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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 20:14

Ce dimanche je suis en compagnie de mon copain Antho. Nous sommes en route pour une bonne partie de pêche choisie un peu à l'arrachée au vu de la météo. Les bourrasques de Mistral font un véritable carnage sur les franges de la côte Marseillaise, et vu que c'est pile notre terrain de jeu il nous faudra aller ailleurs. Aller ailleurs c'est une belle histoire mais où ? J'ai beau retourner et retourner tout ce qui me sert d'inspiration je ne voit que le Cap Taillat pour abri d'un soir.

Voilà la messe est dite, nous partons en fanfare en sa direction....

Le mot du jour.

L'autoroute est longue est contraignante, malgré la beauté inégalable des forêts du Var ce n'est pas la porte à côté pour nous. En effet, il nous faudra allonger plus d'une centaine de kilomètres sans avoir l'assurance de trouver le bon poste et sans la conviction de faire une belle pêche. C'est toujours un comme cela quand on part pour des terres qui vont surtout nous contraindre sur le retour aux lueurs du petit matin.

L'aller est toujours assez rapide et il semble que l'élection présidentielle à cloué beaucoup de monde à la maison. Nous en profitons pour arriver au cap et trouver une place de parking à côté du chemin, seulement voilà...La mer tape un peu trop fort sur le roche lisse de cette petite côte mal taillée. Je n'ai pas un brin la sensation que nous sommes sur notre poste définitif car avec un peu d'habitude on peut voir de gros paquets d'algues qui finissent par s'abattre sur le bord sous la pression des vagues. Après mûre réflexion nous allons rebrousser chemin vers Pampelone. Arrivés sur l'immense plage ce sera le même constat qu'au Cap avec des murs d'algues brunes qui se sont échouées et d'autres qui colonisent les abords de la plage. Là c'est la garantie de faire casse sur casse et de bourrer les moulins d'algues mortes. En quelques dizaines de minutes nous sommes sur le quai de Port grimaud armes et baguages à la main.

ici tout est calme mais je sait à quel point ce lieu est complexe à pêcher. les petits fiélas se prélassent sans retenue et engloutissent tout les appâts qui sont à leur portée. Mais après une bonne heure passée sur ces quai nous avons une sorte de doute qui s'installe dans nos esprits. En effet les touches sont absentes et il n'y a pas l'ombre d'une trace d'un poisson aussi petit soit t'il. Machinalement je joue avec le grincement de la mâchoire tout en essayant de trouver la solutions avec ce problème qui risque de nous faire rentrer les mains vides. En réalité ce n'est qu'un demi problème mais c'est quand même un problème coupé en deux et la partie qui reste c'est l'envie de prendre du poisson. heureusement les touches arrivent vers une heure du matin. Bon ce n'est pas la folie mais globalement nous nous en sortons pas trop mal avec la prise de quelques jolies blanquettes et quelques sars pas vilains.

Vers trois heures du matin tout semble jouer pour nous. Nous commençons à parler retour et il va être temps pour nous de tenter l'impossible pour agrémenter notre sortie. Moi je vais profiter que la digue s'est désertifiée pour aller poser très loin un bon bout de ver de Rimini surgelé. Je vais malgré tout un peu diminuer la longueur du bas de ligne car avec ce que je vais envoyer dans les airs je craint qu'il ne s'entoure autour du corps de ligne. D'un jet puissant le plomb va aller toucher une  distance très respectable, je n'ai plus qu'à mettre un écureuil bien lumineux qui se voit de loin et attendre le passage d'un beau poisson. Entre temps nous allons sortir quelques poissons mais ce qui est difficile à comprendre c'est que bien souvent la touche est microscopique si tu n'as pas le nez dessus c'est presque invisible. d'ailleurs nous avons remonté quelques blanquette mortes sur les lignes faute d'avoir vu la tirette. Bon là c'est tout la grande discussion entre nous, pas question de garder une petite daurade de trois cent grammes si elle est vivante, mais si elle est morte là on ne sait pas...

mais la chance va nous sourire largement. Alors que nous parlions de tout ces connards qui laissent super sale le long de toutes ces digues qui sont pourtant magnifiques, ma canne qui est loin se met à parler. D'un bloc l'écureuil va se coller à l'anneau intermédiaire et secouer le scion très généreusement. De loin impossible de savoir si le frein tourne mais vu comment l'écureuil s'agite dans le noir, j'imagine que ça doit envoyer du lourd ! D'un bloc je m'empare de la canne sans réellement savoir si le poisson est au bout. Mais je n'ai pas le temps de tendre la ligne que je sent une tirée digne d'une belle portion. Sans trop ferrer je remonte mon poisson qui s'agite avec une complaisance qui me libère "enfin" d'un sentiment mitigé. Pas à pas le poisson fait surface sous la pression de mon matériel bien étudié pour ce genre de prises. Le scion plie mais n'est nullement dépassé, le fil en très fin diamètres joue ici parfaitement son rôle et je remercie ici les ingénieurs de la marque Caperlan pour tout le développement de ces lignes ordinaires mais qui me donne à cet instant un immense sentiment de confiance.

Derrière moi il y a mon ami qui me regarde les mains dans les poches...Je lui demande si il  a pris le salabre mais en fait non. Non ? Ho putain il faut le salabre car avec mon pauvre fil je ne vais pas pouvoir la remonter en poids !!!! Mon copain s'en retourne à toute jambes chercher les mailles pendant que je bataille avec ma prise. Finalement Antho arrive et sans ménagements enfourne ma pauvre daurade dans l'épuisette tout en n'économisant pas ses interjections provençales. Hé bé voilà, on a fait l'impossible !! Mais si je doit remercier des gens dans le paysage de ma passion pour la pêche, tout naturellement mes pensées vont pour le groupe PEXEO. Voilà des amis qui n'ont pas beaucoup de temps pour eux. Voilà des gars qui utilisent la moindre parcelle de travail pour développer de nouveaux process du surgelé qui facilitent la vie du pêcheur de tout les jours. Pour nous, on en fait la preuve que le surgelé est la pêche d'aujourd'hui et à plus forte raison celle de demain, il faudra juste qu'un jour le pratiquant écoute et se dépasse pour adopter une nouvelle façon de voir les choses.

Le mot du jour.

Vers cinq heures nous n'avons plus de touches et il semble que nos paupières soient lourdes, voire très lourdes. Nous décidons de tout remballer avec finalement une belles brochette de poissons au final. La voiture est loin et port Grimaud est tout fermé nous devrons passer par la plage, il y a sûrement un autre passage mais je en le connait pas et nous devons faire un retour à l'ancienne sans chichis.

Sur la route ça se complique un peu. Nous avons bien que la mole est un endroit dangereux pour l'humain à cause de la faune animale qui prospère dans les massifs boisés à l'extrême. Malgré tout nous soutenons une moyenne assez correcte sans dépasser toutefois les limites autorisées. La première raison c'est que je n'ai pas envie de me prendre un procès verbal de n'importe qu'elle naturelle que cela soit, la deuxième raison c'est qu'au final vu le nombre de sangliers, renards, biches qui rôdes au abords des routes, plier la voiture n'est pas dans le cadre de mes finances actuelles. Mais en réalité nous sommes à côté de la plaque. Nous nous sommes fait doubler par une centaine de bagnoles qui fusent dans le noir sans aucune visibilité. Plus loin un bel accident qui ralenti à peine la course de ces pilotes en herbe et qui se sont fait leur le code de la route. Au matin il n'y a plus de maître de la volonté les bagnoles bombardent sans retenue au risque de tuer une famille ou tout simplement quelqu'un qui n'y n'est pour rien.  Mais cela ne semble pas être dans la champs de réflexion de l'humain de base, Vous savez ceux qui continuent à téléphoner au volant, considérer que certains feux rouges sont inutiles, que les limitation ne servent qu'aux autres, que l'alcool ou la drogue donne des ailes...

Le mot du jour.
Le mot du jour.

Il y a longtemps déjà j'ai entamé une longue croisade contre la connerie. Celle qui fait parti de notre quotidien, celle qui est présente dans tout nos faits et gestes et c'est celle qui pourri chaque jours que dieu fait à ceux qui ont un peu réfléchi à la vie. Je ne peut raisonnablement pas me soustraire à cette pensée car moi même je suis forcément l'imbécile de quelqu'un et forcement vous aussi. Mais au delà de tout cela dans mon long désir d'être meilleurs, j'ai observé des comportements si juvéniles qu'il m'est immédiatement apparu tout le chemin que j'avais déjà parcouru depuis. Au passage je me suis débarrassé comme des reliques anciennes des emprises politiques et religieuses qui brident la pensée et la liberté des générations. Je me suis rendu compte que nos ancètres n'avait pas tout l'espace cérébral nécessaire pour penser par eux même sans avoir besoin d'avoir recours à des formations divine qui réduit plus l'esprit qu'il ne développe. Mon esprit sincère a finalement fait le tri dans tout ce qui m'entoure et a dû composer avec mes propres jugement sur le sujet.

J'en suis venu tout naturellement à étudier la nature humaine, voilà le vrai débat que j'ai entre mon être et ce que je suis. Pour moi c'est un peu comme un page blanche immense où il y a tellement de choses à dire qu'on ne sait finalement pas par où commencer. Pourtant les mots sont là et ils fusent à la vitesse de la lumière et tout ce qui me vient comme point de départ c'est l'humain...Mais au lieu de juger les autres comme point de mire, je me suis jugé moi, analysé et profondément remis en question. A vrai dire je pense que c'est par là que tout individu doit commencer, faire tomber ses protections de défense, au moins vis à vis de soi, pour mieux les comprendre et les contrôler. Voilà un vrai défi pour l'esprit qui cherche toujours à masquer ses méfaits par des généralités qui poussent la réalité au rang de la banalité. Cela permet de détourner la nature humaine en faveur de l'individualisme permanent. Nous savons tous que l'individualisme conduit directement à la matérialisation et la matérialisation à la dépendance. Quelle soit intellectuelle ou.. matérielle ce sont des leurres qui conduisent à l'enfouissement de tout ce qui est beau en soi.

Quand l'individu en est là il n'est plus vraiment maître de ses pensées. Il rejoint sans s'en rendre compte la pensée collective, bien souvent le profit en est le moteur. On le voit bien, on parle de l'huile de palme qui bouche les artères, pour sa culture on brûle des centaines de milliers d'hectares de forêt avec les singes qui y vivent pour replanter des palmiers. Nous avons que c'est une cause majeure de la mauvaise santé des enfants demain mais...Les industriels la mettent dans tous les plats cuisinés, les gâteaux des enfants et même dans le lait des nourrissons. Du coup comment faire confiance aux hommes ? C'est le plus grand sujet du monde après l'argent bien sûr...

 

Le mot du jour.

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 18:24
Une langue rouge de coque.

Une langue rouge de coque.

J'ai longtemps cherché le moyen de m'ouvrir définitivement à la capture du poisson sans que cela ne devienne pour autant une obsession. J'ai toujours pensé que la pêche est un exercice sain qui met le pratiquant face à ses limites. Comme tout le monde je me suis buté à essayer de comprendre les poissons à travers les récits d'autres pêcheurs sans pour autant toujours tout comprendre. Même si il y a tout un tapage autour des poissons, rien ne transpire de réellement sérieux qui pourrai aider le pratiquant. Peut être que celui qui poste des photos n'en sait pas plus que celui qui les regarde mais il y a autour de tout ça un secret qui semble intransmissible. J'entends beaucoup parler de cannes à pêche, de fils, de plombs, d'accessoires, d'électronique comme si ces matériels étaient l'essentiel dans l'art de la pêche en mer. Ces bruits de couloir font un tel vacarme sur la toile sans pour autant parler de l'essentiel, le poisson ! Hé oui, la majorité des pêcheurs ont oublié de parler de la chose la plus élémentaire dans leur pratique.  La connaissance de la biologie est essentiel et vu que le pêcheur ne joue que sur l'aspect alimentaire mieux vaut ne pas se tromper. Contrairement aux leurristes qui sont nettement plus fins dans leur approche de la mer, celui qui cale ses lignes n'a pas autant de possibilités pour aller titiller la curiosité des poissons. D'ailleurs il n'y a pas photo, le leurre surpasse largement l'appât traditionnel. C'est ainsi qu'une nuit à force de réfléchir à tout ça j'ai senti les prémices de la satisfaction perpétuelle vibrer en moi.

Je me suis retrouvé un soir face à la mer un peu désemparé à me demander pourquoi cette étendue d'eau devant moi était complètement vide. J'ai eu beau essayer tout un tas de montages, des astuces et d'autres trucs sans nom, une idée est venue soudain éclairer une parcelle de matière grise qui commande le haut du crâne. En fait, depuis cette nuit tout est parti à l'envers.

Alors que je m'appliquait à envoyer du plomb le plus loin possible, je regardait amoureusement mes beaux moulinets tout neufs surmontés par belles cannes à pêche dernier cri. Je me régalait de me rabâcher que si une grosse prise venait se prendre j'aurai tout le nécessaire pour la remonter sans encombre, seulement voilà...Où était ce poisson record ? En tout cas apparemment pas sous mes lignes...J'avait beau avoir du très beau matériel il me semblait tout au fond de moi qu'à moins qu'il ne sorte la tête de l'eau et qu'il sensible au carbone je n'en verrai pas la couleur. Alors j'ai fait le grand ménage dans mes idées, j'ai balayé l'espoir de croire que c'est avec un ensemble à cinq cent euros que j'était le plus sûr de revenir vainqueur, j'ai oublié de croire que la solidarité était un faim en tout pêcheurs, j'ai vaporisé toutes les fables que j'ai entendu sur le sujet de la pêche en mer. Parce qu'il faut bien le dire, le pêcheur est un humain et l'humain est un loup. 

Dans ces conditions j'ai longtemps pêché seul, les évidences n'ont pas tardé à faire surface et je me suis tourné vers d'autres pêches moins vampirisantes pour l'esprit. Rapidement je me suis senti comme un chef d'orchestre face à la mer. En agitant mes baguettes en carbone vieillissantes dans le ciel et je me suis concentré sur la musique de la mer. Il faut tendre l'oreille pour sentir toutes les petites fausses notes que l'on fait sans le savoir car les musiciens qui vivent dans l'eau n'écoutent que le chants subtils qui viennent plutôt du ventre. Voilà un sens bien cruel qui soutien un rythme de sélection là où il n'y a pas longtemps je m'était perdu. De nos jours il n'est pas simple de faire comprendre qu'il vaut mieux pêcher avec du matériel basique quitte à piocher dans le premier prix et soigner ce qu'on met au bout de l'hameçon, que d'avoir du matériel record et penser que le bout de ver est secondaire. Si on arrive à combiner les deux c'est mieux mais on commence toujours par le bout de ver ! Curieusement tout le monde ne comprendra pas ça et va persister à entasser des idées reçues au lieu de se payer à la place des appâts hors du commun. 

La langue rouge de coque.

Voilà tout ce que j'essaye d'inculquer à ceux qui participent à nos aventures nocturnes. Le respect de la nature, ne pas capturer plus de poissons que le raisonnable, s'habituer à prendre ce que la mer nous donne sans rouspéter. C'est un peu comme le jeu de l'oie, selon sur la case sur laquelle on tombe l'aventure prends une tournure différente et pas toujours pour notre bonheur. Mais ce soir là je suis en bonne compagnie avec Antho et Simon. Du coup la pêche sera plus douce que mon habituel parcours du combattant, pourtant je leur ai choisi une soirée qui n'est pas tout repos quand même. Nous allons marcher jusqu'à Podesta et ceux qui y vont pêcher savent que ce n'est pas une partie de rigolade, surtout le retour, ça pique un peu...

Mais pour une fois tout à l'air de se passer sans encombre, la marche est longue mais notre soif d'aventure est encore plus forte que le granit pur qui crisse sous nos pieds. Sur le chemin qui tournicote entre les arbustes épais, nous faison une pause pour montrer à Antho tout le petit trafic pas très discret qu'y s'y déroule presque tout le temps. Là bas c'est un plongeur en bouteille qui traque le denti avec son harpon et lumière, la bas c'est un pros qui met les filets dans la réserve, dessous nos pieds un mec fini de poser des casiers à langoustes ou à homards, la liste est impressionnante mais de soir en soir, comme sur la route les barrières tombent et l'humain se sent affranchi des codes. Les gars pillent les coins et passent au suivant quand ils l'ont rendu stérile. On en sait pas à quoi sert la police maritime car en fait nous ne l'avons vu qu'une seule fois en été, l'hiver elle reste au chaud sans doute. Mais au delà de tout ça c'est l'humain ne sait plus se tenir, c'est la raison pour laquelle les décrets pleuvent sur notre pratique, le GIP s'est largement rendu compte que la rapine est un métier parallèle. Pourtant si tout le monde voulait bien se cacher un peu nous serions tous bien tranquille. Mais c'est tout l'inverse qui se passe, cela oblige les instances à répondre aux sollicitations d'associations de défense de la faune qui n'est pas dupe.

Nous poursuivons notre route en toute hâte car la nuit tombe et c'est maintenant que la pêche commence...

Les retrouvailles sont chaleureuses car cela fait assez longtemps que je n'ai pas vu Simon. Lui il est arrivé dans l'après-midi en espoir de prendre quelques sujets diurnes. Pas de temps mort pour nous, les scions fendent l'air et les première prises arrivent en trombe. Nous avons une grosses palette d'appâts qui vient tout droit de la maison PEXEO. La seule inconnue ce soir c'est la taille des poissons qui est toujours une surprise, selon les jours il y a beaucoup d'indésirables et d'autres jours il y en a aucun. Ce soir nous n'avons manifestement pas trop de petits poissons mais ceux qui sont pris ne sont pas à la hauteur de nos espérances. Pour le moment aucun ne fait plus de cinq cent grammes, certes, toute la gamme des sparidés est dans le bac mais je ne serai pas contre une belle prise. 

La mer tape copieusement sur les roches, à vrai dire il faut faire attention car par moment ça monte vraiment haut. Les cailloux sont glissants à souhait et conduisent directement vers la mer rageuse, c'est pas le moment de faire l'andouille...

D'heure en heure je sent bien que la houle qui fait rage devant nous a certainement éloigné les beaux sujets. Moi j'ai remonté pas mal d'algues sur les noeuds et beaucoup de pelote fil autour du plomb, signe que sous la surface ça bouge un peu trop. Nous nous sommes tous précipité à la pêche car nous avons une belle fenêtre météo entre deux tempêtes, c'est parfois bon et souvent moins bon. Mais  au final ce n'est pas très important car malgré tout nous avons pas mal de touches et nous aurons de quoi faire la cuisine demain.

Je me prépare les bouts de Rimini à la maison, c'est plus rapide pour pêcher.

Je me prépare les bouts de Rimini à la maison, c'est plus rapide pour pêcher.

Les crabes roses surgelés.

Les crabes roses surgelés.

Les langues rouge de coques taille xxl.

Les langues rouge de coques taille xxl.

Les nouvelles petites seiches.

Les nouvelles petites seiches.

La langue rouge de coque.
La langue rouge de coque.
Simon en pleine bataille sur un sar !

Simon en pleine bataille sur un sar !

Qué misère ces petits sars !!!

Qué misère ces petits sars !!!

En quelques minutes il y avait déjà des poisson dans le bac !

En quelques minutes il y avait déjà des poisson dans le bac !

Vers deux heures du matin nous allons commencer à remballer car nous allons partir. D'abord c'est Simon qui prends la route puis Antho et moi un peu plus tard. Nous allons longuement parler de ces appâts qui nous accompagnent depuis longtemps maintenant et nous allons programmer de nouveaux comparatifs qui devraient nous éclairer un peu mieux. Certains sont voués à un avenir merveilleux comme ces grosses langues rouges de coques qui sont à couper le souffle de fraîcheur, ainsi que les petites seiches vont faire un malheur dès les beaux jours.

Le retour en voiture sera comme à l'aller dans Marseille. Il y a des bagarres un peu de partout, des crissements de pneus dans les ruelles et des bagnoles lancées à fond sur l'autoroute qui doublent par la droite. Putain, j'était si bien dans mes calanques...

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 20:02
C'est mon petit cadeau du jeudi.

C'est mon petit cadeau du jeudi.

Hé bien voilà, nous sommes mi Février et le thermomètre n'est pas descendu à moins de 12 degrés de tout la soirée. C'est une chose qui ne m'est pas du tout familière, ordinairement ce fameux mois est le plus froid de tous les mois offrant même selon les années un peu de neige en Provence. Là du coup on en est très loin car en faisant quelques bonds sur les roches et quelques allés retours vers les cannes on sent vite la chaleur remonter du col de la doudoune vers les joues et la nuque.

Tout de même et pour ne pas être pris de court, il est de bon aloi de se couvrir généreusement car il est interdit de se retrouver seul en hiver dans les calanques mal couvert. Il est toujours plus facile d'enlever une veste que de ne pas l'avoir.

Au départ je ne devait pas aller à la pêche. Quand on a une grande famille rares sont les fois où mes sorties sont programmées à l'avance. Il y a toujours un truc de dernière minute, une course à faire, un enfant à aller chercher ou pire, une blessure qui nous conduit vers les urgences...C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'évite de faire des plans sur plusieurs jours car cela fini toujours par tomber à l'eau. Mais cette fois c'est tout l'inverse qui se produit. La longue liste d'aller/retour entre AUBAGNE et AURIOL se réduit à un simple arrêt au drive de notre hypermarché favori. Dans ma tête, j'ai beau faire le tour des trucs qui pourraient faire partir en fumée la sortie que je suis en train de fabriquer, mais rien en me vient à première vue. J'en perd même le fil de ce que je fait tellement mon cerveau est à contribution. Du coup, nous sommes Jeudi, il fait bon, j'ai quelques appâts surgelés qui attendent dans le congélateur, je fait quelques bisous à ma troupe et me voilà parti...

Sur la route rien ne peut gâcher mon plaisir d'aller vers la mer. Je roule tout en douceur pour que rien de fâcheux n'arrive à la dernière minute. Le long cordon d'asphalte qui serpente entre CASSIS et MARSEILLE ressemble à un tapis roulant qui me conduit vers le bonheur. 

Arrivé à Callelongue je sent bien qu'il va être difficile d'aller là où je pensait aller. Il y a un petit vent de travers qui n'est pas exactement celui prévu ce qui a pour conséquence de tout compliquer. A première vue c'est juste un détail sans importance, mais ce genre de tout petit détail pèse très lourd dans la balance buccale des poissons. Le pêcheur doit avant tout essayer de capter l'ensemble des éléments qui l'entoure. D'après ce que je voit j'ai bien compris qu'il n'est pas utile d'aller très loin. Du coup mon poste préféré n'est pas dans le cadre de qui est bon pour prendre du poisson. Par contre j'ai repéré un autre coin qui sera parfait pour pêcher car il fait courir l'eau de surface et remue un peu le fond. Voilà des conditions surprenantes qui n'arrivent pas souvent ici et je doit en profiter.

Rapidement toutes les cannes sont à l'eau en attente des premières touches. Ce qui m'intrigue le plus c'est de savoir comment les poissons vont manger ce soir si toutefois il y a du poisson. Les pêcheurs savent ce dont je parle, le poisson ne mange pas toujours de la même façon selon les jours. Quand on y pense quoi de plus normal, il n'a pas toujours la même faim c'est un peu comme nous. En plus tout dépend du moment de l'année et les conditions météo, en principe, l'hiver est très bon pour la capture des sparidés.

Mais tout cela est un calcul technique et ne me prouve que je soit dans le vrai, à n'importe quel moment les conditions peuvent me montrer que j'aurai dû rester à la maison question poisson. Je suis bien conscient de ça et c'est avec une grande humilité que j'évite par dessus tout de me prendre pour un grand pêcheur.  Même si je sait que grâce à ma ténacité, mon refus de me limiter, mes merveilleux appâts, mes postes finement choisis que la chance frappe souvent à ma porte. C'est un peu tout cela que j'ai compris. Rien ne sert d'avoir du matériel hors de prix pour pêcher dans les calanques car tout fait parfaitement l'affaire. Il faut juste surveiller à avoir du fil toujours neuf embobiné dans un moulin léger pour se faire plaisir. De toute façon les distances de lancés ne varient que très peu vu l'inconfort de ces roches. On est obligé de fouetter sur peu d'espace le corps toujours un peu en équilibre, c'est la raison pour laquelle je mise plutôt sur la finesse des montages et la qualité de mes appâts.

Mon attente ne va pas durer des masses car la première touche va survenir dès le nuit tombée. Voilà une tirée franche qui me signale ce poisson a trouvé le ver de Rimini tout à son goût et franchement ce n'est pas une surprise. Vu la taille de l'appât si le poisson dépasse les cinq cent grammes il va se piquer correctement. En fait pour que le poisson se pique sans qu'il ne s'en rendre compte mon astuce c'est de ligaturer un petit morceau de ver pour qu'il soit très fin. Je met un petit hameçon fort de fer n°4 pour qu'a la dégustation tout le ver passe sans encombre. Malheureusement c'est presque obligé avec les daurades tant elles titillent l'appât avant de le mettre dans la bouche, exit les gros hameçons qui cognent contre les dents, c'est le meilleurs moyen de les faire fuir à toute nageoires. Là avec ma technique je retrouve souvent  le crochet planté dans la gorge et c'est la preuve que là, pour une fois je suis dans le vrai...

Bon allé je ferre ! Pas besoin de tirer sur le fil comme un dingue il faut juste un coup sec pour que le petit hameçon se plante bien dans la bouche. Super, je le sent bien au bout qui donne des coups de tête et là je reconnait immédiatement une belle daurade. Je sent bien qu'elle de belle taille mais pas encore assez grosse pour me faire douter de l'issue, malgré tout il me faudra le salabre qui pour une fois est là, juste à côté de moi.

Je me régale de remonter ce poisson, je n'ai pas un brin de stress et je prends tout mon temps pour sentir ses rushs tant l'issue me paraît évidente. En quelques minutes ce beau poisson est à la surface de l'eau et est complètement lessivé, il ne trouve même plus la force de sonder vers le fond. Je me tourne pour empoigner ma grosse épuisette que je fait coulisser jusque dans l'eau, le poisson rentre sans encombre...Mince elle est de belle taille cette daurade, elle doit faire un bon kilo et demi, la soirée commence très bien dis donc !

Quand les daurades sont de passage il est vraiment important de vérifier régulièrement les lignes. Il faut compter qu'avec certains vers quelques coups de crocs dedans vont lui donner une drôle de gueule donc, pas pêchant du tout. On peut étaler les vérifications si il n'y a pas d'indésirables mais il faut toujours garder cela en tête et changer les appâts souvent même si ils ne sont pas touchés. Bon voilà j'ai fait le tour des lignes il est grand temps de me rouler une bonne cigarette et de boire un bon coup d'eau minérale.

Je n'ai même pas eu le temps de sortir mon paquet de tabac qu'il y a un écureuil qui monte vers l'anneau. C'est une touche merveilleuse car c'est sans violence mais d'une régularité exemplaire. L'écureuil se colle à l'anneau et se fige, le scion ploie sans pour autant que le frein ne tourne. Sans attendre je ferre presque dans le vide ? Mais au fur et à mesure la ligne se durcie et les tours de manivelles deviennent impossible jusqu'au moment où le poisson sonde avec rage. Je suis obligé de libérer le frein car avec les diamètres que j'utilise il ne faut pas aller bien loin dans la tension avant qu'il ne casse. Bon là je sent bien que je suis avec un autre style de poisson, il semble que c'est toujours une daurade mais celle là n'a pas la même taille. Je suis obligé de rester tendu sans tourner le moulin et de jouer sur le frein en attendant qu'elle veuille bien venir un peu. Pour l'instant j'attends qu'elle se fatigue avant de tenter une remontée improbable, je reste là bien au contact tout en essuyant ses coups de tête. Peu à peu je gagne du terrain, pas grand chose mais la tendance s'inverse un peu. Le problème c'est que j'ai envoyé loin et je ne suis pas prêt de voir mon poisson arriver tout de suite. Je doit pour l'instant de me contenter de quelques tours de manivelle dans le vide et de prier pour que mon 22 centièmes soit à la hauteur. De plus je ne peut pas compter vraiment sur la tenue de l'hameçon dans la bouche de ce poisson, avec une daurade d'un bon kilo ça va parfaitement mais là, c'est vraiment gonflé.

Je trouve le temps vraiment long, le poisson ne se donne pas encore et au plus le temps passe au plus mes chances de le voir diminuent. Mais la chance va me sourire enfin, la daurade semble être fatiguée et je peut commencer à tourner la manivelle tout en pompant comme je peut. Ici la douceur doit être exemplaire, la moindre fausse note me sera facturée cash et je n'aurai pas de seconde chance. Le gros poisson arrive et je doit me tenir sur mes gardes car c'est toujours à ce moment que les grosses daurades font des rushs de dingue et casse tout ! Je me saisi du salabre elle est à mes pieds, je libère le frein et je tient le fil avec un doigt, de l'autre main je plonge les mailles pour la glisser dedans...Sans encombre elle rentre dans le piège sans résistance car elle est épuisée, quel bonheur !!!!

Le retour du beau poisson.

Je ne lasse pas de la regarder, ses couleurs vives prouvent de santé parfaite. Du coup, l'autre fait la moitié de la taille de celle-là elle paraît toute petite ! Elle n'a pas senti l'hameçon dans l'appât et elle a englouti, mais le petit crochet pointu est allé se planter directement dans la gorge.

Hé bien du coup j'ai fait ma pêche il n'est pas utile de rester encore. De toute façon je ne souhaite pas prendre plus de poissons car là nous avons quasi cinq kilos d'oméga 3 à nous partager Samedi soir. Tient au fait il est quel heure ? Mince, il est à peine 22 heures, bon tant pis je rentre quand même...

Je vais profiter du week-end pour faire une belle recette sur la cuisine de la daurade quand elle ne rentre pas dans le four, vous verrez c'est tout simple.

Le retour du beau poisson.
Le retour du beau poisson.

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 09:08
La lune qui sort signe l'arrêt des touches.

La lune qui sort signe l'arrêt des touches.

Globalement, les vrais mois d'hiver sont assez complexes pour aller pêcher. Pour ma part je réserve cette saison à mes copains, je profite de la fraîcheur pour partager ces moments d'amitié que je ne peut pas égaler à la belle saison. Mes amis sont moins éparpillés dans le département et est plus en accord avec ce que j'attends d'une partie de pêche.

Samedi dernier je suis parti dans les calanques de Marseille avec une obsession en tête, le pageot. Mes quelques postes sont assez propice à la présence de cette espèce mais à condition bien sûr de lui réserver toute l'exclusivité de la soirée. Ce poisson se pêche beaucoup plus facilement l'hiver pour des raisons qui m'échappent. Les sujets sont beaucoup plus gros, exit les juvéniles. Mais ce qui m'attends sous les eaux ce soir dépasse la réalité, de mémoire je n'ai jamais vécu un tel déploiement de force animale.

Au départ je suis parti en compagnie de Cyril pour tenter de comprendre les quelques mécanismes intempestifs qui hantent les eaux de mes calanques froides. Les lourdes affaires d'hiver entassées dans les gros sacs à dos vont nous garantir un peu de la morsure glaciale du Mistral. Encore une fois la météo n'est pas exacte et rapidement nous allons en faire les frais. Sur le chemin tout vas bien mais une fois le poste choisi il ne sera pas possible de tout remballer pour aller ailleurs alors, il faut tomber juste. La nuit tombe il faut faire un choix, il sera pris à la hâte, le grand pas de roche là bas fera l'affaire si le Mistral se renforce, nous pourrons surveiller les cannes tout en étant protégé. Nous étalons méticuleusement nos cannes sur la frange des roches en espérant secrètement que nous n'allons pas subir encore plus de vent. Nous avons quelques appâts de fortune comme quelques sardines, un bout de ver de rimini, des calmars, des bibis le tout surgelés.  Nos espoirs sont bien minces car il faut bien le dire, c'est l'hiver. Je suis le plus prompt à bourlinguer une ligne au loin armé d'un morceau de Rimini, je tend ma ligne, j'installe l'écureuil pour laisser la place à mon ami. Mais alors que mon copain tente de mettre lui aussi une ligne il est surpris par un claquage d'écureuil digne d'un départ de formule 1 sur ma canne juste à côté de lui. En une poignée de secondes j'ai la canne en main, la ligne file à toute allure sans s'essouffler je ne peut pour l'instant que subir le poisson qui est au bout. La canne est pliée à l'extrême et le frein se dévide toujours malgré qu'il soit presque bloqué, je met instinctivement la main sur la bobine pour tenter de freiner la course folle du fil mais c'est peine perdue.

C'est pas croyable, ce poisson m'a pris au moins deux cent mètres sans sourciller. Nous sommes tout deux dans le flou le plus total et tout en énumérant tout les noms de gros poissons qui nous vient en mémoire, la bobine tourne toujours. Quoi de plus déconcertant que de se faire botter les fesses par un poisson dont on ne connait pas l'identité, quoi de plus horrible quand à un moment donné le poisson se décroche alors qu'il a pris plusieurs centaines de mètres.

Du coup nous ne saurons pas quel était ce poisson, le mystère reste intact. C'est la deuxième fois que je suis témoin de ce genre de départ de frein au même endroit car la dernière fois, c'était pour Stef et le poisson a cassé la ligne. Là j'ai rembobiné les quelques centaines de mètres, le plomb, le bas de ligne embourbé dans un paquet d'algues. On s'est regardé, tout à été dit d'en un millième de seconde, Cyril a rangé le salabre contre une roche, moi j'ai mis les mains dans les poches et on a fumé une cigarette assis face à la mer...Mais au fond de moi je suis heureux. On ne peut pas être satisfait avec ce type d'aventure mais je suis content que le destin me remette sur les rails. Il y a un très gros poisson sous les eaux et il semble qu'il fréquente ce coin. Stef l'a déjà eu en ligne maintenant, c'est moi.

La mer et moi.
La mer et moi.

Les jours passent et je suis encore hanté par cette touche dévastatrice. le week-end qui arrive ne vas pas me permettre de retenter l'expérience car la météo est tout simplement épouvantable. malgré tout, ce dimanche soir je décide d'aller pêcher. Le vent est fort mais c'est du Mistral et je serai sûrement  bien à l'abri sur Cassis. Bien entendu je vais devoir essuyer quelques bourrasques et un froid glacial mais peu importe, je suis en manque d'eau salée...

J'arrive à la nuit tombée et je dois décider de mon plan d'action. En fonction de la mer il n'est pas toujours possible de faire les mêmes pêches, je part sur la pêche au bouchon, une calée et une au toc. En principe avec ces trois montages j'arrive toujours à savoir ce qui navigue sous les eaux. Un calmar par ici, un petit loup par là, quelques sars voilà le menu que je m'attends à trouver ce soir.

Mon bouchon navigue beaucoup avec le courant, il balaye beaucoup de terrain ce qui n'est pas pour me déplaire. Cela me permet surtout de prospecter toute la zone qui s'étale devant moi sans toucher à ma ligne. D'ailleurs j'ai confiance en ces fameuse petites sardines surgelées, elles tiennent bien dans le temps et sont capable de séduire tous les poissons et tous les calmars du coin. La nuit est à peine établie qu'un calmar est déjà en lice pour foudroyer ma pauvre sardine. En quelques tours de manivelles il est à mes pieds mais...il pendouille sur une tentacule, le temps de déployer le salabre il se fera la belle. Bon, c'est pas la fin du monde mais je me sent bien de faire quelques prises rapidement histoire de soigner un peu ma détermination.

Tient mon écureuil sur la ligne au toc frétille bizarrement. Je m'approche de la canne tout en essayant de ne pas me casser la figure car je ne voit pas bien le scion. Tout feux éteints j'essaye de distinguer à contre jour la moindre tirette et je m'attends un peu à tout. J'espère secrètement que c'est une bogue comme cela je pourrai l'embrocher sur la calamarette et ne plus me soucier des oblades qui pulvérisent mes sardines. Mais en principe les bogues ne font guère de détails quand elles passent à table et je doit de toute évidence chercher dans un autre registre l'espèce qui pourrai mordre à cet instant. Hou là là je sent bien le fiélas en fait du coup ou peut être une petite murène, què misère.... En fait non, C'est une mustelle ! Voilà qui est très réjouissant car vu la qualité de la chair de ce poisson mon repas de demain soir va finir par du poisson noble ! Hé bé il ne me reste plus qu'à refaire le montage et d'espérer en prendre encore une. 

La mer et moi.

Avec l'heure qui avance le froid s'installe. Un froid digne de l'hiver, j'ai les pieds qui commencent à s'engourdir, les mains c'est pas mieux, aïe aïe il est à peine huit heures du soir...Mais là je continue de pêcher tout en me dandinant car si je suis venu ce soir c'est pas uniquement pour me geler les arpions. En effet, c'est à cette heure bien précise où la lune commence à produire son effet, même si certain n'y croient pas, c'est à mon sens le meilleurs moment d'une journée. J'ai peu de temps pour essayer de faire ma pêche car dès que la lune sera sorti de derrière la montagne je pourrai tout remballer...

En quelques minutes il semble que ma stratégie va parler, les touches sont moins espacées et mon petit bac va commencer à se remplir de jolis poissons variés. Bon, rien à voir avec ce que j'attends mais vu les conditions de pêche et le temps qui court, je vais avoir une belle assiette de filets pour les prochains jours. D'ailleurs je suis très surpris de voir ce qui traîne sous la surface de l'eau, pourtant il y a quelques dizaines de minutes j'aurai pu croire que cette grande étendue d'eau devant moi était morte, mais que néni, la vie est là, bien là.

Il me semble qu'il ne va pas y avoir beaucoup de limites ce soir côté poissons. Il y a un peu toutes les espèces qui se croisent et visiblement sous ma ligne il y a pas mal de monde. J'ai bien conscience d'être en juste équilibre avec tous les facteurs subtils de ce soir, pour la peine d'avoir mis un bas de ligne très fin je vais me faire casser le montage trois fois à la filée mais... c'est le prix à payer quand on veut rapidement faire du poisson. Le pire c'est qu'il y a du très beau monde qui vadrouille car j'ai fait une belle blanquette, des mustelles, des sars et quelques rascasses. Même si la plupart des poissons vont retourner à l'eau car ils ne sont pas assez gros pour une bonne friture le résultat est là, je ne m'ennuie pas un brin. Bon là visiblement la soirée est bien enclenchée et si mes calculs sont bons dans quelques minutes c'est fini. La grosse boule éclairée va sortir d'ici quelques instants de derrière le Cap canaille et inonder de sa lumière toute la baie de Cassis.

Moi je vais rester là appuyé contre un pan de roche à fumer mes cigarettes roulées. L'air est glacial, les volutes de brume qui s'échappent de ma bouche rivalisent d'opacité avec la fumée de ma cigarette. A vrai dire je en sent plus grand chose avec mes pieds ou avec mes mains mais qu'importe je suis bien. Je suis bien parce que je suis tranquille. Ici il n'y a pas une âme qui vive pour gâcher ma solitude éphémère. 

Voilà, la lune est sortie de son trou et on peut y voir comme en plein jour ou presque. Comme promis les touches ont immédiatement disparues me laissant que bien peu d'espoirs pour la suite de la soirée. Malgré tout il est à peine vingt et une heure trente c'est vraiment dommage de partir. je vais essayer conjurer le froid en faisant quelques clichés nocturnes, en farfouillant dans les failles à la recherche un ustensile perdu par un autre pêcheur. Mais vers vingt deux heures je n'arrive plus à résister au froid, mes pensées sont toutes assises au volant de la voiture chauffage à fond. C'est ainsi que péniblement je remballe mes affaires, les cannes sont pliées, le bac à poisson nettoyé, voilà, la pêche pour cette fois est finie...

Petite papillote de poisson.

Petite papillote de poisson.

La mer et moi.
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La mer et moi.
La mer et moi.
La mer et moi.
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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 20:38
La pizza maison.

Ici on va parler de Pizzas maison, vous savez celles que l'on peut faire aisément sans trop se prendre pour un grand cuisinier mais qui flatte son égo, celles qui sont comme on les sent, celles qui disparaissent aussi vite qu'elles sont posées sur la table. La différence entre les pizzas du camion et les pizzas maison c'est le four à bois bien sûr. Mais à quelques détails de levage de la pâte, une certaine sauce tomate plus technique, la recette est identique.

Pour ma part j'ai été initié à la pizza de très jeune dans un de mes restos. J'ai rencontré des cuisiniers de talent et des as de la boulangerie. Parmis nos intervenants il y avait un jeune Marocain qui arrivait tout frais d'un long périple culinaire et qui pour l'occasion nous faisait des pizzas du plus pur style Italien pour l'apéro des clients. Conscient que ce garçon méritait bien mieux que cela j'ai très vite proposé à ce bouillant et infatigable personnage de m'initier aux secrets de la pizza. Il m'a émerveillé par tant de savoir sur les assemblages, le pétrissage, les sensations du bout des doigts. Malheureusement la cause était entendue il n'est pas resté dans mon restaurant car il avait trop soif de voir le monde. Mais il m'a laissé un lourd baguage que j'utilise toujours et bien souvent je pense à lui...

 

La pizza maison.

Pour trois pâtons il faut un demi litre d'eau, 500g de farine, du sel et un demi cube de levure qu'on émiette dans l'eau sans diluer.

Je me sert de la machine à pain que pour pétrir.

La pizza maison.

Une fois que le malaxage commence on verse un creu de sel.

La pizza maison.
La pizza maison.

Laisser pétrir une vingtaine de minutes jusqu'à obtention d'une pâte souple et assez nerveuse.

La pizza maison.
La pizza maison.

Normalement il faut laisser cette pâte travailer une nuit au frais, là on a pas le temps, on divise en trois pâtons et on laisse gonfler deux heures.

La pizza maison.

La sauce c'est deux ceuillères à soupe concentré de tomate, une brique de purée de tomate, un demi verre d'huile d'olive, cinq gros grains d'ail coupé très finement, des herbes de provence selon le goût et une ceuillère à soupe de sel. On mélange tout mais on fini impérativement par la purée de tomate.

La pizza maison.
La pizza maison.

Pour l'occasion je vais faire une pizza aux légumes. Pour des raison de rapidité et de fraîcheur je plonge dans le congélo pour y trouver des émincés de poivrons et de choux variés. Ne cherchez pas la difficulté avec ce genre de produits, faites sauter à feux vif avec de l'huile d'olive et déglacer en fin de cuisson avec un peu de sauce Soja. 

La pizza maison.

Etaler en rond ou couper en bandes peu importe, le principal c'est que cela soit bon.

La pizza maison.
La pizza maison.

Monter les watts dans le four et dès qu'il est à température enfouner en surveillant très souvent.

La pizza maison.

Ce soir là j'ai fait trois pizzas. Une au fromage simple pour mon dernier fils et ma fille, une au jambon pour mes deux autres enfants et une autre aux légumes pour ma femme. Ces quelques grammes de bonne conscience ne vont pas durer bien longtemps car ces petites pizzas aux olives vertes ne verrons pas la table...

La pizza maison.
La pizza maison.
La pizza maison.
La pizza maison.

Au fur et à mesure nous ferons ensemble des préparions plus techniques, ce soir, vous avez cuisiné avec moi en quelques heures. Vous savez, on rentre à la maison y'a rien à cuisiner de simple alors ? Pourquoi pas un petite série de pizzas ? En tout cas vous savez comment faire maintenant...

Bises les gars.

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 14:40

Les raviolis de poulpe. http://t.co/upPaeCkHoq #calmar #Cuisine #Poissons #pêche

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 20:35

Cette semaine je ne vais pas pouvoir aller beaucoup à la pêche. La météo n'est pas bonne et avec l'approche des congés scolaires ça pétille ferme à la maison. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé en ce week-end venteux de me lancer un peu dans la cuisine. La cuisine ancienne qui me vient de loin, d'ailleurs je crois même que je n'ai plus mangé de raviolis de poulpe depuis 40 ans. Il est vrai que le poulpe est très pêché par nos côtes et les spécimens de belle taille sont assez rares, donc pas d'hésitations, on va piocher dans le surgelé.

J'ai en mémoire tout le travail que je doit mettre en oeuvre car il n'est pas question de bâcler la recette. Je revoit ma mère dans la cuisine de son restaurant étalant vigoureusement la pâte à la main, la farine qui virevolte autour d'elle et les plaques entières de raviolis en attente qui s'étalaient derrière elle. Je me souvient de cette richesse Italienne qui se sentait dans cette cuisine. Les couleurs des aromates au milieu des poissons vidés et des pièces de viandes à griller. Je me souvient de ces odeurs de nourritures fraîchement cuisinées, les mots lachés en Italien comme "au Pays".

Pour ce faire il me faut un gros poulpe car je recherche une texture qui se rapproche de la viande, d'ailleurs, au goût on en est assez proche comme quoi...

Le premier travail c'est le faire cuire cette masse de muscle à la cocotte minute pendant une bonne heure et demi, de le passer sous l'eau froide pour le débarrasser de la peau. Pendant le nettoyage je ne jete pas les grosses ventouses car elles sont parfaitement comestibles.

 

Les raviolis de poulpe.

Voyez par vous même, mis à part une réduction importante de la masse totale, l'ensemble est franchement apétissant.

Détail d'une ventouse de poulpe.
Détail d'une ventouse de poulpe.
Détail d'une ventouse de poulpe.
Détail d'une ventouse de poulpe.

Détail d'une ventouse de poulpe.

Pour la pâte il nous faut, 500 grammes de farine, 4 œufs, une cuillère à soupe de sel, un demi verre d'huile et un demi verre d'eau. Si vous n'avez pas de malaxeur style machine à pain attendez vous à avoir des crampes aux doigts car il faut que la pâte soit lisse et bien ferme.

Pendant le malaxage pincez du bout des doigts la pâte pour en prendre un petite boule et goûtez là, rectifiez en sel si elle est trop fade.

Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.

En ce qui concerne la sauce il ne faut pas grand chose ( photo):

Deux petits oignons, de l'ail, une carotte, deux clous de girofle, une feuille ou deux de laurier, de la sauce tomate et un peu de concentré de tomate, fenouil.

Il ne faut pas de liquide car nous cherchons une sauce qui va pouvoir se tenir sur le ravioli et ne pas couler dedans.

Couper le tout finement et faire sauter sur  feu vif.

Mixer grossièrement la chair de poulpe et l'intégrer dans la marmite où cuisent les aromates dès que possible. La cuisson dure un bon quart d'heure, il ne faut pas oublier de baisser le feu à mi cuisson et de remuer très souvent. N'oubliez pas de rectifier la sauce selon votre goût avec du sel, du poivre ou du sucre.

Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.

Je me suis basé sur les souvenirs que j'avais. Ma mère fière Italiano/Provençale nous servait de gros raviolis, comme dans ses souvenirs. 

La grille ou l'on vas poser la farce est délimitée avec une règle d'écolier, on marque légèrement la pâte avec cela permet de déposer la farce toujours au centre du ravioli sans se tromper.

Avec un pinceau on humidifie la pâte pour pouvoir coller les bords un peu plus tard.

Avec une cuillère à soupe on dépose une boule de farce et on recouvre de pâte, puis on ferme les bords avec les doigts, le ravioli est fini.

Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.

Vu qu'il me restait un peu de farce j'ai sorti du frigo deux pâtes feuilletées et j'ai fait des sortes de quiches.

Subitement à la cuisson les bouquets d'éfluves envahissent la maison et un détail me fait pouffer de rire.

Il est à peine dix huit heures, mes enfants commencent à mettre machinalement la table comme ordinairement il le font tous les soirs vers 19h30. En fait toutes se odeurs de cuisine leur a fait penser que c'était l'heure de passer à table, pourtant le frugal goûter de seize heures à bien duré et normalement ils peuvent patienter encore. Mon épouse reclame l'apéro, bon là, je sait que tout le monde à faim...

Simple rapide et très très bon, la quiche au poulpe.
Simple rapide et très très bon, la quiche au poulpe.
Simple rapide et très très bon, la quiche au poulpe.

Simple rapide et très très bon, la quiche au poulpe.

L'accompagnement c'est tomates pelées et brocolis. Pour ma part au lieu de plonger mes tomates dans de l'eau bouillante pour leur enlever la peau, j'ai un économe qui pèle les légumes mous. C'est plus rapide et ça évite de précuire l'aliment.

C'est un économe mais avec de petites dents tranchantes, cela permet de peler les légumes mous en un rien de temps sans les abîmer.
C'est un économe mais avec de petites dents tranchantes, cela permet de peler les légumes mous en un rien de temps sans les abîmer.

C'est un économe mais avec de petites dents tranchantes, cela permet de peler les légumes mous en un rien de temps sans les abîmer.

Un peu de beurre et de sel sur les brocolis et je détaille mes tomates.

Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.

La cuisson des raviolis est facile à comprendre.

un fois immergés dans l'eau bouillante ils remontent à la surface en 20 segondes, vu la taille comptez deux minutes après qu'il soient remontés, servez aussitôt.

Mettez un peu de beurre sur les ravioli si vraiment vous aimez ça, normalement si vous avez bien rectifié la sauce et bien salé la pâte il n'y a rien à faire.

Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.
Les raviolis de poulpe.

Du coup tout le monde trépigne pour passer à table et je n'ai pas le temps de faire dans la dentelle, il faut servir rapidement ! J'ai dû m'énerver un peu pour qu'une des assiètes puisse rester quelques segondes pour la photo, non mais !

C'est une présentation un peu rustique mais c'est bien comme dans ma mémoire, les goûts sont bien présents et arrachent des " MMMMMMM" comme par le passé. Voilà un plat très ancien qui offre beaucoup de sensations, le mariage de la pâte et d'une sauce au poulpe est lourdement chargé d'émotions personnelle.

Pourtant au départ il n'y a rien de recherché ni de cher, ce plat c'est juste l'heureux mariage de l'Italie et de la Provence, concocté un soir où peut être il ne devait pas il y avoir beaucoup de choses à cuisiner...

Les raviolis de poulpe.

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 18:51

Bien souvent on ne sait pas quoi faire de ses petites prises qui ne sont globalement pas très consommables à cause de la petite taille de leurs filets. Ici je parle de petits sars, blanquettes, pageots, pagres qui sont définitivement voués à la soupe par manque d'immagination du pêcheur. Je vous propose de cuisiner simplement des filets de poissons perdus qui sont trop petits pour remplir une assiette, mais qui malgré tout a un très fort interêt gustatif si bien cuisiné. Cette technique de cuisson ultra prisée par les Irlandais, Canadiens, Anglais, Amerloques qui en ont fait leur quotidien va suciter chez vos enfants une vague de miam, miam hors normes.

A l'origine c'est le peuple Juif qui bricole une sorte de panure avec des filets de poissons qui ne sont pas franchement présentable, mais dès le XVII siècle cette nouvelle venue culinaire va faire du bruit dans les assiettes de toute la moitié Nord du monde. Ainsi est né le Fish&chips. Il a été repris par la planette entière, cela a inspiré des dizaines d'industriels notamment Mac Do, quick, findus, captain igloo et j'en passe ( qui arrivent après la bataille) qui l'on largement modifié pour le rendre correct sous forme de carrés de poissons, mais l'esprit global est là, c'est le poisson frit dans une panure mais...ce n'est pas tout. Ordinairement ce plat se fait avec du cabillaud, du flétan, du merlu. Mais par chez nous il est fait avec les poissons perdus, et oui on est à Marseille et nous on fait rien comme les autres...

Filets de blanc en fish&chips

Pour l'occasion j'ai pêché quelques sars et blanquettes à peine maillés, bon...

J'ai juste pris le dos des poissons ( c'est le plus long à faire)pour ne pas qu'il n'y ai d'arrêtes, je les ai salé et bien fariné. La farine empêche les bulles d'eau d'éclater dans la friture, une fois légèrement reposés ainsi, l'eau contenue dans les moindre failles de chair est absorbé et annule radicalement le risque de projection d'huile. Inutile de vous dire de ne ne sauter cette étape sous aucun prétexte.

Filets de blanc en fish&chips

Pendant ce temps de repos des filets je vais battre quatre oeufs avec du sel et du poivre et des herbes de provence que je mélange énergiquement.

Filets de blanc en fish&chips

Je met une bassine de chapelure à côté des oeufs battus. Il faut se préparer le travail pour être dans les clous,

poissons, oeufs, chapelure, friture, assiette+sopalin c'est le cheminement sinon.. 

Filets de blanc en fish&chips

Une poêle un peu haute avec un bon demi litre d'huile, monter doucement la température à 170 ° pas plus, il ne faut pas que l'huile fume. Ne plongez jamais un beignet dans de l'huile qui fume car cela va brûler la croûte et le coeur sera cru. La cuissons est énergique mais pas violente, un peu de douceur...mais pas trop.

Filets de blanc en fish&chips
Filets de blanc en fish&chips

Il faut plonger le petit filet dans l'oeuf battu puis dans la chapelure, le mettre de côté et en préparer plusieurs à la file. Assurez vous que tout est bien salé, les oeufs battus, la chapelure et les filets. La raison essentielle c'est que le sel se dissipe si vite dans les aliments qu'il est nécessaire de tout saler, pas beaucoup, mais tout...

Filets de blanc en fish&chips

Plongez les filets à la suite dans la friture, cela doit cuire assez vivement sans être violent j'insiste. Quand le côté est cuit les bulles s'épuisent et on dirait que le feu baisse, attention!!! retournez le filet et vous allez constater qu'il n'en est rien !!!

On résume. Une fois cuit d'un côté ( 30 segondes) et de l'autre ( 30 segondes )la croûte est croutillante et à peine colorée à l'extérieur mais ultra, méga tendre à l'intérieur. D'un coup vous allez comprendre que le sel et le poivre cuit d'une façon rapide sur un poisson va donner une dimension phénoménale à ce croutillant de poisson.

Filets de blanc en fish&chips

Servez ce beignet croutillant bien chaud avec du citron ( mouai pour maman) ou mieux avec une sauce bourée de saloperies vendue en super marché ( pour nous ). C'est ainsi que le consommateur moyen le déguste accompagné de frites bien  grasses, mais quand même.

C'est le bon moyen de valoriser un petit poisson trop gourmand qui ravira toute a famille et sans aucun doute, votre égo...

Bon allé, vite à l'apéro !

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 14:00

Petit préambule.

Ici on va vous montrer quelques astuces pour ne jamais rater votre poisson au four. Cela nous a paru nécessaire car en farfouillant la toile on peut voir de tout, certain même s'improvisent cuisiniers et détournent sans la vouloir l'esprit de la cuisine mais surtout, cela induit en erreur celui qui regarde. 

Tout le monde peut cuisiner mais tout le monde ne peut pas être un bon cuisinier, bien souvent, quand le marmiton me maîtrise pas ce qu'il fait, il surdose tout en l'espoir de tomber juste. Malheureusement cela ne marche pas à tout les coups mais quand on bourre un poisson d'épices, de tomates ,d'oignon et tout le toutim, l'aïgo saïgou qu'il en ressort peut parfois surprendre les papilles. Voilà tout ce que nous allons vous éviter de faire tant nos poissons ont de la valeur et gâcher le moindre grammes de chair est un crime.

Mais avant tout il faut que vous preniez impérativement connaissance de quelques règles de sécurité alimentaire de base. Ceci concerne l'association de la tomate, du citron, du vin blanc et l'aluminium. Ces trois acidités ont la capacité de ronger l'aluminium, les particules hautement neuro toxiques se libèrent dans les chairs. La précaution à prendre c'est  de ne pas surdoser les trois, nous allons vous montrer comment faire...

Pour cloturer ces quelques lignes voici les clichés du fruit de mes recherches dans les entrailles des poissons, cette fois je vais m'attarder sur autre chose car j'ai découvert que les sparidés ont des dents supplémentaires autour de la gorge, on ne sait pas encore à quoi elles servent mais elles sont là. De plus elles sont en vrai calcaire, ultra pointues mais recourbées vers les sortie, elles ne se déploies que quand la gorge se dilate, comme si elles étaient vouées à expulser un truc coincé dans l'entrée de l'oesophage Voyez plutôt...

Le fond de la gorge d'un pageot.
Le fond de la gorge d'un pageot.

Le fond de la gorge d'un pageot.

Ce coup-ci j'ai coupé proprement la partie où se trouve ces dents pour que cela soit évident. Comme d'ordinaire celui qui sait peut nous faire un exposé dessus, là je prends et je publie dans la foulée, merci d'avance !

 

La recette qui suit est simple à mettre en oeuvre, comme nous l'avons dit plus haut, il est inutile de bourrer les feuilles d'alu avec un montagne d'ingrédients, ci dessous voici la liste de ce qu'il faut pour deux personnes.

comment réussir son poisson au four.

Il faut commencer par faire un lit avec la pomme de terre, coupez là en tranche fine car la cuisson est limitée en temps, pour tenir l'humidité des patates faire par dessus un autre lit de tomate. Attention le poisson ne doit jamais être collé au fond du pyrex sinon il sera bouilli d'une côté et brûlé de l'autre, la pomme de terre va absorber le jus. Suivi de près par l'oignon que l'on réserve sur le bord.

comment réussir son poisson au four.
comment réussir son poisson au four.
comment réussir son poisson au four.

Une fois fait vous pouvez commencer à saler , poivrer et mettre vos herbes dans le ventre du poisson. C'est le bon moment de mettre l'oignon le reste de tomate par dessus ainsi que l'ail l'huile d'olive et tout et tout...

comment réussir son poisson au four.
comment réussir son poisson au four.

Vous remarquez qu'il n'y a pas de citron mais le zeste car c'est plus puissant, pas de vin blanc mais de l'eau, seule la tomate bien salée à été conservée, cela garanti une cuisson parfaite et que les acides ne vont pas aller détériorer l'aluminium passons à la bonne quantité d'eau. Inutile de mettre un demi litre de liquide cela ne sert à rien,

comment réussir son poisson au four.
comment réussir son poisson au four.

On obtient un poisson qui ne baigne pas dans l'eau mais qui a suffisemment de liquide pour cuire à la vapeur, on parle températures et minutes après.

comment réussir son poisson au four.
comment réussir son poisson au four.

Allé c'est l'heure de l'emballage du poisson. Ici c'est par la partie qui doit être la plus jolie car elle est présentée aux convives, tout emballage en forme de bonbons est  à proscrire, prenez un peu de temps pour faire un joli tunel de cuisson et un pliage digne d'un plat soigné. Si le pliage est baclé, que le poisson baigne dans une marée de jus, que les aromates vous fusillent le nez avant même d'avoir ouvert l'alu vous devez vous douter qu'il y a un truc qui cloche.

comment réussir son poisson au four.
comment réussir son poisson au four.

La cuisson doit de faire dans un four préchauffé à 200°, enfournre le plat et compter 7 minutes pour que la cuissons commence dans l'aluminium, poursuivre la cuisson 15 minutes pour un poisson d'environ 1 kilo et demi. Pour un poisson de deux kilos 15 minutes de plus. Passé ce delais éteindre le four et poursuivre la cuisson 15 minutes porte légèrement entre ouverte pour finir de cuire à coeur. Au final le poisson doit être cuit mais doit conserver un peu de tenue, normalement on doit manger sans couteau seule la fourchette doit suffire pour séparer les ingrédients.

Pour les poissons au dessous du kilo il faut préchauffer le four à 220°, une fois enfourné compter 5 mn puis éteindre le four et laisser cuire dix minutes porte très légèrement ouverte. Vous trouverez dans ce plat toute subtilité d'un poisson fraîchement pêché, les aromates ne vont pas écraser la saveur naturelle des chairs, ils ne sont là que pour sublimer.

comment réussir son poisson au four.

Tient je vais aussi m'attarder sur les écailles car depuis que j'ai apris qu'elles sont toutes différentes et qu'il n'y aucun poisson qui a les mêmes, je suis curieux de voir ça !

Pendant ce temps ma femme fait les mounas, ho putain chez les Roro ça cuisine dur aujourd'hui, les gosses sont affolés par toutes ces saveurs qui virevoltent dans la maison, tu parles, dès 10 heures ils commencent à brailler de faim !

comment réussir son poisson au four.

Allé je vous laisse découvrir ce qu'il va sortir de ce plat, si vous suivez nos conseils à la lettre, rapidement vous vous surprendrez à réussir à conserver les saveurs exceptionnelles de vos poissons, franchement c'est le moins que l'on puisse faire pour eux non ?

On voit que l'arrête centrale est parfaitement détachée de la chair sans pour que cela tout soit détuit à la cuisson, on peut prendre la poisson par la tête et la colone vertébrale tient sans casser, les filets ont une tenue ferme d'ailleurs ils sont dégagés sans qu'il ne se délitent, c'est une cuisson réussie.

comment réussir son poisson au four.

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 12:33

Cette fois-ci je ne vais pas faire d'article de pêche tellement on s'est fait chier au bord de l'eau ce Samedi soir. Je n'ai pas dit que nous n'avions pas eu de touche non bien au contraire, nous en avons eu beaucoup mais, à chaque fois ou presque un petit poisson va craquer pour un de nos vers ultra juteux. Tout d'abord je vais enfoncer le clou sur une de nos constatations qui se vérifie de plus en plus et qui peut faire basculer une pêche en rien de temps, par associations d'idées ( mal placées sans doutes) peu griller une sortie entre copains, voire en concours de pêche.

Au départ nous avions fait le choix de caler des morceaux de gros bibis pour essayer de ne pas de faire détruire rapidement un ver rimini qui coûte la bagatelle de trente euros le bout, vu qu'il attire un peu tout ce qui bouge dans les eaux pêcheurs compris, il ne va pas faloir être généreux en morceaux dégoulinants de jus bien gras, remarque il fait 70 centimètres de long mais rien ne sert d'être large car au plus le morceau est petit au plus il y a de touches. Putain voilà un ver parfait pour l'hiver, il "jute" ses éfluves de coquillages qui finissent très rapidement par focaliser toute l'attention des poissons laissant les autres appâts sans interêt. Le problème c'est qu'il n'est pas un brin sélectif et les touches sont de tout les instants sur des poissons juvéniles. On a beau monter la taille de hameçons jusqu'à trois zéro fort de fer rien n'y fait nous allons quasi enchaîner les sars et les pageots de trois cent grammes. A ce petit jeu il y a pas mal de victimes involontaires et c'est là le sujet de cet article, vu que pour nous un poisson perdu n'est pas un poisson sans ressources, je vais vous montrer en quelques clichés que l'on peut sublimer des petits poissons qui ne sont pas dans le cadre de notre profond respect pour ces juvéniles.

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Ne vous formalisez pas sur la taille des chairs, sur la photo on voit un tier du poisson qui n'est pas utilisé, c'est justement la partie du poisson qui n'est pas bon pour les filets, ce qui reste c'est le gras et les épines, en plus cela vous dispense de les vider.

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Pour garder le goût du poisson il ne faut pas gaver les chairs de saveurs parfois incontrôlables à la cuisson, il faut rester naturel en toutes circonstances, oignons, sel, poivre et courgette finement taillée, voilà la base d'une recette réussie. Ne pas se lancer dans un délire d'épices qui gâchent plus qu'elles ne subliment quand on ne sait pas du tout ce que cela donne à la cuisson.

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Sur ces filets il n'y a pas la mondre épine pour rebuter le consommateur de poisson moyen, par contre l'amateur averti va y trouver des remontées de saveurs subtiles qui donnent la larme à l'oeil.

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Les filets de sole vont être légèrement badigeonnés de moutard à l'ancienne, encore une fois il faut être léger dans la dose car en fait le poisson se suffit à lui même, on lui fabique juste un support subtil qui sublime son goût.

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Il est roulé et tenu par un lien, notez que j'ai coupé deux carrés de courgette, il vont servir de mille feuilles pour ne pas que le poisson subisse la cuisson de la poële.

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Notre pack est bon pour la cuisson, ici pas de fritures agressives la cuisson doit se faire tout en douceur pour conserver la moindre parcelle de protéines bénéfiques pour le corps.

Comme vous le savez je ne suis pas seul à la maison, le poisson c'est bien pour les amuses bouches mais.... Quand on est un ados affamé le goût du poisson subtil est juste pour caler le derrière de l'oreille et il faut du concret voire du lourd pour être à peu près rempli. Ici je vait vous montre en parrallèle dans cet article comment faire du pain à hamburgers pour alimenter les turbos dièsels de nos chers ados.

Dans la machine à pain on met:

 De l'eau à raz du haut des pâles, un cube de levure fraîche que l'on émiette au dessus du bac et on laisser tourner une minute. Mettre un kilo de farine et laisser tourner tout le cycle. On sale pendant le pétrissage à hauteur de 20 grammes de sel. un fois le cycle complet fini on boule les pâtes et on laisse reposer le plus longtemps possible, mini trois heures au frais et maxi 24 heures au frais. Au final cela donne des boules qui vont gonfler comme des ballons d'anniversaire...

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Il est temps de préchauffer le four à 190°.

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La cuisson ne dure que vingt minutes.

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Avant d'enfourner on coupe le pain quasi en deux pour qu'il ne déchire pas à la cuisson.

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Au final cela donne un pain qui croustille mais qui est tendre à l'intérieur, je les ouvre en deux pour faire quoi au juste ?

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Bon revenons à nos mouton, après une cuisson tout en douceur voilà ce que donne les filets de poissons, c'est pas beau ça ? Allé on passe à table car les hamburger des gosses sont tous engloutis....

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Filets de sole et daurade en cuisson à l'étoufée sans tambour ni trompettes, par contre à chaque bouchées on ne regrette pas d'avoir "sacrifié" quelques petits poissons.

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 17:47

Quoi de plus réjouissant q'une sortie familiale qui a pour but de faire la soupe de poissons. Voilà un plat régional qui peut être fait de partout à conditions que les ingrédients soient respectés car comme dans tous les plats il faut observer un brin de discipline.

Pour commencer nous avons dans le sud de Marseille la possibilité dès que la météo convient de pouvoir se rendre au bord de l'eau et de pêcher des poissons de roche qui font la merveille de nos plats. Peu de matériel est nécessaire, la discretion de la ligne n'est pas non plus primordiale et presque tous les appâts font l'affaire, c'est exactement ce qu'il faut pour faire débuter ses enfants à une activité qui au fil des années peut se transformer en véritable exutoire. Les saveurs qui s'échappent alors de la cuisine mettent inéluctablement en action dans le cérébral une envie d'apéritif abondant au soleil, de belles tables aux grandes napes blanches virevoltantes au mistral, de belles histoires racontées avec verve sous le parasol et accompagné par le sifflement rassurant des cigales.


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Notez qu'il faut:

1 Poireau, romarin, 1 carotte, 3 ou 4 tomates ( peu importe) et double concentré de tomate, une tête d'ail, 1 oignon ou deux, sel, poivre, 3 clous de girofle, 4 feuilles de laurier sauce, des graines d'anis, du vin blanc pas trop sec ( pas premier prix). 2 kilos de poissons= 2 litres de vin + 2 litres d'eau, sucre en poudre.

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Des poissons de roche dans le style girelle, roucaous (labres), sars, rascasses, beaux yeux ( bogues ravelles), oblades peu importe. L'important ici c'est que les poissons soient diversifiés roche car il n'y a pas de "vrai" poissons à soupe de même qu'il tout à fait possible est possible de faire une fabuleuse préparation avec de petites daurades (blanquettes).

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Couper les poissons plus gros et laisser entier les petits, arrosez d'un bon verre d'huile d'olive l'ensemble sur feu très vif ( a fond quoi)...

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Coupez grossièrement le ou les oignons, le poireau, la carotte, les tomates à mettre dans la marmite pendant que le crépitement dans la marmite commence...surveillez que rien n'accroche au fond de la marmite.

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Coupez l'ail en deux et séparez à la main directement au dessus de la marmite, de toute façon nous allons "passer" à la grille la préparation, n'ayez pas de crainte à ce sujet.

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Attention n'allez pas vous imaginer que ces sept ingrédients ne vont rien changer à la donne, si vous exagérez vous ne sentirez plus qu'eux, par contre si vous les oubliez c'est l'inverse ils vont briller par leur absence...

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Mettez un demi verre d'anis vert ou un verre de pastis avec le sel( une ceuillère  à soupe), le poivre ( idem). N'éxagérez pas dans la mesure de sel ou de poivre de toute façon il faudra rectifier toutes les saveurs après avoir passé la soupe.

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Allé zou tomate en gros morceaux...

Remuez de temps en temps la préparation pour que tout se mélange, les saveurs vont à peine commencer à monter.

Voilà le gros du travail est fait, vous pouvez commencer à servir l'apéro.

Pendant ce temps il est temps de déboucher les bouteilles de vin mais avant remuer les poissons dans la marmite aussi souvent que possible...

Dès que les poissons sont en " charpi"' versez le vin et l'eau le concentré de tomate et remuer très souvent.

Mettez à couvert, baissez le feu de moitié dès que le gros bouillon commence 'bouil abaisso" et laisser sur feu doux une demi heure à petit bouil pour que toutes les bactéries, les trucs qui pourraient vous gâcher le plaisir finissent stérilisés.

A l'issue vous passez grossièrement dans une passoire de la marmite à une autre tout le contenu de la marmite, puis filtrez avec une grille plus fine et normalement il va vous rester une montagne de chair de poissons que vous allez laisser égouter un bon quart d'heure en pressant de temps en temps sur les chairs cuites.

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Normalement il va vous rester ça, il est temps de rectifier en sel, poivre et sucre si pas assez doux. Pour le sel vous en rajoutez une bonne pincée, vous remuer une bonne minute et vous goûtez, pour le sucre c'est pareil. 

Une assiètte, des croutons, de la rouille et c'est parti pour le paradis...

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Vous allez y trouver saveurs que le "palais" ( joli mot non ?) aura bien du mal à ordonner tant tout est nouveau...Une vrai réussite !

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Si vous avez des amis un peu pincés du cul, prenez une casserole avec quelques louches de bouillon et faite y pocher quelques noix de st Jacques dedans jusqu' à ce qu'elles soient ni cuites ni crues et disposez les sur la rouille dans l'assiette au moment de servir. Si vous ne leur déchocher pas un "Hummmmmmmm" foutez-les à la porte...


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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 07:45

Pêcher c'est bien beau mais la plupart du temps c'est la compagne ou la maman qui cuisine. Je vous propose une recette classique assez facile qui saura étonner vos convives et pourquoi pas découvrir en vous une âme de cuisto...

Bon pêcher le calmars vous commencez à connaître, la nuit, si possible quelques éclairages artificiels comme les éclairages publics des digues de port, un bon leurre et vous vous retrouverez avec quelques calmars au milieu de nuit... Au lieu de subir le bon vouloir de votre entourage il est tout à fait possible de réaliser une excellente recette  à base de sauce tomate qui se consomme ordinairement a Noël, une sorte de tradition provençale, pourquoi ? allons, allons réfléchissez un peu....
En fait la seule ressource abondante en hiver sont les céphalopodes, calmars, seiche et poulpes a cause de leur instinct de reproduction.

   CALMARS SAUCE PROVENCALE.


tout d'abord il vous faut quelques calmars ,ceux-ci sont tout juste sorti de l'eau Samedi soir.


Il faut enlever ce qui n'est pas consommable comme les yeux et le tripes. Contrairement à la seiche il ne coule que très peu d'encre.


 Il faut impérativement enlever la peau, car si c'est moins nécessaire sur les petit sujets, sur les gros elle à la texture du pneu Michelin.


Vous envoyez les doigts dans le tube pour aller chercher au plus loin la tripaille et tirez doucement tout doit venir comme ceci. S'il en reste replongez les doigts dedans et laissez le tube vide.


Enlevez la plume qui lui sert de colonne vertébrale, lavez le tube et passez au suivant.


Pour les plus gros calmars vous devez enlevez les "ailes" et au milieu de celles-ci il y a une membrane qui est aussi est très dure. Certains affirmerons que " mais non on peut les laisser !!!" A la cuisson cette peau ne fond pas et cela donne au plat un manque de finesse évident et les lambeaux de membranes gâchent la texture en bouche.




Vous devez au bout du compte vous retrouver avec trois type de composants: Les tentacules, le tube et les ailes.

Avec un couteau super tranchant tronçonner le tube en lamelles comme ceci.


    La préparation du plat.

Huile d'olive, tomates fraîche et pulpe, concentré de tomate, deux oignons, quatre grains d'ail, quatre ou cinq carottes, une petite branche de céleri (indispensable car c'est ça qui va faire le petit plus en fond de bouche) , un poireau ( aussi), une ou deux feuilles de laurier, deux clous de girofles ( pas plus de deux attention ça envoi grave c'est petits trucs), un demi litre de vin rouge, une gros verre de vin blanc, sel et poivre. Tout ces condiments se trouvent toute l'année sans problème pour trois sous espagnol.


plongez les lamelles de calmars dans une marmite, arrosez d'un demi verre d'huile d'olive ( allez y franchement cette huile est bonne pour la santé même cuite), les rondelles de carottes, ça commence à frémir ...


Remuez assez souvent  pendant cinq minutes environ car il ne faut pas que ça accroche au fond.
Dans votre marmite tout les ingrédients chantent ( thermes culinaire)c'est le bon moment pour construire toutes les saveurs...Poireau, oignon, ail, tomates fraîches, ne salez pas encore...











Une fois les ingrédients bien intégrés ( cinq minutes), mettez un couvercle sur votre marmite de façon à ce que la température augmente dans le cylindre et préparer un bon verre de vin blanc ( surtout pas d'eau). Laissez à couvert trois ou quatre minutes, relevez le couvercle et versez le vin blanc d'un coup et mélangez.


Puis mettez la pulpe de tomate, deux grosses cuillères de concentré de tomate, la feuille de laurier, les deux clous de girofle, salez copieux, poivrez franchement et mettez une demi cuillère à café de piment de cayenne( selon votre goût mais attention quand même ça déménage).
Astuce: Ne goûtez pas la sauce avec une cuillère en bois car le bois absorbe curieusement les saveurs, faites-le avec une en fer c'est plus sûr...



Remuer quelques instants pour émulsionner l'ensemble, ajoutez le vin rouge( si vous ne l'avez pas déjà tout bu, je rigole à moitié...), laissez cuire à feu doux une bonne demi heure. Surveillez souvent qu'il reste suffisamment de jus.
Astuce: Pour contrôler si le calmar est cuit vous retirez une aile et mordez dedans, si elle est tendre le reste l'est aussi vu que c'est la partie la plus dure du calmar.
Goûtez le sauce et rectifier en sel ou poivre selon votre inspiration ( attention si vous avez bu une demi bouteille de vin ou pire un pastis faite goûter à un copain sobre). Après si vous aimez vous pouvez rectifier avec un peu de sucre en poudre ( une cuillère à soupe pas plus) presque en fin de cuisson avec le sel.
L'accompagnement peut être du riz, des pâtes, des patates, des frites...




Pour le vin pas de doutes c'est un blanc d'alsace ou 

un TAVEL côtes de Rhônes... Je connait parfaitement ces deux vins qui se négocient en hyper marchés aux environs de 5 euros, mais bon là c'est du vrai vin...

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 16:53
Pêcher c'est bien beau mais la plupart du temps c'est la compagne ou la maman qui cuisine. Je vous propose une recette classique assez facile qui saura étonner vos convives et pourquoi pas découvrir en vous une âme de cuisto...

Bon pêcher le calmars vous commencez à connaître, la nuit, si possible quelques éclairages artificiels comme les éclairages publics des digues de port, un bon leurre et vous vous retrouverez avec quelques calmars au milieu de nuit... Au lieu de subir le bon vouloir de votre entourage il est tout à fait possible de réaliser une excellente recette  à base de sauce tomate qui se consomme ordinairement a Noël, une sorte de tradition provençale, pourquoi ? allons, allons réfléchissez un peu....
En fait la seule ressource abondante en hiver sont les céphalopodes, calmars, seiche et poulpes a cause de leur instinct de reproduction.

   CALMARS SAUCE PROVENCALE.


tout d'abord il vous faut quelques calmars ,ceux-ci sont tout juste sorti de l'eau Samedi soir.


Il faut enlever ce qui n'est pas consommable comme les yeux et le tripes. Contrairement à la seiche il ne coule que très peu d'encre.


 Il faut impérativement enlever la peau, car si c'est moins nécessaire sur les petit sujets, sur les gros elle à la texture du pneu Michelin.


Vous envoyez les doigts dans le tube pour aller chercher au plus loin la tripaille et tirez doucement tout doit venir comme ceci. S'il en reste replongez les doigts dedans et laissez le tube vide.


Enlevez la plume qui lui sert de colonne vertébrale, lavez le tube et passez au suivant.


Pour les plus gros calmars vous devez enlevez les "ailes" et au milieu de celles-ci il y a une membrane qui est aussi est très dure. Certains affirmerons que " mais non on peut les laisser !!!" A la cuisson cette peau ne fond pas et cela donne au plat un manque de finesse évident et les lambeaux de membranes gâchent la texture en bouche.




Vous devez au bout du compte vous retrouver avec trois type de composants: Les tentacules, le tube et les ailes.

Avec un couteau super tranchant tronçonner le tube en lamelles comme ceci.


    La préparation du plat.

Huile d'olive, tomates fraîche et pulpe, concentré de tomate, deux oignons, quatre grains d'ail, quatre ou cinq carottes, une petite branche de céleri (indispensable car c'est ça qui va faire le petit plus en fond de bouche) , un poireau ( aussi), une ou deux feuilles de laurier, deux clous de girofles ( pas plus de deux attention ça envoi grave c'est petits trucs), un demi litre de vin rouge, une gros verre de vin blanc, sel et poivre. Tout ces condiments se trouvent toute l'année sans problème pour trois sous espagnol.


plongez les lamelles de calmars dans une marmite, arrosez d'un demi verre d'huile d'olive ( allez y franchement cette huile est bonne pour la santé même cuite), les rondelles de carottes, ça commence à frémir ...


Remuez assez souvent  pendant cinq minutes environ car il ne faut pas que ça accroche au fond.
Dans votre marmite tout les ingrédients chantent ( thermes culinaire)c'est le bon moment pour construire toutes les saveurs...Poireau, oignon, ail, tomates fraîches, ne salez pas encore...











Une fois les ingrédients bien intégrés ( cinq minutes), mettez un couvercle sur votre marmite de façon à ce que la température augmente dans le cylindre et préparer un bon verre de vin blanc ( surtout pas d'eau). Laissez à couvert trois ou quatre minutes, relevez le couvercle et versez le vin blanc d'un coup et mélangez.


Puis mettez la pulpe de tomate, deux grosses cuillères de concentré de tomate, la feuille de laurier, les deux clous de girofle, salez copieux, poivrez franchement et mettez une demi cuillère à café de piment de cayenne( selon votre goût mais attention quand même ça déménage).
Astuce: Ne goûtez pas la sauce avec une cuillère en bois car le bois absorbe curieusement les saveurs, faites-le avec une en fer c'est plus sûr...



Remuer quelques instants pour émulsionner l'ensemble, ajoutez le vin rouge( si vous ne l'avez pas déjà tout bu, je rigole à moitié...), laissez cuire à feu doux une bonne demi heure. Surveillez souvent qu'il reste suffisamment de jus.
Astuce: Pour contrôler si le calmar est cuit vous retirez une aile et mordez dedans, si elle est tendre le reste l'est aussi vu que c'est la partie la plus dure du calmar.
Goûtez le sauce et rectifier en sel ou poivre selon votre inspiration ( attention si vous avez bu une demi bouteille de vin ou pire un pastis faite goûter à un copain sobre). Après si vous aimez vous pouvez rectifier avec un peu de sucre en poudre ( une cuillère à soupe pas plus) presque en fin de cuisson avec le sel.
L'accompagnement peut être du riz, des pâtes, des patates, des frites...




Pour le vin pas de doutes c'est un blanc d'alsace ou 

un TAVEL côtes de Rhônes... Je connait parfaitement ces deux vins qui se négocient en hyper marchés aux environs de 5 euros, mais bon là c'est du vrai vin...

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  • : Daurades, Sars, Pageots, Loup, calmars, seiches. Surfcasting, calanques de Marseille. Cuisine. Respect de la nature.
  • Daurades, Sars, Pageots, Loup, calmars, seiches. Surfcasting, calanques de Marseille. Cuisine. Respect de la nature.
  • : C'est l'histoire d'une poignée de gars qui rôdent les sentiers des calanques de Marseille, avec son lot de réussite, de déception face aux filets de pêcheurs, de la saleté laissé sans vergogne. Ici on montre tout et on vous dit tout !
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  • Quand la nuit tombe nos esprits s'éveillent, qu'importe le temps  ou les saisons il n'y a pas de poissons à l'abri de nos cannes à pêche...  Aventures de pieds nickelés garanti...
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