sert d'avoir du matériel hors de prix pour pêcher dans les calanques car tout fait parfaitement l'affaire. Il faut juste surveiller à avoir du fil toujours neuf embobiné dans un moulin léger pour se faire plaisir. De toute façon les distances de lancés ne varient que très peu vu l'inconfort de ces roches. On est obligé de fouetter sur peu d'espace le corps toujours un peu en équilibre, c'est la raison pour laquelle je mise plutôt sur la finesse des montages et la qualité de mes appâts.

Mon attente ne va pas durer des masses car la première touche va survenir dès le nuit tombée. Voilà une tirée franche qui me signale ce poisson a trouvé le ver de Rimini tout à son goût et franchement ce n'est pas une surprise. Vu la taille de l'appât si le poisson dépasse les cinq cent grammes il va se piquer correctement. En fait pour que le poisson se pique sans qu'il ne s'en rendre compte mon astuce c'est de ligaturer un petit morceau de ver pour qu'il soit très fin. Je met un petit hameçon fort de fer n°4 pour qu'a la dégustation tout le ver passe sans encombre. Malheureusement c'est presque obligé avec les daurades tant elles titillent l'appât avant de le mettre dans la bouche, exit les gros hameçons qui cognent contre les dents, c'est le meilleurs moyen de les faire fuir à toute nageoires. Là avec ma technique je retrouve souvent  le crochet planté dans la gorge et c'est la preuve que là, pour une fois je suis dans le vrai...

Bon allé je ferre ! Pas besoin de tirer sur le fil comme un dingue il faut juste un coup sec pour que le petit hameçon se plante bien dans la bouche. Super, je le sent bien au bout qui donne des coups de tête et là je reconnait immédiatement une belle daurade. Je sent bien qu'elle de belle taille mais pas encore assez grosse pour me faire douter de l'issue, malgré tout il me faudra le salabre qui pour une fois est là, juste à côté de moi.

Je me régale de remonter ce poisson, je n'ai pas un brin de stress et je prends tout mon temps pour sentir ses rushs tant l'issue me paraît évidente. En quelques minutes ce beau poisson est à la surface de l'eau et est complètement lessivé, il ne trouve même plus la force de sonder vers le fond. Je me tourne pour empoigner ma grosse épuisette que je fait coulisser jusque dans l'eau, le poisson rentre sans encombre...Mince elle est de belle taille cette daurade, elle doit faire un bon kilo et demi, la soirée commence très bien dis donc !

Quand les daurades sont de passage il est vraiment important de vérifier régulièrement les lignes. Il faut compter qu'avec certains vers quelques coups de crocs dedans vont lui donner une drôle de gueule donc, pas pêchant du tout. On peut étaler les vérifications si il n'y a pas d'indésirables mais il faut toujours garder cela en tête et changer les appâts souvent même si ils ne sont pas touchés. Bon voilà j'ai fait le tour des lignes il est grand temps de me rouler une bonne cigarette et de boire un bon coup d'eau minérale.

Je n'ai même pas eu le temps de sortir mon paquet de tabac qu'il y a un écureuil qui monte vers l'anneau. C'est une touche merveilleuse car c'est sans violence mais d'une régularité exemplaire. L'écureuil se colle à l'anneau et se fige, le scion ploie sans pour autant que le frein ne tourne. Sans attendre je ferre presque dans le vide ? Mais au fur et à mesure la ligne se durcie et les tours de manivelles deviennent impossible jusqu'au moment où le poisson sonde avec rage. Je suis obligé de libérer le frein car avec les diamètres que j'utilise il ne faut pas aller bien loin dans la tension avant qu'il ne casse. Bon là je sent bien que je suis avec un autre style de poisson, il semble que c'est toujours une daurade mais celle là n'a pas la même taille. Je suis obligé de rester tendu sans tourner le moulin et de jouer sur le frein en attendant qu'elle veuille bien venir un peu. Pour l'instant j'attends qu'elle se fatigue avant de tenter une remontée improbable, je reste là bien au contact tout en essuyant ses coups de tête. Peu à peu je gagne du terrain, pas grand chose mais la tendance s'inverse un peu. Le problème c'est que j'ai envoyé loin et je ne suis pas prêt de voir mon poisson arriver tout de suite. Je doit pour l'instant de me contenter de quelques tours de manivelle dans le vide et de prier pour que mon 22 centièmes soit à la hauteur. De plus je ne peut pas compter vraiment sur la tenue de l'hameçon dans la bouche de ce poisson, avec une daurade d'un bon kilo ça va parfaitement mais là, c'est vraiment gonflé.

Je trouve le temps vraiment long, le poisson ne se donne pas encore et au plus le temps passe au plus mes chances de le voir diminuent. Mais la chance va me sourire enfin, la daurade semble être fatiguée et je peut commencer à tourner la manivelle tout en pompant comme je peut. Ici la douceur doit être exemplaire, la moindre fausse note me sera facturée cash et je n'aurai pas de seconde chance. Le gros poisson arrive et je doit me tenir sur mes gardes car c'est toujours à ce moment que les grosses daurades font des rushs de dingue et casse tout ! Je me saisi du salabre elle est à mes pieds, je libère le frein et je tient le fil avec un doigt, de l'autre main je plonge les mailles pour la glisser dedans...Sans encombre elle rentre dans le piège sans résistance car elle est épuisée, quel bonheur !!!!

Le retour du beau poisson.

Je ne lasse pas de la regarder, ses couleurs vives prouvent de santé parfaite. Du coup, l'autre fait la moitié de la taille de celle-là elle paraît toute petite ! Elle n'a pas senti l'hameçon dans l'appât et elle a englouti, mais le petit crochet pointu est allé se planter directement dans la gorge.

Hé bien du coup j'ai fait ma pêche il n'est pas utile de rester encore. De toute façon je ne souhaite pas prendre plus de poissons car là nous avons quasi cinq kilos d'oméga 3 à nous partager Samedi soir. Tient au fait il est quel heure ? Mince, il est à peine 22 heures, bon tant pis je rentre quand même...

Je vais profiter du week-end pour faire une belle recette sur la cuisine de la daurade quand elle ne rentre pas dans le four, vous verrez c'est tout simple.

Le retour du beau poisson.
Le retour du beau poisson.

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 09:08
La lune qui sort signe l'arrêt des touches.

La lune qui sort signe l'arrêt des touches.

Globalement, les vrais mois d'hiver sont assez complexes pour aller pêcher. Pour ma part je réserve cette saison à mes copains, je profite de la fraîcheur pour partager ces moments d'amitié que je ne peut pas égaler à la belle saison. Mes amis sont moins éparpillés dans le département et est plus en accord avec ce que j'attends d'une partie de pêche.

Samedi dernier je suis parti dans les calanques de Marseille avec une obsession en tête, le pageot. Mes quelques postes sont assez propice à la présence de cette espèce mais à condition bien sûr de lui réserver toute l'exclusivité de la soirée. Ce poisson se pêche beaucoup plus facilement l'hiver pour des raisons qui m'échappent. Les sujets sont beaucoup plus gros, exit les juvéniles. Mais ce qui m'attends sous les eaux ce soir dépasse la réalité, de mémoire je n'ai jamais vécu un tel déploiement de force animale.

Au départ je suis parti en compagnie de Cyril pour tenter de comprendre les quelques mécanismes intempestifs qui hantent les eaux de mes calanques froides. Les lourdes affaires d'hiver entassées dans les gros sacs à dos vont nous garantir un peu de la morsure glaciale du Mistral. Encore une fois la météo n'est pas exacte et rapidement nous allons en faire les frais. Sur le chemin tout vas bien mais une fois le poste choisi il ne sera pas possible de tout remballer pour aller ailleurs alors, il faut tomber juste. La nuit tombe il faut faire un choix, il sera pris à la hâte, le grand pas de roche là bas fera l'affaire si le Mistral se renforce, nous pourrons surveiller les cannes tout en étant protégé. Nous étalons méticuleusement nos cannes sur la frange des roches en espérant secrètement que nous n'allons pas subir encore plus de vent. Nous avons quelques appâts de fortune comme quelques sardines, un bout de ver de rimini, des calmars, des bibis le tout surgelés.  Nos espoirs sont bien minces car il faut bien le dire, c'est l'hiver. Je suis le plus prompt à bourlinguer une ligne au loin armé d'un morceau de Rimini, je tend ma ligne, j'installe l'écureuil pour laisser la place à mon ami. Mais alors que mon copain tente de mettre lui aussi une ligne il est surpris par un claquage d'écureuil digne d'un départ de formule 1 sur ma canne juste à côté de lui. En une poignée de secondes j'ai la canne en main, la ligne file à toute allure sans s'essouffler je ne peut pour l'instant que subir le poisson qui est au bout. La canne est pliée à l'extrême et le frein se dévide toujours malgré qu'il soit presque bloqué, je met instinctivement la main sur la bobine pour tenter de freiner la course folle du fil mais c'est peine perdue.

C'est pas croyable, ce poisson m'a pris au moins deux cent mètres sans sourciller. Nous sommes tout deux dans le flou le plus total et tout en énumérant tout les noms de gros poissons qui nous vient en mémoire, la bobine tourne toujours. Quoi de plus déconcertant que de se faire botter les fesses par un poisson dont on ne connait pas l'identité, quoi de plus horrible quand à un moment donné le poisson se décroche alors qu'il a pris plusieurs centaines de mètres.

Du coup nous ne saurons pas quel était ce poisson, le mystère reste intact. C'est la deuxième fois que je suis témoin de ce genre de départ de frein au même endroit car la dernière fois, c'était pour Stef et le poisson a cassé la ligne. Là j'ai rembobiné les quelques centaines de mètres, le plomb, le bas de ligne embourbé dans un paquet d'algues. On s'est regardé, tout à été dit d'en un millième de seconde, Cyril a rangé le salabre contre une roche, moi j'ai mis les mains dans les poches et on a fumé une cigarette assis face à la mer...Mais au fond de moi je suis heureux. On ne peut pas être satisfait avec ce type d'aventure mais je suis content que le destin me remette sur les rails. Il y a un très gros poisson sous les eaux et il semble qu'il fréquente ce coin. Stef l'a déjà eu en ligne maintenant, c'est moi.

La mer et moi.
La mer et moi.

Les jours passent et je suis encore hanté par cette touche dévastatrice. le week-end qui arrive ne vas pas me permettre de retenter l'expérience car la météo est tout simplement épouvantable. malgré tout, ce dimanche soir je décide d'aller pêcher. Le vent est fort mais c'est du Mistral et je serai sûrement  bien à l'abri sur Cassis. Bien entendu je vais devoir essuyer quelques bourrasques et un froid glacial mais peu importe, je suis en manque d'eau salée...

J'arrive à la nuit tombée et je dois décider de mon plan d'action. En fonction de la mer il n'est pas toujours possible de faire les mêmes pêches, je part sur la pêche au bouchon, une calée et une au toc. En principe avec ces trois montages j'arrive toujours à savoir ce qui navigue sous les eaux. Un calmar par ici, un petit loup par là, quelques sars voilà le menu que je m'attends à trouver ce soir.

Mon bouchon navigue beaucoup avec le courant, il balaye beaucoup de terrain ce qui n'est pas pour me déplaire. Cela me permet surtout de prospecter toute la zone qui s'étale devant moi sans toucher à ma ligne. D'ailleurs j'ai confiance en ces fameuse petites sardines surgelées, elles tiennent bien dans le temps et sont capable de séduire tous les poissons et tous les calmars du coin. La nuit est à peine établie qu'un calmar est déjà en lice pour foudroyer ma pauvre sardine. En quelques tours de manivelles il est à mes pieds mais...il pendouille sur une tentacule, le temps de déployer le salabre il se fera la belle. Bon, c'est pas la fin du monde mais je me sent bien de faire quelques prises rapidement histoire de soigner un peu ma détermination.

Tient mon écureuil sur la ligne au toc frétille bizarrement. Je m'approche de la canne tout en essayant de ne pas me casser la figure car je ne voit pas bien le scion. Tout feux éteints j'essaye de distinguer à contre jour la moindre tirette et je m'attends un peu à tout. J'espère secrètement que c'est une bogue comme cela je pourrai l'embrocher sur la calamarette et ne plus me soucier des oblades qui pulvérisent mes sardines. Mais en principe les bogues ne font guère de détails quand elles passent à table et je doit de toute évidence chercher dans un autre registre l'espèce qui pourrai mordre à cet instant. Hou là là je sent bien le fiélas en fait du coup ou peut être une petite murène, què misère.... En fait non, C'est une mustelle ! Voilà qui est très réjouissant car vu la qualité de la chair de ce poisson mon repas de demain soir va finir par du poisson noble ! Hé bé il ne me reste plus qu'à refaire le montage et d'espérer en prendre encore une. 

La mer et moi.

Avec l'heure qui avance le froid s'installe. Un froid digne de l'hiver, j'ai les pieds qui commencent à s'engourdir, les mains c'est pas mieux, aïe aïe il est à peine huit heures du soir...Mais là je continue de pêcher tout en me dandinant car si je suis venu ce soir c'est pas uniquement pour me geler les arpions. En effet, c'est à cette heure bien précise où la lune commence à produire son effet, même si certain n'y croient pas, c'est à mon sens le meilleurs moment d'une journée. J'ai peu de temps pour essayer de faire ma pêche car dès que la lune sera sorti de derrière la montagne je pourrai tout remballer...

En quelques minutes il semble que ma stratégie va parler, les touches sont moins espacées et mon petit bac va commencer à se remplir de jolis poissons variés. Bon, rien à voir avec ce que j'attends mais vu les conditions de pêche et le temps qui court, je vais avoir une belle assiette de filets pour les prochains jours. D'ailleurs je suis très surpris de voir ce qui traîne sous la surface de l'eau, pourtant il y a quelques dizaines de minutes j'aurai pu croire que cette grande étendue d'eau devant moi était morte, mais que néni, la vie est là, bien là.

Il me semble qu'il ne va pas y avoir beaucoup de limites ce soir côté poissons. Il y a un peu toutes les espèces qui se croisent et visiblement sous ma ligne il y a pas mal de monde. J'ai bien conscience d'être en juste équilibre avec tous les facteurs subtils de ce soir, pour la peine d'avoir mis un bas de ligne très fin je vais me faire casser le montage trois fois à la filée mais... c'est le prix à payer quand on veut rapidement faire du poisson. Le pire c'est qu'il y a du très beau monde qui vadrouille car j'ai fait une belle blanquette, des mustelles, des sars et quelques rascasses. Même si la plupart des poissons vont retourner à l'eau car ils ne sont pas assez gros pour une bonne friture le résultat est là, je ne m'ennuie pas un brin. Bon là visiblement la soirée est bien enclenchée et si mes calculs sont bons dans quelques minutes c'est fini. La grosse boule éclairée va sortir d'ici quelques instants de derrière le Cap canaille et inonder de sa lumière toute la baie de Cassis.

Moi je vais rester là appuyé contre un pan de roche à fumer mes cigarettes roulées. L'air est glacial, les volutes de brume qui s'échappent de ma bouche rivalisent d'opacité avec la fumée de ma cigarette. A vrai dire je en sent plus grand chose avec mes pieds ou avec mes mains mais qu'importe je suis bien. Je suis bien parce que je suis tranquille. Ici il n'y a pas une âme qui vive pour gâcher ma solitude éphémère. 

Voilà, la lune est sortie de son trou et on peut y voir comme en plein jour ou presque. Comme promis les touches ont immédiatement disparues me laissant que bien peu d'espoirs pour la suite de la soirée. Malgré tout il est à peine vingt et une heure trente c'est vraiment dommage de partir. je vais essayer conjurer le froid en faisant quelques clichés nocturnes, en farfouillant dans les failles à la recherche un ustensile perdu par un autre pêcheur. Mais vers vingt deux heures je n'arrive plus à résister au froid, mes pensées sont toutes assises au volant de la voiture chauffage à fond. C'est ainsi que péniblement je remballe mes affaires, les cannes sont pliées, le bac à poisson nettoyé, voilà, la pêche pour cette fois est finie...

Petite papillote de poisson.

Petite papillote de poisson.

La mer et moi.
La mer et moi.
La mer et moi.
La mer et moi.
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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 13:23

Etre un pêcheur dans L'âme c'est merveilleux. Cette activité est de loin la plus fantasque de la planète tant les scénarios d'issues possibles sont nombreux. J'écarte volontairement de cet article l'aspect financier qui engendre des pratiques publicitaires qui n'ont rien à faire dans le loisir. J'élude sans détours tout ceux qui se sont perdu dans les méandres de la passion d'un poisson et de sa capture, pensant que ces deux choses sont identiques. Je ne vais pas parler non plus du public intermittent de la mer qui n'a pas l’étoffe pour porter le nom de pêcheur.

Non je vous parle de ceux qui n'en n'ont rien à foutre de revenir sans aucun poissons dans la musette. Je vous parle de ceux qui se rendent au bord de l'eau pour assouvir une soif d'absolu. Ceux qui plongent leur regard dans le creux des vagues car ils ont compris que la mer se détourne de ceux qui ne la respecte pas.

Pour ma part j'ai longuement réfléchi sur la capture des poissons. Je n'ai pas d’intérêt particulier pour espèce car pour moi tout ce qui se trouve sous l'eau est digne de vivre et c'est un peu cela qui me pose problème. Bien sûr je pourrai ignorer cette équation urticante car rien ne m'indique où se trouve la solution ni que je soit dans le vrai sauf...ma conscience. Pis, ce qui me dérange avec mon humanité c'est que je saurai comment faire pour éradiquer tous les poissons dans les calanques, mais je ne sait comment faire pour qu'ils se reproduisent aussi vite que je pourrai les détruire. En gros, je me sent un acteur majeur dans un segment de vie où mon intervention n'est pas anodine. Ces quelques réflexions qui mettent à l'épreuve mon pauvre cerveau ne datent pas d'hier, car bien avant moi, l'étude de l'impact de la main de l'homme sur la nature est sujet à grands débats. Depuis plus deux mille ans la pression humaine sur la nature est matière à philosopher, mais personne ne pouvait imaginer alors, que passé l'an deux mille la planète allait basculer dans une autre aire.

Malheureusement, dans la hotte de la publicité tous les stimulis de l'humain sont bien connus et longuement étudiés. Nous ne pourrons pas nous empêcher de succomber à la tentation car à un moment où un autre, notre faiblesse l'emporte sur le raisonnable. Les grandes compagnies savent bien que le cerveau est un tableau de bord dans lequel se trouve tout pleins de déclencheurs. Toutes les personnalités sont en nous mais une seule domine la plupart du temps et c'est ce qui fait notre "être" de tout les jours. Les autres "stimulis" sont endormis ou en latence mais attention, ils sont bien là prêts à bondir. Vous l'avez bien vu, dans une simple journée nous passons par beaucoup d'étapes et en fonction de l'outil ou de la pression nous changeons du tout ou tout.

Le problème c'est que nous en avons pas conscience de ces sentiments et nous nous laissons facilement déborder par leur force quand ils débarquent. Hé bien voilà, vous avez déjà compris qu'une photo bien placée au bon moment avec les bons ingrédients atteint souvent sa cible. Celui qui se sent en mal de poissons va se laisser séduire par une image flatteuse de son champion préféré qui lui prouve que c'est avec tel ou tel matériel que la réussite va enfin voir le jour.

En réalité, la réussite d'un pêcheur tient à beaucoup de choses comme la météo, les appâts, sa propre observation et le tout ne se combine pas forcement. Il est dangereux de croire que c'est grâce à du carbone ou à un moulinet farci de roulements, voire à de l'électronique que le tour est joué. Rien ne remplace l'art de la pêche car ces accessoires coûteux ne sont que des éléments de confort. 

Pour moi la pêche c'est tout simple. La perception de cet art est le fruit d'innombrables heures passées au bord de l'eau face à ma canne à pêche. A force on se rend compte que la clé de la réussite tient souvent dans un long cordon de petits détails largement sopoudré du facteur " chance". Inutile d'aller sur la toile pour acheter sa chance car les sentiments de produisent ou naissent mais en aucun cas la chance n'est à vendre. 

Le courage et le rêve a toujours été le moteur du pêcheur, c'est d'ailleurs à ça que l'on le reconnait. Les pensées supersoniques du pratiquant lui fait faire mille expériences, il se conforte toujours à sa propre intuition et alors...quand ça marche, le plaisir n'est pas une moindre chose. La pêcheur est globalement prêt à tout pour assouvir une soif terrible qui lui prends les tripes et qui ne peut pas se noyer dans une autre activité. Pour ma part, si je n'avais pas la mer pour terrain de jeu, je me demande bien ce que je pourrai bien faire dans mon loisir car en fait, rien ne ma plaît vraiment. Je sait que ce n'est pas facile à vivre pour mon entourage, je suppose que mes copains doivent aussi me pardonner beaucoup de choses car quand mon esprit s'enflamme, bien peu de barrières me retiennent. Combien de fois suis-je parti sous la pluie au fin fond des calanques en plein hiver pour presque rien, combien d'expériences m'ont laissées dans une impasse mais qu'importe...Ma passion de la pêche ne recule devant rien et quand l'heure arrive elle prends rapidement les commandes.

Exit ceux qui laissent nos coins de pêche comme de vrai dépotoirs, il se servent des roches millénaires à leur surverse, un dévidoir à matière noire. Mais ce peuple d'irresponsables ne sont pas des pêcheurs, ce sont juste des passants d'un soir. Des gens qui occupent les calanques comme les ombres des nuages, ils n'ont pas de racines, pas d'image, pas de sens profond. Ils nourrissent les imbéciles avec leurs mots futiles, mais jamais ils ne sentiront passer dans leurs veines le flux de ma mer.

Je suis de sortie ce soir, après la semaine que nous avons passé on peut dire que je suis ému de revoir enfin la mer. Ma raison a été prise en charge par la furie de pêcher, cela n' a presque rien à voir avec la capture des poissons, c'est un truc plus profond que ça...La respiration courte je regarde mon recoin en bas de la route. Tout est si calme comparé à l'agitation de la semaine, je ne sait pas au juste si pêcher après les grosses pluies est bon ou mauvais, mais mon esprit est embrouillé par l'iode du large qui flatte mes narines.

Une fois les affaires posées au sol je me rend compte que je n'ai pas grand chose pour pêcher. Il faut dire que les finances qui sont ordinairement dévoués à mon loisir sont au plus bas ce mois-ci.  Je bricole quelques montages pour le calmar en espoir que cela marche un peu. Mais la mer est belle ce qui pourrai être le premier facteur de réussite, mon ami AlainPaddy m'a fabriqué un bouchon extraordinaire, j'ai de belles sardines, tous les espoirs sont permis...

La nuit venue je suis toujours en attente de mon premier calmar. L'ambiance est empreinte d'une sorte d'entité qui couvre l'ensemble de cette crique bien éclairée par les lampadaires de la route. Les boules lumineuses se reflètent jusqu'à la surface de l'eau, la lumière du bouchon tranche bien avec la pénombre et soudainement j'ai le sentiment que quelque chose va se passer...Voilà, il est là ce fameux creux dans le ventre qui fait jaillir les fantasmes les plus délirants. En l'affaire de quelques minutes mon esprit va passer en revue les innombrables fois  où j'ai croisé le carbone avec une prise extraordinaire. Sans m'en rendre compte me revoilà encore une fois dans une histoire rocambolesque où les calmars sont géants et dont l'issue inassouvie est toujours interrompue. Mais alors que je vagabonde sans retenue c'est la touche. Le bouchon lumineux se couche un peu et peine à se redresser, c'est le signe évident qu'un coco tourne autour de mon appât et chipote comme un malade. Mais malheureusement pour le calmar avoir autant de bras autour de la tête ne doit pas toujours voter en sa faveur. Les calmars ne sont pas aussi subtils que les autres céphalopodes mais ils ont tous en commun cet instant particulier où la rage leur monte à la tête et crée leur perte. Là je me retrouve avec un individu qui va tenter le diable pour arriver à ses fins même si, il semble que l'alimentaire ne soit pas sont premier désir. Ce qui devait arriver arriva. Le bouchon se couche définitivement sur le côté et il ne reste plus qu'à remonter ma prise tout en douceur. Rien ne sert de le brusquer il suffit juste de tourner lentement la manivelle du moulinet jusqu'au moment où le calmar glisse et se plante sur les hameçons. S'en suit une série de tirettes qui renseigne sur la taille du calmar. En un rien de temps mon premier coco est dans le bac, il m'a bousillé la sardine, allé, au suivant...

L'heure tourne et il semble qu'il n'y ai pas beaucoup de vie sous les eaux. J'ai beau passer en revue l'ensemble de mes techniques rien ne marche vraiment. Mais à la maison j'ai fabriqué un montage que j'ai nommé "piège à fadas" qui n'est en fait qu'un double montage. J'ai remarqué que mes autres pièges à fadas pour le poisson marchaient très bien au toc et particulièrement sur le Sar. En fait c'est une potence sur le corps de ligne en quarante centièmes qui me permet de mettre deux sardines. Je me suis dit qu'en fait si le calmar réagi un peu comme les sars, il est tout à fait possible qu'il cherche à s'emparer des deux appâts, mais voilà...Le malheur pour lui c'est que je pense qu'il sera nettement moins précis lorsqu'il voudra s'emparer de la deuxième sardine, vu le nombre de tentacules à gérer combiné avec la précipitation, ça pourrai marcher. Mais...parce qu'il y a un mais. Si j'ai deux gros calmars qui se pendent respectivement sur chaque sardines je risque d'en baver copieusement voire de perdre le montage entier. Le pire c'est que j'ai déjà utilisé ce montage par le passé. A l'époque j'avais un espace financier embryonnaire et mes montages de fortune valaient tout mon or, pas question de perdre un bouchon ou une tige en inox fabriqués tout deux avec grands soins. Tout était issu de la récupération dans les poubelles, baleines de parapluie, anneaux de porte clefs, boules de plastique, tout avait une valeur inestimable et je voyais alors dans chaque objets un moyen de rebondir encore...Le problème c'est que j'ai perdu plusieurs fois ces montages soit accrochés au fond, soit à cause de l'usure rapide de certains composants de fortune, j'ai laissé tombé. Aujourd'hui je peut re essayer ces fameux montages avec des accessoires solides en espérant que tout cela marche vraiment.

L'attente est bien longue, je fume mes cigarettes les unes derrière les autres confortablement assis face à la mer. En bruit de fond j'entend les voitures qui passent, des claquements de portières. Je remonte le col de la veste pour le plaquer contre le cou comme si j'allais m'encrer encore plus dans mon intérieur. Dans le creux des vagues la danse du bouchon me renseigne en permanence de la présence éventuelle d'une visite. Il hoche soudain la tête d'une façon bien étrange. Ho mince c'est une touche, même si elle n'est pas évidente elle est bien là ! Lentement je tend la ligne et je prends contact avec ma prise. A première vue le calmar que j'ai en direct n'est pas mal du tout, je sent bien son poids qui trahi sa présence. Tout en douceur il est remonté, je ne doit pas faire une seule fausse note car il ne ne tire pas et cela veut dire qu'il se sent en confiance, mais dès qu'il sentira les pics de la calamarette mon registre va radicalement changer. Le voilà il est à la surface, je suis en présence d'un beau calmar qui se joue pour l'instant du destin. Mais à ce jeu mon expérience ne va pas lui laisser beaucoup d'espace et d'un geste précis il va se laisse berner. Ses jets d'eau sont réjouissants et d'un bloc il va aller rejoindre son copain d'infortune.

Mais j'ai remarqué que le coco n'était pas seul à suivre la sardine. Immédiatement je remet doucement dans l'eau et je garde la ligne bien tendue. Ho mince ! je sent une lourdeur, je remonte dans la foulée mon troisième calmar. Je relance au même endroit pour voir...Yahouuuuuu, une nouveau calmar est dessus. Dans cet instant je vais remonter plusieurs calmars à la suite car je présume qu'ils attendent là, juste sous mes pieds.

Mais ce sera la fin, je pense que j'ai bien exploité le passage. Cela me réconforte de savoir que je n'ai pas trop perdu la main car ce genre d'exercice était monnaie courante par le passé. Je vais laisser ce coin car il est tard et il n'est pas utile de faire des dizaines de calmars pour aller par la suite les fourrer dans le congélo bien que...Non je préfère tout bouffer avec ma famille et être obligé de me sortir les tripes pour refaire ce mini exploit. Et puis il n'est pas dans ma nature de piller un coin même si j'en avait l'occasion car à ce petit jeu, d'autres m'ont prouvé que l'on pouvait couper la branche sur laquelle on est assis...

Ci dessous quelques photos prises avec mes copains ce mois-ci...

Bises.

La pêche, le mode d'emploi.
La pêche, le mode d'emploi.
La pêche, le mode d'emploi.
La pêche, le mode d'emploi.
La pêche, le mode d'emploi.
La pêche, le mode d'emploi.
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La pêche, le mode d'emploi.
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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 21:25

Le calmar est sans doute une des espèces les plus convoitées au monde, non pas par son prix à la revente, mais plutôt par la qualité de sa chair. Il est présent dans toutes les mers du globe et sa capture suscite bien des passions. Nous Sudistes, nous avons l'immense privilège de le croiser régulièrement tout au long de l'hiver, cela donne lieu à de grands rassemblements rocambolesques. Les pêcheurs assidus à cette période forment une longue chaîne de lumière qui s'étale le long des roches Cassidaine. On voit passer furtivement dans le ciel des bouchons lourdement éclairés, des cris de joie éclatent dans les criques, c'est la saison des calmars. Pour moi c'est la plus belle saison de l'année tant on sent la joie dans les esprits. Les montages de fortune rivalisent avec le matériel spécialisé, tout le monde a sa chance mais seul les plus aguerris feront régulièrement de beaux paniers.

Le calmar est considéré comme un grand prédateur dans la chaîne alimentaire. Il n'a pas vraiment une position enviable vu le nombre d'espèce qui lui courent après, mais, il sait assurer sa survie par d'extraordinaires facultés naturelles.

Pour le piéger il semble que le leurre soit la manière la plus efficace pour satisfaire la curiosité de cet animal. Oui, ses mécanismes d'alimentation sont ceux d'un prédateur et non d'un fourrage. Par là, la technique à employer résiderai plutôt dans la simulation d'une proie qui détale ou qui n'a pas conscience du danger.

Les leurres qui sont à notre disposition sont nombreux. Ils nagent au fond ou flottent, rebondissent sur le substrat, se colorisent et adoptent des matières proches du naturel. Aujourd'hui on peut dire avec certitude que même le débutant peut se faire plaisir tant cette pêche est accessible. On peut tout compliquer à volonté mais dans son grand ensemble la pêche aux calmars ne met pas trop à contribution le pratiquant car bien souvent cet animal cherche sa nourriture non loin des éclairages publics. Pourtant, cet animal n'est pas facile à comprendre car il est aussi volage que sa nature de prédateur lui impose. Nous on est au bout de la chaîne et nous devons composer avec les destin...

La pêche aux calmars.

Moi je suis en poste sur le phare rouge de Cassis, la mer est vraiment belle et mes chances de faire quelques captures sont nombreuses. Au premier lancé mon affaire ne va pas être aussi évidente que dans mon souvenir où, dans mes jeunes années les calmars étaient nombreux à cet endroit. Là je doit composer avec une mer qui peine à se refroidir car disons le, c'est une des conditions essentielles.

Mon bouchon lumineux navigue dans le courant et ça c'est pas mal. Il couvre une longue distance ce qui me permet de trouver l'endroit où les courants se rencontrent. Comme d'ordinaire c'est à ces endroits où l'eau forme un grand tourbillon qui concentre plus ou moins la nourriture des prédateurs. Voilà, mon bouchon plonge avec une rare violence à l'approche de cet " oeil", même de loin il n'est pas possible de louper un tel détail. Malheureusement je récupère une sardine qui s'est fait passer à tabac sous les mâchoires de poissons affamés. Je connais bien ce genre de situation en action de pêche et je doit savoir ce qui traîne réellement sous l'eau avant de me positionner pour la pêche aux calmars. L'astuce consiste  à faire  "pendouiller" un morceau de sardine à côté d'une sardine toute neuve en accrochant un petit bas de ligne sur l'agrafe. dans la frénésie les poissons ne fait plus la différence entre les morceaux qui virevoltent et un appât. Rapidement on arrive à savoir ce qui traîne sous les eaux et éventuellement pêcher avec.

Bon là j'ai de la chance car c'est des sars qui assaillent la sardine et en quelques minutes je me trouve en contact avec de très beaux spécimens. Durand une partie de la soirée mon bouchon va trouver un peu tout ce qui existe sous l'eau et mes remises à l'eau sont nombreuses car il faut bien le dire, je bande pour une bogue ou une oblade pas trop grosse. Ca me ferai sourire le restant de l'année mais là, une bogue de 150 grammes peut me rapporter plusieurs gros calmars alors qu'une sardine se fait rapidement bousiller. Ainsi je peut me concentrer sur la pêche aux calmars plutôt qu'à une troupe de poissons en mal de d'oméga 3.

La pêche aux calmars.

Mon attente va durer assez longtemps, je fume langoureusement mes cigarette roulée bien assis sur  ces roches polies par les pas tout en profitant de la très relative douceur de la soirée.  les éclairages sont nombreux ici et les distractions ne manquent pas dès lors que les esgourdes fonctionnent. Les passages successifs de jeunes amoureux qui recherchent un coin à l'abri des regards, des curieux qui se demandent à quoi je pêche, des alcolos surpris par la puissante lumière de ma frontale bref, la soirée est animée... On en perds facilement le cours de la pêche si on se laisse distraire par la vie qui cherche un maître ici.

Mais vers onze heure les choses changent radicalement. Mon bouchon qui a dérivé au fin fond  de la nuit va se coucher sur l'eau en plusieurs fois. C'est un signe formidable d'une touche qui se profile. tout en douceur je tend la ligne qui ne doit pas être brusquée, mon premier calmar est en ligne, je lui fait le tapis rouge, chausse pied et vaseline...

La remontée est d'une douceur exemplaire, aucune fausse note ne doit lui indiquer qu'il est train de se faire avoir. Tout en remontant ma ligne d'une main je contrôle mon calmar de l'autre je calibre l'éclairage de ma frontale. C'est tout l'avantage d'avoir une frontale qui a un variateur de lumière avec une touche tactile sur le côté, on peut bien voir son calmar sans l'effrayer avec tout plein de lumens et on peut avoir plein phare si il se décroche. Arrivé au bord il n'a rien vu venir car à aucun moment il n'a senti le besoin de se défendre, la lumière ne l'a pas effrayé il ne me reste plus qu'à le monter poids. Pour cela il faut lui sortir la tête de l'eau tout en douceur jusqu'au moment où il commence à évacuer de l'eau à la surface. Il se vide de l'eau et en principe il se plante sur les pics de la calamarette, vu qu'il est vide en trois jets, ses "pschittts" sonnent creux c'est le bon moment de le sortir. En un coup il va aller rejoindre le bac qui est derrière moi.

La pêche aux calmars.

Le prochain calmar ne va pas faire dans la dentelle.

Je vient de relancer pour la énième fois sans succès et je commence déjà à sentir la douceur de mon lit qui trouble ma perception globale. Pour autant une touche qui fait couler le bouchon à moins de dix mètres du bord ne peut pas passer inaperçue. Je voit la lumière qui fuse vers le large aussi vite qu'une fusée. Bon là, inutile de prendre toute les précautions d'usage car là, il a senti le truc venir ! heureusement il n'est pas aussi gros que le premier et il va être rapidement remonté sans encombre. Pourtant ses rushs sont plaisants et je m'amuse à le travailler tout en douceur car ce petit bout de vivant me fait du bien. Ses crachottis fantasques animent l'espace dans l'éclairage de la lumière, mon état de prédateur est pleinement satisfait.

Hé bien, au final ce n'et pas si mal cette soirée. J'ai fait deux sars et deux calmars, il est presque minuit, je peut rentrer serein. Je remballe mon appareil photo dans la lourde sacoche, les quelques affaires de pêche et les morceaux de sardines éclatés. Je fait un peu de propreté autour de moi et il ne reste plus qu'à remballer la boutique. Bon voilà tout est prêt  il ne me reste  plus qu'à remonter la ligne dans l'eau et l'emprisonner dans un étuis de plastique pour le retour. Je me retourne sur moi-même sans glisser sur les roche polies par les pas de milliards de pas profanes, tient ? mais où est mon bouchon ? Ho merde il est au diable vauvert sous la pression d'un calmar... Bon je ne vais quand même pas tout ressortir pour la photo, je m'empare de ma canne et le remonte sans encombre, il va dans le bac avec les autres. Du coup mon état de prédateur cède à la surprise voire à la réflexion.  Dans le halo de lumière de la puissante frontale je le regarde dans mes mains souffler les quelques micros gouttes d'eau qui lui reste en réserve dans le tube. J'ai bien conscience de l'acte que je suis en train de faire, cela m'attriste car je m'en réjoui, en tant qu'être intelligent ou en tant que prédateur, le choc des titans qui sont en moi s'affrontent sans cesse.

La pêche aux calmars.
La pêche aux calmars.
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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 20:43
Cliquez sur l'image et visionnez les photos sans passer par le texte.
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 On sait que voyager est un besoin intense de rêver, on s'inflige une douce punition en se délocalisant tout en rêvant très fort. On sait à quel point le quotidien pèse lourd dans la balance nos vies et un retour dans le coeur de l'aventure est absolument nécessaire au moins une fois par an. Là je vous parle d'une aventure qui se compose à huit bouillantes âmes prêtes à en découdre avec le destin...

Viva Espàna 2 !

Au départ nous avions prévu d'aller au delta de l'èbre. Cette contrée sauvage se situe dans le sud de la Catalogne. Voilà un terrain de jeu formidable pour nous car le coin est très isolé et il y a beaucoup de place pour étendre nos nombreuses cannes à pêche. Voilà des critères importants dans cette sortie car à vrai dire nous ne sommes pas très discrets. Pour autant il n'est pas question de faire n'importe quoi ici car la législation canalise la pratique de la pêche fort étroitement. Nous découvrons que le camping, les feux, la musique et le nombre illimité de canne est interdit.

Le voyage est long et même avec un bon GPS nous aurons quelques difficultés à trouver ce coin magique mais notre arrivée en fanfare libère notre stress. Sans nous soucier de la présence de quelques habitants nous déballons à la hâte les affaires sur le sable comme des gosses survoltés avant d'étaler le matériel de pêche sur plus de deux cent mètres.

Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !

Les plus rusés vont s'installer confortablement, prévoir le petit coin pour la nuit et tout le nécessaire pour recharger les cannes en cas de passage intensif du poisson. Sur ce point nous allons tomber sur un os de taille ! La mer est belle mais il y a un courant de dingue qui fait riper des plombs de cent cinquante grammes sur le fond. En moins de cinq minutes on se retrouve avec une ligne qui a embarqué une tonne d'algues et qui s'échoue au bord. Pour ma part de je ne suis pas équipé pour ce style de conditions et d'ailleurs même, aucun de mes copains je crois. Vu que la météo ne va pas s'arranger il y a de fortes chances que nous subissions ce courant durant les quatre jours. On se parle entre deux remontées et tout ceci n'amuse personne en fait.

Le conseil va se rassembler la nuit venue autour d'un solide apéro organisé par Greg pour décider si certains veulent rester ou partir. Dans la nuit la décision est prise, on fout le camp ailleurs demain...

Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !

Au matin qui pointe les gueules enfarinées en disent long sur la nuit passée. Le café fumant à la main on commence à remballer ça est là les premières affaires dans le coffre du fourgon. Peu à peu tout notre monolithe va prendre place derrière les sièges et le départ pour la playa de Garbet commence à prendre forme.Cette plage a été choisie sur google maps il y a deux mois, c'est notre plan "B" en cas de problème au Delta de lèbre. Le problème c'est que ce fameux coin de repli se trouve à trois cent bornes du Delta, encore une fois nous n'irons pas directement sur ce poste et la faute en revient à notre absence de sérieux. Les virages s'enchaînent entre les montagnes jusqu'au moment où les plage libératrice est en vue. Au premier coup d'oeil nous pouvons remarquer les beaux panneaux espagnols qui signalent qu'ici tout y est interdit. La police à l'air d'être bien présente et si elle détecte quelques chose de suspect dans notre comportement il faudra tout plier. Mais en bon Marseillais nous allons jouer avec le feu et installer un véritable camping à ciel ouvert.

Inutile de vous dire que notre discrétion est une légende. Les cris de grands enfants résonnent à plein tube dans la crique moins désertique qu'il n'y paraît. Les scions sifflent dans le ciel en espoir de trouver une distance correcte, mais il faut bien le dire, la notion de distance n'est pas la même pour tout le monde... Certain croient pêcher à 100 mètres alors qu'il sont plutôt dans la frange des 50, certains parlent de 80 alors qu'ils sont au delà des 100 bref, y'en a pour tout le monde. Les discutions sont largement animées lors des apéros, vous savez, là où la mauvaise foi prends le pas sur la réalité, là où les rêves sont presque devenus réalité.

Viva Espàna 2 !

Rapidement nous commençons à voir du poisson hors de l'eau. Pour l'instant il n'y a que peu d'espoirs de voir un monstre mais avec les nuits qui restent la donne va sûrement changer. Curieusement c'est ceux qui pêchent au bord qui font recette. Nous, avec nos cannes et moulinets à plusieurs centaines d'euros on attends la nuit tout en envoyant des missiles tout azimuts. On ne peut pas lutter contre l'envie de rire à plein poumons et de chambrer copieusement ses copains, nous sommes venus pour cela, le poisson on verra bien...

En attendant de jour comme de nuit tout est prétexte à faire l'apéro et bouffer à gogo. Zak nous fait du pain Bérbère sur la pancha, les saucisses grillent, le poisson cuit et le vin coule à flot. Les vannes fusent de tout les côtés et nous n'avons que bien peu de moments pour être sérieux. La mauvaise foi est notre meilleurs compagnon de rigolade, à certain moments il est impossible d'aligner une phrase sans éclater de rire sous les gags qui pleuvent de partout ! La discrétion est un vain mot le soir venu et on ne compte plus les lourdes rigoles où il n'est pas possible de sortir un son d'une gorge dépassée par le rire et les larmes. Que dieu nous préserve, les femmes sont heureusement loin...

Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !

Le temps passe comme ça, on rigole, on mange, on boit, on pêche et on refait le monde. La pluie vient puis repart, le vent s'installe et s'en va, les nuages passent, la marée monte...Soudain c'est Pat qui nous fait le show. Son écureuil lui signale qu'une possible belle prise est en ligne et il nous demande de l'aide "morale". Nous nous précipitons avec nos appareils photos pour immortaliser  cet instant sous les clameurs et les vannes bien grasses ! A peine avons nous fini de rigoler que un de mes écureuils monte rapidement vers le ciel. La boule lumineuse se colle contre la canne et j'imagine sans peine que le frein tourne. Je part à toute allure sous le sable qui roule difficilement sous mes pieds pour atteindre péniblement ma canne. le frein hurle, enfiinnnnnn !!!!!

Je ferre et je suis en ligne avec un poisson très correct. J'entends Reno qui appelle les copains pour qu'ils se rassemblent autour de moi. Bon, j'en fait un peu des tonnes pour que le suspens dure un peu mais...Il n'est pas si vilain ce poisson et je pense qu'il va peser lourd dans les yeux de mes amis. Malgré mon petit 20 centièmes je n'ai pas trop de mal à le brider jusqu'au bord et de l'échouer sur le sable, Ange le sécurise avec  un bon coup de pied dans la gueule et la séance photo commence. No kill ou pas ? Non là on décolle demain matin et je l'emporte avec moi dans la glacière. ( voir vidéo de Ange)

Samedi soir vers 23 heures je décide de plier boutique. La marée est pas mal montée et je me suis retrouvé plusieurs fois avec le trépied baignant dans l'eau malgré que j'ai tout remonté de dix mètres. De toute façon la mer est trop agitée et mes bas de lignes sont rapidement tout embrouillés autour du plomb. Vu qu'à chaque fois je doit refaire les montages j'ai perdu patience. Mais mes copains n'ont pas vu ce détail subtil et dans la nuit leurs trépieds étaient carrément dans l'eau. J'ai encore en mémoire la vision de Pat qui s'extirpe comme un malade de sa tante trop petite et qui part en courant à moitié à poil pour sauver ses cannes qui baignent dans l'eau. Dans la manoeuvre il s'offre un bon bain de pied avec ses baskets ! 

Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !

Dimanche matin c'est le signal du départ. Les affaires sont une fois de plus rangées dans l'immense coffre du camion qui cumule au sol les substrats divers. Peu à peu les copains arrivent fatigués des quatre coins de la plage avec leur lourd barda sur le dos qu'ils déposent avec précaution au cul du vaisseau, moi je me charge d'optimiser au mieux l'espace restant.

Mais avant de quitter définitivement les lieux la police vient nous rendre une petite visite amicale. Ils contrôlent tour à tour nos permis de pêche et nous signalent que le camping, le feu et le reste aussi est interdit. En gros nous avons tout faux mais ils ont bien vu que nous avons tout nettoyé, ramassé le moindre mégot de clope, que nous n'avons pas de drogue et que nous ne sommes pas saoul donc ça passe. Vu qu'ils ne captent pas un mot de Français nous en priverons pas de leur envoyer quelques missiles en pleine quiche sans qu'ils puissent en comprendre le sens. Leur méfait enfin terminé nous reprenons la route après avoir tout verrouillé, sécurisé et nous débarbouillés.

Le retour sera comme à l'allé, les vannes vont pleuvoir du début jusqu'à la fin laissant encore une fois, bien peu d'espace pour les moments sérieux. La route est longue car la fatigue nous accompagne depuis quelques jours déjà, la plupart des copains n'ont pas beaucoup dormi et ça se sent. En passant près de Port Leucate je ne peut m'empêcher de me souvenir de mon enfance et de ces lieux où reposent tout les aïeux du côté de mon père. De ces longues vacances scolaires où la pêche et l'insouciance étaient les seuls maître mots.

Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !

Nous allons poursuivre notre route jusqu'à notre destination finale où attendent impatient ma famille. Les dernière vannes sont lancées autour d'un bon café sur la table de la cuisine et sous le poids de la fatigue qui gagne définitivement le groupe. On se fait quelques bises au cul des voitures qui chauffent, on se promet une autre aventure mais là, avant de repenser à tout cela, faut vraiment dormir un peu...

Bon voilà on attends plus que la vidéo de Ange, bises les Loulous et d'avance, toute nos excuses pour ce que vous allez voir dedans...

Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !
Viva Espàna 2 !

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Construit et imaginé par RORO, GREG, MARCO, GEGE. - dans sport pêche appâts Poissons calmar
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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 11:01

VIVA ESPANA !!! https://t.co/hT5CrvsWgA #Poissons #pêcheauborddel'eau. #pêche #sport #calmar

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Construit et imaginé par Silverpeche Roro - dans Poissons p p sport calmar
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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 10:59
VIVA ESPANA !!!

Cela fait plusieurs mois que nous préparons en cachette cette fameuse sortie que nous a inoculé Reno l'année dernière. Une sortie un peu hors norme que bien peu de gens sont capables de supporter dans la réalité. Nous allons nous rendre en Espagne à quelques encablures de Barcelone pour voir si il  est possible de partir avec pas mal de copains l'année prochaine. Mais là on part à l'aventure et nous savons bien que nous ne pouvons pas embarquer avec nous une troupe de fidèles comme ça, faut prévoir un minimum pour que cela puisse se faire l'année prochaine au top. Là il va falloir sortir de son cocon, prévoir tout le quotidien pour plusieurs jours et être capable de s'éloigner de son confort sans tirer la gueule. Nous allons devoir nous écarter pour un moment de toute la machine qui nous tient dans notre vie de tout les jours et un oubli simple transforme ce mince équilibre en formidable galère. Mais une fois que l'on a pris conscience qu'il n'est pas question de partir sans le strict minimum car il faudra faire face à une montagne d'imprévus, le plaisir d'aller pêcher peut enfin commencer. Avec un peu de recul je me rend compte qu'il est bien plus facile de programmer ce genre de sortie quand on est dans la fleur de l'âge car on se passe beaucoup plus facilement du manque de sommeil et de confort. Mais d'un autre côté ce qui nous guide c'est l'aventure et je pense pouvoir l'apprécier beaucoup mieux aujourd'hui. Le plaisir simple d'aller pêcher ailleurs que dans nos coins hebdomadaires, de voir un peu plus loin que le bout de son nez, de souder des fils qui n'étaient pas branchés, créent des remous incroyables dans les tripes...

Voilà le récit de quatre gars partis en voiture un Jeudi soir en direction de l'Espagne.

L'année dernière Reno nous avait tous surpris en prenant la route de l'Espagne pour aller pêcher dans l'inconnu durant une bonne semaine. Oui bien sûr, pour s'aider il y a beaucoup de points de repères qui sont visibles du satellite mais la réalité, en réalité, c'est carément autre chose... Il nous a donné l'envie de prendre sa trace et de refaire son périple, mais heureusement que nous n'avons pas sollicité nos proches car les rebondissements ont été nombreux. Tout a commencé avec moi qui voyait ses chances de partir diminuer à vue d'oeil vu mes finances. Reno nous a tenu en haleine jusqu'à dix minutes de partir, oubli de matos, itinéraire incertain et choix du poste quasi sur le chemin. Voilà en quelques mots ce qui n'a pas manqué de faire foirer cette sortie.

Pour ma part j'ai dressé la liste de tout ce qui me faut sur un bout de papier que je met régulièrement au propre. Mon esprit est largement mis à contribution car il y a beaucoup de chose que personne ne peut maîtriser. On ne peut pas compter sur la météo ou une blessure de dernière minute, les questions se bousculent dans ma tête et bien souvent, même au travail, je suis absent. J'ai trouvé tout ce qu'il me faut sur internet à propos du coin que nous avons choisi, je peut pratiquement me faire une idée car les photos et les vidéos du coin ne manquent pas.

Peu à peu les jours avancent et tout prends forme., je suis toujours en attente de ma paye et cela va conditionner cette aventure. Sur la messagerie nous nous tenons régulièrement au courant de nos avancées ou de nos trouvailles, du permis de pêche qu'il faut prendre et des détails courants. Les affaires sont stockées dans les caisses, la nourriture s'entasse, il ne restera que le frais de dernière minute à prendre. En fait je me rend compte que rien que pour le quotidien il me faudra beaucoup de choses. J'ai une montagne d'emballages qui renferment le consommable, du jetable à gogo, ben dis donc, voilà un truc qui m'interpelle mais bon...

Un peu avant la maison PEXEO m'a ouvert en grand les portes de ses congélateurs, ma mission était de me servir pour tout ce que je pense avoir besoin tu parles d'une mission ! Quel confort pour l'esprit de savoir que je ne vais manquer de rien côté appâts ! Reno en parallèle fera une commande d'appâts frais à la maison SUD'ESCA pour le jeudi 22 Octobre, le jour du départ. Ici j'ai l'impression de jouer à l'équilibriste tellement il y a de paramètres qui doivent s'emboiter à la perfection. Pour couronner le tout, Ange et Pat prendront les appâts juste avant de partir chez Cabesto, enfin, si la livraison se fait.

Ici je vais faire une petite parenthèse sur ces deux maison qui méritent toute notre attention. Aujourd'hui ceux qui ne connaissent pas sud'esca et Pexeo ne sont pas nombreux. Ils sont distribués tout deux dans toute France car ils ont réussi à créer un truc différent des autres. Manu de sud'esca à ouvert un site de vente d'appâts en ligne alors que personne n'y croyait un gramme. Les tarifs défient toute la concurrence et les appâts sont livrés en temps record à la maison, sur son lieu de travail ou directement au cul de sa voiture si cela vous chante. PEXEO à trouvé le moyen de surgeler une peu tout les appâts de façon optimale exatcement comme pour l'alimentaire, une fois décongelés ils retrouvent l'aspect d'origine mais...gorgés d'acides aminés. Ces deux copains ont fait bouger les choses, ils ont prouvé que l'on pouvait aller encore plus loin. Pourtant ces deux concepts sont opposés, un vends du frais, l'autre du surgelé et pourtant rien ne les opposent. C'est tout simplement parce qu'ils répondent à toute la palette des possibilités que tout pêcheur à besoin ou aura besoin un jour.

VIVA ESPANA !!!

Malheureusement jusqu'à la dernière minute nous ne saurons pas si Reno pourra venir. Une embrouille de dernière minute nous tiendra en haleine jusqu'au moment où tout se dénoue enfin.

Nous partons tous comme prévu d'AIX en PROVENCE vers 18 heures avec armes et baguages en direction de l'Espagne presque étonnés de pouvoir partir. Les rires sont de tous les instants entre coupés de brève phrases sérieuses. La joie nous tient les tripes car notre périple commence enfin !!!

Il ne nous faudra que quelques heures pour rejoindre Manu qui nous attends tout près de Narbone. En fait Ange et Pat comptaient sur ce fameux arrivage d'appâts prévu au Cabesto d'Aubagne, mais le camion de sud'esca est tombé en panne en route privant mes deux copains de vers frais. Heureusement le dévouement de Manu est sans limites pour ses copains, même à des heures indues il va nous livrer une vingtaine de bibis sur le parking d'un restaurant gastronomique ( mac donald) pour que notre voyage puisse se faire. Après une courte rencontre nous reprenons la route des vacances.

Impossible de rester sérieux plus de cinq minutes les rires fusent de tous les côtés, les kilomètres défilent, la nuit tombe. Je reconnait immédiatement les endroits où j'ai passé mon enfance. Leucate, Port Vendres, Rivesaltes, cerbère. Ces noms résonnent dans ma tête, ils sont synonymes d'enfance et d'insouciance et de beaucoup de personnes disparues...

Une fois la frontière Française passée les ennuis commencent. En fait, l'itinéraire n'est pas très compliqué à condition de l'avoir bien assimilé. Moi je suis à la recherche de ROSA comme il est marqué dans google hearth. Mais en fait à la place de ROSA c'est ROSES qu'il fallait chercher. Certaines ethnies dont les espagnols ont une habitude de traduire à leur sauce tout ce qui est marqué ou d'origine. Ainsi AUCHAN devient" AL CAMPO", Perpignan devient Perpinya et j'en passe, moi bille en tête je continue ma route.

Les kilomètres défilent, trop à mon goût et aux portes de Barcelone une inquiétude monte soudain en nous. Le GPS ne fonctionne pas malgré les bricolages de Pat rien n'y fait il nous faudra demander notre chemin. Dans la nuit nous traversons des villages endormis. Pourtant rien n'explique qu'ils soient aussi déserts, on dirait des villages fantômes, cela n'arrange pas nos affaires.

Au bout d'une bonne demi heure de vire vire nous trouvons enfin un bar qui se prépare à fermer, Pat et Reno foncent demander le chemin. Finalement à force de chercher notre route avec les maigres indications que la serveuse nous à donné nous sommes sur le bon chemin quand...Le GPS se met soudainement à trouver notre route et notre position ! La chance nous souri enfin ! Nos rires fusent dans tous les sens, impossible de rester sérieux plus de cinq minutes. Malgré notre malchance très passagère nous ne pouvons pas nous empêcher de rester sans se poiler, tout est pretexte à envoyer une vanne jusqu'au moment où Reno reconnaît la route.

A Roses nous trouvons enfin la petite bretelle qui mène vers CALA MONTJOI. La route serpente furieusement dans la nuit, il est deux heures du matin et pourtant nos pronostics de pêche vont bon train, notre impatience est grande, les cerveaux sont en ébullition.

Finalement nous arrivons sur le parking de la plage, tout est calme et sans vie apparente, le coin est désert et la mer immense nous tend les bras. A cet instant et contrairement au voyage, aucune vanne ne sort de la bouche d'aucun d'entre nous, ça y est nous y sommes les gars !!!!!!!!

VIVA ESPANA !!!

               

Nous installons notre quartier général un peu dans l'urgence dans la nuit. Mais avant tout il nous faut mettre les lignes à l'eau. Hé oui on a pas fait 500 bornes depuis Marseille pour ne pas pêcher immédiatement ! Tout les appâts sont déballés et dans la folie toutes les lignes sont envoyées dans l'eau avec beaucoup d'espoirs de trouver un trésor.

Le premier à avoir "la" touche c'est Ange, les cris de joie fusent dans la baie. Mais il va remonter un petit congre qui sera remis à l'eau dans la foulée, quelle rigolade !!!!!

VIVA ESPANA !!!

Toute l'histoire de cette aventure c'est de penser à faire des photos pour nos blogs. Il est nécessaire d'en prendre un maximum pour immortaliser tous ces instants de bonheurs qui font parti du lot de notre voyage. Nos pensées sont forcement tournés vers ceux qui n'ont pas pu venir et nous allons leur faire une petite place dans cette sortie. Le seul mot d'ordre ici c'est de prendre un maximum de sensations dans le peu de temps que nous allons passer ici.

Rapidement les poissons de toutes les tailles vont être capturés et il y en aura pour tout le monde. Le premier soir il nous faudra relâcher tous les poissons car ils ne tiendront pas plusieurs jours même dans une glacière, à vrai dire, ma hantise c'est de devoir remettre à l'eau une grosse patate. Même si c'est facile pour un poisson de taille modeste, ce sera plus dur sur une daurade de cinq kilos ! A vrai dire on ne sait pas du tout à quoi on s'attend ici. Vu le nombre de touches en ce début de pêche, il tout est fait possible qu'avec la venue du petit jour cela soit complexe à gérer.

VIVA ESPANA !!!

Durant toute la nuit et jusqu'au matin les touches sont régulières, les captures sont assez espacées mais dans l'ensemble pas de quoi se plaindre. Sars, Pageots, daurades, marbrés, un peu tout y passe et avec la venue du matin nous restons sur nos gardes.

Nous avons encore deux jours de pêche et nous débutons ce vendredi avec beaucoup d'espoirs en poche. Moi je suis très confiant car même dans la matinée on ne s'ennuie pas du tout. Les prises sont plus étalées que dans la nuit sûrement à cause de la venue de nombreux bateaux qui arrivent du large mais régulièrement les écureuils fusent. Des plaisanciers de pacotille comme chez nous qui sortent le bateau deux fois par ans viennent braver les bouées placée très loin, même si ils ne pertubent pas notre pêche ils sont franchement chiants !

La journée passe ainsi, on mange un peu à toutes les heures, on se soigne pas mal le gosier sans pour autant dépasser les limites. La vrai raison c'est qu'il n'est pas question de louper la moindre minute de pêche si ce n'est pour dormir.

VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!

Contre toute attente, il ne va pas se passer grand chose sous les eaux durant la journée, les poisson semblent bouder les rayons du soleil de midi. Pour m'en convaincre j'enfile la combinaison de plongée et me voilà dans l'eau fraîche à la recherche d'une vie sous marine. A ma grande surprise je découvre que les fonds sont riches en toutes sortes de choses mais les poissons sont absents. Les poissons de roche sont nombreux mais à première vue pas de belles pièces à voir même assez loin du bord. Par contre dans un mètre d'eau les sars, les girelles, les labres et tout leurs petits compagnons se touchent preuve que la vie change de camp dans la nuit. Le fond est tapissé de grandes nacres et d'holothurie taille xxl, de belles étoiles de mer, de spirographes démesurés, je suis vraiment étonné de ne pas y voir de beaux poissons dedans...

Bon de toute façon je me suis fait une large idée de ce que je voulais voir je peut rentrer.

VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!

Vendredi soir les choses changent, les touches et les poissons sont assez présent. D'ailleurs Pat va nous servir un spécimen de marbré qui n'existe plus chez nous ( voir la vidéo de Galinette ) dès qu'elle sera disponible. Pour sa part C'est Reno qui va sortir la plus belle prise de la sortie en remontant une belle daurade de plus d'un kilo et demi.

VIVA ESPANA !!!

La daurade de cala montjoi ( espagne).

No kill épique d'une belle daurade.

Nous sommes obligé de relâcher le poissons vu que nous n'avons rien pour les tenir vivants et encore moins pour les conserver en bon état.

Mais on ne laisse pas aller mais vu que les feux sont strictement interdits ont fait griller les saucisses sur le camping gaz. Nous n'avons pas tenté de faire un feu car la police Espagnole ne rigole pas avec ça et nous n'avons pas envie de revenir à la maison avec un pv.

VIVA ESPANA !!!

Le problème c'est l'attente sans aucune touche dans la journée, l'alcool quasi présent et...le manque évident de sommeil. Rien de mieux pour voir en vrai la nature d'un homme. Ces trois facteurs réunis peuvent révéler de grosses surprises mais là...Aucun de nous n'a faibli. Les vannes se sont alignées en rang d'oignon pire, elles sont devenues naturelles et indispensables. Les rires ont fusé tout le séjour sans faiblir.

VIVA ESPANA !!!

Les soirs se succèdent un peu toujours de la même manière. Au début de la soirée les poissons viennent se nourrir et repartent dans la nuit. Il faut être sur ses gardes et s'attendre à croiser un beau poisson à n'importe quel moment. Reno va encore nous sortir une belle daurade à la faveur d'un petit vent d'EST qui a légèrement fait rentrer la mer. Pour ma part je bricole quelques poissons mais demain c'est le grand jour. Le jour où on va pouvoir garder le poisson pour la maison, fini les no kill, là on va y aller comme des fadas.

VIVA ESPANA !!!

Six heures du matin, la troupe est en éveil car tout le monde veut renouer avec les prises des jours passés. Les yeux sont tirés et les figures en disent long sur l'état de décomposition dans lequel nous sommes. Pourtant la passion est là, rien ne semble désunir l'équipée qui se précipite sur les cannes à la moindre touche. Mais contre toute attente le matin sera vide. Il n'y aura pas la moindre tirée qui nous fera sauter en coeur de nos fauteuils tièdes. Bien blottis dans nos lourdes affaires d'hiver on peine malgré tout à croire que la mer est vide. Le café qui fume sur la table de camping est un réel confort pour nos pauvres âmes. Peu à peu le jour qui pointe entre les montagnes vient réchauffer la crique de fortune où nous nous sommes échoués. Tout est calme. Les cannes dressées vers le ciel vacillent avec la brise froide du matin, les écureuil balancent lentement, pour une fois c'est le silence dans les rangs.

VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!

Nous avons mis un tel bordel sur cette plage qu'il n'est pas difficile d'imaginer le travail que nous allons avoir pour nettoyer tout cela. Inutile de dire que nous partirons pas en laissant le moindre indice de notre passage. Pourtant à cet instant la partie ne semble pas jouée d'avance.

La nuit va passer comme ça, une tirette sans suite à droite, à gauche et quelques poissons remontés sans réellement sentir un vrai passage de poissons. Si, à un moment j'ai essuyé une rafale de touche sur la même canne, malheureusement le placard que j'avais au bout de la ligne s'est décroché dans la dernière vague devant moi. J'ai quand même réussi à sortir une belle blanquette de sept cent grammes avec un montage minuscule au riminni, comme dans les calanques puis, une fois la troupe passée ce fut le calme jusqu'au Dimanche matin.

VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!

Peu à peu les affaires se préparent pour le retour. Le soleil de 10 heures du matin est propice pour réunir ses dernières forces pour partir. Chacun rassemble des breloques, on ouvre les sacs pour enfourner à la hâte les choses qui n'ont pas été consommées ou oubliées, on ramasse tout ce qui pourrai nuire à cette plage de rêve qui ne peut pas accueillir plus de pêcheurs. En fait mes amis qui se sont placés au milieu de la plage n'ont pas cassé ou peu de lignes, mais moi qui me suis désaxé, j'ai eu peu plus de touches mais j'ai cassé à gogo.

Wahouuuu, quand je voit tout ce qui doit être acheminé à la voiture j'en ai la tête qui tourne. Je me demande même à quoi à servi tout ce beau bordel qui va remplir un trafic long jusqu'à raz de la gueule. Mais avec patience, mes copains font les voyages pendant que je range l'immense coffre du camion. Mais avant de partir il nous faudra faire un brin de toilette car là nous ne sommes pas franchement présentables. Nos frocs sont maculés de détritus de vers, nos cheveux en broussailles nous font lancer malgré nous quelques vannes bien salées. Les brosses à dents finissent d'essuyer trois jours d'aventure et le savon à la lavande n'arrive pas à couvrir les effluves puissantes et les traces violettes sur les doigts du ver de chalut.

VIVA ESPANA !!!

Je rêve de revenir ici avec en plus mes autres copains l'année prochaine. Nous organisons une dernière pêche de l'année, pourquoi pas une pêche de la Toussaint ? Mais il faut garder en mémoire que ce n'est pas une sortie qui peut s'adresser à tout le monde car tout est différent. L'éloignement, la langue, les us et coutumes, la route, la fatigue, le sommeil, la bouffe, les vannes de tous les instants...Tout cela est nécessaire pour arriver à l'absolu et comme pour les calanques cela ne s'adresse pas à tout le monde. Bien sûr, tout cela est réalisable à condition d'être méticuleux et d'une fidélité sans failles car ceux qui sont un peu fragiles seront pris de court du début jusqu'à la fin.

Mais au bout du compte nous avons vécu une aventure humaine un hors normes où il s'est passé beaucoup de fabuleuses choses entre nous. Nous avons soudé des liens qui ne se dénouent pas comme ça, c'était le but de cette aventure avant même de parler de pêche.

Je m'installe le coeur lourd au volant de mon camion une fois chargé, je regarde ma main qui tourne clé de contact et le moteur s'ébroue dans un râle puissant. Je regarde la mer et mes copains qui montent en riant dans la cabine. Nos regards peinent à lâcher l'horizon et le silence envahi soudain l'habitacle. Nous savons bien que ces derniers instants à contempler le scintillement du soleil sur la mer sont les seules images qui nous feront mal dans nos pensées...Pourtant notre route est encore longue avant de rejoindre le siens, les kilomètres qui nous éloignent peu à peu de l'Espagne ne vont pas immédiatement nous guérir de cette séparation...

VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
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VIVA ESPANA !!!
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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 14:40

Les raviolis de poulpe. http://t.co/upPaeCkHoq #calmar #Cuisine #Poissons #pêche

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 20:35

Cette semaine je ne vais pas pouvoir aller beaucoup à la pêche. La météo n'est pas bonne et avec l'approche des congés scolaires ça pétille ferme à la maison. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé en ce week-end venteux de me lancer un peu dans la cuisine. La cuisine ancienne qui me vient de loin, d'ailleurs je crois même que je n'ai plus mangé de raviolis de poulpe depuis 40 ans. Il est vrai que le poulpe est très pêché par nos côtes et les spécimens de belle taille sont assez rares, donc pas d'hésitations, on va piocher dans le surgelé.

J'ai en mémoire tout le travail que je doit mettre en oeuvre car il n'est pas question de bâcler la recette. Je revoit ma mère dans la cuisine de son restaurant étalant vigoureusement la pâte à la main, la farine qui virevolte autour d'elle et les plaques entières de raviolis en attente qui s'étalaient derrière elle. Je me souvient de cette richesse Italienne qui se sentait dans cette cuisine. Les couleurs des aromates au milieu des poissons vidés et des pièces de viandes à griller. Je me souvient de ces odeurs de nourritures fraîchement cuisinées, les mots lachés en Italien comme "au Pays".

Pour ce faire il me faut un gros poulpe car je recherche une texture qui se rapproche de la viande, d'ailleurs, au goût on en est assez proche comme quoi...

Le premier travail c'est le faire cuire cette masse de muscle à la cocotte minute pendant une bonne heure et demi, de le passer sous l'eau froide pour le débarrasser de la peau. Pendant le nettoyage je ne jete pas les grosses ventouses car elles sont parfaitement comestibles.

 

Les raviolis de poulpe.

Voyez par vous même, mis à part une réduction importante de la masse totale, l'ensemble est franchement apétissant.

Détail d'une ventouse de poulpe.
Détail d'une ventouse de poulpe.
Détail d'une ventouse de poulpe.
Détail d'une ventouse de poulpe.

Détail d'une ventouse de poulpe.

Pour la pâte il nous faut, 500 grammes de farine, 4 œufs, une cuillère à soupe de sel, un demi verre d'huile et un demi verre d'eau. Si vous n'avez pas de malaxeur style machine à pain attendez vous à avoir des crampes aux doigts car il faut que la pâte soit lisse et bien ferme.

Pendant le malaxage pincez du bout des doigts la pâte pour en prendre un petite boule et goûtez là, rectifiez en sel si elle est trop fade.

Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.

En ce qui concerne la sauce il ne faut pas grand chose ( photo):

Deux petits oignons, de l'ail, une carotte, deux clous de girofle, une feuille ou deux de laurier, de la sauce tomate et un peu de concentré de tomate, fenouil.

Il ne faut pas de liquide car nous cherchons une sauce qui va pouvoir se tenir sur le ravioli et ne pas couler dedans.

Couper le tout finement et faire sauter sur  feu vif.

Mixer grossièrement la chair de poulpe et l'intégrer dans la marmite où cuisent les aromates dès que possible. La cuisson dure un bon quart d'heure, il ne faut pas oublier de baisser le feu à mi cuisson et de remuer très souvent. N'oubliez pas de rectifier la sauce selon votre goût avec du sel, du poivre ou du sucre.

Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.

Je me suis basé sur les souvenirs que j'avais. Ma mère fière Italiano/Provençale nous servait de gros raviolis, comme dans ses souvenirs. 

La grille ou l'on vas poser la farce est délimitée avec une règle d'écolier, on marque légèrement la pâte avec cela permet de déposer la farce toujours au centre du ravioli sans se tromper.

Avec un pinceau on humidifie la pâte pour pouvoir coller les bords un peu plus tard.

Avec une cuillère à soupe on dépose une boule de farce et on recouvre de pâte, puis on ferme les bords avec les doigts, le ravioli est fini.

Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.

Vu qu'il me restait un peu de farce j'ai sorti du frigo deux pâtes feuilletées et j'ai fait des sortes de quiches.

Subitement à la cuisson les bouquets d'éfluves envahissent la maison et un détail me fait pouffer de rire.

Il est à peine dix huit heures, mes enfants commencent à mettre machinalement la table comme ordinairement il le font tous les soirs vers 19h30. En fait toutes se odeurs de cuisine leur a fait penser que c'était l'heure de passer à table, pourtant le frugal goûter de seize heures à bien duré et normalement ils peuvent patienter encore. Mon épouse reclame l'apéro, bon là, je sait que tout le monde à faim...

Simple rapide et très très bon, la quiche au poulpe.
Simple rapide et très très bon, la quiche au poulpe.
Simple rapide et très très bon, la quiche au poulpe.

Simple rapide et très très bon, la quiche au poulpe.

L'accompagnement c'est tomates pelées et brocolis. Pour ma part au lieu de plonger mes tomates dans de l'eau bouillante pour leur enlever la peau, j'ai un économe qui pèle les légumes mous. C'est plus rapide et ça évite de précuire l'aliment.

C'est un économe mais avec de petites dents tranchantes, cela permet de peler les légumes mous en un rien de temps sans les abîmer.
C'est un économe mais avec de petites dents tranchantes, cela permet de peler les légumes mous en un rien de temps sans les abîmer.

C'est un économe mais avec de petites dents tranchantes, cela permet de peler les légumes mous en un rien de temps sans les abîmer.

Un peu de beurre et de sel sur les brocolis et je détaille mes tomates.

Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.

La cuisson des raviolis est facile à comprendre.

un fois immergés dans l'eau bouillante ils remontent à la surface en 20 segondes, vu la taille comptez deux minutes après qu'il soient remontés, servez aussitôt.

Mettez un peu de beurre sur les ravioli si vraiment vous aimez ça, normalement si vous avez bien rectifié la sauce et bien salé la pâte il n'y a rien à faire.

Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.

Du coup tout le monde trépigne pour passer à table et je n'ai pas le temps de faire dans la dentelle, il faut servir rapidement ! J'ai dû m'énerver un peu pour qu'une des assiètes puisse rester quelques segondes pour la photo, non mais !

C'est une présentation un peu rustique mais c'est bien comme dans ma mémoire, les goûts sont bien présents et arrachent des " MMMMMMM" comme par le passé. Voilà un plat très ancien qui offre beaucoup de sensations, le mariage de la pâte et d'une sauce au poulpe est lourdement chargé d'émotions personnelle.

Pourtant au départ il n'y a rien de recherché ni de cher, ce plat c'est juste l'heureux mariage de l'Italie et de la Provence, concocté un soir où peut être il ne devait pas il y avoir beaucoup de choses à cuisiner...

Les raviolis de poulpe.

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Construit et imaginé par RORO, GREG, MARCO, GEGE. - dans calmar Cuisine Poissons pêche
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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 07:53

Pour une fois l'histoire de ma sortie va être courte car j'ai décidé d'aller pêcher alors que dehors c'est la tempête. Je sait bien que dans ces conditions inutile d'espérer faire une belle pêche ( quoique ) il me faut juste un petit bout de terre à l'abri pour être heureux. Ma prospection va commencer par Marseille, là je sait que ce ne sera pas jouable même dans les recoins mais vu qu'il est tôt je peut me permettre de faire le grand tour des postes que je connait.

Arrivé  à callelongue le ton est donné, inutile de sortir les affaires de la voiture ce n'est pas ici que je vais pêcher, déjà rien que de rester debout pour prendre quelques photos relève du défi. A quelques pas plus haut une vieille dame n'a pas pu éviter la chute et emporté par le vent elle s'est étalée sur la route, sur FB c'est rigolo mais là c'est la réalité et je m'empresse de lui porter assistance. Un fois mémé dans la scéance photo peut reprendre...

Cliquez sur une photo pour l'agrandir.
Cliquez sur une photo pour l'agrandir.

Cliquez sur une photo pour l'agrandir.

Malgré que je suis foutu à la porte de ce coin je ne me lasse pas de faire des clichés tellement le spectacle est fantastique. Il est l'heure de prendre la route de Cassis, j'espère que ce sera du vrai Nord Ouest qui soufflera là bas car si ce n'est pas le cas je peut rentrer à la maison.

Tempête !!!
Tempête !!!

Le vent arrache tout sur son passage, les arbres se tordent et lâchent des branches qui finissent pas tapisser le bas côté de la route, même en voiture je suis obligé de corriger la trajectoire pour rester en ligne. Rapidement les portes de la presqu'île sont en vue, manifestement aux pieds des roches cela semble plus calme mais ici comme à Marseille le vent est démoniaque. Pas besoin d'aller prospecter plus loin ou d'aller voir en bas ce qui se passe, d'un coup d'oeil il est possible de voir un petit bout de mer entre les arbres et le chemin qui descend vers la mer, manifestement c'est tout plat, chouette!

Tempête !!!

La différence est flagrante, je peut enfin poser les affaires de pêche et commencer les montages, pour le coup j'ai prévu de caler aux poissons et aux calmars aussi, même si je n'y crois pas des masses l'essentiel c'est d'être au bord de l'eau. La température est bien glaciale, dès la tombée de la nuit il faut faire des pauses" mains dans les poches" pour pouvoir ligaturer les appâts.

Les cannes sont envoyées très loin car je vient de me rendre compte que je suis en face d'une trilogie très surprenante. En effet, la commande passée sur lightinthebox est arrivée un peu plus tôt dans la matinée à la maison, dedans il y avait du fil en 23 centièmes DAIWA exprès pour la distance et de la tresse huit brins  en seize pour l'arraché. Le pêcheur à toute son aise pour poser le plomb derrière lui, le vent très fort souffle dans la direction du large sans pour autant se le prendre dans la quiche. Le résultat est rejouissant, on dirai que le plomb ne touchera jamais l'eau, je ne sait pas au juste ce que cela peut représenter mais c'est sûr l'appât est loin...

Tempête !!!

Maintenant passons à la friandise qui pourrai faire basculer la soirée, avec ce petit truc il faut s'attendre à tout, avec ce petit calmar on peut prendre à peut près tout ce qui bouge dans l'eau, mais il faut respecter la présentation pour qu'il conserve l'aspect d'un vivant. Pour qu'il soit bien décollé du fond je la "farci" avec un petit bout de liège, l'hameçon est placé "sous" le petit calmar pour qu'il reste toujours le cul en l'air mais à l'endroit. Ce n'est pas nécessaire de le faire sur des appâts plus gros car l'hameçon n'est pas assez lourd mais pour un petit appât de quelques grammes ça a son importance.

Tempête !!!

Bon voilà je suis calé à peut près tout ce que je voulais, pour enfoncer le clou il n'y a pas le moindre courant, malgré le vent qui fait ripaille sur la mer, les fils restent bien en ligne bouchon lumineux compris. Je vais pouvoir enfin m'installer bien confortablement dans un creux de roche et fumer amoureusement des clopes roulées à regarder la mer friser dans l'éclairage artificiel de Cassis.

A ce moment il est difficile de faire un pronostic sérieux, à vrai dire vu les conditions sont franchement hostiles je m'attends à ne rien prendre, de plus j'avoue que cette soirée n'a pas la même saveur que les précédantes. Pourtant je suis bien, le vent fait des tourbillons sur l'eau en emportant vers le ciel un nuage de brume arraché à la surface. L'ambiance est bruyante dans les arbres aussi bien que dans la mer, de temps en temps un objet plus gros passe et s'enfonce dans la mer. Là on aurait dit une chaise en plastique, je suis un peu loin pour voir mais dans le couloir de lumière de la ville il me semble bien que c'était une chaise ! Waohouuuu, je mesure à quel point je suis à l'abri ici, en haut ça doit être le vrai bordel.

Soudainement l'écureuil de la canne du fond claque contre la canne, c'est le montage au petit calmar, cela ne peut être le vent car le frein est réglé assez dur et ouis de toute façon il est bien lesté. Je ferre sans attendre car à cet instant cela peut être n'importe quoi qui est au bout .

Mouai, ça bataille bien mais je ne pense pas à la grosses patate, on dirai un beau sar, mince, il faudra refaire le montage...

Tempête !!!

Il est correct mais pas assez pour le garder, de toute façon je ne suis venu pour un loup ou une daurade, un pagre, un denti !!! les sars de cinq cent peuvent se pêcher n'importe quand.

Alors que je suis affairé à refaire le montage il ne faut pas lâcher de vue que le bouchon pêche lui aussi, les yeux font des allés/retours jusqu'au moment où...Je ne trouve plus la lumière du flotteur. A la hâte je remet le sar à l'eau pour aller remonter la canne au bouchon, j'ai beau chercher il n'est toujours pas visible. En quelques minutes la prise fait surface, je n'éclaire pas car il ne fait pas complètement nuit grâce à la lune mais j'entends des crachotis typique du calmar quand on le sort de l'eau. Je me tient un peu en équilibre pour pouvoir extraire correctement ma prise de l'eau, à ce moment une violente bourrasque me pousse, mon pied glisse et je me casse la gueule. Par chance là où je suis tombé n'est pas dangereux, c'est juste douloureux, mince !

Bon voilà, je vais vous faire quelques clichés de la bestiole et je vais rentrer, il est dix heures et demi et je n'ai plus du tout envie de rester. Je vient de me faire botter les fesses par les roches et c'est le signal qu'elles ne veulent plus de moi.

Tempête !!!
Tempête !!!

Sous la douceur qui s'installe je vais replier méticuleusement toutes mes affaires, une à une les cannes vont aller rejoindre le poste de fortune et finir attachées autour du salabre. Tout est repris et je ne veut rien laisser. La petite côte est avalée en quelques minutes, un tout de clé le moteur s'ébroue, la pêche est finie...

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 08:58
Une fin de saison qui en dit long.
Une fin de saison qui en dit long.

Hé oui nous sommes presque en fin de saison des calmars, les jours rallongent, le froid n'a pas réussi à vraiment glacer les eaux, il est temps de passer à autre chose.

Ce qui a été différent de l'année dernière et des années avant c'est que nos chers calmars semblent être revenu chasser près des côtes pour la saison froide. Les indicateurs de leur arrivée ne se sont pas produits et il semble qu'il ne produiront pas pour en marquer le terme. D'ordinaire les premier calmars sont rouges et les derniers aussi. Cette année, je n'ai pas pris un seul "coco rouge" va savoir pourquoi...Remarque je m'en tamponne un peu car ceux qui sont près du bord sont franchement petits et servent ordinairement à caler au vif.

En faisant le bilan de la saison qui s'enfuit et quand je regarde mes moulinets je voit bien qu'un grand nettoyage s'impose, les fils sont délavés par le sel malgré les rinçages, les galets non étanches tournent à peine en couinant et la graisse autour des axes ont pris la poudre d'escampette.  les cannes à pêche sont marquées par de nouvelles traces de coups, les anneaux étincelants en début de saison demandent à être partiellement remplacés. La raison en est que nos postes sont très agressifs pour la matière, le vent qui souffle souvent fort, pousse parfois au sol un trépied avec ses cannes. Les fils se coincent souvent entre les roches coupantes sous la pression du Mistral, ils sont rapés, usés, ils ne verront pas l'année prochaine. Remarque nous n'ont plus on est pas fringuant, la froideur nocturne qui cuit les mains, les acrobaties qui finissent en cascades laissent parfois quelques traces sur le coprs. Moi j'ai hérité de nos frasques nocturnes, une grosse déchirure musculaire au molet et une belle agravation d'artrose lombaire. Je ne peut m'empêcher de penser qu'un jour, je ne pourrai plus faire autant de chose qu'aujourd'hui, mes longues  nuits au fin fond des calanques seront un chapelet de récits que je décrirai sur la toile, une époque, une histoire...

Je pourrai raconter l'explosion de sympathie qui s'est déroulée sur notre blog. Je pourrai aussi raconter l'immense galère que nous avons vécu pendant des années à trouver nos appâts, les revendeurs peu scrupuleux qui se sont directement servi dans notre porte- monnaie, du poisson curieusement absent par moment...

mais aujourd'hui on en est pas là, le blog va super bien, les nouveaux copains arrivent de tout les côtés, les maisons ou les sites de pêches nous sollicitent régulièrement, c'est le bonheur quoi !!! mais au délà de toutes ces bonnes choses qui nous arrivent il y a en a une qui me ravi plus particulièrement, c'est l'arrivée dans notre paysage de la maison PEXEO. Oui, voilà un concept qui à défrayé le chronique de silverpeche. Qui n'a pas galéré pour trouvé ses appâts juste avant de partir ? Qui n'a pas eu le sentiment intense que son porte- monnaie n'à servi qu'à remplir les caisse du revendeur ? qui n'a pas le sentiment de payer un peu trop cher ses quelques vers ? Moi j'ai trouvé deux grandes maisons qui sont capables de couvrir l'ensemble de mes besoins, Sud'esca, Pexeo, tout deux vendu chez Cabesto. Le premier a des vers qui arrivent sur les étals alors qu'ils ont été récoltés la veille, le segond, à des appâts surgelés disponibles qui ne se trouvent pas forcement toute l'année et en plus bourrés d'atractants. les deux ensembles font que nos prises et notre confort a littéralement explosé, j'ai l'urgent et le prévisionnel. L'urgent c'est quand je part à toute berzingue entre deux fenêtres météo et là j'ai le surgelé, le prévidionnel c'est quand je peut prévoir ma sortie et là y'a Sud'esca. En tout les cas cela me permet de pêcher toute l'année sans arrière pensées, peut importe le temps ou les saisons j'ai ce qu'il faut et tout cela pour bien moins cher...

Une fin de saison qui en dit long.
Une fin de saison qui en dit long.
Une fin de saison qui en dit long.
Une fin de saison qui en dit long.
Une fin de saison qui en dit long.

Ce samedi j'ai retrouvé mes copains pour une nouvelle partie de pêche, le temps est froid avec du vent de Nord bien appuyé ce qui aggrave encore le ressenti. Rapidement sur place je montre à Ange ces petites nouveautés qui m'ont été confiées par Clément et Juju. Je vois bien que cela à l'air de plaire à mon ami qui lorgne fortement sur les petits calmars. Tant mieux car tout ça c'est pour nous ce soir, on va envoyer tout ça à l'eau et tenter de voir ce que cela donne malgré une météo très douteuse.

Comme d'habitude il n'y a pas moyen d'être sérieux, l'arrivée de Pat ne fait qu'augmenter la rigolade, les blagues fusent de tous les côté et pourtant on est que trois !!!

Té vé, la première touche au ver de Rimini !

Ce la ne donnera rien au final mais vu les conditions de pêche et les zozos avec qui je suis, ce la ne pouvais qu'arriver, on est sérieux quelques minutes et après c'est fini, les cannes peuvent partir à l'eau que personne ne s'en rendrait compte.

Mais dans la soirée une belle surprise va arriver...Pat qui a laissé traîné un bouchon pour le calmar demande très fort de l'assistance.

- " SAALAAABREEEE !!!!!!!!!!" Phrase mythique qui ne s'est entendue que jusqu'à la Pointe Rouge, un peu plus loin ce n'était pas très audible. Mais nous on l'a bien entendu malgré le bruit des vagues qui tapent fort sur les roches, les ronflements de Ange et l'espace qui nous sépare. Extrait de son sommeil Ange est le premier sur les lieux et se penche au dessus de l'eau pour salabrer à notre ami une très grosse seiche. Nous avons bien que cette prise sera l'unique trophée à montrer car le vent se renforce beaucoup et la mer est tout juste praticable. Mes bas de lignes en 25 centièmes sont tout embrouillés je doit monter plus gros et plus court. La température est très basse il faut encore nous bâcher un peu plus et subir la morsure du froid même avec de gros gants.

A onze heure la chose est entendue, on se casse !!! Nous en avons plein la casquette de subir à ce point le froid, le corps est bien protégé mais côté extrémités rien ne va plus. J'ai toute les peines du monde à refaire le noeud de mes chaussures, heureusement que je peut voir ce que je fait car le seul truc que je sent dans les mains c'est des aiguilles qui qui me font un mal de chien. Comme d'ordinaire la mauvaise foi est de mise, au départ tu te prends une série de vannes bien vacharde qui vont t'accompagner d'un sourire jusqu'à ta maison. Mais ce qui ne me fait pas rire c'est les poubelles qui je retrouve à chaque fois sur ces lieux de pêche, pourtant la mer à tout balayé, il y a encore des gars qui sont venu laisser leurs saletés dans les failles. Voilà un sujet que nous allons traiter car cela porte un nom et cela à une cause, après lecture de l'article sur eux vous ne verrez plus pareil les salisseurs.

 

Une fin de saison qui en dit long.
Une fin de saison qui en dit long.
Une fin de saison qui en dit long.
Une fin de saison qui en dit long.
Une fin de saison qui en dit long.

Pendant une bonne heure le lendemain j'ai parcouru la plupart des petits posts affichés dans le célèbre réseau social, on sent bien que la pression de faire le buzz est là, planqué quelque part dans les neurones en attendant le bon moment, mais après tout je pense que c'est un sentiment normal car il faut se résoudre à notre humanité qui n'est jamais très loin de l'essentiel. Ça vous surprends ? Notre évolution est ce qu'elle est, mais il ne faut pas perdre de vue que nos activités maritimes sont largement guidées par nos instincts de prédation, en poussant encore plus loin la réflexion on peut même considérer que les sports de ballons ont été volontairement calqués sur d'anciennes pratiques romaines qui feraient un tabac aujourd'hui si elles resurgissaient de terre. On se régaleraient sûrement de voir un assassin d'enfant se faire dévorer par un lion affamé, quoi de plus naturel que la loi du Talion même si le droit de tuer n'appartient à personne.

De nos jours on essaye de se préserver le plus possible de cet instinct animalier, on se défend de toutes relations intimes avec de lointaines origines. La société agro-alimentaire qui fait en permanence de profondes études sur le comportement humain l'a bien compris et dans notre alimentation quotidienne tout est fait pour que le consommateur n’imagine pas qu'il consomme une produit issue d'un animal. Le vivant est un produit qui se transforme pour que quand il arrive dans nos assiettes il soit totalement différent. D'ailleurs nous rigolerions bien si nous ne trouvions dans les rayons des supermarchés que des poulets non vidés ni plumés, qui oserai envoyer les mains manucurées dans la tripaille, comment supporter l'odeur acre d'une poule que l'on ébouillante la tête en bas pour en retirer les plumes ? Ha oui aujourd'hui tout devient magique pour le cuisinier en herbe, les plats arrivent déjà conditionnés en barquettes, sans poils ni arrêtes, sans peau ni cris juste avant la mort...

C'est ainsi que je suis  intéressé de voir une belle armée de pêcheurs qui disent souvent:

-"Moi j'aime les poissons c'est ma passion depuis toujours et je respecte les mailles !"

C'est un peu l'histoire du chasseur qui flingue et qui prétend respecter la nature. On sait que la régulation des espèces est une part importante du travail des chasseurs, c'est le moyen de concilier passion de flinguer et un acte relativement nécessaire., même si je trouve qu'être chasseur est ridicule, mais si il n'y avait pas ce type de régulation nous marcherions le cul serré à cause de la faune. Mais il ne faut pas se tromper de sujet, l'homme aime tuer cela fait couler de l'adrénaline à flot dans les veines et quelques part assouvir son instinct de supériorité, l'homme avec une arme se sent invincible et dès qu'il ne l'a plus...

Mais le cas du pêcheur est tout autre, il n'y a pas de régulation à faire, le pêcheur ne peut pas prétendre protéger quelconque espèce, le pêcheur prélève un point c'est tout. Il faut se résoudre à être ce que l'on est, il n'est pas cohérent de penser le contraire, c'est ainsi que j'affirme aimer le poisson car c'est grâce à lui que j'ai découvert les calanques, rencontré beaucoup de copains et quand il est bien arrosé de jus de citron, mes papilles exultent.

Mis à part ça, je trouve que les poissons sont particulièrement beaux, ils représentent un monde que je m'efforce de comprendre, quand à leur protection là...De toute façon je n'ai aucune mission de régulation, la pêche comme je la pratique ne peut pourrai pas en causer sa perte. Seuls les navires qui charrient leurs filets sont en mesure de tout racler et faire disparaître le monde sous marin, seuls ceux qui posent leurs mailles dans les frayères sont des assassins. La seule chose qu'il faut réguler d'urgence c'est la nature humaine, il faut canaliser le comportement de certains qui sont capable de piller la nature pour de l'argent, certains sont même capable de raser des montagnes pour le profit. La condition sociale ne joue pas, elle situe juste le niveau d'action de l'individu. Que l'on soit pieds nu ou en costume cravate à gratter du papier ce foutu instinct dicte ses lois, il est comme un noyau en veille au milieu du cerveau et il prends les commandes dès que l'adrénaline monte, il nous a été nécessaire pendant des millions d'années, aujourd'hui il va causer notre déclin.

C'est la raison pour laquelle je me suis profondément penché sur le sujet du pêcheur et ce qu'il entend comme conneries à son sujet.

A une certaine époque je me suis presque senti coupable de prendre du poisson, je me suis limité à quelques prises pour que mon loisir ne laisse pas trop de traces. Rapidement cela a mis en opposition ce que je voyais et le cahier des charges du bon comportement du pêcheur, je me suis rendu compte qu'au final tout l'acharnement que j'avais à pratiquer les évangiles du saint patron n'avait en réalité rien de réel. J'ai bien compris qu'aucun pêcheur amateur ne peut vider la mer de ses poissons aussi nombreux soient t'ils, aucun pêcheur du dimanche n'est la cause des enjeux de la ressource halieutique mondiale. Tenez le pour dit: Personne ne peut vous interdire de pêcher là où bon vous semble pas même le législateur, si il le fait c'est pour faire de la place à ceux qui en font profit ou pour ses propres intérêts. Si vous adhérez à une cause c'est que vous l'avez choisi et le faite en âme et conscience et parce que votre intellect vous en donne la ressource. Ceux qui pleurnichent la disparition du Bar au lieu de s'attaquer à la cause ne font qu’aggraver la situation, ils divisent les mentalités et font naître de profond doutes sur une pratique qui n'est qu'un loisir. L'amateur n'a pas besoin de montrer l'exemple pour que la cause soit viable, il est normal qu'un gars se paye un sondeur qui va lui dire où est le poisson, il est normal que le gars s'empresse de prélever ses poissons et faire comme les guides de pêche dans les revues spécialisées. Quand on ouvre les pages d'un mensuel de pêche en mer, on y voit de très beaux poissons exibés les bras tendus, des cannes hors de prix, des voyages organisés, des leurres qui sont censés être l'arme absolue. Un peu plus loin on parle au lecteur et on lui dit que c'est pas bien et qu''il faut se limiter dans ses prises ? On se fout de qui ? Le jour où je verrai des contrôleurs sur les navires réguler les prises des chalutiers qui ramassent des milliers de tonnes de poissons qui seront au final balancés à la mer pour garder que les espèces rentables. Le jour où je verrai des pros qui donnent à l'étal le poissons bon marché et qui ne posent plus leurs mailles dans les cannes des pêcheurs du bord je saurai que c'est l'heure de se réveiller. 

 Les mers du Nord, Nord-Est, Nord-Ouest, Ouest vont être méticuleusement pillées par les flottes armées jusqu'aux dents, les navires vont racler les fonds jusqu'à ce qu'il n'y ai plus rien, ils vont extraire la moindre parcelle de ressource jusqu'à qu'il n'y ai plus rien à en tirer. Ce scénario est déjà arrivé chez nous et rien n'a été fait pour empêcher quoi que ce soit, ha si...On dit aux pêcheurs de loisirs que c'est pas bien...

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 21:01

Cela fait bien longtemps que ce blog soulève les pierres de l'actualité pour mettre au grand jour les choses qui nous touchent et qui nous toucheront de près un jour ou l'autre. Avec l'aide de certains lecteurs qui nous relayent les infos nous faisons passer un maximum de choses pour que personne ne puisse dire un jour qu'il ne savait pas. C'est ce qui s'est passé pour le parc des calanques mais c'est ce qui est train de se jouer au large de Marseille qui nous inquiète aujourd'hui. Ceux qui prennent le train en marche doivent savoir que l'espace maritime Marseillais est dans la visée des groupes pétroliers, oui, des fouilles ont permis de déterminer que cela serai rentable de mettre quelques plateformes au large de Marseille. Tu parles !!!! trouver du pétrole en face des raffineries vaudrait autre que le coup mais...seulement pour total ! Pour nous hélas le prix à la pompe ne se détermine pas au cul du pétrolier, le bénéfice sera pour eux et la gigantesque pollution que génère cet édifice ferreux sera pour nous. Nous aurons l'occasion de reparler de tout ça et nous suivons cette information de très près.

L'autre sujet dans lequel je me suis plongé corps et âme c'est dans le communiqué de presse de l'association des ligneurs de la pointe de Bretagne relayé par allainpaddy dit Pad. Ce communiqué nous apprends que le Bar ( le loup pour nous) est officiellement protégé des pêcheurs chalutiers et autres entre le 1er Janvier et le 30 Avril. On nous dit que la gestion de ce précieux patrimoine avait été laissé à libre à la profession qui semblaient être les seuls réellement habilités à en assurer la survie. Mais on apprends en fait que les flottes avides d'euros sonnants et trébuchants allaient racler dans les frayères au moment de la ponte, la Commission Européenne mise sous la pression de l'urgence de voir une espèce devenir rare est contrainte de stopper radicalement ces pratiques.


"Alors quand nos représentants professionnels poussent leurs cris d’orfraie, dénonçant des mesures aux conséquences dramatiques, nous les renvoyons à leur propre responsabilité. Elus présidents de toute une communauté, ils auraient dû défendre les intérêts de tous. Au lieu de cela, ils ont servi les seuls intérêts de leurs électeurs, avec un parti pris coupable et une vergogne sans pareille. Le travers sans doute d’un système électif uniquement fondé sur une représentation syndicale, naturellement plus à l’aise dans la négociation sociale que sur ces enjeux de gestion des ressources halieutiques." citation www.lemarin.fr, Association des Ligneurs de la Pointe Bretagne.

Du côté du Sud de la France nous tendons bien l'oreille car nous connaissons bien ce sujet car épuisé depuis longtemps. Nos conditions météorologique favorables quelques soit les mois de l'année à permis aux chalutiers et petits métiers de nettoyer méticuleusement la mer de toutes ses espèces. Il est vrai qu'aujourd'hui tirer la sonnette d'alarme ne sert plus à grand chose vu la pauvreté les stocks disponibles sous les eaux. Quand on met le masque il n'est pas rare de trouver des pans entiers de roches sous marines sans la moindre parcelle de vie, on se surprends à chercher une girelle ou quelques labres, les quelques rascasses bloties en attente d'une proie ne sont guère plus grosses que le pouce.  Il n'est pas utile de mettre cela sur le dos du pauvre amateur qui tente le dimanche de se faire sa soupe de poissons en compagnie de sa famille ou du braconnier qui plonge la nuit. Pourtant les calanques sont particulièrement accueillantes pour le poisson car il y a toutes les configurations possibles pour que toutes les espèces y prospèrent. Les massifs rocheux sous marin, les plaines de sable, les criques bien abritées, des hauts fonds, des zones stable et des pointes battues toute l'année par la houle du large. Des conditions si parfaites et une diversité si importante qu'elle a attiré les convoitises de ceux qui déroulent les mailles. Il y a cinquante ans il y avait trois fois plus de métier de la pêche, et pourtant les ressources n'ont jamais fait réellement défaut que ce soit du bord ou dans les filets. Trente ans plus tard avec l'appui de l'électronique, l'apparition des mailles en nylon et le changement des mentalités la quasi totalité  des poissons s'est vu sur la liste des espèces à surveiller. Quelque chose à été fait ? Non...

Pourtant il n'y a plus beaucoup de gros mérou, plus de langoustes, plus de cigales de mer, plus de très gros labres, plus de gros loups, plus beaucoup e très grosses dorades, La liste est tellement longue. A qui la faute ? Je vous laisse débattre de tout cela.

Seules les espèces saisonnières comme le pageot, les pélagiques, les gros carnassiers des hauts fonds, le calmar arrivent encore à tenir bon. C'est la raison pour laquelle je trouve moins de culpabiblité à pêcher trente calmars ( dès que j'y arrive je vous tient au courant) que trente dorades qui reste pour moi un vrai scandale.

Comme vous le savez je pourrai parler sur le sujet pendant des heures car tout cela me touche dans ma passion et dans mon intelect, mais comme je le dit un peu plus haut je souhaite que chacun s'exprime même brièvement sur ces informations.

Le dernier sujet qui commence à briller dans nos yeux c'est la fin de la saison des calmars et l'arrivée progressive de la pêche aux poissons. A vrai dire, si on veut bien s'en donner la peine on fini par comprendre qu'il n'y a pas de réelle trève hivernale, les poissons sont présent toute l'année daurade compris et il suffit d'envoyer un beau bibi pour s'en rendre compte. En fait notre petit groupe a profité de l'arrivée des calmars pour tester les petites sardines surgelées estampillées PEXEO, elles sont bourrées d'acides aminés et ont une tenue formidable sur une calmarette. A première vue l'appât paraît petit mais j'ai rapidement révisé mon apriori quand les premiers calmars s'y sont embrochés dessus. J'ai personnellement fait le test avec du frais, puis des grosses sardines en sac "et" en caissette sans attractants, pour moi le résultat est sans appel c'est les petites avec ces fameux acides aminés qui l'emportent haut la main. C'est un peu l'histoire du ver de Rimini qui se perpétue, j'ai été surpris de prendre plus de poisson avec le surgelé qu'avec le frais, pire, avec ce dernier je suis rentré bredouille deux fois et jamais avec le rimini surgelé. La raison est sûrement contenue dans la batterie d'éfluves agressives que libère le ver et cela fait sûrement la différence. Lors de nos sorties nous avons fait toutes sortes de tests avec un hameçon en tandem avec un morceau de ver de rimini frais en bout de ligne et un autre morceau plus petit et mal présenté 50 centimètres au dessus. Je vous laisse deviner le résultat.

Tout cela nous ouvrent inéluctablement des portes qui étaient fermées jusque-là, cela nous laisent entrevoir une saison qui ne va pas se dérouler comme les années précédantes. Nous allons tout essayer coquillages compris sur de longues périodes car il faut bien le dire, les deux dernière fois où je m'était acharné à pêcher avec ces précieux appâts je m'était fait litéralement dépouillé par toute la faune qui naviguent dans les calanques. J'était revenu au matin complètement crevé d'avoir remonté, ligutaturé, renvoyé les lignes sans un seul instant de répis pour quelques prises acceptables et remis à l'eau tout le reste.

Mais...je vous l'accorde volontier rien n'est acqui à l'avance et on ne peut pas présumer de sa soirée à l'avance à moins d'être madame soleil. Vu que je ne cherche même pas à comprendre l'un ou l'autre et que je laisse le destin ( si il existe) décider pour moi, mes soirées annuelles se ponctuent souvent par une multitude de surprises. C'est un peu ce que j'ai vécu avec mes copains de pêche aux calmars. Je ne vous présente pas Ange ( galinettes), Pat ( le pêcheur des calanques) ou Reno que j'ai rejoint quelques soirées à la recherche de quelques âmes animales suicidaires. Hé bien j'ai essuyé deux bredouilles à la suite avec les meilleurs appâts de la création, mes amis s'en sont sorti avec les honneurs et moi...rien...même pas une touche ! Si je croyais au surnaturel je pourrai largement parler de chats noirs ou autres mais mon esprit de granit ne se laisse pas étourdir par "un possible" qui pourrai m'accorder au mieux 2000 ans de retard sur la vie. Avec tout le respect que j'ai pour les croyances ou même les religions je ne peut m'empêcher de croire ( ou de rêver ) que dans peu de temps, beaucoup de peuples comprendrons qu'ils ne sont que les esprits faibles d'un énorme dessein qui n'a rien à voir avec dieu et j'en veut pour mémoire, le père Noël, la petite souri et dieu. Ce sont les conneries de nos arrières grands-parents qui l'ont appris de leurs parents et que nous transmettons par lâchetté à nos enfants, c'est censé améliorer les rêves de nos bambins, mais toutes ces entités ont quelque chose en commun...Personne ne les a jamais vu ni les uns, ni les autres. Vous comprenez maintenant pourquoi aucun scientifique ne peut croire en dieu, vous comprenez pourquoi notre vie est bercée d'insolentes contradictions, vous comprendrez pourquoi ce soir là je n'ai aucune explications à ce qui m'arrive.

C'est toute la douce déconvenue de la vie, le brin d'incertitude qui renforce la joie de faire bien mieux la prochaine fois, le sel d'un instant de ma vie qui me donne la rage d'aller plus loin. Moi j'ai pris le parti de ne me laisser guider que par cette soif de ne rien devoir, de ne me laisser guider que par mes amours ou par mes instincts. Tout ceux qui prétendent me dire ce que je doit penser, manger, vivre et transmettre ne sont pas nés. Ma vie est inscrite à travers le numéro de ma carte verte ou de la mutuelle, mais...ça s'arrête là.

 La pêche et son devenir.
 La pêche et son devenir.
 La pêche et son devenir.
 La pêche et son devenir.
 La pêche et son devenir.
 La pêche et son devenir.

Ci dessous c'est une photo qui me tient à coeur. Mon ami Reno a fait pour moi le cliché de l'année de silver,  Il est vrai que j'aurai tellement été être avec lui ce matin là...mais avouez, on s'y croirai.

 La pêche et son devenir.

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 12:56

Nous sommes sorti ce Samedi en grande délégation, il y a Pat, Ange, Reno et moi. Nous n'avons pas trop le choix du poste avec cette météo, le vent est fort et la mer de Marseille est impraticable, ce sera donc Cassis. Le problème de Cassis c'est que nous sommes toujours sous la contrainte du courant, je ne sais pas au juste pourquoi il tend toujours à tirer vers le droite alors que le vent est contraire, je ne sais pas non plus pourquoi les calmars sont très largement plus petit qu'à Marseille. Le fait est là, à chaque fois que nous avons fait une sortie sur ces roches nous avons dû faire face à ça. Pourtant le coin est idéal, il y a beaucoup de fond et bien peu de choses contrarient toutes les techniques, seuls les leurres souffrent du déplacement des eaux. A l'inverse Marseille reste indétrônable sur tous les plans et en plus les prises sont bien plus grosses. c'est quand même pénible quand il faut batailler trois ou quatre fois sur le même calmar, ils se piquent mal, on dirai même qu'ils finissent pas devenir très malins, il ne maquait plus que ça...Le problème de Marseille c'est qu'au moindre Mistral c'est foutu, la mer se lève et la houle qui vient du large ne fait pas de cadeaux, on pêche au hasard et ça pour moi c'est pas possible.

L'autre problème c'est la présence de très nombreux pêcheurs. Il est légitime pour tous le monde de prévoir une sortie de pêche et ce n'est pas de cela dont je parle. Je parle plutôt de nos territoires qui disparaissent peu à peu, contraignant les pratiquant à se rassembler malgré eux. Cacau est devenu une zone de non prélèvement et il est hautement surveillé, l'entrée du port de Cassis côté Bestouan son parking est devenu payant. Tout cela concentre les pêcheurs sur les mêmes postes, les failles se remplissent de déchets, aïe aïe aïe...

Je reste persuadé que d'ici quelques années les accès à la mer seront canalisés, comment réagirions nous si nous avions en charge une riche commune dont les propriétaires se voient harcelés toute l'année par des vacanciers l'été puis les pêcheurs l'hiver. Dans les deux cas des tonnes de poubelles sont laissées par terre. Nous avons déjà constaté qu'il est presque impossible de trouver un coin vraiment propre et pour certains coin y'a pas de noms tellement c'est sale. Ma crainte c'est que si le parking de la presqu’île devient payant avec un contrôle d'accès, que les voies qui y mènent se réduisent pour ne pas qu'une voiture se gare sur le bord, en quelques mois de travaux nous pourrons plus aller pêcher à moins de payer et de marcher. Le pire c'est qu'on ne peut rien revendiquer car c'est bien le pêcheur qui laissent crado. Même si je voit que beaucoup ramassent à peu près leur déchets, on peut aisément constater que beaucoup encore n'y font même pas attention, jeter les piles usagées dans l'eau ou par terre ne représente rien d'anormal à leurs yeux. Grâce à ces gens sans conscience, peu à peu tout se referme sur nous, on parle d'interdictions là où la liberté à été crée...

Je vais volontiers pêcher à Cassis, pas parce qu'il y a quelques calmars non, c'est parce j'y retrouve mes amis et qu'on y rigole à plein tube. J'ai retrouvé ces copains avec qui j'oublie mes quelques ennuis, le vent ou les vagues, j'en oublie même de pêcher c'est dire...Non la vraie pêche c'est quand je suis à l'affût de la touche, que je reste concentré sur les éléments, que je prépare une série de photos pour agrémenter mes articles, mais là, avec Ange, Pat et Reno y'a une vanne qui tombe toute les minutes et on a toujours le don de se mettre là où tout les pêcheurs monde ont décidés de pêcher ce soir là. Pour agrémenter le tout, Reno et moi avions décidé quelques jours avant de faire des clips vidéo qui nous mettraient en scène jusqu'à la pêche. Nous avons pris le temps de filmer de longues prises, de raconter des trucs, d'éclairer à gogo au risque de griller le coin et au final les formats de son appareils sont incompatible avec le mien. Voilà une déconvenue qui va aller bousiller tout ce travail.

Bon voilà on vous met quand même la vidéo mais un truc est sûr, elle ne va pas être nominée aux oscars...

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 20:01

Depuis quelques semaines le petit monde des pêcheurs est secoué par une vague maritime qui qui vient du large, ce n'est pas un événement que redoutent tout les pêcheurs, non loin de là, ils l'attendent plutôt avec impatience et si elle prends du retard dans la saison rien ne va plus...La pêche aux calmars est plutôt exigeante avec le matériel et est un perpétuel défi pour le pratiquant car cette espèce à la faculté outrageante de ne pas hanter les eaux à la même profondeur selon le moment de la nuit. Il monte à la surface à la faveur de la lune puis il retourne vers le fond peut être sans raison, à la moindre présence de poisson fourrage qui balade entre deux eaux il remonte aussi sec. Dans ces conditions comment être sûr qu'il ne va pas passer à côté de son appât et aller se jeter avec rage sur l'appât du voisin ? Voilà bien des questions qui laissent souvent le pêcheur dans le plus profond des doutes et vous allez le voir, en prendre régulièrement n'est pas une mince affaire...

Pour ma part j'ai décidé de mettre en oeuvre une série de choses qui ne me sont pas familières dans d'autres périodes de l'année. La pêche commence toujours par prendre les poissons qui naviguent sous la surface, cela impose d'avoir une canne et un moulinet spécifique, inutile de penser à pêcher le calmar avec. Je démarre avec un tandem crevettes laissé libre dans le courant, une fois la ligne déployé dans l'eau, un petit amorçage à base de sardine est envoyé sur le coup. Cela me permet d'avoir une idée assez précise des espèces présentes et l'assurance pêcher avec des poisson bien frais d'entrée de jeu, de plus cela me donne le signal de départ. Oui à chaque fois qu'il se produit une brutale interruption des touches c'est que forcement il y a des choses qui se passent dessous, un poisson chasseur ? un gros calmar ? va savoir... En tout cas il est temps pour moi de régler la profondeur de mon bouchon au plus près du fond et d'envoyer mon appâts peut importe l'heure. Pour la petite histoire il m'est arrivé mainte fois de prendre mon premier calmar à 15 heures alors que le jour est encore bien là, va comprendre. Pourtant il est clair que cette espèce chasse plus volontiers au couché du soleil mais là, avec eux on ne peut se fier à rien. Si rien ne se passe dans le quart d'heure, je règle la profondeur du bouchon à mi hauteur et je laisse naviguer encore un quart d'heure et ainsi de suite jusqu'à moins de trois mètres. Vous me direz, alors pourquoi ne pas prendre trois cannes et régler définitivement cette foutue profondeur ? Je vous avouerez que j'ai bien essayé de le faire mais il y a un petit hic dans tout ça. Tout d'abord, c'est qu'il est impossible de suivre des yeux trois bouchons en même temps et passer en revue du regard les trois bouchons en permanence fini par vous faire ressemble à un spectateur qui regarde un match de tennis à Rolland Garros. De plus en cas de courant parasite il faut souvent relever les lignes et les renvoyer plus en amont, dès qu'on a remis à l'eau la première, ligne la troisième est contre les roches et au final on embrouille les fils et on fini par se lasser de ne faire plus que cela. Moi j'ai pris le parti de cibler une ligne et de ne pas la lâcher des yeux, je m'imprime de sa danse dans les vagues, le bouchon passe d'un bord à un autre sur toute la longueur sans à avoir à le relancer. Dans ces conditions il est quasi impossible de louper une touche aussi discrète soit t'elle, car des fois, côté touche c'est vraiment du très discret.

L'autre chose qui à mon sens est important c'est le fil. Pour envoyer un bouchon assez lourd, une calamarette avec un poisson de cent ou cent cinquante grammes dessus, inutile de dire que du 40 centième est nécessaire seulement voilà. les distances obtenues sont décevantes avec un tel diamètres. Donc il faut ruser et la solution c'est de faire comme en surf casting c'est à dire un bon arracher de 15 mètres en 40 et de le nouer sur du 25, cela permet d'envoyer du lourd tout en conservant une certaine distance.

Bon voilà, côté technique on est au point il ne reste plus à espérer que c'est le bon soir et surtout le bon coin.

Technique calmars.

Moi je suis là avec Gégé, la soirée s'annonce très mal vue du haut du chemin, les bouchons naviguent dans tous les sens à droite et à gauche venant des autres criques et à vrai dire il y a beaucoup de pêcheurs ce soir. Mais que cela ne tienne, moi je suis avec mon ancien et pour le coup c'est tout ce qui compte, ce mec est ma bouée de sauvetage, il est si...si... je me sent bien avec lui. Le montage est déjà fait sur la ligne et il ne faut qu'une seule minute pour être dans les clous, le montage est envoyé nettement plus loin que tout le monde, l'attente commence.

Avec Gégé c'est la rigolade d'entrée de jeu, ce jeune homme de 73 ans à toujours la fleur au bout du fusil, malgré tout, faut pas le faire chier et ceux qui essayent le regrettent rapidement. Moi c'est pas pareil, c'est une peu comme mon papy, il me passe tout, même quand je suis sérieux et pour lui ça, c'est très grave. Nous n'avons pas temps de parler un peu que mon premier bouchon fabriqué par Pad est déjà sous l'eau, sa forte lueur rouge éclaire sous plusieurs mètres. La remontée est complexe car le calmar est assez gros et vu que c'est le premier je n'ai pas envie de le louper. Sans salabre, ce sera fait.

Technique calmars.

Bon il est pas mal, en tout cas  il est un peu plus gros que ceux que nous avons pris la semaine dernière, cela annonce le coeur de la saison qui s'éteindra avec l'arrivée des calmars rouges. Rapidement un deuxième calmar vient tenter sa chance sur une petite sardine posée très très loin, il sera remonté dans la foulée.

Technique calmars.

Nous devrons attendre longtemps avant de prendre les suivants, pourtant je m'emploie à essayer un peu toutes les profondeurs, c'est comme cela que je tire mon épingle du jeu. Gégé ne tient pas à me suivre dans mes manipulations et il se contentera de deux calmars.

Technique calmars.

Malgré tout je ne suis pas ici pour longtemps, il me faut rester raisonnable et conserver un peu de temps sur l'oreiller pour être humain le lendemain. Je pourrai faire comme dans mes jeunes années et pêcher toute la nuit et ne rentrer à la maison que pour m'habiller et partir au travail, c'est enrichissant pour un jeune homme mais chiant pour un homme qui arrive sur ses cinquante ans. Parfois, je ne ressent pas trop les déboires de mon esprit encore bien bouillant mais à force d'aller jusqu'au bout de mes envies le corps ne suit plus vraiment, on est crevé du soir au matin, tout fait chier au plus haut point.

Le tour de clé dans la serrure de la maison va sonner à deux heures du matin, j'ai encore quatre heures à dormir, pffff, et merde...

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 18:39

Pêcheur et chasseurs mettez vous à l'abri y'en pour tout le monde...

Je suis abonné depuis de longues années à une foule d'hebdomadaires qui traite de la pêche et la chasse. J'y trouve souvent matière à réflexion, de l'actualité en cours, les nouveautés et aussi le lien entre le canard et ses lecteurs. Vous vous doutez bien que le journaliste qui écrit les articles ne peut pas devenir intime avec son lecteur du moins pas à travers un bouquin, il emploi des mots souvent complexes pour toujours tenir à distance ceux qui ne maîtrise pas forcement tout cela. Ceux qui arrivent suivre se redent bien compte que ces bouts de phrases fort bien alignées doivent avant tout plaire au directeur pour qu'elles voient le jour.

En premier lieux sous un aspect rigide qui ne laisse pas passer la moindre émotion, le journaliste développe l'info pour la transmettre aux lecteurs puis termine presque toujours le compte rendu par un avis personnel ou une conviction intime. Quand on tourne la page on se retrouve nez à nez avec une grosse pub qui vante les mérite de la pêche exotique. On y voit des gens qui exhibent des poissons de toute beautée qui tiennent tout juste sur les genoux d'un gars bronzé bourré de vitamines "A". L'article juste après on y parle de comportement humain, de la valeur des choses et de respect de la vie. PFFFFF !!! Bon là il ne m'en faut pas plus pour me mettre dans le rouge, déjà qu'il m'est difficile d'accepter de voir des gars qui sont heureux de poser en photo avec des poissons qui ont réussi à survivre à nos dérives exotiques, il faut en plus se farcir un manque de vision sur l'équilibre des infos.

Il y a un peu plus de cent ans, le sport favori des colons Français ou Anglais, Belges pour ne parler que de l'Europe, était la chasse dans la brousse. Les cocos pouvaient flinguer un peu tout sur leur passage, la nature était très diversifiée et très abondante, on y voit un gars entouré de guides africains et posant fièrement les mains sur un gros flingue et le pied sur la bestiole. Dans la société de l'époque ces voyages exotiques étaient une marque d'aisance et de savoir, l'aspect militaire et dangereux en faisait une destination de choix. En moins de cent ans il a fallu que le gouvernement contrôle ces pratiques car la quasi totalité des espèces se sont vu friser la limite de la disparition, c'est la preuve évidente qu'il ne faut pas laisser l'humain décider seul, il est capable de tout, oui vraiment de tout...De nos jours la chasse en Afrique est toujours ouverte, c'est les mêmes fils connards de l'époque qui ne sont pas encore décongelés.

En cent ans le monde est passé à la vitesse supersonique, tout devient possible même l'impensable, les moyens de communication sont quasi parfait, nous sommes à quelques années d'avoir des voitures qui conduisent seules, elles seront rapidement à la vente dans les concessions, elles se garent déjà seules...Mais ce qui n'a pas changé c'est l'homme. Il est toujours aussi con et toujours aussi persuadé que c'est ailleurs que c'est mieux...Hé bien comme il y a cent ans ces voyages exotiques font toujours rêver l'humain, il sont toujours considéré comme la destination finale, le Graal en somme. Quand les hommes ont tout pillé chez eux, que les interdictions sont plus nombreuses que les poissons, on va titiller les neurones malveillantes du cerveau avec ces pubs et on lui dit qu'on peut le faire ailleurs car c'est autorisé ! La différence avec hier c'est que hier c'était des guides africains qui vendaient leur terres aux colons, aujourd'hui c'est des blancs, mais quand le gouvernement interdira la pêche exotique du fait de raréfaction des espèces trouveront nous ça encore bien ? J'en doute.

Mais au delà de l'aspect chasse/pêche et tout ses travers, la seule motivation du pratiquant c'est de montrer sa figure devant sa prise, son désir de paraître est si fort qu'il en oublie ce qu'il vient faire au bord de l'eau. Nous nous trompons lourdement quand nous parlons d'aimer les poissons, en fait, nous n'aimons pas les poissons, nous aimons pêcher, chasser des poissons comme nos cousins préhistorique. Quand j'entends dire qu'on est passionné par le loup et qu'on le pourchasse je me demande ce que tout cela doit donner à la maison. Non il faut rester clair avec tout cela, nous aimons la pêche et cela n'a rien à voir avec un quelconque sentiment de bienveillance, certains ont le savoir pour prendre une espèce et ils sont passionnés par ça. Certains disent aimer la daurade au plus haut point, ils l'aiment au point de la pêcher et de la traquer partout, curieuse façon d'aimer...

Moi ma passion c'est pêcher le calmar, j'aime le pêcher parce que j'ai saisi tout plein de trucs à son sujet, ma bienveillance à son égard n'est que très limitée et si je pouvait en prendre un peu plus je le ferait sûrement. J'aime bien cette bestiole car tout me convient en elle, sa pêche, sa cuisine et son côté saisonnier. J'aime aussi la mer par ce qu'elle est insaisissable et mystérieuse, elle abrite toute une vie qui se cache à nos yeux, ce côté impossible à percer me séduit depuis toujours. J'aime la mer car elle délimite une terre liquide qui stoppe le non initié, le badaud se sentira en danger et loin de la réalité, nous, on s'y sent à l'abri des excès de l'humain. Mais tout cela n'a rien à voir avec les poissons, il est vrai que nous sommes très attentifs à ne pas déborder, notre côté bestial ne peut pas prendre le dessus sur une vie animale aussi petit soit t'elle et un prélèvement doit se faire en âme est conscience. C'est pour cela que la pêche en mer ne sera jamais une activité de grande valeur aux yeux de grand public. Malgré tout l'acharnement publicitaire c'est toute l'absurdité de la pêche qui saute aux yeux du non pratiquant, au même titre qu'un chasseur qui fligue parce que cela est dans ses gènes nous sommes nous aussi de la même espèce mais avec une canne à la main.

C'est la raison pour laquelle quand je voit encore des gars qui montrent un poisson à bout de bras en essayant de faire croire par le jeu optique de la photo qu'il est plus gros qu'il ne l'est, je me dit qu'en plus de cent ans, l'homme à bien peu évolué...

Bon allé bonne vidéo, là au moins personne ne se sent visé...

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 09:46

A vrai dire ce n'est pas toujours facile de prendre des calmars, on peut faire beaucoup de choses pour avoir une idée approximative de leur présence et bien souvent le résultat est toujours très aléatoire. Malgré tout, il y a quelques astuces à prendre en compte pour essayer d'exploiter au mieux la situation, c'est ce que nous avons fait avec mon ami Gégé avec qui j'ai fait une nouvelle sortie de pêche.

Voilà nous sommes en poste à Cassis, il fait froid mais il n'y a pas du tout de vent. Le courant si habituel ici est pour une fois complètement absent, c'est pour moi l'assurance de pouvoir faire tout une série d'essais que je peut pas faire habituellement. Là je suis contraint de refaire (silencieusement) le point sur la technique car d'ordinaire les appâts sont essentiellement des bogues,mais là, nous avons des sardines de chez PEXEO, elles sont bourrées d'acides aminés qui encouragent sûrement la curiosité des calmars. Mais ce qui change un peu la donne c'est qu'elles sont assez petites, ce n'est pas pénalisant loin de là, mais mon matos est plutôt fait pour des poissons plus gros. Il faut plomber un peu et trouver surtout le bon grammage; il va changer aussi vite que la météo évolue et ça c'est plus difficile à mettre en oeuvre. je commence par mettre un bouchon FUJI de 45 grammes totalement évidé de sa lumière, il est percé à 6 mm pour laisser passer le tube qui va recevoir le star light, puis collé. Ce bouchon une fois vidé est pratique car il supporte assez facilement un poisson de deux cent grammes sans montrer de réelles faiblesses sur l'eau, combiné à une calamarette longue, l'ensemble est cohérent sans être vraiment parfait mais bon, on ne peut pas tout avoir. Sauf que l'ensemble pèse lourd sur l'action de la canne et il est assez difficile de propulser l'ensemble correctement. L'autre facteur c'est le fil, il est forcement de fort diamètre et c'est normal, mais il pénalise la distance bien que, les calmars ne sont pas forcement loin du bord. la solution c'est de faire un arracher de 20 mètres en 45 centièmes et de passer ensuite sur du 25, cela permet de pouvoir appuyer fort au départ mais passé l'arracher on est plus fin et l'ensemble par loin avec beaucoup plus d'aisance.

Tout cela en fait le calmar s'en fout royalement, ce qui compte pour lui c'est ce qu'on met dans l'eau, les complexités techniques ne sont que pour le pêcheur qui veut être à l'aise et détecter la moindre touche.

Rapidement, je perçoit une sorte de déséquilibre de mon bouchon, rien de bien flagrant mais vu la taille des cocos en ce moment il est impératif de ne pas s'attendre à des miracles, les tirées seront discrètes et si l'oeil est dessus il ne les verra eut être pas forcement, alors en plus si on fait autre chose... Non là il faut rester concentré et imprimer le bal que le flotteur fait sur l'eau, et si il change de danse il faut remonter pour vérifier. là il se couche un peu mais reste dans la logique des vagues, il sautille légèrement sans que cela soit démonstratif. Bon allé je vérifie... Sans la moindre lumière je remonte la ligne tout doucement, millimètres par millimètres le bouchon revient près du bord. Je ne suis pas surpris de sentir quelques minuscules tirées qui pourraient parfaitement être les sauts de vagues, à la surface je sort très lentement la sardine de la pellicule et une résistance s'y oppose. Soudain des crachottis à la surface, un calmar y est dessus ( voir la vidéo). Il sera sorti sans encombre et de toute évidence toutes ces petites précautions ont permis de faire en sorte qu'il ne soit pas effrayé. De son côté Gégé se fait décalaminer les sardines par les bogues, il ne récupère à chaque fois que la tête du poisson, tout cela est bon en vérité car la toute première chose qui est évidente dans cette pêche c'est la présence de poissons dans l'eau. D'ailleurs c'est comme ceci qu'il faut commencer, un montage rapide avec des petits morceaux de crevettes et collecter des bogues, si il y en a, il y a des calmars pas loin, l'hiver s'entends...Mais ce qui me chiffone un peu c'est qu'il n'y a pas de rushs, il y a des touches par-ci par-là mais pas de vrais ruhs, dans ces conditions il y a une technique à essayer. Il faut envoyer son poisson le plus loin possible, attendre que le bouchon se stabilise et le laisser quelques minutes pour que l'appât soit bien visible de loin. Ensuite il faut reprendre contact avec le bouchon et remonter très très très lentement, il faut s'en servir comme on le ferait avec un leurre, mais très lentement. Sur six calmars j'en ai fait quatre comme ceci. Poussé par leur instinct ils sont plus enclins à attaquer un truc qui bouge. Malheureusement on ne les sent pas toujours au bout ou si peu, il faut patienter jusqu'au bord pour qu'ils se dévoilent enfin mais le résultat est là, quand c'est plutôt mou en touches ça marche plutôt bien. L'idéal c'est d'avoir deux cannes et de faire ça avec une

 Au milieu de ce beau bordel de bogues les calmars passent à toute allure pour en choper une au passage, on le voit bien. Tantôt la sardine est intacte, tantôt elle ne tient pas une minute, c'est la preuve que ça tourne et que des tentacules mal intentionnées rôdent tout près. Nous n'auront pas de mal à faire notre pêche dans de telles conditions, cette manne nous est offerte et s'accentue avec les heures qui défilent. Malheureusement je ne peut pas rester indéfiniment ici car je travaille le lendemain, heu non, dans quelques heures et si je ne veut pas être un zombie il nous faudra partir en urgence. En gros, j'ai trois bonnes heures de sommeil devant moi une fois rentré à la maison, autant vous dire que je vais regretter de na pas avoir surveillé l'heure de plus près...

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 06:32

Un soir de pleine lune... http://t.co/gQfIsDvWJJ #calmar #pêcheauborddel'eau. #sport

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 06:31
Un soir de pleine lune...

Bon voilà, c'est Dimanche soir et je suis là à tourner comme un âme en peine dans le salon de me nouvelle maison, je bricole un peu à droite ou à gauche mais rien ne me captive vraiment. Il y a beaucoup de vent et à vrai dire je ne sait pas si les plans que je suis en train de fabriquer pourront me supporter bien longtemps. Pourtant je n'ai qu'une envie c'est de partir pêcher, pffff, la pêche...c'est vraiment un vice je crois. Je le sent dans mes veines, sans elle je suis un peu perdu et partout où je me trouve je cherche un lien avec elle.

La chance va me sourire une nouvelle fois. A la maison tout le monde est avachi sur le canapé à regarder une série de noël qui ne me donne pas matière à réflexion, pourtant cela à l'air de plaire à ma troupe qui ne voit pas l'ombre d'une objection à me voir partir au fin fond des calanques. L'affaire est faite, je camballe mes affaires et en un clin d'oeil je suis sur les routes de Cassis la fleur au bout du fusil !

Ma famille est habituée à me voir décamper dès que l'occasion se présente pour aller à la pêche, elle est aussi habituée à me voir partir dans des conditions météorologiques surprenantes qui interpellent plus qu'elles ne rassurent, c'est le lot de tout pêcheurs un peu passionné, en tout cas, c'est ma vie. Virages après virage je rejoint le coin qui va me servir d'abri, va t'il être libre contrairement à Vendredi dernier ? Va t'il être plus productif que lors de ma dernière venue ? Voilà bien des questions qui se bousculent dans ma pauvre tête alourdie par le poids des heures qui défilent inéluctablement. Ha oui on est dimanche soir et je doit rester raisonnable sur l'heure du retour car si je déroge à ce commandement c'est encore une journée de merde au travail qui m'attend...

Sur place je me paye de luxe d'essayer un nouveau coin, il est assez difficile d'accès mais il est totalement à l'abri du vent, vu les conditions épouvantables, je considère que c'est un vrai luxe. Je met immédiatement un montage pour la bogue en branle et dans la foulée je cherche mon appareil photo.Bon, j'ai beau farfouiller dans la biasse, je suis obligé de me rendre à l'évidence,, il est à la maison. C'est des choses qui vous font toujours revenir vers la réalité quand on a un blog, c'est presque la pire des choses qui peut arriver à un blogeur comme moi car il contraint à faire le sommet de ce qui est épouvantable c'est à dire, faire des photos à la maison.

Il fait encore assez jour, manifestement il n'y a pas beaucoup de bogues qui nagent ici, j'ai beau envoyer de la crevette rien n'y fait la mer semble vide. Tout à coup un sorte de truc se met en marche dans mon cerveau, jour/absence de bogues=calmars qui vadrouillent. Ho put...Je balance à la hâte une sardine à bonne profondeur pour voir si une fois de plus mes longues constatations sur cette pêche se vérifient une fois de plus. Hé bé je n'ai que dix secondes à me poser la question, à peine le bouchon à t'il levé le chef qu'il se couche aussitôt sur la mer totalement plate. Mais à la remontée je ne sent pas des masses le calmar qui m'a fait la touche, je remonte ma ligne un peu au hasard et je reste très prudent sur la traction que je lui imprime. Hou fan de chichourle,dans la clarté certaine je peut facilement voir la bestiole qui est en bout de ligne qui est aussi grosse que ma sardine !!! A vu de nez le calmar doit friser les cent grammes, je ne sait pas si doit faire du no kill avec ce truc, je profite d'un large trou derrière moi pour le remiser et pour demander par téléphone à mon beau père si un un calmar aussi gros qu'un cigare russe lui convient. Je vous dit être prudent dans la remontée de la ligne même si je ne sent pas des masses le calmar qui est au bout car il m'arrive souvent de ne pas sentir le poids de la bestiole qui est au bout et au final quand j'éclaire je découvre un coco qui frise le kilo. Il est juste piqué par une petite tentacule et il suit en sifflotant comme si de rien était. Bon là c'est autre chose, le calmar est si petit que j'ai presque du mal à le voir derrière la sardine, bon...

La nuit est bien là, il est amusant de voir les bouchons bien éclairés qui naviguent doucement en dérive avec le courant, de temps en temps j'ai un peu le haut le coeur sur une fausse touche. Je suis bien assis à fumer des clopes comme moulé dans la roche, quand...Un bruit de sabre fend la surface. Tient cela doit être le ressac qui s'agite un peu ça et là, ha tient mon bouchon à un peu coulé. Encore un fois je ne saurai pas dire si j'ai un calmar dessus ou non, à la surface je n'éclaire pas vu la pleine lune, je ne voit rien de bien particulier et même la sardine semble intacte, alors que je me positionne pour relancer j'entends un petit: " pchit, pchit pchit !!! " Cela vient de derrière moi et il semble que c'est sur ma ligne !? Je met la lumière de la frontale au minimum pour ne pas éclairer le coin et il me faut examiner cette sardine qui crachote comme un calmar, tu parles, il y en a un dessus et il est vraiment petit. Je le décroche et je relance au plus loin le montage en espoir d'en faire un de correct.

Les heures passent et je suis vraiment bien ici, il n'y a pas de vent donc pas de courant ou si peu et il y a de quoi se caler bien confortablement pour fumer, je peut admirer les lumières de la nuit qui scintillent un peu partout, les étoiles filantes et le beauté affligeante de la mer. Cela me porte à profonde réflexion, cela me permet aussi de faire le point sur la pêche de ce soir car à vrai dire je suis assez surpris de ne pas croiser beaucoup de calmars, pourtant nous sommes dans le coeur de la saison et personne ne nous a reporté quelques exploits de prises. Pourtant il y a beaucoup de pêcheurs le vendredi soir et bien peu de prises ont été faites, remarque vu le nombre de plashs qu'il y a eu sur l'eau dans la soirée on se demande même comment il en est resté un seul. Par moments la mer se transforme en couloir de lumière frontale, il y a des bouchons lumineux qui passent et qui atterrissent dans un gros plafffff, du super discret quoi... Oups mon bouchon viens de faire une belle virgule sur la surface, j'ai un peu perdu le fil de ma pêche et je doit reprendre mes esprits, il faut remonter la ligne en faisant doucement et ne pas brusquer la prise qui est au bout, la moindre tirée hasardeuse et le calmar fuit pour ne pas revenir. Je pense sincèrement que depuis trois mois ils ont été confrontés plusieurs fois à un pêcheur et sa sardine, ils commencent eux aussi à déployer des subterfuges pour passer à table sans se faire remarquer et essayer de les faire remonter à grande vitesse ne fonctionne pas. D'ailleurs ma technique fonctionne car la calmar qui remonte doucement sur la calamarette n'est absolument pas piqué sur le hameçons, il me faudra employer un nouveau piège pour le remonter. En fait il suffit de la promener à la surface tout feux éteints la ligne au raz de l'eau sans tenter de l'extraire, au bout de quelques secondes vu qu'il est à plat ventre sur la sardine il se pique et là, on peut le remonter. Bon là aussi c'est un calmar qui ne va pas défrayer la chronique de mon journal mais cela fait quand même le troisième qui se sera fait prendre, je relance aussitôt.

Les heures passent et plus rien ne se passe, le vent froid revient un peu et le courant commence à se mettre en marche. Je regarde la lune qui brille sur l'eau et qui forme une étrange image contrastée, c'est presque inquiétant... Tient, où est mon bouchon ? Je remonte un peu au hasard je ne sent rien et pour l'instant je ne voit pas. Au bout de quelques secondes il refait surface mais la sardine à été totalement subtilisée. Pas de problème il me reste encore quatre sardines, je refait le montage et je relance au même endroit. Rapidement le bouchon décrit des signes de faiblesse, il se couche et plonge un peu, cela ne dure pas puis il se met à plat sur l'eau. Encore une fois je remonte doucement mais j'ai le sentiment très net que la calamarette est vide. De toute évidence il y a des poissons qui rôdent dans le coin, ils auront raison des quelques appâts qui me reste, du coup je suis contraint de remballer les affaires. Dommage car il doit être bonne heure et je serait bien resté un peu plus.

Voilà, tout est plié et la petite marche ne dure que quelques minutes, les affaires sont rangées dans le coffre de la voiture et machinalement je regarde l'heure...Il est une heure du matin ? ha oui quand même...

Il y a un ongle dans les ventouses des calmars, il faut les enlever avant de faire cuire car il ne fond pas bien.
Il y a un ongle dans les ventouses des calmars, il faut les enlever avant de faire cuire car il ne fond pas bien.

Il y a un ongle dans les ventouses des calmars, il faut les enlever avant de faire cuire car il ne fond pas bien.

Du coup le lendemain ils sont partis avec mon beau père et j'ai cuisiné avec un gros calmar une sorte de plat à base de calmar crevettes.
Du coup le lendemain ils sont partis avec mon beau père et j'ai cuisiné avec un gros calmar une sorte de plat à base de calmar crevettes.

Du coup le lendemain ils sont partis avec mon beau père et j'ai cuisiné avec un gros calmar une sorte de plat à base de calmar crevettes.

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 09:52

Un peu de tendresse. http://t.co/mSD95OOtmn #calmar #pêcheauborddel'eau. #sport

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 09:50
Un peu de tendresse.

L'amour de ses copains vous donnent de l'espoir, ces sentiments lourds de sens contribuent fortement à la continuité de nos blogs. Oui, je suis très attaché à mes copains, ils représentent tellement de choses dans mon quotidien et dire " famille" quand je parle d'eux n'est pas un vain mot. Pourtant, on ne se connait pratiquement que dans le cadre de la pêche et un peu tout ce qui tourne autour mais...Au delà de l'aspect loisir on partage presque tout le plus difficile de sa chienne de vie c'est à dire, le vent, le froid, l'absence de poissons et les cons. Ha oui les cons sont une couche non négligeable de notre vie de tout les jours, ils vivent dans les lignes de nos articles, ils hantent la moindre faille de nos désirs de propreté, ils sont le débat de nos discutions nocturnes après les pêcheurs professionnels, bien sûr...

Mais au delà de l'importance de se retrouver avec ses copains, il y a l'aspect technique de la pêche. Cette facette subtil qui met à contribution les quelques neuronnes qui me reste, la rigidité de la situation de chaque pêches est une sorte de défi, mais me donne tant de joies quand je peut enfin en dessiner les fragilités. C'est un peu ce qui est arrivé ce Jeudi soir à Cassis, à première vue le vent est faible, il y a peu de courant et je voit dans l'eau claire sous mes pieds une nuée de bogues qui vadrouillent. Une fois mes quelques affaires déposées ça et là il est temps de préparer un montage pour aller chercher ces précieux poissons dégoutants. Le petit piège en tandem crevette est glissé dans l'eau sans plomb pour essayer d'être le plus naturel possible, il plane vers le fond à toute petite vitesse de sorte qu'en quelques segondes il soit le centre de tous les projets des cocos du coin. Mon objectif est d'en faire six ou sept et les garder bien vivantes jusqu'à la nuit. Tient, voilà un premier aspect de la pêche. Choisir l'espèce que l'on voudrai bien prendre, se documenter sur son mode de vie, son habitat, ses habitudes saisonnières et globalement son alimentation. Je sait depuis des lustres que le calmar aime par dessus tout chasser ses proies, quand elles sont bien fraîches c'est mieux, parfois c'est l'inverse, il ne mange que des trucs hors limites mal présentés sur une grossière calmarette, va comprendre...

En quelques minutes mon bac va recevoir les quelques poissons pour la nuit, enfin je dit la nuit... je travaille demain et je ne doit pas exagérer. Voilà, la n uit tombe enfin c'est l'heure de faire étalage de toute les belles choses que je suis en possession, elles vont peut être s'exprimer ce soir mais...Rien n'est moins sûr, il y a des soirs où tout marche et des soirs ou rien n'est possible avec la mer, il va falloir être patient et faire preuve de beaucoup, beaucoup de philosophie...

Allé bonne vidéo...

 

 

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 19:29

La dernière de l'année !!!! http://t.co/njR9D8kc50 #sport #pêcheauborddel'eau. #calmar

La dernière de l'année !!!! - Daurades,Calmars, seiches, poulpes, poissons, suivez nous en temps...

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 19:22

Vous aurez plusieurs versions de notre dernière pêche de l'année, celle-ci c'est la mienne. Pardonnez nos accès de languages, nos phrases souvent frivoles, nos pensées qui dépassent le seuil du raisonnable, Mais l'essentiel est là. On a pensé à vous...

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 12:34

Bilan de fin d'année. http://t.co/c7NeAYYh9A #pêcheauborddel'eau. #sport #calmar

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 12:32
Bilan de fin d'année.

hé bien voilà, nous allons achever une année dans quelques jours. Chaque années nous faisons un peu le point sur tout ce qui s'est passé dans ces 360 jours pour se remémorer tout ce que nous avons constaté de bon et de moins bon. Les perspectives de la nouvelles aire qui pointe donne souvent le ton du petit combat souvent amer que nous menons. Il ne faut pas trop se fier à nos parties de rigolades improvisées qui animent nos esprits d'enfants et croire que tout est dérisoire, car bien souvent elles sont ponctuées de grands débats bien moins amusants. Nous avons tous constaté qu'en ce qui concerne nos pêches qu'il y a une sorte de ras le bol qui s'est installé, il semble que le loisir de la pêche pèse un peu plus lourd sur les épaules de tous. On ne peut pas dire à quoi tout ceci est réellement dû mais le fait est là, la pression de la part des institutions ou des fédérations commence à se faire trop présent sur nous. Pourtant mis à part les habituels salisseurs qui laissent toujours leurs canettes de bière, leurs boites d'appâts, les emballages et des kilomètres de fils, je trouve que dans sa grande globalité le comportement du pêcheur amateur ( ou de loisir) s'est largement amélioré. Cela peut aussi peut être provenir du fait qu'il y a eu moins de petits poissons et un peu plus de bien plus gros, il est à noter que beaucoup ont fait le choix de suivre les grandes lignes des nouvelles tendances et cela joue aussi. Les plus pointus ont rapidement compris qu'en jouant sur le frais et le congelé cela allait débloquer des bonus halieutiques qu'on ne pouvait pas imaginer il y a quelques temps, en tout les cas s'est un peu ce qui nous est arrivé à nous aussi. En début d'année nous étions dans une bonne moyenne de capture mais sans plus, il est arrivé le fameux ver Italien et dans la foulée les appâts surgelés ce qui a littéralement changé la donne en terme de prises et de confort de pêche. Les très beaux poissons ont rapidement montré le bout de leurs nez conjugué à une météo qui nous a fait la révérence sur plusieurs mois, il n'en fallait pas plus pour canoniser Rimini capitale du monde entier.

Mais ce que tout le monde a constaté c'est l'impressionnante armada de filets qui s'est déployé tout au long de ces mois, nous n'avons quasiment pas pu pêcher sur nos postes qui s'étendent de callelongue à Podesta sans les trouver. On parle de filets accrochés à quelques mètres du bord et qui s'étendent sur des kilomètres, des braconniers qui vont aller faire leurs courses dedans à la faveur de la nuit et qui repartent aussi vite que possible tout feux éteints. D'ailleurs je me souvient un soir alors que j'arrivait tardivement sur mon poste, un plongeur trop occupé pour me voir avait délesté d'un filet une belle série de daurades coincées dans les petites mailles. Il y avait un peu de tout et je pouvait voir ce que le gars sortait de l'eau pour le mettre dans sa petite embarcation. Ce qui m'a interpellé c'est de voir qu'à un moment le braconnier qui refaisait surface mettait dans sa coquille de noix un beau mérou mort, une langouste, une très grosse daurade et un flopée d'autres poissons fortement négociable. le filet qui avait été posé trop près du bord avait servi de supermarché à un individu mal intentionné. Dans le fond je me suis dit que cela ne me regarde pas car vu de ce que pense de la profession...Un autre bateau est arrivé quelques heures plus tard tout feux allumés cette fois, il a tourné plusieurs fois pour repérer la position du filet puis a tenté à plusieurs reprises de le hisser à bord sans succès, puis il est reparti comme si de rien était. Il y a parfois des trucs dans les calanques qui dépassent le seuil de la réalité. Des pros qui raclent tout, des braconniers qui vont et qui viennent et toi tu assistes à un spectacle irréaliste où la levée de rideau se fait au matin.

Nous avons remarqué la montée en pression de la part de beaucoup de nos lecteurs, ils ont réussi à passer la barrière de l'anonymat pour se dévoiler et soutenir nos lignes, certains le font exclusivement par la messagerie de silverpeche et encore bien peu par le biais des commentaires. En tous les cas nous n'avons pas noté que tout ce qui se prépare en terme de restrictions a fait réagir les rédacteurs de blogs, tout le monde attend et il y a bien peu de contestataires. Aujourd'hui la quasi totalité des idées passent par les réseaux sociaux où on s'insurge à gogo, on partage un concept à travers une vidéo ou une d'une image sans aller plus loin, voilà tout ce qu'il faut changer...La raison pour laquelle nous avons fait le choix de nous tourner vers Sud'esca, Cabesto, Pexeo c'est parce que ces enseignes n'hésitent pas à bouleverser les anciennes habitudes pour se tourner vers l'avenir. Grâce à eux une longue chaîne d'amitié est en train se former, nous arrivons à communiquer dans une grande globalité qui était le maillon manquant à cette activité, désormais que l'on soit du Nord ou du Sud nous savons presque tout et nous pouvons réagir et se soutenir mutuellement. Ici j'entends remercier Allainpaddy, Bert, Les galinettes, Manu et Sandrine, Juju et Clément, Gaspard qui sont désormais le moteur de notre passion pour la pêche. Cette poignée de copains a permis à d'innombrables gens de pouvoir continuer la pêche tant par les appâts que par le matériel, tant par la captation de l'actualité que par son analyse. Voilà ce qui se trame sous les jupes de notre blog et tout ce qui a été construit nous est cher.

Nous allons nous intéresser à la pêche du moment c'est à dire la pêche aux calmars. Voilà un épisode très ludique dans une année de pêche, c'est le moment de se documenter sur les spots de pêche et surtout de ses proies. En fait, depuis la création de silverpeche la messagerie ne cesse d'afficher des demandes de sorties, à quoi on pêche, ou sont les bons spots, quel matos et les bons moments. le lecteur qui butine les pages du Web tourne et vire et revient toujours vers nous. Ma réponse est toujours très simple et sans détours, seuls ceux qui participent à la vie de ce blog en laissant des commentaires peuvent tout savoir, les autres devront se contenter de ce qu'on veut bien dire. D'ailleurs c'est un sujet qui est souvent débatu entre nous, devons nous demander une inscription systématique pour lire nos lignes ou doit t'on laisser libre son accès ? Etant donné que ce qui nous lie avec nos lecteur n'est pas d'ordre financier le débat reste ouvert.

Bilan de fin d'année.

Nos sorties sont un long cordon d'aventures et d'amitié, Nous avons réussi à dénicher de vraies perles de personnalités dans nos lecteurs, vous savez ceux qui partent au bout de la réalité avec juste quelques idées en poche. Nous avons enfin réussi à consolider des liens avec d'autres blogs pour que nos pêches se lient pour former une chaîne de solidarité définitivement solide. Oui, le travail d'écrire nos aventures n'est que la façade de ce qui se joue pour nous tous, je ne suis pas peu fier d'avoir comme partenaire les Galinettes, allainpaddy, Bert qui sont la nourriture de ma passion pour la mer, leur essence coule dans mes veines et sans eux tout me semblerait bien creux...

Bilan de fin d'année.

On s'est retrouvé un soir comme ça sans pour cela se l'être vraiment dit entre Ange, Reno et moi un soir où rien ne pouvait être bien pour la pêche. Un vent de fada, des roches tranchantes à gogo et l'assurance du bredouille n'est pas vraiment ce qui pousse à aller pêcher. Pourtant, la frébrile météo nous a ordonné à chacun de nous de s'y rendre bon, on a pas vidé la mer loin de là mais on s'est franchement bien marrés.

Bilan de fin d'année.

Pourtant, malgré le vent et la mer démontée nous avons pris quelques calmars. On s'était dit qu'on rentrerait de bonne heure, oui, on est parti à 4 heures du matin, voilà on a tenu promesse...

Bilan de fin d'année.

Le deuxième volet de cet article c'est le passage de Zak et Guy sur nos terres. Voilà eux aussi des personnages qui pèsent lourd dans la balance de nos amitiées, ils n'ont plus rien à prouver et malgré qu'ils soient très loin mon coeur bat pour eux...

Je vous passe les conditions épiques de la météo ce Samedi soir, le Mistral avoisine les 80 km/h et à vrai dire je ne sait pas exactement où je vais pouvoir poser les affaires. Zak et Guy sont si fatalistes que cela me donne du courage pour trouver un petit bout de calanques qui nous servira d'abri ce soir. En parallèle, je suis pendu au portable de Bruno qui doit normalement venir avec nous, j'ai beau le faire sonner il ne répond pas, je suis inquiet...Avec les fêtes de fin d'année nous avons tous bien peu de temps pour se rendre au bord de l'eau, les visites halieutiques se font souvent sur un concours de circonstances qui ouvrent la possibilité de partir, parfois c'est l'inverse bref, vivement la der de l'année et on passe à autre chose.

la chance va frapper à notre porte, en guise d'une promesse d'une bonne pêche nous allons trouver à Cassis un très joli coin très à l'abri du vent, il y a beaucoup de fond sous la surface ce qui ne gâche rien. Dans la bonne humeur générale le petit groupe trouve imédiatement ses marques entre les petites failles qui séparent les grands plateaux de granit.

 

Bilan de fin d'année.
Bilan de fin d'année.

Avec les appâts de Sud'esca normalement nous allons pouvoir faire nos poissons, vu la météo c'est un pari qui ne peut se relever qu'avec du ver de premier choix. Hé bien comme prévu ( gulp) les premiers poissons vont aller garnir les bacs de mes amis et c'est Guy qui trouve rapidement les premiers sars à remporter sur Grenoble. Puis c'est le tour de Zak qui encaisse une décharge dans le scion qui nous a fait bondir de nos fauteuils de granit.

Bilan de fin d'année.

Moi j'ai laissé l'appareil photo allumé plusieurs heures contre le mur de notre coin de pêche, au moment où les prises se font je suis à court de batterie, c'est vraiment pas de chance, heureusement Zak prends le relais avec son téléphone.

Bilan de fin d'année.
Bilan de fin d'année.
Bilan de fin d'année.
Bilan de fin d'année.

Plus qu'un long récit au bord de l'eau, voilà...Nous étions à l'abri d'un vent épouvantable et des regards indiscrets, à nous raconter notre vie en éspérant croiser un gros poissons, à boire quelques bières pour tuer le temps et à fumer des cigarettes. Au remballage de nos affaires vers une heure du matin le coin doit rester comme nous l'avons trouvé. Mes deux copains sont de vrais maniaques à tel point que je demande à Zak si il veut passer la serpillère avant de partir ou repeindre les murs.

Arrivé à la maison je vous ai fait quelques clichés du beau calmar que j'ai pris, mais j'ai fait doucement pour ne pas réveiller les âmes qui dorment chez moi...

Je n'ai pas de plats assez grands pour ce type de bestiole.
Je n'ai pas de plats assez grands pour ce type de bestiole.

Je n'ai pas de plats assez grands pour ce type de bestiole.

J'y retourne Mardi soir en espérant que la météo sera enfin de mon côté...

Bises les Gars !!!

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  • : Daurades, Sars, Pageots, Loup, calmars, seiches. Surfcasting, calanques de Marseille. Cuisine. Respect de la nature.
  • Daurades, Sars, Pageots, Loup, calmars, seiches. Surfcasting, calanques de Marseille. Cuisine. Respect de la nature.
  • : C'est l'histoire d'une poignée de gars qui rôdent les sentiers des calanques de Marseille, avec son lot de réussite, de déception face aux filets de pêcheurs, de la saleté laissé sans vergogne. Ici on montre tout et on vous dit tout !
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  • Quand la nuit tombe nos esprits s'éveillent, qu'importe le temps  ou les saisons il n'y a pas de poissons à l'abri de nos cannes à pêche...  Aventures de pieds nickelés garanti...
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