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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 08:36

Il n'y a pas beaucoup d'occasion dans une année pour se faire réellement plaisir. A chacun ses aspirations profondes ou ses désirs intimes, mais il y a un tout petit recoin dans sa caboche où est dissimulé une barre de bonheur à l'état pur. C'est un peu comme un bonus dans un jeu vidéo ou une porte qui débouche sur une extra balle dans un flipper. On peut le trouver dans une multitude de choses car à vrai dire personne ne connait les limites du bonheur ni où il se trouve, mais on le reconnait bien quand il arrive, il commence à remonter des entrailles pour venir inonder l'esprit tout en faisant des frissons jusqu'au sommet du crâne. Heureusement ce n'est pas un état permanent, pour moi il ressemble un peu à une étincelle qui se répercute dans mes souvenirs et il conditionne malgré tout une bonne partie de ma satisfaction.

Hé bien moi c'est quand je prépare la fameuse sortie de pêche pour mon fils. Voilà une occasion en or de se faire plaisir car c'est un moment où on laisse de côté les mondanités et autres devoirs d'usages de tout les jours. C'est la bonne occasion de rassembler quelques amis avec avec soi pour partager quelques heures de liberté absolue.

Cinq heure et demi du matin mon fils me réveille car c'est l'heure de se préparer. Il y a déjà les copains à la maison car pour éviter de faire la tournée de ramassage le matin on les garde pour la nuit. Après un très rapide petit déjeuner nous passons récupérer Eric et Max puis Antho sur le chemin de la pêche.

A cette heure il n'y a pas grand monde sur la route et nous arrivons à CASSIS rapidement. Les pas lourds résonnent en cadence dans la carrière, les rires et les vannes commencent à monter avant de nous engager dans le sentier qui surplombe la somptueuse plage de Port Pin. Là je suis rassuré contrairement aux années précédentes car les enfants ont beaucoup grandi et je ne doit pas autant me soucier de leur sécurité, de plus ils sont étrangement devenus raisonnables et bien plus sportifs que moi. Ce qui n'a pas changé c'est leurs rires d'enfants qui envahissent les criques tranquilles, là où dorment les pins tordus par le vent, bordés de la beauté naturelle des roches cuites par le soleil. Notre progression est rapide et en moins d'une demi heure nous sommes enfin en poste.

Une leçon de vie au bord de l'eau.

Inutile de tourner autour du pot, les gosses ont une patate de tout les diables ! Je me régale de les voir s'émerveiller sur la beauté du paysage ou les petits poissons qui passent sous la surface de l'eau. Ils détaillent déjà leur plan de pêche pendant que je prépare les lignes de mes trois petits loulous.

Rapidement la satisfaction monte dans les rangs car tout le monde trouve son poisson à mettre au bout de sa ligne. Les touches arrivent en masse mais quoi de plus normal en somme. Moi mon plaisir est ailleurs car quand je vois la belle ligne de pêcheurs qui s'étale, tous aussi concentré sur le scion que possible, là, je suis heureux...

Une leçon de vie au bord de l'eau.

A vrai dire nous avons une chance de tout les diables ce matin. Normalement ce foutu vent va se lever vers quatorze heures et a sévi les jours précédents. Cela nous laisse une petite fenêtre météo de cinq heures et nous allons largement en profiter. Au départ rien n'était sûr mais là, pas un gramme de vent, il fait légèrement frais et la mer ressemble à une immense toile cirée couleur bleue, hou fan de chichourle ! Ca sent la poudre dans les rangs !!!

Malgré leurs tailles modestes, je mesure bien ce que pèse en réalité ces poissons de roche. La valeur poids satisfaction n'est pas comparable dans une équation arithmétique. Je parie ma chemise que les couleurs flamboyantes de cette girelle royale brilleront dans l'esprit de mon fils durant toute sa vie, ainsi à son tour, il aura un peu ces fameux moments particuliers qui figent des souvenirs dans le temps.

Girelle Royale ( Coris Julis)
Girelle Royale ( Coris Julis)

Girelle Royale ( Coris Julis)

Pour l'instant les rythme des captures est assez soutenu, il y a un peu toutes les espèces qui sont présentes et de temps en temps un sujet un peu plus gros fait surface.  Mais pour mettre toutes les chances de notre côté je me suis affairé à choisir de belles boites de vers. Pour l'occasion j'ai monté du 16 centièmes dans les moulins et bas de ligne en 14 centièmes, combiné avec des poids de quarante grammes il ne reste plus qu'à prier pour que les fonds ne soient pas trop accrocheurs. Malgré tout j'ai beau indiquer aux enfants qu'il faut envoyer au moins à trois mètres du bord pour que le poids aille jusqu'au fonds rien n'y fait, ils font gratter le plomb contre la paroie sous leurs pieds. Il s'en suit une série de casses qui aura raison du petit stock que j'avais en réserve et des bas de lignes ultras fins. Pourtant, le bac commence en se remplir franchement d'une belle brochette de poissons de toute les tailles. Vu que nous n'allons pas passer la journée ici et que pêcher les poissons de roche n'est pas exactement dans mes cordes je vais tenter de caler un ver plus gros et plus loin. C'est Antho qui m'a décidé car il vient de prendre un joli Pageot sur une esche entière, preuve que même avec ces vers on peut prendre pleins de trucs.

Dans l'ordre c'est Arnaud, Max, Matt et Toto.
Dans l'ordre c'est Arnaud, Max, Matt et Toto.
Dans l'ordre c'est Arnaud, Max, Matt et Toto.
Dans l'ordre c'est Arnaud, Max, Matt et Toto.

Dans l'ordre c'est Arnaud, Max, Matt et Toto.

Passé midi le vent commence à devenir plus présent. Les gosses font une véritable razzia dans le sac de nourriture et là, on est obligé de rigoler tant les mélanges sont surprenants. J'ai observé un combo bonbon/chips qui, je présume, doit être de la famille du sucré/salé ou croc monsieur/bonbon/chips/coca tout cela dans la même bouchée. Bon là je préfère ne plus trop regarder et me concentrer sur ma pêche. D'ailleurs il me semble avoir une belle touche sur ma canne et vu le diamètres des bas de ligne mieux vaut ne pas laisser trop batailler. Du coup je ferre mais avec les précautions qu'impose la résistance du fil. Il me semble que le poisson est assez sympa j'espère juste que je vais pouvoir le remonter sans que tout casse, hé oui, on a pas de salabre.

Un beau labre véridis ou labre vert ou lasagne.

Un beau labre véridis ou labre vert ou lasagne.

Du coup je vais un peu expliquer pourquoi son nom officiel est le Labrus Véridis ou labre vert. La raison est simple car toute la découverte du fond marin s'est faite sous le règne du latin ou du Grec et les prétendants scientifiques qui n'avaient de cesse que d'avoir leurs noms afficher dans les revues spécialisées de l'époque. En latin, Labrus veut dire " lèvres" et véridis veut dire " vert". Souvent les noms sont longs et complexes pour l'expliquer aux néophytes, ainsi naissent dans la bouche récalcitrante de nouveaux noms tout à fait surprenants comme Roucaou qui veut dire " roche" en provençal, mais lasagne ou vieille c'est difficile de savoir d'où cela provient... 

Une leçon de vie au bord de l'eau.
Une leçon de vie au bord de l'eau.
Une leçon de vie au bord de l'eau.
Une leçon de vie au bord de l'eau.
Une leçon de vie au bord de l'eau.
Une leçon de vie au bord de l'eau.
Une leçon de vie au bord de l'eau.
Une leçon de vie au bord de l'eau.

Nous allons plier vers quatorze heures sous l'insistance du vent. De toute façon nous avons largement de quoi faire notre traditionnelle soupe de poissons et nous avons fait le plein d'oxygène, quoi de mieux? 

Notre retour sera beaucoup moins solitaire qu'à l'aller. Les marcheurs sont nombreux ici et les bateaux qui transportent les touristes ( déjà ?) ont rapidement colonisé toutes criques interdites ou pas. Voilà un spectacle surprenant comparé à la tranquillité du VAR ou comparé au manque évident de civisme de la part de l'être humain. Heureusement les gosses on l'oeil pour se moquer ouvertement de ceux qui n'ont pas de morale, preuve qu'en fait, notre vision de l'avenir et tout ces messages que nous leur avons donné tant bien que mal, à bien fait son chemin dans leurs esprits...

Une leçon de vie au bord de l'eau.
Une leçon de vie au bord de l'eau.

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 13:57
Langue rouge de coque, bibis, Rimini sont le menu des poissons ce soir...

Langue rouge de coque, bibis, Rimini sont le menu des poissons ce soir...

Même si la météo n'est pas bonne ce samedi, je part avec Stef en direction de Marseille avec qu'une seule obsession en tête. Nous avons beaucoup d'appâts à essayer et certains même resterons dans le congélateur faute de place. En fait, nous avons le projet non dissimulé d'essayer de prendre ce fameux gros poissons qui nous a donné beaucoup de fils à retordre lors de nos dernière pêches. Ce poison m'a tellement retourné le cerveau que je suis presque prêt à tout. Nous avons enfin le matériel adéquat avec nous, les montages sont finement aiguisés, nous avons tous les appâts de la création bref, y'a plus qu'à...

Le temps semble pas trop mal du côté de l'escale et tout le long du chemin qui mène vers les calanques, le vent semble absent et la mer est presque plate. Arrivé à Callelongue tout change, on dirai même qu'on à ouvert la fenêtre de la cuisine un jour de tempête ! En sortant de la voiture c'est encore pire, les cheveux  virevoltent dans tous les sens et d'un coup le vent ne nous donne guère envie de prendre le chemin. On voit bien que derrière la montagne c'est pas joyeux car quand le vent fait des tourbillons bruyants sur l'eau inutile d'espérer être à l'abri. Les bourrasques d'Est sont marquées et pour enfoncer le clou elles viennent en plein travers. Qué misère, je suis dégouté ! Mon rêve de croiser ce fameux gros poisson tombe en ruine...On regarde vite la météo sur le téléphone portable, les ondes passent mal ici et notre impatience monte rapidement. Mais une fois connecté la sentence tombe, nous irons ailleurs, merci les pévisions... Bon là on est dans l'impasse car nos recoins favoris ne regorgent pas de poissons je dirai même que c'est un peu la roulette et avoir pris ces précieux appâts pour quatre beaux yeux me font un peu regretter d'être venu ici.

Finalement à force de farfouiller nous allons finir par trouver la perle rare. Oui ce coin de pêche est complètement désaxé par rapport à ce que nous connaissons, il est assez proche de la route et peut accueillir pas mal de pêcheurs tout en semblant être loin de tout. Voilà qui est très surprenant et finalement nous allons nous installer largement rassuré.

Les lignes sont rapidement montées car tout le nécessaire à été fait à la maison. Comme à notre habitude nous nous délectons de fendre bruyamment l'air avec nos scion, le sifflement strident donne le signal du départ. Hou là là, à première vue je ne suis pas le seul à avoir de l'adrénaline dans les veines vu où tombe le plomb, à première vue les poissons vont morfler. Le seul truc c'est qu'il ne semble pas utile de déployer le gros matos pour gros poissons, nous allons essayer de voir avant tout si il y a un peu de vie la dessous.

Il n'y a pas un seul gramme de vent, nous sommes si à l'abri que nous nous posons même la question si il ne s'est pas brutalement effondré ? Pourtant en montant un peu plus haut on le sent un peu, mais ici on ne le sent pas du tout. Hé bé voilà un petit cadeau du destin que nous apprécions au plus haut point mais c'est pas tout...

Comme toujours le ver de Rimini est le premier à explorer les profondeurs des eaux. Nous avons tellement confiance en ce ver que partir sans lui paraît totalement impossible. Dans la foulée je déballe les langues rouge des coques, les beaux bibis et autres bonbons à poissons. Mon copain ne cesse d'hésiter sur les prochains montages tant la palette de possibilité est énorme. Là je suis sûr que je suis dans le cadre de ma pêche car nous avons sept cannes en tout et nous allons finir de mitrailler le coin. D'ailleurs il ne faudra qu'une poignée de minutes pour trouver les premiers poissons. Il semble que ce soir il n'y ai pas beaucoup de barrières aux plaisirs de la pêche vu le nombre de touches que nous allons prendre.

Pourtant le poisson chipote dur sur les lignes, ce n'est pas vraiment des petits poissons mais ils semblent avoir toutes astuces pour contourner l'hameçon. Il faut un peu de doigté pour piéger les canailles qui ne se laissent pas si facilement avoir. Mais malgré tout nous allons pouvoir faire rapidement l'inventaire des espèces qui rôdent sous la surface des eaux tant les touches ne cessent. J'ai calculé qu'à certains moments je n'ai pas le temps de rouler la cigarette ou encore moins de la fumer tranquille sans être interrompu par une touche. Par contre les langues rouge de coques font merveille, tout mord avec ce truc et plusieurs fois nous avons eu la ligne coupée net après une grosse touche. Pourtant avec du 30 centièmes quand même...Mais tout cela ne m'étonne pas, la réputation de cet appât n'est pas à faire et si par chance quelques daurades ou des loups traînent dans le coin c'est le carton plein assuré !!!

La pêche enfin !!!!
La pêche enfin !!!!

On est bien, l'heure tourne et on parle un peu entre deux touches, on fait un peu le point sur les concours passés et à venir, les potins quoi... Soudain mon copain stoppe la conversation et se précipite sur sa canne. Moi je suis surpris car je n'ai rien vu mais lui oui. Il prends sa canne et ferre de toute ses forces, à moitié parcours  il est stoppé net !!!!

Il est débout canne pliée le frein qui tourne assez lentement et pour l'instant impossible de ferrer. Tout cela ressemble à un gag car on dirai qu'il y a un plongeur ( mis à part les coups de tête) qui est pris dans la ligne et qui nage tranquillement vers le large. Bon là il n'y a pas d'autres choix que de laisser faire jusqu'au moment où il va se passe un truc. Au bout d'une poignée de minutes le fameux truc c'est que le poisson vas se décrocher, nous aurions aimé une autre sortie mais le destin en a décidé autrement. Il n'est pas toujours facile d'essuyer ce genre de prise quand on y réfléchi un peu. On ne connait pas le poisson en ligne, il est plus fort que toi et tu n'as presque aucune chance de le remonter pourtant tu as tout ce qui faut dans le sac et il est là, au bout de ton fil. Pffff, qué misère...

Au fil de la soirée j'ai armé une canne avec un appâts différent des autres, il est posé à bonne distance et légèrement désaxé par rapport aux autres lignes. Je n'ai pas touché la ligne d'une bonne heure quand soudainement l'écureuil claque alors que l'on papote un peu. L'avantage d'avoir des témoins de touche (s) qui sont extra lumineux c'est qu'on voit bien les touches même de loin peu importe la couleur. Celui-ci est collé en haut de la canne et me signale qu'il faut que je me grouille un peu quand même. Mais au premier ferrage je ne sent rien au bout la ligne semble coupée ! A force de mouliner je comprends que le poisson a tellement tiré sur le frein qu'il a une bonne dizaine de mètres de champs libre car d'un coup je le sent qui part vers le large.

-Enfin !! me dis-je rassuré.

-Nous aurons au moins un beau poisson a montrer à nos copains !

En moins d'une minute Stef me salabre un très beau sar qui m'a fait un spécial tout compris arrivé au bord, il a sondé avec une rage si exceptionnelle qui m'a fait croire un instant à un individu bien plus gros.

Mais le temps passe vite et il nous reste bien peu de temps pour pêcher. En effet, vers deux heures du matin c'est la limite que nous nous sommes fixé comme heure de départ car nous avons tout les deux des obligations familiales incontournables. Il est "presque" l'heure et nous allons nous préparer pour remballer.

La pêche enfin !!!!
La pêche enfin !!!!

Au final je ne suis pas trop déçu de ne pas avoir été dans les calanques. Je sait bien que le poisson y est pour quelque chose mais maintenant que j'y pense, c'est un peu pour la marche aussi. Ho oui, c'est toujours un épreuve de marcher en pleine nuit dans ces fameux chemins qui serpentent entre les épais buissons épineux. Les cailloux sont de vrais défis pour chevilles tant ils sont mal foutus, là, notre marche sera une vraie rigolade comparé à ce qui nous attendait là bas. D'un autre côté, tout ce qui est caché derrière cette montagne me rassure même par mauvaise mer. J'y ai mes repères, mes habitudes et des mondes de souvenirs, je n'y suis jamais seul même si tout semble désert. Mais je me dis que c'est pour la prochaine fois. Je réserve une série de surprise à mes futurs poissons qui se verrons proposer des appâts chargés de krill, des crabes roses ça aussi ça a fait ses preuves et je compte bien vous démontrer tout cela...

La pêche enfin !!!!
La pêche enfin !!!!
La pêche enfin !!!!
La pêche enfin !!!!
La pêche enfin !!!!

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 13:23

Etre un pêcheur dans L'âme c'est merveilleux. Cette activité est de loin la plus fantasque de la planète tant les scénarios d'issues possibles sont nombreux. J'écarte volontairement de cet article l'aspect financier qui engendre des pratiques publicitaires qui n'ont rien à faire dans le loisir. J'élude sans détours tout ceux qui se sont perdu dans les méandres de la passion d'un poisson et de sa capture, pensant que ces deux choses sont identiques. Je ne vais pas parler non plus du public intermittent de la mer qui n'a pas l’étoffe pour porter le nom de pêcheur.

Non je vous parle de ceux qui n'en n'ont rien à foutre de revenir sans aucun poissons dans la musette. Je vous parle de ceux qui se rendent au bord de l'eau pour assouvir une soif d'absolu. Ceux qui plongent leur regard dans le creux des vagues car ils ont compris que la mer se détourne de ceux qui ne la respecte pas.

Pour ma part j'ai longuement réfléchi sur la capture des poissons. Je n'ai pas d’intérêt particulier pour espèce car pour moi tout ce qui se trouve sous l'eau est digne de vivre et c'est un peu cela qui me pose problème. Bien sûr je pourrai ignorer cette équation urticante car rien ne m'indique où se trouve la solution ni que je soit dans le vrai sauf...ma conscience. Pis, ce qui me dérange avec mon humanité c'est que je saurai comment faire pour éradiquer tous les poissons dans les calanques, mais je ne sait comment faire pour qu'ils se reproduisent aussi vite que je pourrai les détruire. En gros, je me sent un acteur majeur dans un segment de vie où mon intervention n'est pas anodine. Ces quelques réflexions qui mettent à l'épreuve mon pauvre cerveau ne datent pas d'hier, car bien avant moi, l'étude de l'impact de la main de l'homme sur la nature est sujet à grands débats. Depuis plus deux mille ans la pression humaine sur la nature est matière à philosopher, mais personne ne pouvait imaginer alors, que passé l'an deux mille la planète allait basculer dans une autre aire.

Malheureusement, dans la hotte de la publicité tous les stimulis de l'humain sont bien connus et longuement étudiés. Nous ne pourrons pas nous empêcher de succomber à la tentation car à un moment où un autre, notre faiblesse l'emporte sur le raisonnable. Les grandes compagnies savent bien que le cerveau est un tableau de bord dans lequel se trouve tout pleins de déclencheurs. Toutes les personnalités sont en nous mais une seule domine la plupart du temps et c'est ce qui fait notre "être" de tout les jours. Les autres "stimulis" sont endormis ou en latence mais attention, ils sont bien là prêts à bondir. Vous l'avez bien vu, dans une simple journée nous passons par beaucoup d'étapes et en fonction de l'outil ou de la pression nous changeons du tout ou tout.

Le problème c'est que nous en avons pas conscience de ces sentiments et nous nous laissons facilement déborder par leur force quand ils débarquent. Hé bien voilà, vous avez déjà compris qu'une photo bien placée au bon moment avec les bons ingrédients atteint souvent sa cible. Celui qui se sent en mal de poissons va se laisser séduire par une image flatteuse de son champion préféré qui lui prouve que c'est avec tel ou tel matériel que la réussite va enfin voir le jour.

En réalité, la réussite d'un pêcheur tient à beaucoup de choses comme la météo, les appâts, sa propre observation et le tout ne se combine pas forcement. Il est dangereux de croire que c'est grâce à du carbone ou à un moulinet farci de roulements, voire à de l'électronique que le tour est joué. Rien ne remplace l'art de la pêche car ces accessoires coûteux ne sont que des éléments de confort. 

Pour moi la pêche c'est tout simple. La perception de cet art est le fruit d'innombrables heures passées au bord de l'eau face à ma canne à pêche. A force on se rend compte que la clé de la réussite tient souvent dans un long cordon de petits détails largement sopoudré du facteur " chance". Inutile d'aller sur la toile pour acheter sa chance car les sentiments de produisent ou naissent mais en aucun cas la chance n'est à vendre. 

Le courage et le rêve a toujours été le moteur du pêcheur, c'est d'ailleurs à ça que l'on le reconnait. Les pensées supersoniques du pratiquant lui fait faire mille expériences, il se conforte toujours à sa propre intuition et alors...quand ça marche, le plaisir n'est pas une moindre chose. La pêcheur est globalement prêt à tout pour assouvir une soif terrible qui lui prends les tripes et qui ne peut pas se noyer dans une autre activité. Pour ma part, si je n'avais pas la mer pour terrain de jeu, je me demande bien ce que je pourrai bien faire dans mon loisir car en fait, rien ne ma plaît vraiment. Je sait que ce n'est pas facile à vivre pour mon entourage, je suppose que mes copains doivent aussi me pardonner beaucoup de choses car quand mon esprit s'enflamme, bien peu de barrières me retiennent. Combien de fois suis-je parti sous la pluie au fin fond des calanques en plein hiver pour presque rien, combien d'expériences m'ont laissées dans une impasse mais qu'importe...Ma passion de la pêche ne recule devant rien et quand l'heure arrive elle prends rapidement les commandes.

Exit ceux qui laissent nos coins de pêche comme de vrai dépotoirs, il se servent des roches millénaires à leur surverse, un dévidoir à matière noire. Mais ce peuple d'irresponsables ne sont pas des pêcheurs, ce sont juste des passants d'un soir. Des gens qui occupent les calanques comme les ombres des nuages, ils n'ont pas de racines, pas d'image, pas de sens profond. Ils nourrissent les imbéciles avec leurs mots futiles, mais jamais ils ne sentiront passer dans leurs veines le flux de ma mer.

Je suis de sortie ce soir, après la semaine que nous avons passé on peut dire que je suis ému de revoir enfin la mer. Ma raison a été prise en charge par la furie de pêcher, cela n' a presque rien à voir avec la capture des poissons, c'est un truc plus profond que ça...La respiration courte je regarde mon recoin en bas de la route. Tout est si calme comparé à l'agitation de la semaine, je ne sait pas au juste si pêcher après les grosses pluies est bon ou mauvais, mais mon esprit est embrouillé par l'iode du large qui flatte mes narines.

Une fois les affaires posées au sol je me rend compte que je n'ai pas grand chose pour pêcher. Il faut dire que les finances qui sont ordinairement dévoués à mon loisir sont au plus bas ce mois-ci.  Je bricole quelques montages pour le calmar en espoir que cela marche un peu. Mais la mer est belle ce qui pourrai être le premier facteur de réussite, mon ami AlainPaddy m'a fabriqué un bouchon extraordinaire, j'ai de belles sardines, tous les espoirs sont permis...

La nuit venue je suis toujours en attente de mon premier calmar. L'ambiance est empreinte d'une sorte d'entité qui couvre l'ensemble de cette crique bien éclairée par les lampadaires de la route. Les boules lumineuses se reflètent jusqu'à la surface de l'eau, la lumière du bouchon tranche bien avec la pénombre et soudainement j'ai le sentiment que quelque chose va se passer...Voilà, il est là ce fameux creux dans le ventre qui fait jaillir les fantasmes les plus délirants. En l'affaire de quelques minutes mon esprit va passer en revue les innombrables fois  où j'ai croisé le carbone avec une prise extraordinaire. Sans m'en rendre compte me revoilà encore une fois dans une histoire rocambolesque où les calmars sont géants et dont l'issue inassouvie est toujours interrompue. Mais alors que je vagabonde sans retenue c'est la touche. Le bouchon lumineux se couche un peu et peine à se redresser, c'est le signe évident qu'un coco tourne autour de mon appât et chipote comme un malade. Mais malheureusement pour le calmar avoir autant de bras autour de la tête ne doit pas toujours voter en sa faveur. Les calmars ne sont pas aussi subtils que les autres céphalopodes mais ils ont tous en commun cet instant particulier où la rage leur monte à la tête et crée leur perte. Là je me retrouve avec un individu qui va tenter le diable pour arriver à ses fins même si, il semble que l'alimentaire ne soit pas sont premier désir. Ce qui devait arriver arriva. Le bouchon se couche définitivement sur le côté et il ne reste plus qu'à remonter ma prise tout en douceur. Rien ne sert de le brusquer il suffit juste de tourner lentement la manivelle du moulinet jusqu'au moment où le calmar glisse et se plante sur les hameçons. S'en suit une série de tirettes qui renseigne sur la taille du calmar. En un rien de temps mon premier coco est dans le bac, il m'a bousillé la sardine, allé, au suivant...

L'heure tourne et il semble qu'il n'y ai pas beaucoup de vie sous les eaux. J'ai beau passer en revue l'ensemble de mes techniques rien ne marche vraiment. Mais à la maison j'ai fabriqué un montage que j'ai nommé "piège à fadas" qui n'est en fait qu'un double montage. J'ai remarqué que mes autres pièges à fadas pour le poisson marchaient très bien au toc et particulièrement sur le Sar. En fait c'est une potence sur le corps de ligne en quarante centièmes qui me permet de mettre deux sardines. Je me suis dit qu'en fait si le calmar réagi un peu comme les sars, il est tout à fait possible qu'il cherche à s'emparer des deux appâts, mais voilà...Le malheur pour lui c'est que je pense qu'il sera nettement moins précis lorsqu'il voudra s'emparer de la deuxième sardine, vu le nombre de tentacules à gérer combiné avec la précipitation, ça pourrai marcher. Mais...parce qu'il y a un mais. Si j'ai deux gros calmars qui se pendent respectivement sur chaque sardines je risque d'en baver copieusement voire de perdre le montage entier. Le pire c'est que j'ai déjà utilisé ce montage par le passé. A l'époque j'avais un espace financier embryonnaire et mes montages de fortune valaient tout mon or, pas question de perdre un bouchon ou une tige en inox fabriqués tout deux avec grands soins. Tout était issu de la récupération dans les poubelles, baleines de parapluie, anneaux de porte clefs, boules de plastique, tout avait une valeur inestimable et je voyais alors dans chaque objets un moyen de rebondir encore...Le problème c'est que j'ai perdu plusieurs fois ces montages soit accrochés au fond, soit à cause de l'usure rapide de certains composants de fortune, j'ai laissé tombé. Aujourd'hui je peut re essayer ces fameux montages avec des accessoires solides en espérant que tout cela marche vraiment.

L'attente est bien longue, je fume mes cigarettes les unes derrière les autres confortablement assis face à la mer. En bruit de fond j'entend les voitures qui passent, des claquements de portières. Je remonte le col de la veste pour le plaquer contre le cou comme si j'allais m'encrer encore plus dans mon intérieur. Dans le creux des vagues la danse du bouchon me renseigne en permanence de la présence éventuelle d'une visite. Il hoche soudain la tête d'une façon bien étrange. Ho mince c'est une touche, même si elle n'est pas évidente elle est bien là ! Lentement je tend la ligne et je prends contact avec ma prise. A première vue le calmar que j'ai en direct n'est pas mal du tout, je sent bien son poids qui trahi sa présence. Tout en douceur il est remonté, je ne doit pas faire une seule fausse note car il ne ne tire pas et cela veut dire qu'il se sent en confiance, mais dès qu'il sentira les pics de la calamarette mon registre va radicalement changer. Le voilà il est à la surface, je suis en présence d'un beau calmar qui se joue pour l'instant du destin. Mais à ce jeu mon expérience ne va pas lui laisser beaucoup d'espace et d'un geste précis il va se laisse berner. Ses jets d'eau sont réjouissants et d'un bloc il va aller rejoindre son copain d'infortune.

Mais j'ai remarqué que le coco n'était pas seul à suivre la sardine. Immédiatement je remet doucement dans l'eau et je garde la ligne bien tendue. Ho mince ! je sent une lourdeur, je remonte dans la foulée mon troisième calmar. Je relance au même endroit pour voir...Yahouuuuuu, une nouveau calmar est dessus. Dans cet instant je vais remonter plusieurs calmars à la suite car je présume qu'ils attendent là, juste sous mes pieds.

Mais ce sera la fin, je pense que j'ai bien exploité le passage. Cela me réconforte de savoir que je n'ai pas trop perdu la main car ce genre d'exercice était monnaie courante par le passé. Je vais laisser ce coin car il est tard et il n'est pas utile de faire des dizaines de calmars pour aller par la suite les fourrer dans le congélo bien que...Non je préfère tout bouffer avec ma famille et être obligé de me sortir les tripes pour refaire ce mini exploit. Et puis il n'est pas dans ma nature de piller un coin même si j'en avait l'occasion car à ce petit jeu, d'autres m'ont prouvé que l'on pouvait couper la branche sur laquelle on est assis...

Ci dessous quelques photos prises avec mes copains ce mois-ci...

Bises.

La pêche, le mode d'emploi.
La pêche, le mode d'emploi.
La pêche, le mode d'emploi.
La pêche, le mode d'emploi.
La pêche, le mode d'emploi.
La pêche, le mode d'emploi.
La pêche, le mode d'emploi.
La pêche, le mode d'emploi.
La pêche, le mode d'emploi.

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 11:12
Un aller retour vers Marseille.

Voilà, il est 21H30 et je décolle pour les calanques de Marseille. Je roule assez rapidement car je ne suis exactement dans les clous pour pêcher correctement. Heureusement j'ai avec moi quelques vers surgelés, du couteau surgelé et une petite batterie de futures nouveautés signées PEXEO. Bon, on vous en parlera dès que j'aurai pris du poisson avec car là, j'essaye voir ce que cela donne.

Malheureusement je ne vais pouvoir aller bien loin dans les calanques vu l'heure et la circulation qui n'a pas l'air de vouloir s'étirer. Je vous laisse deviner à quelle heure j'ai échoué sur mon poste... Non là je saute presque en marche, je dévale la petite colline les talons plantés dans la terre, je déballe tout au sol et je bombarde les trois cannes que j'ai pris avec moi. Au menu de la première canne c'est du couteau avec de la chair d'oursin entouré autour...Hé hé hé hé...

Un couteau armé de chair d'oursin.

Un couteau armé de chair d'oursin.

Dans la pêche que je pratique il n'est pas toujours très simple de faire passer le message d'une pratique différente. En ce moment je bataille un peu avec les détracteurs du surgelé sur notre messagerie. Pourtant tout le monde avoue manger du surgelé à gogo de l'entrée au dessert et se sentent égratignés dès qu'on parle pêche. Pour ma part si j'avais une aversion pour le surgelé je n'en mangerais pas. D'autant plus que bien souvent, la ménagère sélectionne souvent des aliments de classe moyenne voire très moyenne qui correspond à un prix et non à la qualité du produit. Ben là c'est tout ce que je ne fait pas !

Un aller retour vers Marseille.

En gros j'ai quatre heures pour pêcher, en principe un tel planning signe un bredouille de toute beauté même avec un arsenal de cannes et d'appâts, mais là...

A peine le temps de me retourner et c'est déjà la touche. L'écureuil dégringole le long du fil pour retourner vers le sol prouvant que les poissons sont là. Dans la foulée je ferre d'une main ferme mais sans brutalité qui me fait oublier un possible retour pleins de doutes. Le poisson bataille ferme sous les eaux, je sent bien que je ne suis en présence d'un monstre mais vu le point où j'en suis je prends tout poissons indélicat. A mi-course les coups de tête me font immédiatement penser à une belle blanquette, le salabre est loin, grrrrr....

Au final mon 18 centièmes tient bien la route, avec un peu de doigté, de la patience et beaucoup d'espoirs je vais réussir à mettre au sec une jolie pièce de sept cent grammes. Voilà tout ce que je cherche dans ma pêche, une belle portion qui va rentrer pile poil dans un plat en pyrex, hou là là, une recette se profile. Bon allé il ne faut pas mollir il est temps d'exploiter ce passage de blanquette car je sait d'avance que cela ne dure pas bien longtemps. Rapidement les choses vont s'enchaîner et je doit essuyer touches sur touches et même sans touches vérifier très régulièrement. Les daurades ne font pas toujours de grands éclats pour signaler qu'elles ont " gobé" l'appât, pourtant quand elles sont là elles monopolisent tout l'espace maritime et si elles sont assez nombreuses. Mon but c'est de revenir à la maison avec six ou sept poissons pas plus. L'idéal c'est des portions de sept ou huit cent grammes et essayer d'éviter tant que possible la grosse pièce qui fait perdre beaucoup de temps à la remontée. Il faut enchaîner les prises et dans le creux des touches faire au plus vite quelques montages d'avance pour "décrocher/ raccrocher" dans la foulée. L'astuce c'est de ne pas mettre de trop gros bouts de bibis et retourner la partie coupée pour éviter que le poisson joue avec la bouchée. Rien de pire dans une soirée où les mâchoires indécises font monter les écureuils mais qui ne se piquent pas du tout. Les appâts sont mâchouillés et il faut beaucoup trop de temps pour remettre un appât en branle.

Un aller retour vers Marseille.

Les quelques heures disponibles passent à la vitesse de l'éclair. Il est largement plus de minuit et je n'ose pas regarder l'heure. J'ai quelques blanquettes dans le bac et je suis très satisfait mais je vais essuyer une touche qui va rester graver dans la mémoire.

Au départ j'ai bien capté que les poissons sont très loin de moi. Avec trois cannes je peut facilement comprendre où les touches se situent. La première est loin, la deuxième est moins loin et la troisième encore moins loin. A tout les coups c'est la plus loin qui parle, comme par hasard...

J'ai la botte secrète avec une canne de réserve avec qui je peut envoyer du lourd très loin histoire de voir. En quelques minutes me voilà sur une petite plateforme armé en cent cinquante grammes avec du 18 centièmes dans la bobine et un arracher conique qui fini en cinquante centièmes. Inutile de vous dire qu'avec ça il va y avoir des dégâts, si je me loupe je vais me couper l'index net ! Dans un grand mouvement tout en force et détermination le plomb va partir à une distance incroyable armé d'un beau morceau de ver de Rimini bien présenté et fermement ligaturé. La canne est presque à la verticale pour éviter qu'avec le poids le fil ne traîne de trop au fond des eaux, avec la distance et la très faible section du montage il ne faut pas que tout ce petit monde soit baladeur sous l'eau. Le frein est réglé, l'écureuil plombé avec dix grammes suffit à faire le juste équilibre. Ce que je n'avais pas calculé au premier abord c'est cet équilibre subtil entre la force de la canne et la section du fil. Mince ! Envoyer loin est un fait mais la ratio sensibilité de la canne et le diamètre du fil est essentiel. J'imagine que d'une plage cela joue moins mais de roche cela change tout. En désespoir de cause je vais laisser faire en espérant ne pas toucher un gros poisson.

Les minutes passent et mon esprit est mobilisé par cette possible faiblesse qui peut me jouer des tours. Mais ce qui devait arriver arriva...Mon écureuil frétille, il sursaute et se range. Vu la distance et l'élasticité du fil j'imagine que cela représente une belle touche. Je prends sans attendre la lourde canne en main et à peine le ligne tendue je sent une belle tirée que je sanctionne immédiatement par un ferrage. En haut de course je suis bloqué par le poisson qui est de toute évidence de très belle taille. Avec toute la précaution d'usage j'entame une longue et fastidieuse remontée vers le bord. le poison me fait comprendre qu'il n'est la premier venu et qu'il faudra faire profil bas.

Il sonde, il sonde, il sonde, voilà ce que je peut retenir de ce combat. J'espère de toute mes forces et je me surprends à espérer que tout va bien finir pour moi. Je ne peut pas le brider correctement et je pense que la bestiole l'a bien compris, elle se met à partir sur la droite avec une détermination qui met ma patience à rude épreuve. Pourtant il m'est possible de le remonter de temps en temps à coups de demi tours de manivelle tout essuyant quelques tours de frein.

Le temps passe et je ne peut encore dire qui va gagner ce combat tellement le jeu semble égal. Voilà une déconvenue de première car avec le matos que j'ai entre les mains je pourrai remonter un thon ( sauf le fil). Je n'ose pas regarder l'écureuil sur l'autre canne qui s'est collé, me voilà dans un grand moment de solitude où rien de ce que je n'ai mis en route ne me réussi. Soudain tout part en sucette. Je fatigue beaucoup contrairement au poisson que j'ai en ligne, j'ai les jambes qui tremblent et les épaules me font très mal. Je suis en équilibre la canne en l'air subissant des coup de tête et parfois même des rushs. Je décide de changer pour une place plus confortable, juste là devant moi. La ligne s'est détendue un peu...Quand je reprends contact il n'y a plus rien au bout....

Je suis...je suis...y' a pas de mots.

J'ai beau me consoler avec mes belles prises mais là rien ne me fait réellement du bien. Je fait quelques photos, je plie la boutique pour diluer au mieux mes troubles sentiments, Pfffffff, qué misère...Il est deux heures, c'est l'heure.

Un aller retour vers Marseille.

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 22:31
Pêcher la daurade en toute simplicité.

En réalité la daurade n'est pas un animal très difficile à pêcher. Son alimentation est extrêmement variée tout au long de l'année ce qui ouvre pour la pêcheur à une large palette de possibilités. Mais sa capture est le fruit d'une observation précise selon le poste où on se trouve. N'allez pas imaginer que tout le monde aura les mêmes résultats sur le même poste. Hé oui, il y a des facteurs primordiaux qui sont essentiels à observer et qui feront immédiatement la différence entre un pêcheur et un autre. On vous parle de tout cela car d'ici quelques semaines les grosses patates sont de retour...

Tout d'abord la mer.

La règle d'or en matière de pêche c'est l'observation du milieu marin sur lequel on se trouve. Notez que le sens du courant est "le" facteur de base et à lui seul il détermine une partie de pêche. Pêcher en plein courant sur un fond désertique ou encombré est à éliminer d'entrée de jeu et le pourquoi est assez simple à comprendre. L'eau qui se déplace véhicule beaucoup de particules arrachées au fond comme les algues, les débris en tout genre, le poisson qui farfouille n'aime guerre se fatiguer pour presque rien. Les lignes du pêcheur vont rapidement se charger et devenir insensibles aux touches.

Non, le poisson détermine si il remonte le courant ou si il le descend. Dans tous les cas il va chercher à trouver des zones de calmes relatifs en amont ou en aval. En amont le poisson va cibler la nourriture qui est arrachée au fond et qui va être emportée par le courant, il ne lui reste plus qu'à capter ce qui passe. Mais ces zones de nourrissage sont temporaires et les poissons n'y restent pas bien longtemps car la dépense énergie est souvent supérieure au gain d'énergie.

L'autre zone d'alimentation est l'endroit où toutes ces particules échouent sous l'effet d'une crique ou d'un promontoire rocheux. c'est la zone de calme relatif. Voilà un poste à privilégier car en fait, avec très peu de fatigue le poisson va pouvoir capter ce qui arrive et déterminer avec précision le fameux rapport poids/énergie. Ces postes sont souvent une barrière rocheuse, un cassant abrupt, une grosse faille, une grosse ile. Le poisson se planque à l'abri et attends que la nourriture lui tombe dans le bec. C'est un facteur humain que nous connaissons tous très bien vous savez, tout est facile, peu d'efforts, cela exisite même chez les poissons...

Si la mer est très calme la pêche change du tout au tout. Les poissons sont loin et il faut se casser les bras pour toucher de longues distances. J'ai noté que les jours de grands vents les belles rentrent dans les ports pour se mettre à l'abri. Les jours de beaux temps elles naviguent beaucoup  plus donc, pas de limite à l'imagination seule la présence de moule ou de crabes ou de pics rocheux qui sortent de l'eau doivent suciter l'intérêt. Il faut que le coin vous parle, il faut qu' à un moment vous trouviez naturel d'y pêcher et déjà là c'est 50% de la réussite !

Pêcher la daurade en toute simplicité.
Pêcher la daurade en toute simplicité.
Pêcher la daurade en toute simplicité.

Le matériel.

De manière générale le matériel est le moins important dans la pêche. Il est très utile de préciser que le poisson ne voit pas votre matos et même si il srotait de l'eau, il s'en fout royalement. Toutefois par beau temps vu qu'il est nécessaire d'allonger considérablement les distances de pêche, du bon matériel fait la différence. Pour ma part, j'ai du matériel basique mais pas trop ( yuki/maver), des moulins haut de gamme mais vieux ( maver/cinnetic), par contre le fil lui est toujours neuf. Voilà un peu le secret de la pêche...

Le fil est la pièce principale de l'ensemble du matériel du pêcheur. Oui , la discrétion est le nerf de la guerre et si vous passez à côté de ce détail restez à la maison. La poisson pardonne beaucoup de choses mais pas la discrétion d'un montage, il doit avoir toujours l'illusion que sa pitance est naturelle et qu'il l'a dénichée en toute simplicité. Mais les fils très fins, eux, ne pardonnent pas une erreur de frein ou de roches immergées au pescadou. Les casses sont légion pour les novices mais...avec un peu de doigté, de patience et d'humilité, les choses changent rapidement pour le pratiquant(e). Tout change forcement, quand on a le triple de touches donc il sait mieux pardonner au destin.

Pour ma part j'ai du 22 centièmes dans la bobine du moulinet, je fait une jonction d'arraché en 35 centièmes de 5 mètres pour envoyer 125 grammes de plomb et pour finir en bas de ligne de deux mètres en 16 ou 18 centièmes maxi. Le prix des trois différents fils n'est pas égal. Le 22 vaut 10 € pour trois mille mètres, le 35 vaut 15 € les cinq cent mètres et le bas de ligne en 16 vaut 25 € pour cent mètres. Si je doit faire une comparaison entre les fils, le 16 centièmes à une meilleure valeur de résistance que le 22.

Pêcher la daurade en toute simplicité.
Pêcher la daurade en toute simplicité.

Les appâts.

Voilà une chose que le pêcheur considère comme l"élément primordial de la partie, c'est vrai mais il y a certaines nuances qui ne faut pas négliger.

Si on considère tout les paramètres que je vient de vous donner, il apparaît que l'appât est avec le fil et la discrétion l'élément incontournable d'une partie de pêche. Avec les techniques modernes le pratiquant a le choix de la stratégie qu'il va mettre en oeuvre pour arriver à décider une daurade à s'emparer de votre "leurre".

Il y a les appâts naturels sont là pour s'exposer au grand jour et qui correspondent parfaitement à une alimentation basique de tout individu marin qui se respecte. Mais nous l'avons vu avec les vrais leurres qui sont en réalité des bouts de plastiques durs ou mous, le poisson ne se laisse pas toujours tenter"que" par le naturel. Je dirai même que ceux qui pêchent aux leurres font de bien meilleurs résultats que le pêcheur du bord avec des appâts frais. Oui, il faut prendre en considération cet important facteur de la curiosité que le poisson a toujours au plus profond de lui. Du moment où votre appât est consommable et qu'il est dans des conditions attirante rien ne prouve qu'il ne va pas déclencher chez le poisson une subite envie d'y goûter. c'est un peu tout le sujet de cet article qui tente de vous faire comprendre qu'avec un peu de bon sens vos sorties de pêches vont prendre une tournure très différente.

He bien c'est ce qui m'est arrivé il y a trois ans maintenant. Comme tous les pêcheurs je n'était pas très enclin à essayer des appâts surgelés. La raison en est que tous les récits dont mes songes étaient bercés n'évoquaient pas la présence d'appâts surgelés. Je dirai même à l'inverse que pour moi, tout ce qui était surgelé n'était pas viable voire répulsifs. Pourtant mes amis Nordistes n'utilisent presque pas le "frais" lors de leurs sorties à cause d'une météo trop complexe. Tout est congelé au sel  ( différent de surgelé) avec plus ou moins de réussite mais au bout du compte le poisson lui, y trouve son compte. Je me suis dit qu'il était grand temps d'essayer ces fameux appâts et de voir au bout du tunel ce que cela donne en réalité.

Le résultat est sans commune mesure. Alors que que je cumulait les sorties médiocres au coeur de la saison avec mes fameux bibis frais, le ver de Rimini m'a fait entrer dans une autre dimension. J'ai enchaîné les daurades tout en prenant soin de comparer sur différentes lignes le bon fondé de mon expérience surprenante. Mais peu importe l'appât surgelé choisi, en réalité je me suis rendu compte que c'était plus la distance et la discrétion qui jouait un rôle primordial dans ma pêche. J'ai même noté un gros plus pour mes vers surgelés, ils sont bourrés d'acides aminés et ces fameuses effluves attirent comme par magie le poisson. Ne faisons pas le débat des produits chimiques dans les appâts car ceux-ci sont totalement naturels contrairement aux vers asiatiques qui sont, eux, bourrés d'antibiotiques ( douanes oblige).

 

Pas de limites au surgelé, tout est faisable et pas de crise à la disponibilité !  La chair orangée c'est du violet, je vous laisse deviner ce que cela donne sous l'eau...
Pas de limites au surgelé, tout est faisable et pas de crise à la disponibilité !  La chair orangée c'est du violet, je vous laisse deviner ce que cela donne sous l'eau...
Pas de limites au surgelé, tout est faisable et pas de crise à la disponibilité !  La chair orangée c'est du violet, je vous laisse deviner ce que cela donne sous l'eau...
Pas de limites au surgelé, tout est faisable et pas de crise à la disponibilité !  La chair orangée c'est du violet, je vous laisse deviner ce que cela donne sous l'eau...
Pas de limites au surgelé, tout est faisable et pas de crise à la disponibilité !  La chair orangée c'est du violet, je vous laisse deviner ce que cela donne sous l'eau...
Pas de limites au surgelé, tout est faisable et pas de crise à la disponibilité !  La chair orangée c'est du violet, je vous laisse deviner ce que cela donne sous l'eau...
Pas de limites au surgelé, tout est faisable et pas de crise à la disponibilité !  La chair orangée c'est du violet, je vous laisse deviner ce que cela donne sous l'eau...

Pas de limites au surgelé, tout est faisable et pas de crise à la disponibilité ! La chair orangée c'est du violet, je vous laisse deviner ce que cela donne sous l'eau...

Ce qui me pousse à approfondir le sujet du surgelé c'est son exceptionnelle disponibilité et sont tarif global défiant toute concurrence. Oui le surgelé ne se soucie guère des aléas de la météo et ceci tout au long de l'année. Cette mane providentielle n'est pas un détail anodin pour le pêcheur annuel comme nous. Il nous faut une quantité d'appâts astronomique car nos déplacements, bien qu'aléatoires, sont de tout les instants et il n'est pas question de rester pendu à un revendeur qui double les prix à cause de la météo ou d'une facture soudaine ( sauf sud'esca) qui est dans nos coeurs. Pour nous il est impératif de s'appuyer sur du concret et du sérieux à la fois. Même si dans sa globalité les appâts surgelés sont un poil plus contraignants à utiliser car ils doivent rester surgelés tout au long de la partie de pêche, mais au final le ratio prix / disponibilité/ productivité est imbattable. Voilà un concept qui ne nous a pas échappé bien longtemps car j'ai pu largement exploser les compteurs de mes prises et j'ai en même temps divisé mon budget pêche par trois. Mes appâts eux, restent dans mon congélateur en attente d'une sortie.

Grâce à cette technique industrielle classique de surgélation les saveurs restent intactes, l'atractivité du produit est conservée. Cela n'a pas échappé non plus aux daurade qui se sont littéralement jeté sur ce nouveau type de ver, je dirai même, que nous avons plutôt sélectionné les beaux sujets.

En gros il n'y a pas ou peu de limites avec les produits surgelés. Pour ma part je fait le plein de ver de rimini, bibis, chipirons, sardines, couteaux, coques, crabes, crevettes que je conserve sagement dans mon congélateur. Selon la météo il est si facile de prendre juste la quantité d'appâts que j'estime juste, et je peut partir à n'importe quel moment au bord de l'eau avec le sentiment que je suis dans le vrai. Je peut même partir à des heures où je n'ai pas eu à prévoir une sortie et cela fait la différence.

Ce que je voulait vous dire dans cet article c'est que la pêche, à la daurade ou autre, tient aussi de la disponibilité des appâts. Combien de poissons ai-je pris à la faveur d'une sortie de dernière minute alors qu'en apparence tout était cuit. C'est un peu grâce à ça que j'ai pu capturer beaucoup de daurades par ce que j'ai eu ces fameux appâts qui m'ont permis d'être présent sur mes postes. Nous savons tous que si tu vas à la pêche tous les soirs, un soir, tu vas bien tomber. Si tu y vas un fois par mois, il faudra des mois avant de bien tomber appâts frais ou surgelés.

Voilà un petit tour d'horizon des possibilités du pêcheur qui s'offre à vous. Pour globaliser cet article et pour résumer au mieux ce qu'il faut retenir de tout cela:

Pêcher fin, allez-y le plus souvent possible, soyez très patient et diversifiez vos postes de pêche. Pour le matos, les appâts ça, c'est à vous de voir...mais moi je suis un inconditionnel du surgelé PEXEO.

Si vous avez des récits accompagnés de photos que vous désirez publier sur notre site, envoyez le tout à silverpeche@gmail.com et on vous tient au courant !

Tous les poissons vu dans cet article ont été capturés avec des appâts surgelés, on vous en aurait bien montré d'autre mais là il nous faudrait toute la toile !
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Tous les poissons vu dans cet article ont été capturés avec des appâts surgelés, on vous en aurait bien montré d'autre mais là il nous faudrait toute la toile !
Tous les poissons vu dans cet article ont été capturés avec des appâts surgelés, on vous en aurait bien montré d'autre mais là il nous faudrait toute la toile !

Tous les poissons vu dans cet article ont été capturés avec des appâts surgelés, on vous en aurait bien montré d'autre mais là il nous faudrait toute la toile !

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 22:45
La pointe Marlet ( FRIOUL )

La pointe Marlet ( FRIOUL )

Le vent léger passe dans mes cheveux en cette nuit d'été. Il ne fait pas très chaud malgré une saison agréable et dans un grande respiration de bien être je remonte le col de ma polaire tout en le plaquant contre mes joues. Ce soir je suis au bout du Frioul confortablement assis sur un pic rocheux face au cap Cavaux. Je regarder la mer très calme qui scintille sous la lune pleine que je m'amuse à masquer avec la fumée de ma cigarette. Je suis venu pêcher mais je n'ai pourtant pas envie que les touches arrivent trop vite. Tout est si calme, je suis si seul au monde, personne ne peut venir troubler mes profondes pensées pas même la sonnerie du téléphone car je l'ai oublié à la maison. Voilà un contraste saisissant au vu de toute l'agitation qui règne à quelques kilomètres derrière moi, d'ailleurs à cet instant je me demande pour lequel de ces deux mondes je suis fait, du moins, je n'échangerai pas ma place.

Je connait si bien ce coin et tout ce qui traîne sous les eaux qu'il me suffirait de descendre un peu plus bas et d'aller gratter les roches au toc avec mes merveilleuses petites crevettes. Je pourrai remplir un bac plein de sparidés sans que cela ne soit un exploit mais qu'en ferais-je en réalité ? Non, il n'est pas dans ma nature de faire des scores pour le fun ou pour mon image sur la toile c'est plutôt l'inverse que je chéri depuis toujours.

J'attache une importance capitale à la vie. Je ne sait pas si ma philosophie est applicable dans la vie de tout les jours à cause d'un long passé de cuisto, mais dans ma vision il m'est impossible de pêcher pour autre chose que mon plaisir. Les poissons que je capture ne participent pas à ma survie alimentaire, ils ne sont pas non plus inscrit au registre de mes revenus d'appoint. Je pêche tout simplement pour trouver l'absolu, toucher le sublime à travers un merveilleux poisson.

Mais mon attente ne va pas durer bien longtemps car l'écureuil qui est devant moi va claquer avec une rage folle contre la canne. Si ça ce n'est pas un beau sar je ne m'y connait pas ! Rapidement je prends contact avec le poisson tout feu éteint. Je suis en équilibre entre deux roches en hauteur, le scion doit être bien tendu pour sentir la prochaine attaque sur mon appât. Je suis dans le noir mais la lune bien pleine me fourni toute la lumière nécessaire pour me déplacer en toute sécurité. Cette touche m'a fait revenir dans la réalité comme quand on rembobine un film à l'envers. Là je ne suis plus si sûr d'être aussi protecteur avec ces poissons car l'adrénaline qui a soudainement envahi mes veines trouble au plus haut point toute la générosité que je met à leur crédit. Pour ne pas m'éparpiller je baisse lentement la tête et je ferme les yeux car cela me permet de me concentrer uniquement sur le scion de la canne, ainsi je peut percevoir la moindre tirette ou tout autre changement de tension dans le fil. Parfois la touche est si fine qu'il est impossible de la voir. Une fois de plus la petite attente ne va pas durer, le fil se détend et il est l'heure pour moi de ferrer. En principe à ce stade le poisson a avalé l'appât et il essaye une fuite tout en douceur un peu dans toutes les directions pour se libérer. Pourtant ce poisson aura encore une chance supplémentaire de conserver sa vie car pour être équitable avec mes prises je pêche fin. J'ai suivi les conseils avisés de Stef qui découvre les joies les diamètres de fils interdits en mer surtout en roche. C'est ainsi qu'avant de partir pour MARSEILLE j'ai embobiné mes moulinets avec du 20 centièmes pour raccorder le tout avec du 35 fluorocarbone. Le bas de ligne choisi sera assez court mais son diamètre ne dépassera pas 16 centièmes.

Des crevettes surgelées qui ratissent large.

Des crevettes surgelées qui ratissent large.

Au ferrage le poisson n'a pas l'air d'avoir beaucoup de ressources à me proposer. Il ne rushe pas des masses et se laisse volontier tirer jusqu'à la surface. Pour ne pas "griller" le coin il n'est pas du tout conseillé d'allumer les lumières quand il fait noir, donc il faut jouer fin dans le ressenti. Pas la peine d'aller loin dans mes ressources pour ce coup-ci car une fois de plus ce soir je vais mettre au sec un joli petit sar qui ne cassera pas mon fil. Bon pour le coup je suis toujours en attente de mon premier beau poisson et au plus la nuit avance et moins de chance je vais avoir de croiser une daurade de belle taille. J'ai remarqué que ce scénario se déroulait souvent ainsi et à moins que les choses veuillent bien changer ce soir j'ai plutôt intérêt de me bouger les fesses pour trouver mon bonheur.

Pour ce faire je vais mitrailler le coin avec un peu tout les appâts qui sont mis à ma disposition et dont je maîtrise les montages. A droite il y aura un morceau ver de Rimni, au milieu une crevette, à gauche un bibi à moitié retourné, le tout.. surgelé. Normalement avec ces trois appâts je pense pouvoir être dans la course pour voir ce qu'il y a dans l'eau. D'autant plus que je soigne l'eschage à l'extrême de façon qu'ils retrouvent une forme naturelle, normalement ça plait beaucoup aux poissons.

Les heures passent sans grands bouleversements, un sar par ici, un autre par là, je ne m'ennuie pas mais je pense qu'il faudra repasser pour les gros poissons. De toute façon d'ici quelques heures le jour va se lever, les bateaux par dizaines vont passer au raz des roches, les pros vont mettre les filets et la boucle va se boucler. Moi je vais être obligé de partir par ce que d'un coup il y aura plus de monde à proximité de ce cap que sur la Canebière, c'est la saison estivale, faut se faire une raison. Ce que je craint le plus c'est les filets des pros, ils ne laissent pas beaucoup de chance à ma pêche et ce Cap est une cible favorite des mailles à cause de la présence épisodique des daurades. Et comme promis avec le jour qui se lève, filets, bateaux, plongeurs, musique, m'obligent à rentrer à la maison. Mais sur le chemin je vais m'amuser à voir si il reste des coins de libres.

La reprise de la pêche.
La reprise de la pêche.

Du plus profonds de mes souvenirs je n'ai jamais connu une telle situation. Bien sûr là je vous parle de pêcher en mer et de choses qui est au delà du raisonnable. Pour ma part j'ai constaté que tous les coins de mer qui sont plus ou moins éloignés ont la visite quotidienne des filets de pêcheurs. Ceci dès les premières lueurs matinales, l'armée de bateaux qui attendent appuyés contre le quai vont une fois de plus déployer des kilomètres de filets le long des roches. Il n'y a pas un seul kilomètre de libre, tout est méticuleusement raclé barrant le passage aux poissons qui se feront piéger aujourd'hui ou peut être demain. La moindre parcelle est soigneusement prospectée afin de ne rien laisser à la vie sous marine. La pêche est la plus ancienne pratique du monde nourrissant et assurant jadis la vie de l'homme, de nos jours, cette même pratique n'est plus vouée qu'à entretenir une bande de pilleurs de fonds.

Notre Marco en a fait les frais il y a quelques semaine. Bien décidé à écumer les recoins des calanques il s'est buté contre les résilles sous marines meurtrières. "C'est toujours ainsi" lui dis-je d'un ton désabusé, les postes productifs sont peu à peu envahis. Mais sa jeunesse n'écoutant que son immense courage n'est pas là pour se rendre alors, il faut réagir !

C'est ainsi que sa longue marche à travers les chemins rocailleux débutent au pas cadencé. Mais de criques en criques la fatigue s'installe car il n'est aisé de parcourir successivement Callelongue, Mogiou, Sormiou avec tout le barda sur le dos. Sa déception est immense en découvrant que tout est déjà occupé. Mais ce qui est plus surprenant c'est de constater l'extrême proximité de ces filets. En effet, tout n'est pas ouvert à la pêche du bord contrairement à une embarcation. Dès lors que qu'un coin est pris le chemin du retour est souvent une sorte d'épreuve cérébrale pour trouver rapidement un plan B.

Notre crainte est toujours à peu près la même dès lors que l'on a jeté son dévolu pour un abri. Il n'est pas rare qu'à peine tout l'armada a été monté qu'il faille tout remballer dans la foulée à cause d'un bateau saupoudreur de mailles. Inutile d'insister ou de crier sa colère les choses sont normales aujourd'hui. Par là, je félicite les autorités qui ont pris conscience de la gravité de la sur-pêche et de la disparition programmée de certaines espèces.

Le poisson a toujours eu une belle valeur commerciale sur les étals des poissonniers. Certains poissons caracolent en tête au hit parade des prix comme la daurade, le loup, le rouget, le thon et les petits poissons de roches. La liste est longue au tableau des condamnés à mort mais, dans l'obscurité, le denti, le pagre sont depuis toujours des prises de choix pour l'amateur averti. Ils sont pourchassés toute l'année à grands coups de sondeurs jusqu'au moment où il n'y a plus assez de sujets pour que l'espèce soit viable.

il y a une quarantaine d'années j'était alors un très jeune homme. Ma tête était hantée par les poissons et les belles histoires de sorties de pêche qui berçaient mon sommeil. Grâce aux nombreuse parties de "pescaille" j'avais régulièrement le loisir de plonger pour observer la mystérieuse vie sous marine. Je me souvient de ces millions de poissons de roche qui étaient à l'affût de la moindre miette de nourriture. Des sars dorés ou communs par centaines venaient en curieux se frotter aux algues devant moi comme si c'était pour voir un humain de plus près. De temps en temps un loup passait furtivement pour s'éloigner à toute allure. Ce petit manège était une source d'émotions intenses qui a sûrement conditionné ma vie d'adulte d'ailleurs, ces images sont toujours là, quelque part...Mais il n'y avait pas que la pêche qui savait nous motiver, il y avait aussi l'immense satisfaction de rentrer à la maison le torse bien bombé et d'étaler sous les yeux de ma mère une belle ribambelle de poissons multicolores. Nous savions dès lors que les saveurs qui allaient monter dans les marmites avant l'heure du repas allait faire resurgir du néant de bien belles histoires. Je me souvient aussi du bruit massif de la marmite de soupe de poissons enfin là qui se pose en maître sur la table entre les bouteille de vin glacées et de pain grillés encore tiède. Après une belle série d'allés retours du grain d'ail qui s'abrase au contact du pain râpeux, une généreuse lichette de rouille safranée posée sur le coin de l'assiette tel un artiste qui composait son chef d'oeuvre, les délices de la soupe de poissons pouvaient enfin commencer... Personne ne pouvait mettre en doute les vieux dictons lâchés mainte fois à table dès lors que rien ne pouvait se dire autrement. En fait, c'était à table que les prochaines parties de pêche se fabriquaient. On était tous prêts à partir au bout des calanques pour trouver le coin magique qui n'existe peut être pas...

Notre motivation n'était que la pêche, la cuisine, un peu le matériel et surtout la vie des poissons, mais qu'en est t'il aujourd'hui ?

La reprise de la pêche.

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Construit et imaginé par RORO, GREG, MARCO, STEF, NONO - dans sport Poissons pêche au bord de l'eau. pêche
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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 09:26
http://www.silverpeche.com/2016/02/le-bar-sauce-citron-loup-sausso-citroun.html

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Bah oui, l"heure est au plaisir de la pêche. Même si je redoute comme la peste la venue des touristes qui vont envahir mes calanques, des salisseurs de première qui se sentiront tout permis, la venue des beaux jours nous ouvrent à tous les premiers vrais plaisirs de la capture du poisson.

Je vous ai déjà longuement parlé de la pêche et tout ce que cela produit dans le cerveau. Une relation sûrement profondément intime mais qui n'a absolument rien à voir avec de l'amour . Oui, l'humain est un prédateur sans pitié qui en plus de son intelligence à la faculté de prévoir et de s'adapter rapidement à tout un tas de paramètres subtils et qui pense bien faire. La passion est en fait un grand réservoir de désir où tout pleins de choses qui dépasse le pratiquant dansent dans les rêves de tout à chacun.

Moi j'ai compris de puis longtemps que mon instinct de prédation ne me sert qu'à ouvrir une porte qui débouche sur ma bestialité et sans doute sur mon assouvissement. Cet instinct fort de sens primaire me pousse à aller loin dans la technique de la capture, mais rien à voir avec une quelconque bienveillance ou amour de l'espèce. Je me sert de mon pauvre intellect pour capter certains stimulis qui me font entrer dans une dimension qui s'assoient franchement sur ma vie mondaine et toutes les bienveillances qui sont d'usage. En un mot, lorsque je suis à la pêche je ne suis plus l'homme de tout les jours, je suis le Roro prédateur qui ne va reculer devant aucun obstacles pour arriver à ses fins.

Mais tout ceci est aussi l'histoire de votre vie dès lors que l'on joue les apprentis sorciers avec la vie des poissons. La vie a une importance certaine dans le monde et c'est tout cela que je souhaite vous murmurer, un peu plus loin...

 

II est 21h et des brouettes et je suis au pied des calanques, mon sac de sport rouge largement passé de date pèse un poids de tout les diables. La raison c'est que je compte bien aller loin sur ce chemin de mon enfance, si loin qu'il ne sera pas facile de trouver ça réjouissant. Mais malgré tout, quand je pense à mon poste j'ai un petit pincement au cœur car il est synonyme d'un retour vers mon introspection. C'est là que mes plus beaux articles sont nés et c'est là où une nuit de solitude j'ai fait un pacte avec ma vie. Cette pêche s'est décidée à la dernière minute à la faveur d'un hasard heureux. En fait je me suis foulé la cheville et j'avais fait une croix sur tous mes projets de pêche dans ces prochains jours mais au final, avec les médicaments et un repos total il est presque possible de penser à la pêche.

Mais la marche commence sous de bonnes augures, il me semble que pour une fois je ne vais pas autant en baver qu'à l'ordinaire. La raison m'en est inconnue et je me surprends à n'avoir aucune difficulté à escalader le mur de granit qui fait office de gardien de la paix. Je sait bien que les médocs y sont pour beaucoup, je reste prudent... De kilomètres en kilomètres j'arrive enfin sur ma terre promise, la mer qui s'offre devant moi est d'une splendeur à couper le souffle. Même de haut je peut voir de petites chasses de limons qui assaillent sans relâche les bancs de petits "pèis" dans le bleu de l'eau.

Mais il n'est pas encore l'heure il fait encore bien trop jour alors pour patienter je commence à monter mes cannes et à les aligner au garde à vous contre la roche devant moi. Le vent n'est pas très fort mais il est bien présent ce qui va me compliquer la tâche pour la pêche mais il va en contrepartie faire fuir les milliards de moustiques qui règnent en maître ici. Il va aussi transporter les douces effluves qui remontent de la colline en ce début d'été et les faire voyager jusqu'aux confins du monde. Moi je suis débout sur cette roche dominante, j'ai devant moi une immense baie qui s'étale sur plusieurs kilomètres. Les contrastes de lumières entre la mer et ces pics rocheux lointains sont saisissants. Je sent bien que mon instinct de chasseur n'est pas encore en marche, là, je suis encore en mode tranquille. Mais il va arriver un moment où mon adrénaline va monter sournoisement avec la nuit, je ne serai plus tout à fait le même et mon esprit sera dans une autre optique. Mais pour l'instant les lignes de cet article commencent à s'écrire ainsi.

Le petit problème c'est que j'ai un peu abusé côté marche et je sent la douleur qui revient. Pas facile de lancer ou de ramener avec un handicap, voilà qui est bien fâcheux, d'ailleurs côté lancés lointains, ce sera pour la prochaine fois. Mais j'ai avec moi quelques armes secrètes qui font mouche à chaque fois. Là je parle d'appâts surgelés qui pour la plupart sont destinés exclusivement à la pêche et non pas à la consommation. Il y a des acides aminés qui font venir le poisson de loin et quand il tombe dessus c'est pas pour rigoler. C'est fou à quel point ma pêche a changé depuis ces deux ans. Depuis que je ne pêche qu'avec du surgelé je peut partir sur un coup de tête et avoir pourtant dans la musette ce qui se fait de mieux. J'ai très largement augmenté le taux de réussite et tout mon entourage s'y est mis.  Malgré tout il ne faut pas se tromper de cible quand on parle de poissons. Les appâts surgelés représentent un petit plus face aux appâts frais car ils sont disponibles tout le temps, toute l'année et sont largement moins cher que le frais. Pour ma part je fait mes courses et je place mon petit trésor dans le bac de mon congélateur en attente de la prochaine sortie. Fini la course chez le marchand qui vous explique que le bibi à augmenté car le ramassage n'a pas pu se faire à cause de la météo. Que c'est la crise, on a eu beaucoup de pertes au transport et tout et tout... Le résultat c'est que le pêcheur dépense de plus en plus pour une sortie, quand on voit le prix d'une boite de mourons on est en droit de se poser des questions.

Comme pour le frais, le pêcheur qui utilise le surgelé doit respecter certaines règles si il veut pêcher correctement. Il doit s'assurer que ses appâts restent surgelés toute la partie de pêche pour avoir le même aspect toute la partie de pêche. Ici c'est le pêcheur qui décide quand il doit décongeler ses appâts et il ne doit pas subir la décongélation. Pour ça rien de bien difficile à mettre en pratique car une petite glacière suffit.

 

 

Des daurades de partout !!!!

A ma grande surprise le poisson semble être tout au bord. D'entrée de jeu une belle daurade va se piquer sur un petit morceau de bibi surgelé liguaturé très serré. Pourtant la touche est très discrète comparé à la force d'un tel animal. Mon écureuil va légèrement frétiller et se poser au sol et basta ! Comment immaginer qu'un poisson de plus d'un kilo et demi est dessus ? Heureusement j'ai l'habitude de pêcher ici et je ne laisse pas passer une touche sans ferrage derrière. En gros dès que l'écureuil marque une touche, tu prends la canne en main et tu ferres direct ! Cinq fois sur dix il y a un poisson au bout. Attention tout de même car mon bas de ligne est en 18 centièmes, pas question de ferrer comme un fada, un bon geste souple et autoritaire suffit.

Rapidement les touches arrivent un peu de partout. Je regarde l'heure et la lune qui monte, ça correspond avec le coucher du soleil.

L'attente ne va pas durer bien longtemps. Une rafale de touches va me faire entrer dans la dimension du bonheur malgré la douleur qui s'empare de ma cheville. Par contre là y'a du claquage d'écureuil à la clé ! Je pense que les daurades sont arrivées en troupe et elles se disputent le bout de ver, c'est la raison pour laquelle les touches sont aussi nettes. A l'ordinaire quand les poissons sont éparpillés ils chipotent comme des malades sur des appâts merveilleux, là, il me semble qu'il n'y a plus d'amis sous les eaux. En début de soirée il fallait sauter sur la canne au moindre frétillement, là c'est l'inverse !

En deux heures j'ai fait ma pêche. Inutile d'aller vider la mer ou d'assayer d'établir un record de prises même si ce soir ça pourrai le faire. Je pense aussi à ma cheville qui ne supportera pas beaucoup plus de poids. Je vais sagement étaler le poisson sur un torchon pour la photo et je vais partir.

Des daurades de partout !!!!

Je vais charger mes affaires sur le dos et lentement le retour est en marche. Pas à pas je commence à regretter d'être venu ici, d'ailleurs j'ai prévu une halte pour prendre un anti-inflammatoire. Malheureusement il ne soulage pas bien longtemps c'est la raison pour laquelle je ne l'ai pas pris avant.

Sur le chemin j'ai un poste en hauteur qui va m'assurer une vue imprenable sur toute la baie de Marseilleveyre, avec la nuit et l'éclairage de la lune qui inonde toute la mer j'aurai tout le loisir de patienter avant de reprendre la marche. Je ne peut m'empêcher de repenser un peu à ma pêche et au fait que je pourrai avoir une montagne de daurades dans mon bac. J'ai choisi de ne pas céder à la folie de la capture quitte prendre tout ce qui bouge dès lors qu'il  a passé le kilo. 

 

Le problème de l'homme c'est qu'il ne sait pas mettre un point d'honneur à sa folie de la capture. Si demain un mec nous sort une paire de lunettes qui va permettre au pêcheur du bord de voir le poisson qui va mordre il fera fortune. Vous me direz tout cela existe déjà pour les embarcations. Un coup de sondeur et le pêcheur sait tout ce qui traîne sous la coque. C'est tout ce que je ne peut pas accepter en tant qu'être intelligent car cela conduit inévitablement vers des sentiments qui n'ont rien à voir avec le loisir de la pêche.

Des amateurs qui se prennent pour des pros, des fabricants qui font croire que tout est facile pour tout le monde et voilà, tout part en couille. Putain de merde !!! Un pêcheur ne pourrai t'il pas se servir de son cerveau pour pêcher au lieu d'un sondeur ? La magie de la pêche où va t'elle se planquer ? Des records ? De l'argent ?

A plus les gars, je suis déjà sur mon autre article qui va parler de nos lecteurs des goudes.

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 06:59
Douce France.

Depuis que le monde est monde, depuis que l'humain est humain, la vie de tout le jours se résume souvent dans la course à quelque chose. Depuis l'avènement de l'intelligence dans le quotidien il faut bien reconnaître qu'il reste beaucoup de chemin à parcourir pour la majorité des habitants de cette planète. Je n'ai qu'à prendre la pêche pour exemple pour faire étalage de tout ce qui est de plus imbécile en soi. Pourtant certains individus prouvent qu'une forme de prise de conscience est en vue, on sent bien une montée de colère dans ceux qui fréquentent les abords de la mer. On s'insurge de trouver des tas d’immondices dans des coins magnifiques, sans toutefois, pousser le bouchon trop loin. Le pêcheur en a marre de pratiquer un loisir les pieds dans les déchets laissés par une faune sans scrupules. De plus, on sait bien qu'avec la venue des beaux jours les coins de pêche accessibles vont ressembler à de véritables dépotoirs à ciel ouvert. Mais mis à part quelques vidéos de téléphones portables, quelques clichés bien salés montrant des saletés, rien ne vas changer vraiment dans ce quotidien. Les mentalités de la plupart des pratiquants sont bien trop creuses pour se hisser au niveau basique de la simple propretté.

Avec mon nouvel appareil photo je peut toucher enfin la lune.

Avec mon nouvel appareil photo je peut toucher enfin la lune.

Voilà une petite parenthèse ouverte qui annonce déjà les beaux jours des calanques de Marseille. Pour l'instant vu qu'il n'y a pas beaucoup de candidats à la marche forcée jusqu'aux lieux magiques de nos postes, aussi, les coins sont encore propres. Mis à part quelques traces de pêcheurs qui laissent leurs appâts pour les crabes, rien de visible à la surface et je les en remercie d'avance. De toute façon je ne suis pas contre ceux qui laissent quelques bouts de peau de bibi ou quelques minuscules bouts de fils au sol car il ne faut pas pousser non plus. Par contre quand il y a des piles qui rouillent dans les interstices, des scions cassés, des sacs plastiques, des emballages de sandwichs 1 er prix, des boites de demi dures éclatées, on a déjà des indices sur le public qui y est passé.

C'est un des raisons pour laquelle je m'éloigne souvent de tout ça. J'embarque avec moi une petite poignée d'aventuriers qui ont à cœur de respecter le concept de ma pêche. Quitte à en baver outre mesure c'est le prix d'une nuit différente où la capture du poisson prends une dimension fantastique.

Mais en cette fin d'après-midi j'ai un petit problème avec la météo. Au départ j'avais prévu une longue marche vers un poste qui est assez productif par très beau temps. A l'inverse dès que la brise souffle et que le flux viens de l'EST, les égouts de Cortiou  ne sont plus poussés vers le large mais viennent s'échouer sous nos pieds. Cela s'accompagne d'une odeur surprenante qui remonte à nos narines doublé d'une couleur de surface qui tire sur le marron. Voilà un scénario que la daurade et tout autre poisson noble n'aime pas du tout donc, inutile d'aller bien loin je vais pauser mes gaules ailleurs.

C'est bien dommage car j'ai mes petites habitudes par là bas, j'ai aussi beaucoup d'images en noir et blanc qui dansent derrière le rideau de mes yeux. Une époque certaine où il n'y avait pas grand chose de très facile à se mettre sous la dent, chaque chose devait se gagner comme son pain quotidien. Nos parents nous faisaient régulièrement la morale, je revois mon père se tenant debout en bout de table où est normalement la place du chef, les deux poings encrés de droite et de gauche de son assiette faisant plier le formicat de la rallonge sous le poids de ses sermons. il ne fallait pas faire honte à l'image de la famille, il fallait toujours dire bonjour et au revoir, se tenir honorablement à table et ne pas discuter les ordres du chef de famille.

Voilà de beaux concepts qui ne font plus recette aujourd'hui tant l'humain s'est perverti à l'extrême. Nous sommes dans l'ère de l'individualisme poussé dans ses derniers retranchements.

Du coup je vadrouille et je peut noter qu'il y a toujours les mêmes filets qui sont étendus tout le long de la côte ce qui ne va pas me laisser beaucoup d'espoirs de trouver un petit recoin. Finalement je vais échouer face à l'ile maïre sous un vent très présent. Mes lignes Vont être rapidement montées et les premiers sifflements de scions agressifs me réjouissent. Tu parles, ça fait trois semaines que je ne suis pas allé à la pêche et vu où j'en suis, même si j'était dans le port de Marseille cela me rendrai heureux. Mais en regardant de plus près quelques détails viennent enrailler ma vision remplie d'étoiles. Il y a des ordures de partout, dans les failles, sur les roches, signe que des gars sont venus faire la fête ici.

Douce France.
Douce France.
Douce France.
Douce France.
Douce France.

Mais peu importe l'armée de cinglés qui sont venus déverser leur inaptitude à penser, un de mes écureuils saute de joie. C'est le signe évident qu'un poisson est venu se frotter à mon beau ver de rimini tout frais décongelé. Au plus j'avance vers ma canne au plus la touche est pressante, il ne fait pas encore nuit, là je suis pas mal du tout.

Après un ferrage net mais sans violence je rentre en contact avec ma prise. Ses rushs sont assez agréable voire jouissifs. Je sent bien que ce n'est pas le poisson de l'année mais il bataille ferme et en fait c'est ça que je vient chercher. Sa remontée est assez complexe sans être ingérable, c'est un pageot, pas de toutes la dessus...A la surface je peut voir un beau pageot que je vais salabrer par sécurité car il frise le kilo. Hé oui avec du 18 centièmes en bas de ligne ce n'est pas la peine de tenter le diable car il ne montera sans doute pas en force. Hé bé voilà, je viens d'arriver, le nuit va tomber et je ne suis pas bredouille, haaaaaa, la nuit est a moi.

Alors que je suis affairé à faire des clichés plus ou moins réussis avec mon nouvel appareil photo, je remarque qu'un de mes écureuils ne tient pas en place. Il descend, il monte légèrement, il tremble, ce qui suffit largement à attirer mon attention. Cela ressemble fortement à un poisson qui a avalé l'appât et qui ne sait plus comment s'en débarrasser. Sans me presser je vais prendre contact avec le poisson et je constate qu'il doit être salement planté car il rushe sans excès mais c'est assez insistant quand même. Histoire de ne pas rester là trop longtemps je lui envoie une décharge bien nette dans les brigues. Howwwww !!!!! Mais dis donc c'est pas une merde qui est au bout ! Le ferrage ne lui a pas du tout plus, il m'envoie en retour une série de pliage de scion bien dans les règles. Sa remontée nécessite un certain doigté pour ne pas pas casser mon montage ultra fin. Je doit jouer du frein et des bras pour rester certain de le voir à la surface, si ça c'est pas un beau sar je ne m'y connait pas. Mais effectivement je suis bien en présence d'un beau sar commun, ses franges rayées brillent en contraste sous sa robe dorée face à un soleil couchant, il ne fait toujours pas nuit, je suis perplexe. Pour assurer ce poisson qui fend généreusement la surface je le salabre comme je peut sous les yeux de pêcheurs qui sont plus loin et n'ont rien perdu de mes frasques...

Douce France.

Mais ce sera la dernière touche de la soirée. Les appâts n'ont plus trouvé aucun poisson malgré une météo qui s'arrange légèrement. Mais je remarque une odeur qui ne ma plait pas beaucoup qui remonte de la surface de l'eau, cela ressemble à des égouts. Cette odeur caractéristique de pollution ne plait pas aux poissons nobles et globalement à aucun poisson du tout. D'ailleurs le résultat est sans appel, la mer se vide à mon plus grand désespoir.

Les heures passent, les pêcheurs partent en file indienne, moi , j'insiste un peu mais je sent bien que je ne vais pas rester bien longtemps. Vers un heure et des brouettes je plie boutique sûr que cela ne sert à rien de rester. Mes appâts sont neufs et l'ambiance halieutique ne me plaît pas des masses.

Voilà une soirée contrastée qui a été trahie par le vent, je n'ai pas pu essayer mes bibis surgelés ni les autres appâts que j'avais emporté avec moi. Je sait bien que ce n'est que partie remise et ils pourrons être employés pour une autre sortie la semaine prochaine. Arrivé chez moi il y a sur la table de la salle à manger la lecture que j'attends avec impatience chaque mois. Sans attendre je comme un tour d'horizon de ces articles...

Douce France.

Comme vous le savez, je suis abonné depuis très longtemps à beaucoup de magazines qui traitent de la mer ou de la cuisine, de l'histoire et même les nouvelles technologie. Je dois avouer que les journalistes sont de véritables artistes sur les terres de l'investigations, c'est une chose nécessaire car cela nous permet de deviner un peu l'avenir et faire de meilleurs choix quand l'heure de l'achat se profile. Pour ma part je pense qu'il est important d'avoir une grande ligne directrice qui conduit le lecteur, l'écrivain lui, éclaire la route. Tous ces magazines ont quelque chose en commun face à une nouveauté ou à une info que le rédacteur va coucher sur le papier. Je pense sincèrement qu'ils ne se mettent pas beaucoup à la portée du lecteur lambda, on dirait même que ces lignes sont vouées à l'oeil du rédacteur en chef qui attends les bras croisés, cigare au bec fumant d'impatience. Il y a encore beaucoup trop de traces de mots complexes qui irritent mes pauvres neurones incultes. Même si je reconnait à tous un vrai style d'écriture que je suis incapable d'égaler, je souhaiterais que dans un avenir proche ces fameux écrivains nous donnent enfin l'essentiel de l'article, personnellement je suis trop souvent avec mon dictionnaire et j'en perds le fil du post ou je passe le mot comme si je l'avais compris.

Mais ce qu'il y a de plus frappant encore c'est le feu qui brûle derrière les lignes des articles. On sent bien qu'au moindre désir de l'éditeur d'augmenter le ton tous ces écrivains ne feront pas de quartier à la "vrai" réalité. Là on sent bien que tout le monde brosse le sens du poil avec passion et le post se fini souvent avec une petite note de réflexion qui pourrait mener le lecteur à réfléchir.

Tout cela pour vous conduire vers la réflexion du jour. Moi ce qui me choque c'est que l'on parle de la pêche de loisir avec conviction comme si l'amateur était dans quelque chose à la disparition massive du poisson. Ce qui m'emmerde encore plus c'est qu'il n'y aura sûrement "que" le petit pêcheur de loisir qui sera inquiété car il est faible et ne faisant pas parti d'une fédaration ou d'un syndicat.

On oublie de dire, enfin, on ne veut pas dire, que c'est la profession de pêche qui a raclé tous les fonds depuis des lustres. De nos jours les roches sont vides car elles ont été pillées par les mailles des pros qui n'en on rien à foutre du futur.  J'ai même lu des journalistes qui vantent les mérites de la profession et qui fait passer l'amateur pour le trouble fête, empêchant la gestion des fonds sous marins par ceux qui en on la gestion ancestrale. Alors là je suis sur le cul, d'ailleurs, j'invite tous les journalistes qui le voudront à venir constater le pourquoi du comment la dilapidation méticuleuse de la ressource se fait. L'absence spectaculaire de gardes est tout à fait normale quand on est dans le Sud, tout ce qui est construit et qui ressemble à un projet d'avenir est avant tout une astuce électorale. Si on en avait quelques chose à foutre de la mer nous n'aurions plus une seule goûte de boues rouges qui se déverseraient à CASSIS. 

Notre Parc National des calanques est le théatre du monde Marcel Pagnol, il y a un producteur, un metteur en scène, les locaux, les acteurs et un public mais rien n'est sérieux. L'histoire est touchante, l'accent du Sud donne un air de vecu aux touristes mais...Rien de tout cela n'est pour de vrai.

Pour nous Sudistes le mal est fait et nous avons touché le fond depuis longtemps. Mais notre espace de liberté est encore là, il nous tends les bras, même si il n'est pas aussi réjouissant que prévu. Si par malheur en plus il y a des individus qui salissent toutes roches des calanques je ne donne pas cher de notre loisir...

 
Douce France.

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 16:09
Pas de limites à la vie.

Dans la vie d'un homme il y a toujours un moment charnière où il est difficile de combiner ses loisirs, la famille, le travail et les grands projets de vie. Il y a tellement de trucs sur le feu qu'il suffit de pas grand chose pour que tout s’accélère et emporte avec lui la moindre parcelle de temps libre.

Hé bé voilà, c'est un peu ce qui m'arrive aujourd'hui. Non pas que je m'en plaigne outre mesure car j'aime bien ça, mais il faut bien avouer que de tout concilier relève du défi et pourtant....La vie est si belle quand on a pas une minute à soi, les ennuis sont beaucoup plus petits et les bonheurs s'enchaînent à la vitesse de l'éclair. Cette puissante synergie donne des ailes aux faveurs du destin, tout se rassemble enfin pour redonner du souffle à mes ambitions.

Cette semaine j'ai un peu de congé et je dois m'employer à aller à la pêche aussi, il n'est pas question de s'économiser sur ce détail subtil car vous connaissez bien maintenant ma passion pour le sujet, à un tout petit souci près, c'est la météo. Il y a beaucoup de vent de partout dans mes calanques, de Marseille à Hyères je ne pense pas pouvoir pratiquer sereinement du lancé de poids. Alors je doit pousser plus loin pour avoir les faveurs de la météo. De loin en loin je vais me retrouver à extrapoler ma pêche ce qui va me conduire jusqu'aux plages de Pampelone. Le cœur en joie de retrouver ces belles plages de sable et une certaine solitude qui ne me déplaît pas en ce moment, me voilà en route pour mon destin et l'aventure peut commercer enfin. La route qui traverse le département est longue malgré tout.Les soupirs sont légion même quand on a une envie débordante de retrouver la mer. De virages en virages, de lignes droites en carrefours j'avance vers la mer qui semble bien calme vu d'en haut. Il me faut une bonne heure et demi avant de fouler le sable de la plage déserte et c'est à cet instant qu'il faut déterminer le poste à investir. En gros j'ai plusieurs kilomètres de sable sur lequel étendre mon pauvre matériel de pêche. Mais bon je n'ai pas l'intention de musarder longtemps ou de chipoter, les affaires tombent là où le hasard me le dictera.

Rapidement mon barda et mes cannes sont envoyées vers le large, c'est toujours avec stupeur que je me rends compte à quel point le plomb peut aller loin quand on peut poser l'appât sur le sable.

Pour ne pas changer je suis en lien avec mes copains, le téléphone sonne régulièrement ce qui nous permet à tous de se tenir au courant de tout et de se souhaiter " bonne pêche" à tous les instants. Mais alors que mon mobile sonne je remarque une touche dont je ne connais pas encore l'auteur. Les poissons ne font pas toujours les mêmes touches selon  le lieu où ils se trouvent. Ici les daurades de belle taille aiment bien revenir près du bord après avoir englouti un appât. Au contraire les petites blanquettes font monter l'écureuil à la vitesse de l'éclair faisant croire à un beau Sar. Mais le pêcheur doit avoir une attention toute particulière sur les probabilités de faire un gros poisson car ici c'est toujours un peu la roulette russe avec leur présence. là, cette touche me libère d'un possible bredouille car les enfants, ne perdons pas de vue que j'ai échoué sur cette plage plus que je ne l'ai choisie. Mais pour l'instant je prends contact avec la bestiole qui fait riper le plomb et dans un mouvement ample mais sans violence je ferre. Immédiatement l'animal donne de bons coups de tête ce qui me fait penser à une daurade,voilà une idée réjouissante d'autant plus que mon montage qui est fini avec du 18 centièmes ne tiendra pas si je dépasse une certaine limite. Pour l'instant tout se passe bien et je peux correctement échouer mon poisson sur la berge sans casser.

Pas de limites à la vie.
Pas de limites à la vie.

Haaaa ! voilà une belle daurade qui s'offre à moi, sans être trop grosses ni petite c'est tout ce que je recherche en réalité. Bien sûr je suis toujours à la recherche d'une grosse patate mais mon vrai bonheur c'est ces fameuses portions qui tournent autour du kilo. Celle-là n'en est pas loin et ses quelques centaines de grammes feront le bonheur de toute ma famille.

Rapidement les choses prennent forme sous les eaux limpides de cette plage, les touches ne tardent pas à venir dès lors qu'un appât est bien présenté. Mais les heures défilent et mon impatience commence à grandir car pour l'instant je n'ai que quelques sars et une belle blanquette en poche. Je n'ai pas de gros poissons ni de prises qui diffèrent de l'ordinaire, je suis toujours dans le traintrain de Sars, daurades, pageots et pagres. Je troquerais bien tout ce petit monde contre de belles soles, rougets, marbrés car dans mes calanques leur capture est plutôt aléatoire. Je remarque aussi que les touches sont plutôt axées sur la gauche de mon poste, tout près des pontons en fer là où tournent des milliers de mulets acculés par une mystérieuse créature.

Pas de limites à la vie.

Voilà la soirée va se passer comme ça sous ses petits airs Espagnols si chers à ma mémoire. Je vais rester sagement assis sur ma chaise de camping à contempler l'invisible qui se dévoile, à sentir le parfum de l'air qui se rafraîchi un peu bien à l'abri dans mes douces pensées.

Puis vers deux heures du matin il sera l'heure de rentrer sagement vers la maison. Je remballe mes affaires maculées de sable fin dont il me faut en éliminer la moindre trace pour ne pas qu'il enraye la mécanique des moulinets et empêcher de coulisser les cannes télescopiques.

J'ai les affaires sur le dos et me voilà sur le départ. Je ne peux m'empêcher de regretter à quel point le temps passe vite quand on est empreint d'une activité. je ne peux malheureusement pas venir ici aussi souvent que je veux car je n'en ai pas les moyens. Et puis la belle saison arrive avec son lot d'individus tous aussi différents les uns que les autres, les masses de touristes qui vont progressivement envahir toute la côte. Par devoir nous devrons laisser les restaurants faire leur chiffre d'affaire et notre présence n'est pas la bienvenue. Je reprendrais peu à peu le chemin des calanques si chères à nos cœur en attendant que la saison touristique se termine, espérant que comme chaque années, au creux d'une petite crique Marseillaise qu'une belle daurade s'y trouve...

Un poulpe vraiment bizarre et par prudence on ne touche pas.

Un poulpe vraiment bizarre et par prudence on ne touche pas.

Pas de limites à la vie.
Pas de limites à la vie.

J'arrive à la maison vers cinq heures du matin, j'ai l'estomac dans les talons et je prépare la table pour un frugal petit déjeuner. Le jour pointe dehors pendant que le café coule dans la machine et que le pain grillé finisse d'embaumer la pièce. Je fille sans attendre dans la salle de bain pour me débarrasser à grands coups de savon des grains de sable qui se glissent jusque dans les chaussettes. Mais mon attention est attirée par une sonnerie de réveil matin...Tient ? Mais qui peut bien faire sonner le réveil un dimanche à six heures ?

Mon épouse sort de la chambre en tenue de randonneur et commencer à réveiller les petits qui s'extirpent des lits. Hou là là, j'avais oublié ce fameux dimanche où nous avions prévu une marche jusque dans la calanque d'En Vau...Oups ! Voilà une légère déconvenue qui va peser lourd dans la balance de la journée !

Hé bé voilà...Me revoilà au bout d'une demi heure en tenue de marcheur au volant de la voiture avec les enfants assis derrière tous excités comme des puces par une sortie dans les sentiers Cassidain.

J'ai saisi l'occasion de vous faire de belles photos de ma sortie et c'est ce qui m'a tenu partiellement éveillé, mais si peut dire quelques chose de ce fameux Dimanche, j'en ai bavé copieux et le soir arrivé je n'ai pas traîné pour aller me coucher...

Pas de limites à la vie.
Pas de limites à la vie.
Pas de limites à la vie.
Pas de limites à la vie.
Pas de limites à la vie.
Pas de limites à la vie.
Pas de limites à la vie.
Pas de limites à la vie.
Pas de limites à la vie.
Pas de limites à la vie.
Pas de limites à la vie.
Pas de limites à la vie.
Pas de limites à la vie.
Pas de limites à la vie.
Pas de limites à la vie.
Pas de limites à la vie.
Pas de limites à la vie.
Pas de limites à la vie.
Pas de limites à la vie.
Pas de limites à la vie.
Pas de limites à la vie.

Mais avant que la famille ne fasse dodo nous sommes passés à table, pas de chance il n'y avait pas de pain donc je m'y colle. Un peu de levure, de l'eau, de la farine et du sel et le tour est joué je leur fait vite fait quelques pains pour grignoter et une pizza à la viande.

Tout frais sortis du four ces petits pains croustillants n'ont pas tenu bien longtemps, accompagnés de morceaux de jambon cru, pâté, cornichons a suffit à terminer une journée bien remplie.

Bises gars !

Pas de limites à la vie.
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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 11:15

Pour les pêcheurs comme nous qui n'hésitons pas à s'emparer de toutes les opportunités qui s'offrent à nous, on ne compte plus les moments où la boite à fantasmes s'ouvre à la dernière minute en espoir d'y voir sortir un beau trésor. Ceci peut s'appliquer à n'importe quel activité mais là, nous, on est des pêcheurs.

L'histoire commence avec un plan de sortie bien établi entre Jean-Phi et moi. Il est prévu une grosse marche qui pourrai aller de Sormiou ou même Morgiou afin de trouver le recoin secret qui serai le plus productif. Mais tout ces plans s'effondrent avec un seul coup de téléphone qui m'annonce une sortie en bateau. Voilà qui donne de la matière à ces fameux remous fantastiques qui excitent les neurones au point de ne pouvoir dire non. Quoi de mieux qu'une bonne rasade d'adrénaline dans le creux des vagues du large de Saint-tropez, quoi de mieux que se retrouver avec une bande de fadas qui ne pense pas à autre chose que la pêche, la bouffe et la rigolade ! C'est des moments comme ça qui nous font tout oublier et que quelqu'un de sensé n'hésite pas à saisir à bras le corps...

La mer, la mer. Elle est fantastique quand on y pense. Au fur et à mesure que la terre s'éloigne mes espoirs grandissent de trouver le poisson miracle qui ornera les plus belles photos, mes meilleure recettes et ne nourrira pas que mon estomac. En l'affaire d'une bonne demi heure de navigation il est temps de pêcher, nous sommes loin de toutes les habitations qui font comme un long cordon qui s'étale sur toute la frange de la côte. Les détails sont moins précis quand on est loin et ne peut plus admirer que la splendeur du bleu qui s'embronche sur la coque du bateau. D'ailleurs à ce propos nous avons cent trente mètres de fil à sortir des bobines pour aller toucher le fond, moi je suis silencieux car je n'ai pas vraiment l'habitude de ce genre de pêche et je n'ai ni même le matériel adéquat. Heureusement mon ami a prévu tout ce qu'il faut pour que je ne fasse pas chier un brin, canne bateau toute neuve, moulinet Cynnetic rempli de fil neuf bref, je suis presque dans le coup. Je m'exécute sous le commandement de Jean-Phi qui fait mine de maîtriser le feu qui bout dans sa caboche, mais en réalité nous avons tout deux du mal à cacher la joie de cette sortie.

Tous vers la mer.
Tous vers la mer.
Tous vers la mer.

Heureusement les poissons sont au rendez-vous, vous me pardonnerez de ne pas avoir fait énormément de photos car la raison en est assez simple. Moi aussi je pêche et le bateau bouge beaucoup dans la houle, l'appareil photo est difficile à manipuler dans ce genre de conditions la canne à la main. En plus vu les vannes salées fusent dans tous les coins et il est difficile de savoir si la tirade lancée du fond d'un rire est une vanne ou une réalité, tout le monde se fait plaisir de ce côté, voilà.

Tous vers la mer.
Tous vers la mer.
Tous vers la mer.

La nuit tombe et il est temps de manger, inutile de dire que les cocos ne sont pas venu es mains vides. Il y a un peu de tout qui s'étale sur la banquette centrale. Charcuterie corse, fromage, vin, salades et j'en passe de quoi nourrir un régiment. A ce moment je me demande même si la pêche n'est pas excuse pour se remplir le ventre car je voit bien qu'il n'y a plus de cannes à l'eau.

Finalement au gré des courants nous changerons de poste après avoir mangé car il semble que le poisson que nous cherchons n'est plus dans ce coin. Heureusement en quelques tours de moteurs nous pouvons changer de profondeur et de nature de fonds ce qui nous redonne à chaque fois de nouveaux espoirs. Malgré tout l'acharnement dont nous avons fait preuve il semble que le poisson n'est présent nulle part, il y a des jours comme ça où on ne sait ni le pourquoi ni le comment.

Nous serons de retourà quai vers trois heures du matin avec une bourriche de poissons très mitigée, mais au delà du poisson, j'ai été particulièrement heureux d'avoir participé à cette sortie car cela m'a permis de rencontrer des passionnés de la mer.

Tous vers la mer.
Tous vers la mer.
Tous vers la mer.
Tous vers la mer.

 

Nous, nous reprendrons le chemin des calanques d'ici quelques jours. L'arrivée de Marco sur nos terres va mettre un peu de feu dans nos habitudes...

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 20:41
Cliquez pour agrandir les photos.

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Ce qui important dans la pêche c'est la capture des poissons. Ca à l'air évident comme ça mais, à regarder de plus près on se demande parfois si c'est bien la réalité d'aujourd'hui. D'après moi je pense qu'il n'y a pas de bonnes façons d'aborder la mer et pas vraiment de mauvaises non plus. Tout réside dans la question du pourquoi on s'y rend.

Pour certains pêcheurs, la pêche c'est avant tout une sortie récréative qui absorbe tout sur son passage et qui rend l'âme du pratiquant bien plus légère. Pour d'autres c'est strictement l'inverse, l'aventurier cherche par tout les moyens à se dépasser pour créer une spirale  d'adrénaline qui donne de la matière dans sa passion au point d'en devenir une sorte d'art de vivre. Il n'y a pas de limites dans les catégories de pêcheur et la liste est loin de pouvoir être dressée ici. Mais ce qui unis toutes ces sortes de pêcheurs qui se rendent au bord de l'eau c'est normalement le poisson. Pour autant il existe autant de situations qui mettent à contribution le pêcheur, et parfois, c'est la météo qui en est le principal chef d'orchestre. Bien sûr, le matériel est "le" prolongement de tout pratiquants, il sert à aller chercher ses prises et les remonter au mieux. Chacun choisi alors son terrain de jeu et en fonction de ses propres moyens et de ce que le marché offre en technicité avec ça, il s'adapte quoi...

En fait c'est ça, il faut pêcher sans perdre de vue que nous sommes à la fois à la pointe de notre technologie et à la fois au stade primitif de celle-ci. Il n'y a qu'à regarder le peu d'évolutions qui ont été apportées en deux mille ans de capture, toute la technologie réside dans les matériaux, mais pour la mentalité du pêcheur qu'elle évolutions ? Il est certain que d'ici une bonne dizaine d'années tout aura évolué. Qui n'a pas rêvé d'une canne à pêche qui peut propulser cent grammes à 300 mètres ? Qui ne voudrait pas d'un fil en 18 centièmes incassable ? Qui n'a pas rêvé d'un ver miracle bon marché qui serai capable de prendre tous les poissons de la création ?

 En fait toute l'évolution de la pêche s'est faite dans ce segment. L'humain a remplacé l'antique crochet en os préhistorique par du métal forgé ou du carbone, on a recalculé au plus juste tout les diamètres, fait des palettes sûres ou des oeillets idéformables selon la pêche que l'on souhaite pratiquer.

Pour le fil c'est autre chose, le nylon a été imprègné de fluorine ou même fabriqué avec, les chercheurs en la matière ont travaillé sur le fluorocarbone qui le rend moins visible. Le fil est passé par tellement d'étapes importantes qui nous permettent aujourd'hui de pêcher sereinement des poissons de plusieurs kilos sur des diamètres ridicules.

 Les cannes originelles en bambou ont été naturellement remplacées progessivement par une montagne de matériaux comme le métal, le duralumin et suite à l'arrivée très remarquée du Japon par celle en fibre de verre. Le carbone est arrivé bien plus tard et cela a bouleversé la perception du pêcheur. L'esprit a accepté de faire pleinement confiance en une matière très légère. On voit maintenant des inserts métaliques noyés dans les fibres noires pour rendre la tige encore plus sensible, légère et ultra rigide mais, toutes les grandes inovations perdent de la vitesse et la plupart des grandes nouveautés se jouent aujourd'hui dans le détail. Toutes ces grandes nouveautés ne sont curieusement pas toutes accessibles financièrement, voilà un belle surprise quand on sait ce coûte la matière. En fait le pêcheur paye la façon du fabricant et toute la publicité qui tourne autour.

Un  moulinet tourne et range le fil dans une bobine, selon si il le range bien et que l'effort sur la manivelle est moindre la sensation semble meilleure. Si on y ajoute des matériaux nobles on allège l'ensemble cela participe aussi à une bonne sensation. Beaucoup d'efforts ont été fait pour rendre cet ustensile le plus séduisant possible. Mais le point faible de cet accessoire c'est qu'il est bardé de roulements plus ou moins étanches, que la peinture s'écaille vite le rendant beaucoup moins séduisant, les écrous rouillent à la vitesse de l'éclair. Peu de moulinets échappent à cette règle et ceux qui s'en préservent le mieux valent évidement bien plus cher, toutefois, la loi du marché semble là aussi faire gonfler les prix de façon démesurée.

Dans tout ce beau paysage qui manifestement s'essouffle fortement car les inovations ne se trouvent pas sous un cailloux, ce qui n'a pas beaucoup changé c'est le pêcheur, vous savez, ce que nous sommes en réalité.

Notre comportement de l'individu souffre à grandir. Nous nous permettons de faire fi de la vie animale au point de l'érradiquer sans vergogne pour de l'argent c'est le signe d'une société décadente. Je sait bien que ce discours ne parle pas beaucoup de monde quand on parle de capture car quand la rapine se détache d'une activité agréable, rien d'humain ne sort plus d'un humain.

Par contre ce qui a tout changé autour du pêcheur c'est l'électronique. Ha oui cet outil de rêve pour pêcheurs moderne. Plus besoin d'avoir quelconques connaissances sur la capture, plus besoin de prospecter comme le faisaient les vieux cons du siècle dernier, non, un bouton "on" suffit pour éclairer le monde sous marin. Seulement voilà tout ça pose problème. Le pêcheur n' a toujours pas évolué, le matériel, les outils oui, mais pas celui qui est au bout...Avec le concours de ces nouvelles technologies le pratiquant s'éloigne de l'essentiel et certains stimulis sombres émergent. Aujourd'hui qui parle de réellement de poissons avec passion. Les chemins de la pêche sont si étroit qu'ils sont presque toujours confondus avec d'autres sentiments. Mais tout cela provient d'un fait de société où la pêche de loisir s'est noyée dans la publicité abusive. Aujourd'hui tout le monde montre ses poissons à bout de bras exactement comme dans les pubs des magazines. Certains le font avec intelligence et d'autres pas du tout. Ca me fait penser aux chasses en safari où le chasseur se tenait fièrement derrière ses moustaches, le pied sur la tête d'un lion fraîchement abattu. L'air colonial Englais indispensable et légèrement désabusé, cela mettais en évidence un certain prestige et une position sociale dominante.

Pour ma part, la pêche dans son immense globalité est tout l'inverse de ce que propose l'électronique. Je n'ai pas envie qu'un outil me dise où est le poisson, je n'ai pas non plus envie de prendre une grosse daurade à toutes mes sorties, oui, j'aime le doute car c'est lui qui me fait grandir et qui m'incite à me dépasser. Grâce aux doutes j'ai calculé sur le dos du moindre indice, pensé très fort, usé mes culottes sur les bancs de roches des calanques et rencontré beaucoup de monde pour vérifier mes pauvres hypothèses. De nos jours on met un coup de sondeur sur une épave, on vadrouille un peu autour, on balance un leurre plus vrai que nature et on capture un poisson et on se montre l'air souriant comme si c'était ça la pêche. Malheureusement tout le monde en est là, on préfère la vie facile car elle est partisane du moindre effort, le goût de se dépasser n'existe presque plus, quel malaise si l'humain devait subitement fortement réfléchir...

D'ailleurs ceux qui developent les produits de la pêche ne se ménagent pas pour notre confort, ici je félicite ceux qui n'hésitent pas à aller jusqu'au bout de leurs idées pour qu'au final il en ressorte un ustensile. Je remercie chaudement tout ceux qui débordent d'idées pour nous servir car il faut bien le dire, sans tous ces géo trouvetout nous en serions au stade larvaire de tout ce qui fait notre quotidien.

 

Peu de pêcheurs se passionnent pour tout ce qui tourne autour de la pêche, nous sommes dans une aire du "m'as-tu vu sur facebook?" Beaucoup parlent de passion pour le Bar mais ne font aucun effort pour le protéger ni même le laisser tranquille, ça s'appelle aimer passionnement capturer le Bar et non pas l'aimer passionnement...Nous avons nous aussi une armée de pêcheurs qui se sont dévoués à la daurade. En réalité elle n'est pas difficile à capturer si on a le bon appât et si on se rend régulièrement au bord de l'eau. Elle ne martirise pas les fils comme je l'entendais  si souvent quand j'était enfant, en fait, la pêche est une bien belle activité qui ne demande que peu de choses à son fidèle. Elle sera toujours le vehicule de tant d'histoires rocambolesques où tout être humain quelque soit sont degré d'évolution peut s'y retrouver un jour.

Pêcher le premier jour du Printemps.

Ce samedi soir je part en bonne compagnie, il y a deux "stef", un Jean-phi, bébé et moi. Tout le monde a une belle envie de marcher, envie de connaître ces fameuses calanques lointaines qui débordent d'incertitudes. Le but c'est de renouer avec l'esprit d'une belle aventure, celles qui laissent de belles images tout au fond des yeux et qui s'intègrent aussi facilement qu'un programme informatique dans le creux d'un ordinateur. Oui ces calanques sont belles, elles font immédiatement mouche dans les esprits de mes copains de ce soir. Les criques se succèdent sous le tintement typique du granit brut qui roule sous la semelle des chaussures tout en offrant aux nomades de fortune une palette de couleurs qui n'existent qu'ici.

Tout ce qui est à portée de vue est merveilleux, on ne lasse pas d'élargir sa vue sur l'ensemble de l'immensité de cette gigantesque crique qui s'étale devant nous. Aujourd'hui il fait particulièrement beau et la vue porte sur des dizaines de kilomètres, machinalement tout le monde dit la sienne comme si cette marche n'était pas si dure ou bien même pour l'oublier... Peu importe, toutes les raisons d'utiliser le verbe pour se faire plaisir est autorisé ici, il conjure le mal aux cuisses, il fustige la peur de l'inconnu bref...Il est hautement recommandé.

Moi j'ai l'impression d'être au volant de la voiture en partance pour les vacances et que mes moutards demandent si on arrive bientôt, là c'est la meilleure de l'année. Mais à vrai dire c'est exactement ce que je ferais si je devais faire ce périple pour la première fois, car quand on est en position dominante sur toute la baie on est en droit de se demander si cette marche est vraiment raisonnable.

Pourtant la promenade prends fin au bout du parc des calanques de Marseille. Nous constatons une fois de plus que les filets ou et les palangres fleurissent ici. Il y a des bidons qui flottent à quelques mètres du bord nous sigalant que notre soirée va être compliquée. Les oreilles sensibles ne sont pas autorisées ici tellement le besoin d'évacuer est immense. D'ailleurs je crois que c'est ça, c'est calanques éprouvent le corps par une marche hors normes pour la plupart gens mais déverrouillent en contrepartie des loquets qui ne sont ordinairement pas ouverts. Rapidement les cannes sont montées et les touches assaillent les scions des cannes. Les poissons sont remontés et le premier tri commence selon les espèces et la profondeur de l'hameçon dans les estomacs.

Pêcher le premier jour du Printemps.

L'équipe sur ma droite a une tchouga de tout les diables ce soir. La petit équipe enchaîne les poissons à une vitesse très impressionnante malgré que nous sommes tous à la recherche du premier gros poisson. La pause repas tant attendue est l'occasion de parler de tout, bien aidé par le vin rosé bien frais et la charcuterie corse.

Pêcher le premier jour du Printemps.

Les heures passent lentement. Les poissons commencent à garnir généreusement tous les bacs des pêcheurs. Il y a un peu toutes les espèces qui sont capturées pour le plus grand bonheur des participants qui ont eu le courage de me suivre. Pourtant je suis un peu déçu car malgré que nous avons une belle quantité de beaux poissons, nous n'avons pas réussi à prendre un gros poisson. Ce n'est pas réellement un problème car nous avons déjà tous pris une bonne rasade de sensations, mais j'avoue que repartir au bras d'une daurade de plusieurs kilos ne m'aurai pas trop ennuyé.

 

Pêcher le premier jour du Printemps.
Pêcher le premier jour du Printemps.

Hé bien voilà il est presque quatre heure du matin et c'est l'heure de partir. Je n'avais pas vraiment prévu de rester autant vu ce qui m'attends dans quelques heures, mais à vrai dire je n'ai pas vu le temps passer. Le chemin du retour tant redouté va clôturer cette nuit de pêche en signant la fin de treize heures d'activité. Mais c'est la joie et les rires qui l'emportent dans ce grand retour, c'est exactement tout ce que j'attends de ceux qui m'accompagnent. Au fil des kilomètres qui nous rapprochent des voitures tout le monde sent bien qu'ils ne sont pas encore prêts à revenir sur ces postes rapidement tant la progression pour le corps est dure. Pourtant à force nous arrivons au parking comme toujours, il est temps de se séparer mais de programmer aussi une autre sortie de pêche.

En tout les cas j'ai hâte du prochain week-end pour renouer encore une fois avec la chaleur des calanques de Marseille. Pour ma part si la météo me le permet j'irais encore un fois sur ces postes très lointain là où tout est encore possible, là où il y a peu de limites à l'esprit, là où mon âme fait corps avec la nuit, là où tout feux éteints je redevient invisible...

Tout mes appâts sont surgelés signés PEXEO.
Tout mes appâts sont surgelés signés PEXEO.
Tout mes appâts sont surgelés signés PEXEO.

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 19:16

Pratiquer la pêche de loisir c'est sans aucun doute parler aussi de bricolage. Il existe pourtant une multitudes d'accessoires dans les catalogues qui aident le pratiquant dans sa passion mais...tout n'existe pas et c'est la raison pour laquelle beaucoup d'entre nous bricolons à coeur joie. Les plus débrouillards, vous savez ceux à qui nous devons tout, vont aller très loin dans un concept qui bouillonne dans leurs esprits quasis malades et qui ne s'emcombrent pas avec la réalité, d'autres rebondissent sur les idées géniales pour y ajouter une dimension qui le rend plus précis à chaque fois. Là je vous parle d'un géotrouvetout qui n'a de limite que l'infini et nous régale de ses inombrables trouvailles.

Pour ma part je cherche depuis toujours à trouver l'astuce qui va me permettre de pouvoir éclairer un bouchon à calmar et ceci sans l'aide d'un bâton de lumière chimique. Mes déboires sur ces fameux bâtonnets ne manquent pas et j'ai décidé un jour d'essayer de m'en passer. J'ai passé en revue toutes mes connaissances techniques, j'ai essuyé tant de déboires, j'ai fait rigolé la plupart de mes copains avec mes astuces dérisoires. Il existe bien sûr dans le commerce des petites lumières avec une pile tube qui s'insère elle-même dans un bouchon, mais tout cela ne convient pas car ces fameux bouchons ne valent pas un clou dans la vague. J'ajoute que le prix est au delà du raisonnable donc...Voilà j'en suis un peu resté là en essayant de temps en temps une nouvelle idée foireuse qui a surgi soudain de nulle part et qui va aller sans doute au panier voire au fond de l'eau.

Hé bien c'est finalement mon ami allainpaddy qui a trouvé la solution. Tout cela ne s'est pas fait en une fois car il nous a envoyé tout pleins de bouchons en expérimentation pour au final finir par tomber sur la perle ultime. Il a profité de l'évolution sur les éclairages des écureuils pour insérer dans une capsule l'idée de l'année, il a en outre trouvé le juste équilibre qu'il faut pour qu'il ne supporte que le nécessaire et pas plus, en un mot, il vient de signer l'arrêt de mort de centaines de calmars...

Les noms sont sur les bouchons, je ferais la distribution.

Allainpaddy se dechaîne !!!
Allainpaddy se dechaîne !!!
Allainpaddy se dechaîne !!!
Allainpaddy se dechaîne !!!
Allainpaddy se dechaîne !!!
Allainpaddy se dechaîne !!!

Les premiers essais de la coque rouge à cassis sont exactement à la hauteur de ce qu'il faut. La lumière est à toute épreuve, il y a peu de grammage à ajouter en cas de toute petite sardine, il ne réagit presque pas au fort vent et reste malgré tout très sensible. Il supporte une petite sardine ou à l'inverse une bogue de cent grammes et conserve la même aisance sur l'eau, dommage que la saison s'achève mais bon, on sera prêt pour l'année prochaine.

Je tient à rendre un hommage très respectueux à un copains de valeur qui ne vit que pour inventer de nouvelles choses. Pour faciliter le quotidien de tous ces copains pêcheurs il est capable d'inventer des trucs qui sont directement issu du divin.

 

Merci mon Pad !!!!!

 

Ce samedi je suis sur la route de Marseille en direction de la mer. J'ai la main qui suit le tempo de la musique qui sort de mon poste de radio. Pour moi tout va très bien car j'ai pris la météo avant de partir, elle me signale que le temps sera assez doux avec peu de vent ce qui me rassure. J'embarque Cyril avec moi dans cette aventure dans les profondeurs des calanques car tout semble propice à une sortie formidable au creux des rochers maternels. Pour une fois je ne suis pas à bourre car je peut partir de bonne heure, mais le beau temps attire beaucoup de monde près de la mer ce qui ralenti énormément ma progression. De toute façon ce n'est pas un problème en sois car mon copain a du retard lui aussi pour les mêmes raisons, nous nous retrouvons vers dix sept heures au pied des calanques...

Mais la première chose qui ne se déroule pas comme prévu c'est la météo. Au départ on nous annonce un petit Mistral à 15 mais il me semble que nous pouvons doubler sa force sans trop se tromper. Mais peu importe à cet instant, ça fait trois semaines que je suis cloué à la maison à cause de la météo et ce n'est pas un petit vent de gonzesse qui va me faire changer d'avis au dernier moment. Nous sommes tellement remontés à bloc que notre périple va s'achever à la limite du parc des calanques ni plus ni moins. Vu la configuration des lieux on ne se rends pas toujours compte de ce qui se passe dans l'atmosphère, on est souvent bien à l'abri sur le chemin qui serpente entre les arbres jusqu'au moment où....Le vent siffle fortement dans les branches, le chemin est jonché de feuilles qui virevoltent autour des buissons. Voilà une soirée qui ne s'annonce pas exactement comme il était prévu et d'après moi on va  manger de le brise  du Nord copieusement. On voit les frises brunes qui filent vers le large emportant l'eau de surface, là je suis un peu dégouté.

Une fois sur le poste nos cannes sont étalées méticuleusement le long de cette pointe rocheuse en attente de la première touche, les fils ne peuvent pas être tendus correctement et une énorme banière se forme. Pourtant en quelques minutes le scion de mon copain va se tordre littéralement en deux. Y'a pas d'autres mots que ça, en deux ! Cyril va tenter un combat rocambolesque du poisson avec sa pauvre canne à buscles, mais malgré tout avec beaucoup de précautions il va réussir à faire remonter un gros sar du trèfond de la mer. Hou fan, cela fait bien longtemps que je n'ai pas vu une telle bestiole, moi je me met en position et d'un coup de salabre facile je le met dans mes mailles.

Globalement le temps ne va pas jouer en notre faveur car à défaut de se calmer le vent va encore prendre de l'assurance, faisant de notre sortie une petite galère. Pour ma part je remonte mes lignes toute les demi heures pour vérifier l'état de mes précieux appâts et aussi pour ne pas laisser le temps à un congre de venir goûter au plaisir du ver de Rimini. On a beau poser les appâts loin dans le sable il semble que cela n'empêche pas ces cocos d'aller chercher nos vers juteux. J'ai beau mettre quarante grammes dans mes écureuils rien n'y fait, les bourrasques soulèvent les lests jusqu'en haut de l'anneau, je ne voit pas comment je pourrai détecter la touche d'un poisson à moins qu'il ne fasse plusieurs centaines de kilos. Hé bien pourtant à un moment, je peut voir qu'un de mes écureuil est monté en fanfare. Ce n'est pas le vent qui en est l'auteur c'est bien un poisson qui a dû trouver l'os en fer dont j'ai farci le bibi. Ce n'est pas la peine d'attendre et je lui envoie aussi sec une décharge dans la quiche dont il n'est pas prêt de se remettre. Bon ma foi, il ne semble pas si vilain que ça, et, est assez batailleur ce qui me sauve d'un possible bredouille. Effectivement les pagres et les pageots sont à la fête ce soir, en l'affaire d'une heure nous allons pouvoir largement le constater.

Malheureusement vers une heure du matin la lune est passé derrière la montagne, l'obscurité aidant, sournoisement un autre style de poisson va farouchement occuper le terrain. A ce moment nous allons tout tenter pour ne pas prendre ces fameux fiélas qui hantent les eaux. Ils vrillent les lignes, ils bousillent les appâts ce sera notre signal de malchance. J'ai beau changer de montage ou de direction rien n'y fait, c'est soirée fiélas ce soir...

Nous allons poursuivre un peu mais las, vers deux heures nous ne serons plus en phase avec la météo qui devient dingue, ce sera l'heure de rentrer. La tête dans les épaule à cause du vent nous plierons les affaires à la hâte et nous n'aurons de cesse de retrouve le calme qui règne sur le chemin du retour. Il y a une sorte de grondement dans les collines au dessus de nous, on dirait un chant monstrueux qui couvre les bruits ordinaires, cela crée un sentiment bien étrange au creux des oreilles.

Allainpaddy se dechaîne !!!

Il nous faudra encore quelques jours pour revoir à nouveau nos calanques de Marseille. Pour moi c'est un lieu magique qui fait naître dans mes entrailles une sorte de besoin intime, un dialogue impensable avec la roche, la mer et le ciel qui n'a pas de commun avec les hommes ordinaires. Je fini par en avoir besoin et pourtant je ne fait que prendre la vie qui grouille ici. Mais j'en profite encore car je sent bien que d'ici quelques années ma volonté ne sera plus aussi ferme qu'aujourd'hui et je le sent bien. Les souvenirs d'enfance avec mon père jusqu'au moment où jeune homme je partait à des heures indues pour rallier le camps de la nuit est bien loin. Aujourd'hui je mesure à quel point la boucle commence à se boucler pour rejoindre doucement le clan de mon défun papa.

Voilà, l'histoire se termine sous un vent qui n'a de nom que tout ce que je pense de ceux qui sont les spécialistes de la météo. Ca a un peu bousillé ma soirée mais j'ai pu pêché avec Cyril alors, ça compense largement...

Allainpaddy se dechaîne !!!
Allainpaddy se dechaîne !!!
Allainpaddy se dechaîne !!!

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 10:54
Un soir de chance.

Bon voilà, la pluie est moins forte en ce Samedi après-midi 13 Février. Toute la semaine je suis resté en contact avec mes copains pour organiser au mieux la pêche du week-end, nous avons tous espéré une belle fenêtre météo qui nous permet en général de passer côté mer. Mais là, y'a pas à dire la fameuse fenêtre va être petite car en plus il y aura du vent. Après plusieurs plans foireux et desseins diaboliques nous allons décider de ne pas aller à la pêche, pas la peine de forcer le destin outre mesure car on sait bien comment tout cela peut se finir.

Mais c'était sans compter sur ce truc de pêcheur qui nous tient au plus profond de nos tripes et qui nous fait trépigner jusqu'à ce que l'esprit en est marre et soit d'accord avec le grand n'importe quoi. Oui là il faut être complètement timbré pour partir à la pêche, caler les lignes sous la pluie qui menace et le vent qui souléve la mer. Le seul truc qui est à peu près rassurant c'est que nous avons la voiture à trente mètres et en cas de grosse pluie je mettrais plus de temps à plier les gaules qu'à me mettre à l'abris.

Je ne vais pas mettre longtemps à rejoindre Pat et Ange sur la route qui mène à Callelongue, le vent en moins pire et la mer un peu moins forte, tu parles d'un réconfort... Pour le coup dommage que Reno soit absent car nous aurions pu refaire l'histoire de Cala Montjoi, reprendre un bon coup de soleil dans la quiche, haaaaa, nostalgie...

Mes deux copains sont au bouchon pour le calmar avec un canne calée avec du calmar en même temps, c'est soirée calmar si vous n'aviez pas remarqué. Moi j'ai les superbes bouchons lumineux que m'a fait Pad et je m'empresse de les montrer à mes deux copains qui peuvent voir que notre Papy s'est arraché les noix pour les fabriquer. Nous détaillons tout les aspects techniques, l'étanchéité, le poids et le look aussi. Pour nos esprits émerveillés il nous semble ça colle de partout mais...Je ne vais pas tenter d'en envoyer un dans l'eau ce soir. La mer est si agitée avec ce bon vent de travers que le résultat me semble couru d'avance. Je n'ai pas du tout envie de perdre ce précieux travail d'autant plus que la semaine prochaine nous allons avoir de bonnes conditions de pêche j'aurais tout le loisir de les essayer.

Je vais armer une canne avec un bibi de Cabesto que je vais faire mettre sur un montage coulissant, un plomb planant de cent grammes et un bas de ligne de deux mètres en 22 centièmes. Ca paraît peut être peu mais en réalité ces petits diamètres tiennent très bien et souvent ils dépassent largement les valeurs qui sont affichées sur l'emballage. 

Un soir de chance.

L'attente est très longues entre les quelques touches, pour ma part c'est le désert complet. Comme à notre habitude nous n'avons pas beaucoup de répit entre les rigolades comme quand nous étions en Espagne. Mal assis sur les pics pointus de coin du monde inhospitalier nous nous amusons à nous amuser, en fait c'est pour cela que nous sommes venus ce soir.

Voilà, il est vingt trois heures passé quand je remarque que mon écureuil qui est loin bouge anormalement, cela peut parfaitement être le vent qui le fait bouger ainsi alors je laisse faire. Il balance légèrement mais de temps en temps il se fige dans une frôle de position pour revenir à son point de départ, c'est suffisamment bizarre pour que cela m'interpelle.

Mais soudain il n'y a plus de doutes, l'écureuil monte jusqu'en haut de la canne et se colle tout en bougeant de tout les côtés. Je bondi de roche en roches comme un équilibriste sur son fil, tentant de ne pas me casser la figure dans une faille. J'entends le frein qui se dévide en continu et la canne est plié, pourtant, je frein est réglé assez dur à cause du vent...aïe aïe aïe. Je prends contact et je ferre en douceur car il n'est pas question de mettre trop à l'épreuve le petit fil. Le poisson part immédiatement vers la droite et donne de bons gros coups de tête qui réjouissent ma petite assemblée. Pat arrive le salabre à la main car il a compris que je n'avais pas une blanquette au bout. Ange est déjà en train de filmer la scène qui se déroule sous les feux des frontales gavées de lumens.

Rapidement le poisson arrive, mais les vagues malmènent ma ligne et le poisson qui est au bout. Pat se prends une vague en pleine poire mais ne lâche pas l'affaire, il tente d'intercepter ma prise qui ne se présente pas en belle. A vrai dire c'est un vrai miracle que mon petit fil ne se soit pas coupé contre les roches en forme de rasoir, pat dans un coup de maître à capté que le poisson allait passer à toute allure devant lui bien aidé par la vague. Il plonge l'épuisette dans l'eau dans un réflexe instinctif et comme par miracle le loup est dedans.

Un soir de chance.
Un soir de chance.

Pour moi la pêche est finie, je range mes affaires pour ne rester qu'avec mes copains. Ma pêche qui avait pourtant très mal démarré s'est finie en beauté grâce au destin et à Pat aussi. C'est tout ce style d'aventures qui fait que mon esprit archives sournoisement ces réussites et les fait danser devant mes yeux quand la météo n'est pas bonne ou  quand je suis indécis. C'est ce truc de pêcheurs qui nous tient au plus profond des tripes qui mélange avec satanisme fantasmes et réalité, il nous fait faire des choses qui dépassent le raisonnable et parfois même l'impensable.

Nous partirons vers minuit car la mer se renforce dangereusement et remonte presque là où nous sommes assis. Même si notre pêche pourait s'améliorer encore, même si on a encore envie de rester il faut quand même partir.

Inutile de vous dire que ce poisson va être l'acteur principal de ma prochaine recette, je ne sait pas encore comment il va être cuisiné mais il y a suffisamment de matière pour essayer plusirs choses. Bon allé, je me depêche y'a un poisson à préparer...

Bises les gars.

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 10:38

Dans chaque activité il y a un moment où, celui qui pratique plonge irrémédiablement dans son espace de réflexion. C'est une fenêtre sur l'absolu qui s'ouvre sur tout ce qu'on a de plus intime. Vous savez tout ces mots qu'on ne dit pas, ces choses qui sont dans notre quotidien mais qu'on ne peuvent pas partager. Toutes ces choses immatérielles que nous avons au plus profond de nos esprits qui tournent toujours autour de nous, ces mots inventés pour un être aimé mais qui ne sait rien de notre amour, ces longues histoires d'enfance qui s'améliorent avec le temps, une histoire future dont on est le héro mais qui s'envole aussi vite qu'elle s'est créée, des détails crochus qui s'effacent au profit d'un lissage extrême bref, celui qui pense à toutes les raisons de vivre. L'homme voit dans son âme avant de concevoir...

Pour ma part je suis dans le doute ce Lundi soir, pourtant j'ai quelques bibis surgelés en poche et une envie folle d'aller pêcher mais...La météo n'est pas bonne. Malgré tout j'avance vers mes calanques de Marseille avec la certitude que quoiqu'il arrive je vais un peu me faire chier.

Sur place c'est encore pire que prévu mais contre toute attente ça à l'aire de sentir le poisson vu que la grosse houle rageuse vient du large. Là c'est sûr la soirée va être tendue pour voir une touche car l'écume va loin du bord, les vagues ivres de rage éclatent au contact des roches en laissant dans le ciel un panache étoilé. Pour le coup je ne peut pas être trop proche du bord car j'ai remarqué qu'à un certain moment une vague bien plus grosse passe pas loin de mon poste. Le vent se renforce sans être trop violent, non, il est juste bien chiant car il vient de travers. Les lignes sont suffisamment détendues pour que tout ou presque passe inaperçu bref, c'est pas la soirée idéale. Mais comme toujours je compte bien sur un malentendu honteux pour trouver la faille dans ce contexte franchement hostile.

C'est la première fois où je peut presque voir le fond quand la vague se retire, tout cela me dit qu'il ne va pas falloir jouer avec la mer si je veut continuer à écrire ce blog. Pourtant à mon arrivée cela semblait pas mal et le mer était péchâble mais au fur et à mesure que l'heure avance les vagues ont laissé place à une houle de tout les diables qui cherchait à tout prix à prendre du terrain jusqu'au moment où tout devient franchement pas rigolo.

L'attente est longue mais comme je l'ai dit plus haut, c'est un bon espace pour penser un peu, mais penser à quoi au juste ? Tu parles, mon sujet de ce soir est tout trouvé, c'est la cuisine. J'ai en projet de modifier un peu l'aspect de ce blog en alternant pêche et bouffe.Je me suis très largement prouvé que le surgelé était mon meilleurs compagnon jusque dans ma pêche, il le sera aussi dans ma cuisine quotidienne.

Le surgelé est dans notre panorama, il ne passe pas inaperçu quand on a besoin dans l'heure d'un ingrédient sain, il est généralement peu coûteux et il est disponible toute l'année qu'importe les saisons. Voilà des critères qui ne sont pas anodins quand on parle cuisine de tous les jours. De plus, vu que la surgélation intervient dès la cueillette on peut compter sur des valeurs nutritives inégalées sur les boites et le frais. D'ailleurs, à moins de se fournir dans son jardin ceux qui croient manger des légumes frais qui ont transité depuis l'espagne ou pire la chine se mettent les doigts dans l'oeil voire dans le... Un légume quel qu'il soit arrive souvent de très loin. Pour qu'il garde une certaine tenue il est soumi à une série de procédés qui assurent un certain aspect du frais. Bien souvent, le goût ou même les qualités nutritives sont mis à l'index. Voilà tout ce qui n'existe pas dans le surgelé car il n'y a plus ce fameux devoir de rapidité. Il n'y a plus la course à la livraison et donc forcement aux produits qui conservent leur fraîcheur. Seulement voilà, qui sait réellement cuisiner le surgelé sans faire un truc pour Casimir ? Qui est en mesure de suivre les indications parfois très légères sur les emballages qui ne proposent que l'aspect de décongélation. Non, ce qu'il manque à ces marques c'est une petite recette qui l'accompagne, il manque le côté fun du produit. Si on se réfère aux indications du paquet on se retrouve avec une produit parfaitement décongelé mais... qui n'est que décongelé et cuit. Mais vu qu'une fois revenu à la vie et qu'il est dans des conditions du frais ( là vous pouvez me croire) il ne doit pas subir une autre grosse cuisson sous peine qu'il ne se délite lourdement dans la marmite. Bien sûr, il y a des légumes, des viandes ou même des poissons qui supportent largement d'être malmenées par des cuisiniers en herbe qui ne maîtrisent pas toujours les règles de la cuisine. Mais globalement quand on surgèle un produit c'est parce qu'il doit être disponible dans le monde entier toute l'année à un prix raisonnable, sans la surgélation nous n'aurions pas une seule crevette ou langouste pour noël et...la liste est longue.

un bouchon à calmar fait par un génie de la débrouille.

un bouchon à calmar fait par un génie de la débrouille.

L'autre sujet de réfléxion c'est la pêche. Heureusement dans ce contexte nous ne sommes pas seuls à réfléchir dessus. Nous avons un partenaire de choix qui ne dors jamais vraiment, c'est alainpaddy. Son esprit à une bonne longueur d'avance sur le commun et au fur et à mesure des fabrications il fini par toucher dans le mille. Je vous passe les moules à plombs fait avec des matériaux simples, il doit souvent se mettre à notre portée car sans cela nous pourrions pas tout suivre. Dernièrement il a essayé une nouvelle série de bouchons à calmars qu'il m'a aussitôt demandé de tester. En ouvrant le petit paquet qui nous viens du grand Nord mon coeur à fait un bond. Je suis resté bouche bé en voyant le soin avec lequel ils ont été traités et l'aspect technique qui renferment. Du coup je trépigne de ne pas pouvoir les essayer rapidement à cause de la météo...

Tient, mon écureuil est tombé au sol. Me voilà extrait de ma réfléxion pour capter qu'un poisson est en train de voir si le bibi est à son goût. J'ai beau attendre il n'y a plus aucun signe de touche pendant de très longues minutes, je me demande même si ce soir les touches ça va pas être cela. Ca arrive souvent ce genre de touches, l'écureuil frétille, il descend ou monte un peu, il sautille mais en aucun cas il ne fait un beau claquage contre la canne. Je me dit qu'avec la houle et le vent c'est peut être normal.

Je prends la canne en main et je ferre tout en douceur. La progression est ralentie par un poids qui me dit qu'un poisson est au bout. Au fur et à mesure la bestiole qui bataille dévoile son identité, c'est une daurade. Les coups de tête son typique et à moins que je me trompe je verrai une belle barre d'or remonter du fond. Dans mon excitation je me suis un peu trop rapproché du bord pour voir le poisson remonter, les vagues vont immédiatement me le faire savoir en me couvrant d'un coup d'une carresse liquide. Me voilà trempé. En toute hâte je vais extraire de la mer mon premier poisson, c'est bien une daurade, ouf...

HOMO SUM, ET HUMANI NIHIL A ME ALIENUM PUTO.
HOMO SUM, ET HUMANI NIHIL A ME ALIENUM PUTO.

Le bruit des vagues est assourdissant et cela soulève quand même une véritable question pour le pauvre pêcheur que je suis. Et si le prochain poisson était plus gros, pourrais-je le salabrer ? A vrai dire c'est non car il me semble difficile de tenir la canne d'une main avec un poisson qui bataille au bout, de l'autre le salabre en équilibre sur des roches glissante en évitant les vagues mortelles. Mieux vaut ne pas y penser et de toute manière des portions entre six et huit cent grammes me vont très bien.

Mais ce putain de destin ne m'écoute pas et il n'écoute personne d'ailleurs, la touche suivante est assez sympa vu les conditions. J'ai bien compris qu'il ne fallait pas s'attendre à un départ de frein mais plutôt à une série de descente à la cave de l'écureuil. He bien là c'est précisément ce qui arrive. La boule lumineuse disparait entre les failles, je ne voit plus sa lumière, puis soudain elle refait surface pour retourner au sol immédiatement. C'est la plus belle touche de la semaine mais je pense que cela va être très dur pour le moral dans quelques instants. De très loin du bord je ferre, ma course est stoppée net par le poisson qui est au bout. Ce qui devait arriver arriva, ce coco ne sera jamais mis au sec à moins d'un vrai miracle. Sa remontée est difficile et sans réelle surprise sur l'espèce qui est au bout, je me prépare à le perdre à tout instants malgré que je soit en 26 centièmes dans le bas de ligne. Une fois que mon poisson est au bord je doit prendre un décision un peu extrême. J'attends que la vague parte, au moment où elle remonte je tend la ligne et j'essaye de sortir le poisson en force. Je suis un peu haut pour le faire mais je n'ai pas le choix car en bas c'est trop dangereux pour moi.

Voilà, une vague un peu moins grosse arrive et je me prépare. Elle se retire et je garde comme je peut mon poisson en surface car je ne peut pas le voir. Soudain la vague monte et dans la puissance de la lumière frontale je voit briller la masse qui se débat au sommet de cette montagne d'eau. Cela me coupe tout élan, je suis extra dégouté, voilà un grand moment de solitude...

Ce n'est pas la peine de prendre tout les risques il ne pourra pas être hissé sur les roches, si le fil tient c'est la canne qui va péter ou peut être qu'un bras va se décrocher je ne sait pas. Je vais quand même tenter l'impossible et refaire en un éclair le petit plan que j'avais prévu.

les minutes défilent, la vague arrive, houchhhhh, elle est un peu balèze celle là, au moment où elle remonte je tire comme un sourd sur la canne pour essayer de sortir le poisson de l'eau. Malheureusement on dirait que le poisson est collé à la surface et au moment où la vague se retire mon pauvre fil casse net, mais c'est pas fini. Derrière moi j'entends un grondement sourd qui arrive à grand galop. Je me met instinctivement en boule en espérant que je ne soit pas trompé de roche. L'eau passe par dessus tout le coin et me voilà trempé jusqu'aux os.

Bon là c'est le signal du départ car en l'affaire d'une heure les conditions sont devenues dangereuses et peut facilement se laisser berner à la faveur d'une touche, mieux vaut en rester là j'ai eu mon quota pour ce soir.

PFFFFF !!!! qué misère...

PFFFFF !!!! qué misère...

Le titre est :

De tout ce qui est humain ne peut être ignoré de l'humain.

Copiez cette prhase dans la barre de recherche, vous aurez cinq mille ans de philosophie à son sujet.

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 20:38
La pizza maison.

Ici on va parler de Pizzas maison, vous savez celles que l'on peut faire aisément sans trop se prendre pour un grand cuisinier mais qui flatte son égo, celles qui sont comme on les sent, celles qui disparaissent aussi vite qu'elles sont posées sur la table. La différence entre les pizzas du camion et les pizzas maison c'est le four à bois bien sûr. Mais à quelques détails de levage de la pâte, une certaine sauce tomate plus technique, la recette est identique.

Pour ma part j'ai été initié à la pizza de très jeune dans un de mes restos. J'ai rencontré des cuisiniers de talent et des as de la boulangerie. Parmis nos intervenants il y avait un jeune Marocain qui arrivait tout frais d'un long périple culinaire et qui pour l'occasion nous faisait des pizzas du plus pur style Italien pour l'apéro des clients. Conscient que ce garçon méritait bien mieux que cela j'ai très vite proposé à ce bouillant et infatigable personnage de m'initier aux secrets de la pizza. Il m'a émerveillé par tant de savoir sur les assemblages, le pétrissage, les sensations du bout des doigts. Malheureusement la cause était entendue il n'est pas resté dans mon restaurant car il avait trop soif de voir le monde. Mais il m'a laissé un lourd baguage que j'utilise toujours et bien souvent je pense à lui...

 

La pizza maison.

Pour trois pâtons il faut un demi litre d'eau, 500g de farine, du sel et un demi cube de levure qu'on émiette dans l'eau sans diluer.

Je me sert de la machine à pain que pour pétrir.

La pizza maison.

Une fois que le malaxage commence on verse un creu de sel.

La pizza maison.
La pizza maison.

Laisser pétrir une vingtaine de minutes jusqu'à obtention d'une pâte souple et assez nerveuse.

La pizza maison.
La pizza maison.

Normalement il faut laisser cette pâte travailer une nuit au frais, là on a pas le temps, on divise en trois pâtons et on laisse gonfler deux heures.

La pizza maison.

La sauce c'est deux ceuillères à soupe concentré de tomate, une brique de purée de tomate, un demi verre d'huile d'olive, cinq gros grains d'ail coupé très finement, des herbes de provence selon le goût et une ceuillère à soupe de sel. On mélange tout mais on fini impérativement par la purée de tomate.

La pizza maison.
La pizza maison.

Pour l'occasion je vais faire une pizza aux légumes. Pour des raison de rapidité et de fraîcheur je plonge dans le congélo pour y trouver des émincés de poivrons et de choux variés. Ne cherchez pas la difficulté avec ce genre de produits, faites sauter à feux vif avec de l'huile d'olive et déglacer en fin de cuisson avec un peu de sauce Soja. 

La pizza maison.

Etaler en rond ou couper en bandes peu importe, le principal c'est que cela soit bon.

La pizza maison.
La pizza maison.

Monter les watts dans le four et dès qu'il est à température enfouner en surveillant très souvent.

La pizza maison.

Ce soir là j'ai fait trois pizzas. Une au fromage simple pour mon dernier fils et ma fille, une au jambon pour mes deux autres enfants et une autre aux légumes pour ma femme. Ces quelques grammes de bonne conscience ne vont pas durer bien longtemps car ces petites pizzas aux olives vertes ne verrons pas la table...

La pizza maison.
La pizza maison.
La pizza maison.
La pizza maison.

Au fur et à mesure nous ferons ensemble des préparions plus techniques, ce soir, vous avez cuisiné avec moi en quelques heures. Vous savez, on rentre à la maison y'a rien à cuisiner de simple alors ? Pourquoi pas un petite série de pizzas ? En tout cas vous savez comment faire maintenant...

Bises les gars.

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 19:15

Ce samedi après-midi je suis en partance pour Marseille. J'ai quelques maigres appâts en poche pour pêcher le poisson car en fait j'avoue que j'ai bien envie d'approfondir le dossier calmar et aussi d'être bien pénard. La route n'est pas bien longue quand on est pas pressé, les kilomètres qui s'étalent le long du cordon ennuyeux d'asphalte m'obligent à revenir sur tout plein de trucs de la vie de tous les jours.

En fait la raison de mes grognements intempedtifs c'est que je viens de me farcir trente minutes d'explications d'un journaliste sur le besoin immédiat du retour de Sarko. En zappant sur les chaînes de télé je constate avec stuppeur qu'il y a un sbyre de l'UMP sur chaque chaînes qui vante les mérites du nouveaux livre du penseur nain. Tout ça a le don de me mettre en boule et je mesure à quel point le Français est con en voyant de jeunes militants scander son nom comme sil avait fait quelques chose d'extraordinaire pour la France. Je zappe je tombe de François qui vend des avions en Inde, non, là c'est trop je doit me changer les idées...

Arrivé sur mon poste de fortune je commence à déployer mon matériel sous une météo franchement mitigée, le Mistral ne me fait pas de cadeaux et à cet instant je pense même ne pas pouvoir pêcher le calmar au bouchon. En attente, je lance mes lignes armées de petits calmars surgelés en espoirs de croiser un loup affamé vu que, c'est la saison...

Ces petits calmars là sont un peu plus gros qu'à l'ordinaire et je peut enfoncer dans le tube une morceau de liège un peu plus profilé qui le fera flotter à la perfection. 

Un samedi bien pépère.

Dans la soirée mon copain Ange viens me rejoindre pour pêcher un peu, cela va augmenter considérablement le potentiel rigolade de la soirée, avec lui on se poile toujours et c'est tant mieux.

Au fil des minutes la météo change, le vent tourne et lisse la mer qui s'enfonce dans la pénombre. Pour moi c'est formidable fenêtre d'action que je vais immédiatment exploiter en envoyent au loin un bouchon extra lumineux. En quelques instants j'embroche une belle sardine surgelée qui va aller trouver mon premier calmar portion. Tout en calant ma ligne au bouchon je constate que je n'ai plus qu'un seul écureuil qui est visible sur les cannes derrière moi. Celui où j'ai mis ce fameux calmar à complètement disparu entre les roches preuve qu'au final mon piège marche. Bon allé je me dépêche de voir de plus près ce qui se trame sur cette ligne quand souadin je voit la boule lumineuse qui claque contre le blank de la canne, le frein se dévide un coup sec et se calme. Sans attendre je prends en main et je ferre... Malheureusement je ne sent rien au bout et je remonte un peu dégouté. En fait je n'ai plus de bas de ligne et je pense que le poisson dans sa fuite a fait frotter le fil sur une roche qui l'a coupée. Tout de même du 26 centièmes fluoro faut le couper...

Vers 20h30 mon copain arrive en fanfare, je lui raconte ma mésaventure, on s'envoie quelques vannes, ha ha ha ha ! la pêche peut enfin commencer !

Un samedi bien pépère.

A vrai dire il ne va pas se passer grand chose car en réalité nous sommes bien plus occupés à nos discutions qu'à la pêche.

Dans le lot de la soirée et une fois de plus sur la même canne, Ange me signale que un de mes écureuils est descendu rapidement vers le sol puis est remonté aussi vite. Vu l'appât qu'il y a au bout je doit me méfier est rester concentré. je prends la canne en main et je sent une grosse tirée, je ferre sans ménagements...Pourtant une fois de plus il n'y a rien au bout, Ange n'en revient pas. Pire ! l'appât est totalement intact comme si un poisson l'avait avalé puis recraché sans l'abîmer, là j'en suis baba.

Un samedi bien pépère.

Mais le clou de la soirée c'est au moment où nous étions en grande discution et où je n'était pas du tout attentif, Ange me lance:

" Coulade du bouchon!"

A vrai dire je ne sait pas si c'est le sien ou le mien mais il manque effectivement un bouchon à l'appel. Je met quelques segondes à comprendre que c'est le mien qui vient de partir sous l'eau, je me précipite vers ma canne. En quelques tours de manivelles je suis en contact avec un truc qui me plie les bras, ses coups sont si  puissants que je ne peut pas pour l'instant lui gagner de terrain. Bon je laisse faire et j'attends que la pression qu'il exerce sur la ligne se calme un peu et j'en profite pour demander à Ange de prendre le salabre.

Heureusement que mon copain à une lampe qui envoie beaucoup de watts et qu'il a l'habitude de salabrer parce que là, sous la lumière le coco transparent n'a plus du tout envie de venir et il a la force de me contrer. Mais mon ami n'a pas encore compris que c'est une gros spécimen qui arrive de face et il ne comprends pas pourquoi je ne peut pas le faire remonter à la surface. Remarque c'est vrai, je ne le voit pas si gros que ça ce calmar et je ne comprends pas vraiment pourquoi  je peine autant. Mais d'un coup il se dépalce et se met en travers à la vue de l'épuisette, mon copain d'un coup lance un:

" hou putain c'est un boeuf !!!"

La première tentative de salabrage échoue car tout étiré il est plus long que l'épuisette pourtant balèze. Au deuxième coup ange va le faire basculer dedans à la faveur d'un gros coup de cul.

Oui c'est vrai qu'il est pas mal ce calmar et cela fait longtemps que je n'en ai pas vu de cette taille et vu la météo je pensait bien ne pas en voir cette année.

Un samedi bien pépère.
Un samedi bien pépère.

Finalement la soirée se cloture vers une heure du matin tout en beauté et nous faisons une série de photos pour nos blogs. J'aurais bien aimé rester un peu plus longtemps avec mon copain et pour continuer à pêcher aussi mais malheureusement mon fils à un match de foot à 7h30. Une fois de plus tout cela ne va pas me faire beaucoup en sommeil mais qu'importe j'ai réussi ce que je voulais faire.

Je ne sait pas encore comment je vais cuisiner ces calmars mais une choses est sûre, la recette arrive et vous en aurez tout les détails...

Un samedi bien pépère.
Un samedi bien pépère.
Un samedi bien pépère.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 20:15

On va pas dire que cette saison soit la meilleure de l'année loin de là. Toutefois, par petits bonds successifs, et, avec beaucoup de courage en poche, il est possible de faire encore une fois une pêche honorable malgré une météo hors normes. Pour ma part ce n'est pas les sorties qui vont aller me bousiller les guiboles dans les calanques, vu la météo je vais me contenter de maigres sorties qui se sont soldées par de maigres résultats. Oui, en réalité la pêche est conditionnée à tout ce qu'on lui apporte comme intérêt. Nous avons pu le vérifier maintes et maintes fois, quand on sent dans ses tripes le vent chargé d'écailles la pêche est bien meilleure. Mais dès qu'on ne lui accorde que la providence comme résultat, ben, c'est la débacle assurée...

Moi j'ai laissé un peu tomber les poissons pour me concentrer un peu plus sur les calmars. Bon, je sait je sait c'est pas la folie des tentacules en ce moment mais qu'importe. Le résultat n'est pas une source de satisfaction essentielle car en réalité l'important c'est toute les analyses que l'on peu en tirer d'une soirée qui nourrissent un vécu qui demande à être réconforté. A force de se dire qu'on en a déjà assez vu ou presque tout vécu on passe vite à côté de la réalité. Oui...vous savez la réalité d'aujourd'hui. Les fameux changements climatiques que l'on tente de nous faire ingurgiter peu à peu dans le mauvais sens pour nous vendre du propre. Cela marche bien car tout le monde culpabilise de contribuer à polluer. On se surprend à essayer de faire un truc chouette pour l'humanité, on trie ses déchets, on ne balance plus ses mégots dans la rue, on trouve que les gosses qui parlent dans la télé sont drôlement motivés dis donc !

Ici j'ouvre une petite parenthèse sur cette chose car elle nous touche dans notre quotidien, on ne peut faire individuellement que de petites choses qui auront au final que peu d'impact sur l'ensemble de notre vie. Ces fameuses courbes de températures se sont déjà produites dans d'autres temps, à l'époque où la pollutions n'étaient pas encore à l'échelle planétaire. Elles poursuivent leurs cycles avec ou sans pollutions. Les glaciers ont déjà fondu trois ou quatre fois et se sont régénérés à la faveur d'une période beaucoup plus froide. Il y a toujours eu des années chaudes, puis froides, des années de grands vents qui ont déclenché de véritables cataclysmes, des années où tout s'est passé à merveille côté températures. Tout cela me conduit à m'exprimer sur le fait que ces grands changements annoncent pour le pêcheur de belles choses en terme de prises. Malgré le matraquage en règle de la mer, malgré qu'il soit urgent que la profession de pêcheur doit disparaître car elle n'apporte rien de collectif, La mer une fois libérée des filets grâce à d'importants changements la mer sera enfin en phase de se régénérer. Le con qui pille les fond des eaux depuis 30 ans et qui se demande pourquoi il n'y a plus de poissons mérite de recommencer son film depuis le début.

Nous avons été témoins de tellement d'abus de la part des pros, des braconniers, nous avons tellement de photos, tellement de témoignages qui confirment que cela se fait de partout, au bout du compte...A qui s'adresse aujourd'hui le parc des calanques ? Nous savons que ce n'est pas aux industriels, la chose est sûre. Hé bien vu que les gardes de ce parc ne font pas la chasse aux pros, pas aux braconniers et globalement à personne il ne reste plus qu'aux pêcheurs amateurs consciencieux le lourd fardeau de rester fidèle à leurs idées.

Attention les daurades arrivent.

Mon ami Stef lui est de sortie ce dimanche matin. Arrivé sur son poste vers quatre heures du matin il peut constater toute la violence des eaux. Il se gratte longuement la tête pour trouver une solution au truc qui se déroule sous ses yeux. Inutile de vous dire que s'approcher de la mer n'est pas possible à moins de vouloir se suicider. Bon allé, un peu courage, une grand bouffée d'air marin et la descente dans les éboulis commence...

Rapidement les lignes sont tendues vers la mer armées de beaux bibis et ver de Rimini. Ici tous les repères sont mis à mal car il à fallu à mon ami de se poser loin des creux, tellement loin que les fils traînent sur les rochers. Pourtant il n'est pas possible d'avancer plus à cause de la grosse houle qui se fracasse avec rage contre les pics de roche foncés ultra coupants. La moindre erreur ou une belle glissante sur un bloc de granit pur transpirant de sel et c'est le drame, on peut perdre facilement la vie à ce petit jeu. c'est la raison pour laquelle mon ami reste prudent, il est jeune et plein de " jus " dans les veines mais il n'en pas moins raisonnable et malgré la tentation immense de se rapprocher de l'eau à la faveur d'une touche, il gardera la tête froide. Ce qui le surprend c'est le nombre de touches, il n'avais pas vraiment prévu un tel festival. Dans la foulée les poulpes sont de sortie et vont aller assaillir les lignes de mon ami à la faveur d'une saison où il est encore possible de prendre quelques individus de belle taille. Exit les juvéniles qui doivent encore vivre très nombreux, seul une pièce respectable deux ou trois fois par an pour se souvenir à quel point c'est bon le poulpe...

Tient en parlant de touches. Le premier poisson c'est une belle daurade qui dépasse largement le kilo, suivi de près par deux autres qui sont bien dans le kilo et quelques autres poissons très largement maillés. Voilà une belle surprise que je ne pouvais pas anticiper. Moi non, mais lui si. Il va rentrer vers neuf heures du matin avec une biasse étrangement bien remplie de très beaux poissons. De toute façon nous savons tous bien qu'aller à la pêche avec Stef c'est avant tout de laisser sa sensibilité au vestiaire et de ne pas essayer de comprendre l'incompréhensible. Là du coup il nous fait la preuve encore une fois que quand tout paraît impossible, quand la mer dit non, hé bé y' a toujours une faille qui peut être exploitée en toute inquiétude.

Le jour est bien là et la longue remontée qui mène à la voiture va pourtant être avalée en quelques minutes. Malgré tout ce n'est pas à cause du poisson qui est dans le bac mais c'est à cause de leur présence sous les eaux qui font frétiller les neuronnes. Cela annonce l'arrivée en trombe de la meilleure saison de l'année, une saison où il sera possible de pêcher poissons et calmars tout en se gelant copieusement les arpions !

 

Pour le coup j'ai encore du chemin à faire sur ce point, allé bises les gars !

Attention les daurades arrivent.
Photos tirée avec leur autorisation de          www.facebook.com/VieuxMarseille/          à visiter de toute urgence !!!

Photos tirée avec leur autorisation de www.facebook.com/VieuxMarseille/ à visiter de toute urgence !!!

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 19:43

Ma petite histoire commence dans la joie ce samedi après-midi, enfin, je dis la joie c'est un doux euphémisme car je me paye un mal de dos de tout les diables qui me coupe presque la respiration. Ha oui la jeunesse de l'esprit prends la pas sur le corps au bénéfice de vieilles douleurs lombaires je sait... Je me traîne tellement que je ne sait pas au juste si il me sera possible d'aller pêcher. Pourtant tout est quasi ficelé pour que cette soirée soit une des meilleure de l'année, ben là, une fois de plus un truc ne tourne pas rond. Alors en désespoir de cause je fouille dans l'armoire à pharmacie à la recherche d'un truc qui me fera passer la douleur, soudain je tombe nez à nez avec un antalgique super puissant que j'avale aussitôt.

Au bout d'une grosse heure la douleur semble se calmer un peu, mes espoirs de partir loin dans les calanques sont définitivement révolus, il me faudra aller beaucoup, beaucoup moins loin. Dommage car j'avais très envie de renouer avec ces terres éloignées ivres de solitude, là où le temps semble s'être arrêté, là où rien ne semble bouger d'années en années. Les rocs tendus vers le ciel qui protège les lieux du Mistral, forment pour moi un berceau où je je laisse mon esprit vagabonder sans aucune limite.

Tant pis je n'ai pas très envie de rester coincé entre les bras de mon canapé il me faut bouger de toute urgence pour rester un peu en vie. Rapidement me voilà au pied des calanques, le portique rocailleux qui va vers mon poste ne va pas me faire de cadeaux ce soir. Le sentier démarre à la verticale en zigzagant entre les pins miniatures poussant au gré des éboulis qui malmène mon dos hors d'usage. Tant bien que mal me voilà sur mon petit recoin de pêche, je pense que je ne pourrai pas faire mieux ce soir, j'ai prévu de quoi me remettre sur pied si la douleur redevient insupportable.

Par contre les bateaux poseurs de filets se croisent, un bien étrange bal est en train de se dérouler sans que je sache ce qui se trame en réalité. Il y a un bateau tout rétro-éclairé qui décrit des cercles lentement, il se barre au bout d'une bon quart d'heure pour revenir un peu plus tard... Voilà une pratique que je ne connait pas mais je me doute que ce n'est pas pour bronzer ou faire du tourisme, il est là pour le poisson, moi aussi, mais pas dans la même mesure.

Dur d'être un homme.

Ce soir j'essaye des nouveaux plombs de mon ami Pad. C'est déjà super sympa mais en plus il m'a fabriqué un petit moule qui va me permettre de peaufiner des plombs portugais au millimètre près. Ce mec est une légende, son cerveau ne perd pas une miette de ses idées et la moindre parcelle inexplorée devient un terrain de jeu formidable. En visitant son blog vous allez découvrir un univers où les astuces et le don de soi est une philosophie, des denrées bien rares de nos jours. 

Merci PAD.

http://alainpaddy.blogspot.fr/
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Bon voilà, moi je suis en poste à la nuit tombée et à vrai dire je n'ai pas grand chose comme appâts, un bout de ver de Rimini, des petits calmars, des bibis et des sardines le tout surgelé par la maison PEXEO. A vrai dire, je ne pêche plus qu'avec ces fameux produits, ils sont si proches du vivant, si faciles à se procurer et tellement moins chers. Cela fait deux ans que j'utilise ces appâts, je n'ai jamais autant pris de poissons et leur taille à considérablement augmenté, c'est la preuve que bien utilisés ces appâts représentent la pêche d'aujourd'hui. Fini les pénuries avec leur flambée des prix, fini les appâts qui meurent sur le chemin, vive les acides aminées dont ils sont gavés !!!

Dans le groupe depuis deux ans nous avons tous été conduits à faire des tests, des comparatifs saignants entre le frais et le surgelé. D'ailleurs au passage, personne ne s'imagine pêcher avec des crevettes fraîches, on se sert directement dans les congélos. Plus personne ne pêche le calmar avec des sardines autres que surgelées, elles résistent bien mieux. Hé bien nous en sommes tous arrivés à la même conclusion, nous avons doublé voire triplé nos prises.

Pourtant le frais à encore son mot à dire. Je pense à la maison Sud'esca qui offre des appâts tellement extraordinaires que les utiliser est un vrai bonheur, mais en terme de prises, mon coeur est dévoué aux appâts gorgés d'acides aminés.

Sud'esca et Pexeo, malgré qu'ils n'ont pas la même vision de l'appât, ils se rejoignent parfaitement dans le concept, disponibilité et prix défiant toute la concurrence.
Sud'esca et Pexeo, malgré qu'ils n'ont pas la même vision de l'appât, ils se rejoignent parfaitement dans le concept, disponibilité et prix défiant toute la concurrence.
Sud'esca et Pexeo, malgré qu'ils n'ont pas la même vision de l'appât, ils se rejoignent parfaitement dans le concept, disponibilité et prix défiant toute la concurrence.

Sud'esca et Pexeo, malgré qu'ils n'ont pas la même vision de l'appât, ils se rejoignent parfaitement dans le concept, disponibilité et prix défiant toute la concurrence.

La première touche me délivre d'une attente très surprenante. Bon je sait qu'en ce moment c'est assez compliqué de prendre un poisson correct mais bon... On peut mettre ça sur le dos de la météo, des filets qui pullulent ici et tout pleins de trucs qui frisent la malchance. Je n'ai que le temps d'arriver sur la canne qu'il m'est déjà possible le frein qui tourne même à plusieurs mètres. Bon le moulinet de mon Cinnetic n'a pas un bruit de frein très marqué, mais quand il tourne comme une perceuse et qu'on peut l'entendre de loin c'est qu'il y a un bon client au bout. Par sécurité j'embarque avec moi le salabre, dans un bon coup de ferrage je sent qu'il ne me sera pas utile à moins que... Les tours de manivelle s'enchaînent pour faire rejoindre ma prise vers le bord dans un mouvement très linéaire, tout en douceur, sans forcer le poisson. J'ai pris cette habitude car je sent mieux le poisson qui est au bout et il me sera possible de le relâcher si il ne correspond pas à la pêche de ce soir. Ma foi iil est correct ce sar. Il plonge avec rage à l'approche du bord, vu qu'il fait son poid je ne vais pas tenter le diable, allé hop un coup d'épuisette !

Rapidement les touches arrivent avec la sortie de la lune, les sars ont l'air d'aimer ce moment. Pourtant je n'arrive pas à concrétiser toutes les touches du fait que le poisson titille le ver de Rimini plus qu'il ne s'en nourri. A ce petit jeu le petit bout que j'avais en réserve va disparaître donc je doit changer de technique. Comme d'habitude je vais faire un beau montage flottant avec un petit calmar avec une perle fluo dans les tentacules, c'est étonnant, on va voir su ça marche.

Au bout de longues minutes c'est la touche. Elle n'est pas énorme mais le scion titile, c'est peu être le signe qu'un poisson l'a trouvé à son goût ? Je prends en main et je sent que le coco tire dessus, à la faveur d'une tirée franche je ferre. Tient des coups de tête ? Ma parole on dirais ceux d'une daurade...Bon là je ne comprends plus rien car il me semble qu'elle ne sont pas spécialement friande de calmars, enfin bon. A ma grande surprise c'est bien une belle blanquette qui arrive, je doit la salabrer car je ne peut pas la remonter en poids avec mon pauvre 18 centièmes. Et pourtant ce soir cet appât à vraiment l'air de leur plaire car dans la foulée je vais en faire une autre un peu pus grosse.

 

Dur d'être un homme.
Dur d'être un homme.
Dur d'être un homme.
Dur d'être un homme.

Hé voilà je suis bien peinard car j'ai fait mes poissons, deux belles blanquettes, deux beaux sars, des touches quoi demander de mieux ? Bon allé, pas la peine de me cacher derrière mon doigt, ce que j'ai franchement envie c'est de faire quelques calmars. Ha mince voilà un défi de taille vu que l'eau de la mer n'est pas à bonne température.Tant pis je vais quand même essayer car j'ai avec moi de belle sardines qui pourraient débusquer à peu près n'importe quoi. Rapidement le montage est fait et envoyé à bonne distance avec un petite dizaine de mètres de profondeur. Le bouchon met quelques instants à se redresser et prendre contact avec la teutonnière. une danse longue et hypnotisante commence, le bal du bouchon lumineux qui hoche lentement du chef sous la pression de la petite houle qui vient du large. Mon attention est souvent mis à mal quand plus rien ne semble bouger, il me faut régulièrement reprendre contact avec la réalité car quand le rideau de mes pensées tombe derrière les yeux, il y a beaucoup de choses qui passent à ouf.

Par chance le destin va me sourire. Le bouchon qui dérive légèrement se fige soudain, il n'est plus contraint pas la pression de l'eau et devient statique. Quand on a l'habitude cela devient un jeu de décrypter ce genre de touches. Elles passent souvent inaperçues aux yeux de ceux qui débutent. Pourtant il y a une belles différence entre un bouchon qui qui vacille de droite à gauche et qui soudain reste droit comme un "I". Par mesure de précaution je prend ma ligne main et je tend un peu le fil, le bouchon coule dans la foulée preuve que j'avais vu juste...Je remonte lentement sans brusquer la bestiole, je n'ai pas l'intention qu'elle ne lâche la sardine ou qu'elle soit effrayée. Le but c'est d'arriver à remonter le calmar sans qu'il ne tire sur le poisson et ceci pour une raison, c'est qu'en tirant comme un sourd il fini souvent par se décrocher et ne pas revenir. Non là il ne voit rien venir et quand tu lui sort la tête de l'eau il se plante sur les pics à tout les coups dans des crachotis de désespoirs.

Hé bé il est pas mal celui là ! Allé encore un autre et je peut rentrer à la maison...

Dur d'être un homme.

Les heures passent et il ne semble pas y avoir beaucoup de vie par ici à cette heure. Bon tu me diras j'ai largement fait ma pêche et je peut rentrer avec la banane. Malgré tout, il est 4 heures et je vais commencer à plier les gaules car il y a à peu près deux heures de débattement entre le moment où je remballe et la moment où j'arrive à la maison. La calcul est assez simple à faire même si j'essaye d'optimiser le temps, le sommeil risque d'être assez court.

Mais pour bien enfoncer le reste du destin qui dirige la vie ici, le bouchon que je peine à remballer va me signaler une dernière touche. Le flotteur se met à plat et coule avec violence, ce ne sera pas très dur de remonter le coco qui s'est lourdement planté. Hé bé voilà, ça fait deux je peut rentrer heureux...

Une fois mes affaires rangées au millimètre dans le sac, les cannes pliées la marche peut commencer. Je me rend compte que je n'ai plus mon portefeuille dans la poche arrière du pantalon, j'ai dû le faire tomber sur mon poste, par chance je ne suis qu'à une minute. Je pose les affaire sur le chemin les cannes et je vais descendre en bas. Ma foi je n'ai rien trouvé, je l'ai peut être laissé dans la voiture. Au bout d'une petite demi heure j'arrive à la voiture et je voit mon portefeuille qui est sous la portière, ma carte d'électeur quasi sortie de son logement. J'ai dû le faire tomber quand je suis sorti, j'ai un putain de coup de bol que personne ne l'ai vu, par contre ma carte d'électeur elle ne me sert plus à rien vu que je ne voterais plus jamais. J'ai passé trente à voter comme une larve de merde que je suis, aujourd'hui, c'est fini.

Ce qui inonde mon esprit en ce moment c'est l'actualité politique. On voit des chefs de partis se bafouer sans vergogne, faire des alliances scandaleuses pour faire un barrage ? Toute la classe politique se renie et nous font voir enfin leur vrai nature au lieu de montrer leurs talents. L'échec de la globalité de cette politique est flagrant car plus rien ne fonctionne. On voit bien que le monde politique est en accord et nous jouent la comédie, tous les partis ont la même vision du futur, ils utilisent les mêmes moyens pour y arriver. Ils se votent " entre eux" des augmentations de salaire, des retraites "à vie" obtenues en quelques mois d'exercice et transmissible parfois aux enfants. Il y a trop de gens protégés qui décident de tout sans notre accord. La France à dit non pour l'Europe, ben c'est pas un problème on s'est passé de nous. Personne n'a voulu du regroupement des régions? Ce n'est toujours pas un problème, on se passe encore de nous. Mais à quoi sert les votent alors, puisque de tout façon, tout est décidé à l'avance par une poignée de gens multimilliardaires. Quel est la différence entre la royauté et notre démocratie actuelle, aujourd'hui nous pouvons nous poser la question.

Cela fait plus de cinquante ans que le paysage politique n' a pas changé, ce sont les même gens, les mêmes partis, les mêmes idées et la même façon de faire. On nous prends toujours pour des cons à tous les étages, on nous fait croire à une vie qui n'existe pas. 

Les gars s'étonnent de voir un parti différent arriver sur la scène politique quand la moitié des ministres ou des hauts fonctionnaires sont familiers de scandales financiers. Quand on jure lors des élections la main sur le cœur que, l'éducation, la santé, le travail sera une priorité et qu'en fait une fois élu, tout s'évapore comme par magie. Nous le vivons depuis trop longtemps ces contradictions et aucun homme politique n'a tenu ses promesses...Le ministre des finances, un voleur de première, l'ancien ministre de la santé un assassin et j'en passe mais... c'est toujours les mêmes.

Les gens n'ont pas l'impression d'avancer, tous le monde se rend compte que notre vie est un grand mensonge et c'est la classe politique tout entière qui nous l'a montré. Aucun des grands problèmes n'est résolu ou même n'est en voie de l'être, tout est en faveur de la pression monétaire, de la performance financière en écartant les gens de ces décisions, de leur valeur ou même de ce que cela produit. Aujourd'hui on calme le peuple "bouillant" avec des allocations et on étrangle le reste avec des taxes. Comment peut t'on expliquer aujourd'hui à un jeune qui est aux portes du monde du travail, qu'un foyer dont l'ensemble des majeurs ne travaille pas puisse avoir autant de ressources qu'un autre famille qui travaille tout les jours ? Comment lui dire que si par malheur il monte son entreprise comme il l'a vu à la télé, qu'il va tomber sous le coup du RSI. Fini la première entreprise de France avec de belles lettres en couleurs pendues dans le ciel, son oeuvre va servir de jus pour désaltérer de gras cochons milliardaires.

La classe politique se retrouve aujourd'hui devant leur propre travail. Le peuple en a marre de vivre dans la plus totale insécurité, ils en ont marre de voir des criminels chouchoutés, des ministres plus voleurs que les voyous. Le peuple en a marre de voir ses milliards dispersés aux quatre coins du monde et qui ne sert qu'à enrichir des gens qui n'en ont pas besoin. Le peuple en a marre d'être la risée du monde à cause de président qui n'ont rien dans le froc, les gens en ont marre d'essuyer des générations d'humains qui se sacrifient au profit d'un intérêt national. Aujourd'hui vu le grand mensonge qui entoure toute la politique nous ne pouvons plus croire en leurs messages. D'ailleurs ma carte d'électeur est passée à la poubelle dès que je suis rentré à la maison...

Bises les gars.

Dur d'être un homme.

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 18:05
Une pêche éternelle.

Une page se tourne dans nos articles, je pense sincèrement que nous sommes tous un peu arrivé à maturation dans notre jugement vis à vis du poisson. En fait nous avons pris conscience que le poisson est avant tout un être vivant et il doit être respecté impérativement comme tel. Nous en avons fini avec les rêves de pêches où seul le nombre de grosses prises fait office, un jour, nous sommes tombés au fond des yeux de nos poissons. Mais où tout cela va nous conduire ?

Moi ce qui m'a conduit à avoir de tels sentiments c'est tout ce qui tourne autour de la pêche. Aujourd'hui bien peu de pêcheurs sont animés par la réelle passion de la mer. la quasi totalité des pratiquants se fient à une bonne pub qui vantent les mérites d'un produit ou éventuellement à des résultats largement publicités. On en oublie l'essentiel c'est à dire, la simplicité, les saisons, le respect et la discrétion. La traque de ces êtres sublimes est un éléments essentiels qui ne doit pas être pris à la légère car la survie des espèces compose à cent pour cent toute notre vie de passionnés. Mais je ne voit dans les images des réseaux sociaux que bien peu de pêcheurs qui montrent le désir de rester bien au contrôle de leurs prises. La place d'un pêcheur amateur n'est pas sans incidence sur les fonds car conjugué à des centaines d'autres toute l'importance de ne prélever que ce qu'on peut prendre prends son sens. C'est toujours ce que je craint quand j'arrive à la pêche, il m'arrive parfois de faire mon gros poisson d'entrée de jeu. Je ne prévoit pas de ne rester que quelques heures sur un poste et bien souvent quand le poisson est au rendez-vous mes articles tournent court. Moi ce que j'aime c'est exercer ma patience, mon attention, mes connaissances, même si elles sont largement mises à mal tout au long de l'année, ben, c'est mon grand plaisir. C'est le plaisir de ne revenir qu'avec quelques prises que je vais cuisiner avec tout le respect d'une petite vie qui s'est trompée se sens, le bonheur de le faire partager à ma famille qui n'est laissera que quelques miettes au coin de l'assiette. Bien sûr, si je capture un poisson record mon plaisir sera encore plus grand, mais que ferais-je de dix daurades de cinq kilos et même deux ? Personnellement, je préfère y revenir la semaine suivante et de retenter l'impossible.

Vous vous souvenez, le mois dernier une truc de dingue m'est arrivé, vous en avez été les témoins. A peine arrivé sur mon poste je balance un peu au hasard une ligne armée d'un tout petit bout de ver de Rimini surgelé et en l'affaire d'une poignée de secondes rentre dans une autre dimension. En fait un daurade de plus de quatre kilos à capté ce tout petit bout de ver à la descente et m'a fait une touche ultra merdique. En l'affaire de cinq minutes j'avais un placard dans les mailles de mon salabre, que faire ? A quoi bon en prendre une autre ? Pourquoi faire ? J'ai fumé ma clope nerveusement en la regardant mourir dans une flaque d'eau farcie de crevettes avec un sentiment franchement mitigé, j'ai bu quelques gorgées de bière et je suis rentré chez moi...Même si l'étreinte des calanques n'a duré que quelques minutes elles ont rempli un gros réservoir.

A vrai dire je ne souhaite pas que ce scénario se déroule souvent car je ne pêche pas dans une marre aux canards comme à la kermesse de l'école maternelle. Tout le plaisir d'une capture réside dans une sorte de conjugaison qui n'abouti que lorsque le pêcheur à tout tenté pour comprendre le fond de l'eau. Ca marche parfois, ça ne marche pas toujours... Quand je veut faire de nombreuses capture je vais faire la roche de jour, ma conscience est tranquille car tout sera intimement utilisé jusqu'à la dernière essence du moindre poisson de roche.

Mais tant que le pêcheur ne sera pas en paix avec la peur du bredouille ou à l'inverse de partir de son poste avec la conviction que quelques poisson vont largement suffire pour se sentir repus, il restera du chemin à faire. Un chemin encombré de beaucoup de publicités qui font croire en un truc qui n'existe pas, une route virtuelle qui n'a d'autre but que de vendre du matos à de jeunes et inexpérimentés pêcheurs quelque soit leur âge...

Ces sardines surgelées sont de vrais armes pour piéger les calmars.

Ces sardines surgelées sont de vrais armes pour piéger les calmars.

Pour le pêche de ce soir tout reste à faire. Le temps est franchement merdique et je ne voit pas comment la moindre capture viendra orner une soirée qui s'annonce bien mal. Je gare ma voiture sur le bord de la route qui mène vers les Goudes et sans plus attendre je lance mes lignes vers la mer. D'entrée de jeu le bouchon mis au calmar coule sous les eaux sans aucune retenue. J'ai l'habitude de ce scénario, tout en douceur je remonte la ligne et je sent une certaine lourdeur sur le fil qui trahi la présence d'un calmar. A ce moment tout prends une importance primordiale dans la remontée, vu qu'il ne tire pas comme un forcené je sait qu'il n'est pas piqué sur les hameçons et il me faudra le piéger au bord, tout en finesse, comme si c'était naturel. Les tours de manivelles sont lents et tout en souplesse, les relâchés sont nombreux jusqu'au moment où, il est sous mes pieds. Voilà un exercice complexe avec un moulinet qui range un mètre et des brouettes à chaque tours de manivelle, c'est toute la complexité de la pêche, la technique avance mais...faut s'adapter. Il ne faut pas éclairer pour ne pas l'effrayer, tout se joue sur le toucher, il faut presque fermer les yeux et sentir du bout des doigts que sa prise se croie le plus fort. Toujours avec une extrême finesse le calmar est sorti de l'eau sans aucun crachotis, c'est la preuve qu'il n'a rien vu venir.

J'ai même peine à y croire tellement c'est incroyable de prendre un calmar quand l'eau frise les 15°. Nous sommes encore une fois dans une saison qui n'est pas propice à cette espèce vu la douceur insupportable. Bon, on verra bien si d'ici quelques jours le froid viendra enfin refroidir les eaux, nous le savons bien, c'est une priorité pour eux.

Une pêche éternelle.

Pourtant même si j'aime bien ça, cette douceur n'arrange pas mes affaires de ce soir. Malgré que je ne suis pas venu faire un carton et me montrer comme un gros naze sur facebook au bras d'un montagne de calmars, j'aimerais bien en prendre un peu plus juste pour bouffer demain. Mais la réalité sous marine va me rattraper et me donner gentiment la fessée. Mis à part un sar qui à gobé un gros bout de calmar surgelé, je n'aurai plus de touches. C'est là le lot de tout pêcheurs qui ne vit qu'au rythme des saisons, c'est le sens de la vie qui ne peut se combattre. C'est la vie d'un groupe de gars qui ne sont pas toujours d'accord avec la direction que prends la pêche moderne.

Un petit sar n'a pas résisté à un calmar PEXEO bien présenté.
Un petit sar n'a pas résisté à un calmar PEXEO bien présenté.
Un petit sar n'a pas résisté à un calmar PEXEO bien présenté.

Un petit sar n'a pas résisté à un calmar PEXEO bien présenté.

Trouvailles dans une faille, ho putain, le pêcheur moderne est vraiment fauché !!!

Trouvailles dans une faille, ho putain, le pêcheur moderne est vraiment fauché !!!

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 20:51

On le sait, les pros de la pêche ont vidé la mer et continuent de jours en jours à extraire radicalement toute la substance qui anime les eaux. La taille des poissons est nettement insuffisante et toutes les espèces peinent à grossir. Nous sommes loin des belles prises méditerranéennes du siècle dernier qui faisaient la joie des lecteurs et qui ont laissées des récits Pagnolesques dans les mémoires de nos anciens. Les pêcheurs du Nord prennent le même chemin que nous jadis et sont en train de tout racler pourquoi ? L'argent...

Quand je dit " prennent le même chemin que nous" je ne m'associe pas à l'armée d'enfoirés qui ont pillé notre mer depuis des lustres. Malgré tous les signaux d'alerte qui ont été lancés, malgré les mises en gardes sur l'absolue nécessité de stopper les prises massivement rien n'y fait. Jour après jours les filets sont posés dans les couloirs à poissons, jours après jours ils empêchent la libre circulations des espèces et privent les grands rendez-vous de reproduction de se faire.

Aujourd'hui la pêche de loisirs n'est plus un vrai loisir. On le voit bien, il n'y a plus aucune pêche qui ne se fait sans calculer avec les mailles. A CASSIS Nous nous sommes (presque) amusés à compter avec les jumelles les filets de la plage de la reine à la pointe Cacau. Dans cette petite anse nous avons pu compter 4 filets d'environ cinq ou six cent mètres. En fait, ils sont réparti tout au long des roches pour empêcher le poisson et les calmars de passer, pas besoin de calculer longtemps, ils sont de partout...

Le problème c'est qu'en plus cela limite fortement les prises du pêcheur amateur, l'économie de ce secteur n'est pas florissante car en plus le matériel correct est cher. En fait, à cause d'une poignée de pêcheurs qui ne se soucient pas du tout de la gestion de la mer, la pêche de loisir ne produit plus de grands passionnés.

On le voit bien, il n'existe que quelques sites ou blogs qui sont dignes d'être visités et qui représentent un intérêt pour un lecteur. Malheureusement les réseaux sociaux sont passés par là et ont balayé de la liste les futurs jeunes écrivains. De nos jours l'important c'est de se montrer avec du poisson et de d'obtenir un "k" dans les mentions, la passion, l'écriture, un sentiment ou même un simple avis sincère n'est pas exprimé...

Pour notre équipe c'est très différent. Nous avons tous dépassé le stade du mépris tellement nos espoirs se sont vu couler dans les mailles des filets assassins. Pour ma part je reste un peu plus juvénile et je ne cesse de rabâcher à tout ceux qui veulent l'entendre, que tant que le métier de la pêche professionnelle restera libre de toutes sanctions, la mer sera pillée de jours en jours. Mais tout cela nous contraints à pêcher plus fin, plus habile, plus raisonnable aussi. Nous ne rêvons plus de pêche miraculeuses mais simplement réussie. Tout ceci est est né d'un long fil conducteur de pjoies et de peines qui fait bouger les guiboles jusqu'au fond de notre âme.

Oui, nous ne nous économisons pas pour pêcher. Vous le savez depuis ces longues dix dernières années de présence sur le toile, la pêche en fait c'est notre exutoire. Nous y avons pris les plus cuisantes leçons alors que tout devait nous réussir, nous y avons savouré sans vergogne la semaines passée les plus grandes des réussites. Voilà tout le contexte de nos calanques. Rien n'est acquis, tout reste à faire...

Pourtant malgré ce contexte très instable, nos pêches ont été assez bonnes malgré tout. Pour cela nous avons un partenaire exemplaire qui nous accompagne tout au long de l'année. Nous avons choisi la maison PEXEO qui ne fini pas de nous étonner. Il semble qu'ils ne dorment jamais tellement leurs concept est grandiose, leurs produit semblent sortis de l'infiniment vivant malgré leur prison de glace. Je suis à chaque fois étonné de trouvé une grouillante vie emprisonnée dans quelques décimètres cubes de surgélation. Le résultat est sans appel pour nos prises annuelles, elles se feront essentiellement avec ces fameux produits surgelés qui offrent des fenêtres d'action qui nous étaient fermées jusque là.

Même le plus réticent des pêcheurs trouvera une réponse dans les bacs de cette entreprise, Vous verrez, un jour où les appâts vont manquer et que le prix va subitement flamber, les produits surgelés seront la première réponse à toutes vos questions. Nous nous sommes amusé à les essayer, nous en sommes tombés le cul par terre...Nos prises ont triplé et leur taille n'ont pas de commune mesure avec tout ce que nous avons fait avant.

plus loin que les filets.

Voilà le ver de Rimini. C'est un ver carnivore qui ne fait pas dans la dentelle lorsqu'il chasse, il est capable d'engloutir un poisson pas dégueu en entier et de l'enfoncer d'un bloc dans les entrailles de sa cachette. Mais ce ver est un véritable aimant à poissons. Le seul hic c'est qu'il vaut assez cher et vu son attractivité certain ont abusé du prix. En tout cas il est capable de rafler tout ce qui bouge sous l'eau, de la girelle à la grosse daurade. Nous avons fait la preuve qu'au plus le morceau est petit au plus il est attractif ce qui est une comble !

Avec ce ver il suffit de faire comme un peu avec tout les appâts, on commence avec un gros bout de cinq centimètres qui ne sert qu'à attiser les estomacs et on diminue les bouts au fur et à mesure des touches. On fini toujours par prendre un gros poisson avec un morceau ridicule, le poisson pris dans les effluves et la compétition alimentaire va radicalement se louper et vous arracher la canne. A ce propos j'ai testé une petite série d'astuces qui paye à tout les coups, si vous êtes sage je vous raconterai tout.

plus loin que les filets.

Mais ce coup-ci j'avais envie de mettre mon ami MARCO et fier silverboy à l'honneur pour cet article. C'est le moins convaincu de nous tous en ce qui concerne le ver de Rimini. Pourtant cette fois-ci il va radicalement changer d'avis sur ce ver. En fait, en gros il n'a eu des touches qu'avec ça. Exit les beaux bibis frais, les mourons, le ver de chalut ( quoique) et autres, il doit sa belle pêche grâce à ce ver "miracle".

plus loin que les filets.
plus loin que les filets.
plus loin que les filets.

Pour lui l'affaire est faite, plus question de partir avec autre chose qu'au minimum un ver de Rimini surgelé. La petite astuce c'est que la maison PEXEO l'à truffé d'acides aminés naturels qui font largement la différence. Rien ne peut réellement résister à ses pouvoirs à conditions bien sûr que ces poissons ne se soient pas fait stopper par des filets avant.

plus loin que les filets.
plus loin que les filets.
plus loin que les filets.
plus loin que les filets.

Voilà, les articles vont reprendre leur cours habituels d'ici la semaine prochaine. Oui j'ai été très occupé avec ma famille, les grèves des cantines et un possible changement de travail. Je n'ai pas beaucoup eu l'occasion d'écrire malgré quelques sorties de pêche assez réussies.

En plus mon anniversaire le 3 Décembre, les décos de Noël, la préparation des cadeaux, la der de l'année je suis assez occupé.

Bon allé on en reparle la semaine prochaine car j'ai un truc pas croyable à vous raconter...

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 07:58
Les tielles sétoises, une recette Italienne ?

Comme tous les plats emblématiques, la tielle sétoise fait couler beaucoup d'encre sur la toile. Certains y ajoutent des ingrédients inédits, d'autres revendiquent une origine ancestrale sétoise. En réalité tout le monde a un peu raison mais en vérité...Par chance j'ai pu goûter ces fameuses tartelettes issues de maison prestigieuses et pour le moins, c'est un véritable délice !

La tielle nous viens d'Italie et n'a été importée seulement qu'au 19 ème siècle. Bien sûr elle existe depuis des lustres et elle a servi à conserver dans un pain rondelet la marmite du pêcheur. De nos jours ajouter autre choses que du poulpe dans la tielle est un crime. Mais curieusement à l'origine tous les céphalopodes pouvaient y cohabiter. Quand on y pense un peu cela semble normal, les pauvres gens tiraient leurs ressources dans tout ce qui pouvait exister. C'est la raison pour laquelle je me suis plongé dans les méandres de cette cuisine Italienne empreint d'un histoire fantastique.

Voilà, j'ai ouvert en grand ma bibliothèque culinaire et j'ai cherché la recette de la tielle sétoise. A ma grande surprise je peut constater que le beurre, les oeufs, le sucre, le vin fait son apparition dans la composition de la pâte depuis peu. Voilà une surprise de taille quand on sait que cette recette populaire à été conçu à une époque où le vin de l'Aude n'était pas disponible en Italie et peu être même pas en vente du tout. C'est la raison pour laquelle j'ai approfondi mes investigations.

Au final, j'ai bien trouvé les ingrédients originels et voilà ce que cela donne...

En fait la pâte qui fait l'essence de la tielle n'est pas une nouveauté. On peut la retrouver sous différentes formes de pains qui renferment d'autres ingrédients et roulés sous une autre forme. Ainsi, la fameuse pâte n'est autre qu'une pâte à pain montée à l'huile d'olive légèrement levée et qui doit boire excédant de jus de la farce. D'ailleurs sa teinte orangée en est la preuve. Exit le beurre, les œufs, le vin et le sucre.

Ha enfin je retrouve du sens à cette recette, je voit sans peine l'ouvrier marin dégustant cette tielle sur le pont de son navire que la "mama" ou l'épouse lui avait préparé à la maison. C'est un plat nourrissant qui combine beaucoup d'avantages comme l'absence d’assiette et de couverts, de glacière car le pain moelleux sait garder quelques jours le met qu'il abrite. Le vrai problème c'est que ceux qui revendiquent aujourd'hui l paternité de ce plat n'ont sans doutes jamais lu l'histoire de la tielle " Italienne".

Pour ce plat il nous faut un poulpe. Pour des raison pratiques j'ai choisi de la prendre surgelé car cela me dispense d'aller le pêcher. Je le plonge dans la cocote jusqu'à la cuisson totale soit environ trois quart d'heure.

Du poulpe PEXEO, hé oui y'a pas que la pêche dans la vie !!!
Du poulpe PEXEO, hé oui y'a pas que la pêche dans la vie !!!

Du poulpe PEXEO, hé oui y'a pas que la pêche dans la vie !!!

Pendant ce temps il est nécessaire de préparer la pâte. Farine, huile d'olive, levure chimique ( la fraîche fait un peu trop lever), sel et eau.

Un bon pétrissage est nécessaire pour obtenir une pâte assez ferme et manifestement bien lisse grâce à l'huile. Je la laisse reposer une bonne heure sous un torchon légèrement humide avant de l'étaler en deux parties.

Les tielles sétoises, une recette Italienne ?
Les tielles sétoises, une recette Italienne ?
Les tielles sétoises, une recette Italienne ?

Pour la farce c'est comme pour faire une sauce tomate il nous faut des oignons, de l'ail, une carotte et quelques petites tomates du jardin. Du concentré de tomates et de la chair de tomates, sel poivre, quelques aromates, un petit piment et un verre de vin rouge.

Une fois cette préparation réduite au maximum y intégrer vos céphalopodes, poursuivre la cuisson quelques minutes et laisser refroidir une bonne heure.

Les tielles sétoises, une recette Italienne ?
Les tielles sétoises, une recette Italienne ?
Les tielles sétoises, une recette Italienne ?
Les tielles sétoises, une recette Italienne ?
Les tielles sétoises, une recette Italienne ?
Les tielles sétoises, une recette Italienne ?
Les tielles sétoises, une recette Italienne ?

Pour coller les deux pâtes j'utilise le reste de concentré que je dilue avec un peu d'eau, je passe mon pinceau sur les bord et je referme. un petit coup de ciseau pour la décoration.

Je prépare mon four à 200° et une fois la température atteinte j'enfourne la tielle pour une cuisson d'une grosse demi heure. Surveillez les bords car ils ne doivent pas croustiller seulement s'épanouir en gonflant légèrement.

Ici vous avez deux solutions: Soit vous faite un puits an centre de la tarte pour que l'excessive chaleur sorte par ce trou, soit vous n'en faite pas et le dôme de pâte va se décoller de la préparation et créer un vide à l'intérieur et devenir bombé comme celle industrielles. Moi, le vide ça ne me rempli pas de joie...

Les tielles sétoises, une recette Italienne ?
Les tielles sétoises, une recette Italienne ?

Laisser bien refroidir avant de démouler sinon elle se casse et servez juste tiède. Comme prévu le goût est au rendez-vous, ma petite troupe d'experts ne s'y sont pas trompés en terminant le plat. D'un coup d’œil en voyant leurs trombines j'ai compris que j'avais fait mouche avec une recette pourtant vraiment très ancienne et qui ne nécessite pas de réelles connaissances, comme quoi...

Les tielles sétoises, une recette Italienne ?
Les tielles sétoises, une recette Italienne ?
Les tielles sétoises, une recette Italienne ?

Avec le reste de pâte et de préparation je me suis amusé à faire une pizza, bon, rien à voir avec celles qui sortent habituellement mais pour l'apéro c'est quelque chose! Mon dernier fils s'est installé au comptoir et comptait bien tout rafler, heureusement il nous en est resté un peu pour tester.

Voilà une friandise à essayer car c'est très facile à faire, le plus dur, c'était de trouver la recette.

 

Bises les gars !!!

Les tielles sétoises, une recette Italienne ?

Bon allé, lisez vite il faut que je vous raconte ma pêche de la semaine !!!!

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Construit et imaginé par RORO, GREG, MARCO, GEGE. - dans Poissons pêche au bord de l'eau. pêche sport
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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 10:59
VIVA ESPANA !!!

Cela fait plusieurs mois que nous préparons en cachette cette fameuse sortie que nous a inoculé Reno l'année dernière. Une sortie un peu hors norme que bien peu de gens sont capables de supporter dans la réalité. Nous allons nous rendre en Espagne à quelques encablures de Barcelone pour voir si il  est possible de partir avec pas mal de copains l'année prochaine. Mais là on part à l'aventure et nous savons bien que nous ne pouvons pas embarquer avec nous une troupe de fidèles comme ça, faut prévoir un minimum pour que cela puisse se faire l'année prochaine au top. Là il va falloir sortir de son cocon, prévoir tout le quotidien pour plusieurs jours et être capable de s'éloigner de son confort sans tirer la gueule. Nous allons devoir nous écarter pour un moment de toute la machine qui nous tient dans notre vie de tout les jours et un oubli simple transforme ce mince équilibre en formidable galère. Mais une fois que l'on a pris conscience qu'il n'est pas question de partir sans le strict minimum car il faudra faire face à une montagne d'imprévus, le plaisir d'aller pêcher peut enfin commencer. Avec un peu de recul je me rend compte qu'il est bien plus facile de programmer ce genre de sortie quand on est dans la fleur de l'âge car on se passe beaucoup plus facilement du manque de sommeil et de confort. Mais d'un autre côté ce qui nous guide c'est l'aventure et je pense pouvoir l'apprécier beaucoup mieux aujourd'hui. Le plaisir simple d'aller pêcher ailleurs que dans nos coins hebdomadaires, de voir un peu plus loin que le bout de son nez, de souder des fils qui n'étaient pas branchés, créent des remous incroyables dans les tripes...

Voilà le récit de quatre gars partis en voiture un Jeudi soir en direction de l'Espagne.

L'année dernière Reno nous avait tous surpris en prenant la route de l'Espagne pour aller pêcher dans l'inconnu durant une bonne semaine. Oui bien sûr, pour s'aider il y a beaucoup de points de repères qui sont visibles du satellite mais la réalité, en réalité, c'est carément autre chose... Il nous a donné l'envie de prendre sa trace et de refaire son périple, mais heureusement que nous n'avons pas sollicité nos proches car les rebondissements ont été nombreux. Tout a commencé avec moi qui voyait ses chances de partir diminuer à vue d'oeil vu mes finances. Reno nous a tenu en haleine jusqu'à dix minutes de partir, oubli de matos, itinéraire incertain et choix du poste quasi sur le chemin. Voilà en quelques mots ce qui n'a pas manqué de faire foirer cette sortie.

Pour ma part j'ai dressé la liste de tout ce qui me faut sur un bout de papier que je met régulièrement au propre. Mon esprit est largement mis à contribution car il y a beaucoup de chose que personne ne peut maîtriser. On ne peut pas compter sur la météo ou une blessure de dernière minute, les questions se bousculent dans ma tête et bien souvent, même au travail, je suis absent. J'ai trouvé tout ce qu'il me faut sur internet à propos du coin que nous avons choisi, je peut pratiquement me faire une idée car les photos et les vidéos du coin ne manquent pas.

Peu à peu les jours avancent et tout prends forme., je suis toujours en attente de ma paye et cela va conditionner cette aventure. Sur la messagerie nous nous tenons régulièrement au courant de nos avancées ou de nos trouvailles, du permis de pêche qu'il faut prendre et des détails courants. Les affaires sont stockées dans les caisses, la nourriture s'entasse, il ne restera que le frais de dernière minute à prendre. En fait je me rend compte que rien que pour le quotidien il me faudra beaucoup de choses. J'ai une montagne d'emballages qui renferment le consommable, du jetable à gogo, ben dis donc, voilà un truc qui m'interpelle mais bon...

Un peu avant la maison PEXEO m'a ouvert en grand les portes de ses congélateurs, ma mission était de me servir pour tout ce que je pense avoir besoin tu parles d'une mission ! Quel confort pour l'esprit de savoir que je ne vais manquer de rien côté appâts ! Reno en parallèle fera une commande d'appâts frais à la maison SUD'ESCA pour le jeudi 22 Octobre, le jour du départ. Ici j'ai l'impression de jouer à l'équilibriste tellement il y a de paramètres qui doivent s'emboiter à la perfection. Pour couronner le tout, Ange et Pat prendront les appâts juste avant de partir chez Cabesto, enfin, si la livraison se fait.

Ici je vais faire une petite parenthèse sur ces deux maison qui méritent toute notre attention. Aujourd'hui ceux qui ne connaissent pas sud'esca et Pexeo ne sont pas nombreux. Ils sont distribués tout deux dans toute France car ils ont réussi à créer un truc différent des autres. Manu de sud'esca à ouvert un site de vente d'appâts en ligne alors que personne n'y croyait un gramme. Les tarifs défient toute la concurrence et les appâts sont livrés en temps record à la maison, sur son lieu de travail ou directement au cul de sa voiture si cela vous chante. PEXEO à trouvé le moyen de surgeler une peu tout les appâts de façon optimale exatcement comme pour l'alimentaire, une fois décongelés ils retrouvent l'aspect d'origine mais...gorgés d'acides aminés. Ces deux copains ont fait bouger les choses, ils ont prouvé que l'on pouvait aller encore plus loin. Pourtant ces deux concepts sont opposés, un vends du frais, l'autre du surgelé et pourtant rien ne les opposent. C'est tout simplement parce qu'ils répondent à toute la palette des possibilités que tout pêcheur à besoin ou aura besoin un jour.

VIVA ESPANA !!!

Malheureusement jusqu'à la dernière minute nous ne saurons pas si Reno pourra venir. Une embrouille de dernière minute nous tiendra en haleine jusqu'au moment où tout se dénoue enfin.

Nous partons tous comme prévu d'AIX en PROVENCE vers 18 heures avec armes et baguages en direction de l'Espagne presque étonnés de pouvoir partir. Les rires sont de tous les instants entre coupés de brève phrases sérieuses. La joie nous tient les tripes car notre périple commence enfin !!!

Il ne nous faudra que quelques heures pour rejoindre Manu qui nous attends tout près de Narbone. En fait Ange et Pat comptaient sur ce fameux arrivage d'appâts prévu au Cabesto d'Aubagne, mais le camion de sud'esca est tombé en panne en route privant mes deux copains de vers frais. Heureusement le dévouement de Manu est sans limites pour ses copains, même à des heures indues il va nous livrer une vingtaine de bibis sur le parking d'un restaurant gastronomique ( mac donald) pour que notre voyage puisse se faire. Après une courte rencontre nous reprenons la route des vacances.

Impossible de rester sérieux plus de cinq minutes les rires fusent de tous les côtés, les kilomètres défilent, la nuit tombe. Je reconnait immédiatement les endroits où j'ai passé mon enfance. Leucate, Port Vendres, Rivesaltes, cerbère. Ces noms résonnent dans ma tête, ils sont synonymes d'enfance et d'insouciance et de beaucoup de personnes disparues...

Une fois la frontière Française passée les ennuis commencent. En fait, l'itinéraire n'est pas très compliqué à condition de l'avoir bien assimilé. Moi je suis à la recherche de ROSA comme il est marqué dans google hearth. Mais en fait à la place de ROSA c'est ROSES qu'il fallait chercher. Certaines ethnies dont les espagnols ont une habitude de traduire à leur sauce tout ce qui est marqué ou d'origine. Ainsi AUCHAN devient" AL CAMPO", Perpignan devient Perpinya et j'en passe, moi bille en tête je continue ma route.

Les kilomètres défilent, trop à mon goût et aux portes de Barcelone une inquiétude monte soudain en nous. Le GPS ne fonctionne pas malgré les bricolages de Pat rien n'y fait il nous faudra demander notre chemin. Dans la nuit nous traversons des villages endormis. Pourtant rien n'explique qu'ils soient aussi déserts, on dirait des villages fantômes, cela n'arrange pas nos affaires.

Au bout d'une bonne demi heure de vire vire nous trouvons enfin un bar qui se prépare à fermer, Pat et Reno foncent demander le chemin. Finalement à force de chercher notre route avec les maigres indications que la serveuse nous à donné nous sommes sur le bon chemin quand...Le GPS se met soudainement à trouver notre route et notre position ! La chance nous souri enfin ! Nos rires fusent dans tous les sens, impossible de rester sérieux plus de cinq minutes. Malgré notre malchance très passagère nous ne pouvons pas nous empêcher de rester sans se poiler, tout est pretexte à envoyer une vanne jusqu'au moment où Reno reconnaît la route.

A Roses nous trouvons enfin la petite bretelle qui mène vers CALA MONTJOI. La route serpente furieusement dans la nuit, il est deux heures du matin et pourtant nos pronostics de pêche vont bon train, notre impatience est grande, les cerveaux sont en ébullition.

Finalement nous arrivons sur le parking de la plage, tout est calme et sans vie apparente, le coin est désert et la mer immense nous tend les bras. A cet instant et contrairement au voyage, aucune vanne ne sort de la bouche d'aucun d'entre nous, ça y est nous y sommes les gars !!!!!!!!

VIVA ESPANA !!!

               

Nous installons notre quartier général un peu dans l'urgence dans la nuit. Mais avant tout il nous faut mettre les lignes à l'eau. Hé oui on a pas fait 500 bornes depuis Marseille pour ne pas pêcher immédiatement ! Tout les appâts sont déballés et dans la folie toutes les lignes sont envoyées dans l'eau avec beaucoup d'espoirs de trouver un trésor.

Le premier à avoir "la" touche c'est Ange, les cris de joie fusent dans la baie. Mais il va remonter un petit congre qui sera remis à l'eau dans la foulée, quelle rigolade !!!!!

VIVA ESPANA !!!

Toute l'histoire de cette aventure c'est de penser à faire des photos pour nos blogs. Il est nécessaire d'en prendre un maximum pour immortaliser tous ces instants de bonheurs qui font parti du lot de notre voyage. Nos pensées sont forcement tournés vers ceux qui n'ont pas pu venir et nous allons leur faire une petite place dans cette sortie. Le seul mot d'ordre ici c'est de prendre un maximum de sensations dans le peu de temps que nous allons passer ici.

Rapidement les poissons de toutes les tailles vont être capturés et il y en aura pour tout le monde. Le premier soir il nous faudra relâcher tous les poissons car ils ne tiendront pas plusieurs jours même dans une glacière, à vrai dire, ma hantise c'est de devoir remettre à l'eau une grosse patate. Même si c'est facile pour un poisson de taille modeste, ce sera plus dur sur une daurade de cinq kilos ! A vrai dire on ne sait pas du tout à quoi on s'attend ici. Vu le nombre de touches en ce début de pêche, il tout est fait possible qu'avec la venue du petit jour cela soit complexe à gérer.

VIVA ESPANA !!!

Durant toute la nuit et jusqu'au matin les touches sont régulières, les captures sont assez espacées mais dans l'ensemble pas de quoi se plaindre. Sars, Pageots, daurades, marbrés, un peu tout y passe et avec la venue du matin nous restons sur nos gardes.

Nous avons encore deux jours de pêche et nous débutons ce vendredi avec beaucoup d'espoirs en poche. Moi je suis très confiant car même dans la matinée on ne s'ennuie pas du tout. Les prises sont plus étalées que dans la nuit sûrement à cause de la venue de nombreux bateaux qui arrivent du large mais régulièrement les écureuils fusent. Des plaisanciers de pacotille comme chez nous qui sortent le bateau deux fois par ans viennent braver les bouées placée très loin, même si ils ne pertubent pas notre pêche ils sont franchement chiants !

La journée passe ainsi, on mange un peu à toutes les heures, on se soigne pas mal le gosier sans pour autant dépasser les limites. La vrai raison c'est qu'il n'est pas question de louper la moindre minute de pêche si ce n'est pour dormir.

VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!

Contre toute attente, il ne va pas se passer grand chose sous les eaux durant la journée, les poisson semblent bouder les rayons du soleil de midi. Pour m'en convaincre j'enfile la combinaison de plongée et me voilà dans l'eau fraîche à la recherche d'une vie sous marine. A ma grande surprise je découvre que les fonds sont riches en toutes sortes de choses mais les poissons sont absents. Les poissons de roche sont nombreux mais à première vue pas de belles pièces à voir même assez loin du bord. Par contre dans un mètre d'eau les sars, les girelles, les labres et tout leurs petits compagnons se touchent preuve que la vie change de camp dans la nuit. Le fond est tapissé de grandes nacres et d'holothurie taille xxl, de belles étoiles de mer, de spirographes démesurés, je suis vraiment étonné de ne pas y voir de beaux poissons dedans...

Bon de toute façon je me suis fait une large idée de ce que je voulais voir je peut rentrer.

VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!

Vendredi soir les choses changent, les touches et les poissons sont assez présent. D'ailleurs Pat va nous servir un spécimen de marbré qui n'existe plus chez nous ( voir la vidéo de Galinette ) dès qu'elle sera disponible. Pour sa part C'est Reno qui va sortir la plus belle prise de la sortie en remontant une belle daurade de plus d'un kilo et demi.

VIVA ESPANA !!!

La daurade de cala montjoi ( espagne).

No kill épique d'une belle daurade.

Nous sommes obligé de relâcher le poissons vu que nous n'avons rien pour les tenir vivants et encore moins pour les conserver en bon état.

Mais on ne laisse pas aller mais vu que les feux sont strictement interdits ont fait griller les saucisses sur le camping gaz. Nous n'avons pas tenté de faire un feu car la police Espagnole ne rigole pas avec ça et nous n'avons pas envie de revenir à la maison avec un pv.

VIVA ESPANA !!!

Le problème c'est l'attente sans aucune touche dans la journée, l'alcool quasi présent et...le manque évident de sommeil. Rien de mieux pour voir en vrai la nature d'un homme. Ces trois facteurs réunis peuvent révéler de grosses surprises mais là...Aucun de nous n'a faibli. Les vannes se sont alignées en rang d'oignon pire, elles sont devenues naturelles et indispensables. Les rires ont fusé tout le séjour sans faiblir.

VIVA ESPANA !!!

Les soirs se succèdent un peu toujours de la même manière. Au début de la soirée les poissons viennent se nourrir et repartent dans la nuit. Il faut être sur ses gardes et s'attendre à croiser un beau poisson à n'importe quel moment. Reno va encore nous sortir une belle daurade à la faveur d'un petit vent d'EST qui a légèrement fait rentrer la mer. Pour ma part je bricole quelques poissons mais demain c'est le grand jour. Le jour où on va pouvoir garder le poisson pour la maison, fini les no kill, là on va y aller comme des fadas.

VIVA ESPANA !!!

Six heures du matin, la troupe est en éveil car tout le monde veut renouer avec les prises des jours passés. Les yeux sont tirés et les figures en disent long sur l'état de décomposition dans lequel nous sommes. Pourtant la passion est là, rien ne semble désunir l'équipée qui se précipite sur les cannes à la moindre touche. Mais contre toute attente le matin sera vide. Il n'y aura pas la moindre tirée qui nous fera sauter en coeur de nos fauteuils tièdes. Bien blottis dans nos lourdes affaires d'hiver on peine malgré tout à croire que la mer est vide. Le café qui fume sur la table de camping est un réel confort pour nos pauvres âmes. Peu à peu le jour qui pointe entre les montagnes vient réchauffer la crique de fortune où nous nous sommes échoués. Tout est calme. Les cannes dressées vers le ciel vacillent avec la brise froide du matin, les écureuil balancent lentement, pour une fois c'est le silence dans les rangs.

VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!

Nous avons mis un tel bordel sur cette plage qu'il n'est pas difficile d'imaginer le travail que nous allons avoir pour nettoyer tout cela. Inutile de dire que nous partirons pas en laissant le moindre indice de notre passage. Pourtant à cet instant la partie ne semble pas jouée d'avance.

La nuit va passer comme ça, une tirette sans suite à droite, à gauche et quelques poissons remontés sans réellement sentir un vrai passage de poissons. Si, à un moment j'ai essuyé une rafale de touche sur la même canne, malheureusement le placard que j'avais au bout de la ligne s'est décroché dans la dernière vague devant moi. J'ai quand même réussi à sortir une belle blanquette de sept cent grammes avec un montage minuscule au riminni, comme dans les calanques puis, une fois la troupe passée ce fut le calme jusqu'au Dimanche matin.

VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!

Peu à peu les affaires se préparent pour le retour. Le soleil de 10 heures du matin est propice pour réunir ses dernières forces pour partir. Chacun rassemble des breloques, on ouvre les sacs pour enfourner à la hâte les choses qui n'ont pas été consommées ou oubliées, on ramasse tout ce qui pourrai nuire à cette plage de rêve qui ne peut pas accueillir plus de pêcheurs. En fait mes amis qui se sont placés au milieu de la plage n'ont pas cassé ou peu de lignes, mais moi qui me suis désaxé, j'ai eu peu plus de touches mais j'ai cassé à gogo.

Wahouuuu, quand je voit tout ce qui doit être acheminé à la voiture j'en ai la tête qui tourne. Je me demande même à quoi à servi tout ce beau bordel qui va remplir un trafic long jusqu'à raz de la gueule. Mais avec patience, mes copains font les voyages pendant que je range l'immense coffre du camion. Mais avant de partir il nous faudra faire un brin de toilette car là nous ne sommes pas franchement présentables. Nos frocs sont maculés de détritus de vers, nos cheveux en broussailles nous font lancer malgré nous quelques vannes bien salées. Les brosses à dents finissent d'essuyer trois jours d'aventure et le savon à la lavande n'arrive pas à couvrir les effluves puissantes et les traces violettes sur les doigts du ver de chalut.

VIVA ESPANA !!!

Je rêve de revenir ici avec en plus mes autres copains l'année prochaine. Nous organisons une dernière pêche de l'année, pourquoi pas une pêche de la Toussaint ? Mais il faut garder en mémoire que ce n'est pas une sortie qui peut s'adresser à tout le monde car tout est différent. L'éloignement, la langue, les us et coutumes, la route, la fatigue, le sommeil, la bouffe, les vannes de tous les instants...Tout cela est nécessaire pour arriver à l'absolu et comme pour les calanques cela ne s'adresse pas à tout le monde. Bien sûr, tout cela est réalisable à condition d'être méticuleux et d'une fidélité sans failles car ceux qui sont un peu fragiles seront pris de court du début jusqu'à la fin.

Mais au bout du compte nous avons vécu une aventure humaine un hors normes où il s'est passé beaucoup de fabuleuses choses entre nous. Nous avons soudé des liens qui ne se dénouent pas comme ça, c'était le but de cette aventure avant même de parler de pêche.

Je m'installe le coeur lourd au volant de mon camion une fois chargé, je regarde ma main qui tourne clé de contact et le moteur s'ébroue dans un râle puissant. Je regarde la mer et mes copains qui montent en riant dans la cabine. Nos regards peinent à lâcher l'horizon et le silence envahi soudain l'habitacle. Nous savons bien que ces derniers instants à contempler le scintillement du soleil sur la mer sont les seules images qui nous feront mal dans nos pensées...Pourtant notre route est encore longue avant de rejoindre le siens, les kilomètres qui nous éloignent peu à peu de l'Espagne ne vont pas immédiatement nous guérir de cette séparation...

VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
VIVA ESPANA !!!
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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 20:49
Une sortie loin de tout.

La pêche de ce Samedi est un peu spéciale. Oui, l'aventure qui nous attends est une sortie loin de tout sur l'ile du Frioul. Quand je dit spéciale je pèse mes mots car à chaque fois cela nous imposent une rigueur qui n'est pas toujours en accord avec nos vies. Mais manifestement cette fois-ci tout se déroule bien pour nous car je peut enfin partir de bonne heure, la navette peut engloutir la longue file d'attente et pour bien finir ce préambule, la mer est très belle. Voilà de bien belles promesses qui vont se confirmer tout au long de notre long chemin.

Le chemin est assez facile tant que l'on reste sur son tracé. La vue plongeante sur les criques entrelacées de couleurs immatérielles est à couper le souffle étant donné la proximité de Marseille, d'ailleurs on s'en étonne toujours même si comme moi, on y vient depuis toujours. Nous avons choisi une avancée toute en hauteur qui n'a pas dû être abordée depuis longtemps, son accès est terrible pour les jambes déjà lourdement soumises à nos affaires. Une fois les sacs positionnés pour le déballage une petite période de repos est à observer, cela donne aussi l'occasion de voir à la surface et jusqu'au fond les millions d'oblades et de castagnoles qui fondent sur tout ce qui tombe de la parois rocheuse. Rapidement nos lignes sont envoyées. Nous avons un énorme échantillon des appâts de chez PEXEO dans nos différents sacs de congélation. Crabes, vers de chalut, Rimini, bibis, sardines, seiche, calmars et j'en passe, ça fait un peu beaucoup mais bon...

Une sortie loin de tout.

La nuit tombe sur nos âmes, la mer est si calme que j'en ai presque la larme à l'oeil. En attendant les premières touches je déballe le Pastis et quelques friandises tout en rigolant un bon coup. Greg lui consulte les nouvelles de facebook sur son téléphone portable et on peu voir que Zak commence déjà à sortir ses marbrés pendant que nous on est au point mort. Mais soudain tout change. Greg détecte une belle tirée au bibi suivi d'un départ de frein sur la canne d'à côté. Moi je me charge de la première canne et Greg de l'autre, nous ferrons presque ensemble mais c'est celle que j'ai entre les mains qui à trouvé le poisson. Les coups de tête me fait penser immédiatement à une daurade de belle taille. Du coup il nous faut le salabre et je court pour aller le récupérer, mais notre poste est trop haut et mon ami doit lui faire faire le tour derrière beaucoup plus bas. Avec grande peine la daurade arrive sur moi qui me suit positionné en bas et du bout des bras elle va rentrer dans les mailles. Voilà une entrée en matière plutôt réjouissante car à vrai dire il nous semble impossible de ne pas en faire quelques unes de plus mais...

Mais la soirée ne va pas être aussi mouvementée que prévue, nous essayons toute la batterie d'appâts que nous avons embarqués le résultat est toujours le même. Il n'y a pas de touches visibles mais les appâts disparaissent des hameçons. J'ai essayé des lanières se seiches fortement saucissonnés, en gros, c'est pareil...Ha ben dis donc pour une surprise, nos cerveaux ne sont pas à la fête car on ne demande pas l'impossible mais là...

Une sortie loin de tout.

Vers minuit un fort courant de fond arrive malgré une mer totalement plate, les lignes et les poissons sont emportées sur la gauche comme si tout cela était naturel. Il nous faudra lourdement alourdir les écureuils pour maintenir un certain équilibre, malgré ça ce n'est pas la joie. Du coup, nous sommes encore plus dans le doute, le doute de revoir encore une fois un beau départ de frein.

Bon allé, vu l'inutilité de rester à proximité des lignes à surveiller une éventuelle touche je me met à la pêche aux calmars ça va me détendre un peu. Je me prépare une ligne sans plomb armée d'un tandem crevette ce qui va me permettre d'aller trouver une bogue ou une oblade à mettre sous le bouchon. Ce qui a de bien avec ces indésirables c'est leur vigueur, les touches font penser à un poisson record et on se surprend souvent à espérer...Rapidement j'ai de quoi me mettre en action avec une bogue de taille parfaite. J'ai tenté avec une sardine mais vu à quelle vitesse ces petits rongeurs d'arrêtes nettoient la teutonnière j'ai abandonné l'idée d'en remettre sans fin. Le bouchon lumineux est envoyé hors du courant dans un calme relatif, il aura pour mission de balayer toute la zone de remous invisibles et de revenir à son point de départ une fois sa lente prospection faite.

Les heures passent sans que rien ne bouge. Mon ami s'est endormi et moi j'avoue ne pas être très frais non plus. Mes paupières me trahissent jusqu'au moment où, moi aussi... je m'endors...

Une sortie loin de tout.

Brrrr, le froid me réveille un peu malgré mon bon équipement, je me surprends à rêver d'une bonne tasse de café bien chaud avec quelques croissants au beurre, un canapé bien moelleux, des gonzesses qui dansent, heu ... non là je dérive. Mais en fait j'ai beau chercher sur l'eau je ne voit pas mon bouchon, tient ! Il refait surface puis replonge aussitôt, haaaaaa !!!!! D'un bond je saute sur ma canne et entame tout en douceur une longue remontée vers la surface. Je sent les secousses du calmar qui est piqué par la pointe d'un tentacule, il ne doit pas être bien gros mais il suffira à mon bonheur. Tout feu éteint je m’imprègne de sa danse, à la surface il crachotte quelques gerbes d'eau et se décroche dans un petit remous discrets. Je repose tout en douceur dans l'eau ma bogue qui vient de se prendre un vilain croc sur le crâne, normalement ce calmar va y revenir dessus rapidement. Ma ligne est tendue presque à l'horizontale et je sent ses ventouses qui collent sur les écailles du poisson, je n'ai plus qu'à tenter encore une fois de le remonter. Là j'ai bien compris que si j'essaye de la remonter en force il se décrochera à tous les coups, je doit utiliser une astuce qui en principe fait mouche sur les petits calmars. Elle consiste tout simplement à sortir la tête du coco hors de l'eau et attendre sans bouger qu'il glisse sur le poisson, neuf fois sur dix il se plante sur les hameçons et là on entends les crachottis puissants du calmar qui viens de se faire avoir.

Mais en principe un calmar n'est pas seul et il faut toujours tenter de remettre le poisson dans l'eau à proximité de sa première prise, pour ce soir ça fonctionne car immédiatement je sent un lourdeur sur le poisson qui me dit que celui-ci est un peu plus gros. Là j'essaye la même technique et comme par magie il se plante direct, subitement ses jets d'eau sont réjouissants quand tu viens de passer sept heures sans touches...

Bon voilà, on se dit que la partie de pêche est bien finie, le jour pointe et nos espoirs sont bien minces. Mais c'était sans compter sur un deuxième passage de poissons à cet instant. C'est à ce moment que la pêche va se faire et il y aura un peu toutes les espèces qui seront capturées. Sars, blanquettes et un peu tous les autres sparidés sans pour autant toucher un poisson de belle taille. Malgré tout ces quelques poissons sauveront mon esprit d'un possible regret.

Vers huit heures du matin nous remballerons nos lourdes affaires, sur le chemin du retour nous allons largement subir notre âge qui avance. Notre motivation pour l'instant est plus forte que le dictât que nous susure notre corps.

Petite astuce pour capturer des calmars,perles, plomb et sardines PEXEO.
Petite astuce pour capturer des calmars,perles, plomb et sardines PEXEO.

Petite astuce pour capturer des calmars,perles, plomb et sardines PEXEO.

 Dimanche j'en ai un peu marre de regarder des conneries sur facebook et malgré ma sortie je suis sur le départ pour la pêche car j'ai besoin de reprendre un peu de hauteur à tout cela. A peine arrivé à Marseille je doit me confronter en premier lieux à toute la faune véhiculée qui transitent dans les avenues à la poursuite d'une réalité qui n'existe sûrement peut être pas. Une peu plus loin en voyant les plages de l'escale Borelli je ne peut m'empêcher de revoir tout au fond de mon âme les longues heures de pêche avec mon tendre père à regarder le Frioul entre deux touches. Dans le creuset de son esprit le graal était là bas et il me me montrait du bout des doigts sous un soleil cuisant quelques criques isolées qui regorgent de poissons comme dans ses rêves. 

Le coin a bien changé depuis cette époque, je me souvient de ces longues plages déjà encombrée par les promeneurs repus après le déjeuner pris à la terrasse d'un restaurant. Les ventres biens bombés étaient le signe d'une évidente réussite, combiné à une famille nombreuse et un animal de compagnie notait immédiatement sa position sociale. Nous, assis sur le sable avec des mouchoirs mouillés sur la tête pour se protéger du soleil, des espadrilles usées aux pieds et juste quelques biscuits pour repas dans une biasse de l'armée, nous regardions passer les gens...Puis du coin de l'oeil nous observons un gars encore plus mal fichu que nous qui s'installe non loin de nous sur les rochers. L'homme d'une cinquantaine d'années fraîchement arrivé d'Afrique du nord déballe d'un sac plastique usé quelques filets de sardines qu'il embroche avec grande dextérité sur un hameçon. Il n'a pas de matériel estampillé mais juste une longue canne, une petite boite de conserve partiellement rouillée accrochée à sa canne par un clou où est rangé une trentaine de mètres de fil. Pourtant quelques longs instants plus tard l'homme sage bataille avec un poisson qui semble de belle taille. Moi je ne tient plus et je m'empresse de le rejoindre pour voir. Avec une habitude typique des gens habitués à se débrouiller il échoue sur la plage une belle daurade qu'il enfourne rapidement dans sa maigre musette. Je ne lui décoche pas un mot mais mes yeux ont sûrement parlé plus fort. Il me souri largement et me passe rapidement la main au sommet du crâne comme pour me dire que tout est possible. Heureux je retourne voir mon père pour lui raconter cette fabuleuse histoire...

L'ambiance était douce à cette époque pour les gosses, je me souvient de trucs sans importance mais qui n'en finissent pas de revenir à ma mémoire. Des cendriers aux couleurs vives de l'usine PROCERAM à aubagne qui étaient étalés sur les tables en fer verdartres des terrasses, surmontées d'un parasol "gauloise" au parvi des bistros, Les Renault 12, les arondes, les 4L flambantes neuves faisaient de l'effet. Pour les jeunes dans le vent, les Coupés SIMCA California lestées d'un sac de sable sous le capot, s'alignaient le long de la sinueuse bordure sableuse léchée par le clapotis nonchalant des vagues. J'entend encore le tintement d'une pièce de 5 francs dans la soucoupe rouge vif ornée d'un carré d'as laissé par un consommateur, le bruit résonne, je fronce les sourcils en repensant à tout cela, ça fait tellement longtemps...

Un scooter bruyant passe devant le capot de la voiture me faisant reprendre au passage le contact avec la réalité, ha oui, tout à bien changé. Mais que cela ne tienne, je suis dans cette réalité même si elle est moche mais si je n'en profite pas un peu, ma vie se résumera à avoir tiré mon passé comme une lcomotive tire ses wagons. C'est bien de se souvenir mais cela ne doit pas être le moteur de toutes mes rencoeurs.

A travers mes articles c'est aussi pour cela que je prends beaucoup de photos que je publie, je retrace pour nous tous une certaine époque qui ne perds pas de temps avec nous. Vous et moi nous pourrons revenir un peu en arrière à travers ces photos et ces articles qui nous ferons sûrement beaucoup de bien un jour venu. 

Pour ma petite affaire il me reste un petit bout de ver de Rimini et quelques babioles de secours. Là je ne suis pas venu vider la mer mais j'ai besoin de faire un peu le vide dans ma caboche, je n'ai que deux cannes et un poste de fortune. Je me dit que je ne ferais sûrement rien mais bon, la pêche c'est ainsi.

J'ai prévu une petite bière à boire sous une météo qui ne va pas rester belle bien longtemps, d'ailleurs les scions frétillent déjà au vent. Ha mince du coup je n'ai pas pris mon appareil photo j'ai juste ma caméra vidéo, bon, je pense que cela suffira largement...

les odeurs tournoient ici, je peut facilement sentir les couloirs d'air bien plus frais qui annoncent la pluie. Par habitude je laisse mes cannes tendues mais je remballe toutes les affaires dans le sac car si je doit partir en urgence ce sera plus facile que si j'ai tout mon bordel à rassembler. Alors que je suis affairé à tout mettre dans le sac je remarque du coin de l'oeil qu'un de mes écureuils est monté de quelques centimètres, pas de quoi sauter sur la canne mais bon. En fait il frétille, je ne saurai dire si c'est le vent ou une touche. Puis d'un coup il tombe au sol, pouffff !

Là oui je ne laisse pas passer un truc de ce style, je prends rapidement en main et j'essaye de tendre la fil, mais il se détend aussitôt une fois le contact avec le plomb pris. Dans le doute je ferre énergiquement et je rentre d'un coup en ligne avec un beau poisson. Au fur et à mesure je sent de bons coups de tête dans le scion, hé hé hé, c'est une daurade de belle taille !

Ha mince, comme d'habitude le salabre est contre le roche et bien plié, je vais être obligé une fois de plus de poser la canne et aller le chercher en courant au risque de perdre le poisson. Bon, j'ouvre le frein à fond et l'allé retour ne prendra que quelques segondes. Le poissons est toujours en lignemalgré mes frasques de débutant et pour cette fois je pense pouvoir le mettre dans les mailles sans trop de problème.

Le combat n'est pas simple ce poisson vient assez facilement mais il sonde beaucoup par moment, pourtant je sait que c'est une daurade. Elle me fait une danse spéciale tout en douceur qu'elle va sûrement me faire payer d'un instant à l'autre. Contre toute attente elle se couche sur la surface sous mes pieds comme si elle n'avait pas envie de se battre, je la rentre dans l'épuisette point. Ben du coup ma pêche est finie il ne me reste plus qu'à la filmer et partir.

Malgré tout je suis une peu décontenancé par la rapidité de cette pêche qui n'a duré qu'une heure. Comme je l'ai dit, je ne suis pas venu piller la mer, je suis venu prendre un bol d'air, mais là. Je doit me résoudre à cette réalité que je ne pouvait pas voir venir, j'était là, elle était là...

la pêche c'est ainsi...

La vidéo est sur facebook, comme quoi...

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 12:07

Ce dimanche après-midi je n'est rien de spécial à faire, je suis avachi sur le canapé à regarder pour centièmes fois les exploits flash Mckeen dans le poste de télévision. Le vent souffle fort dehors et j'ai beau tourner la soirée qui arrive dans tous les sens, si je sort je ne voit pas comment je vais arriver à pêcher correctement. Mais à force d'y penser l'espoir refait un peu surface mais je me dit que caler une ligne avec ce vent ne fera que faire regretter d'être sorti. non là il me faut une pêche a une seule canne et quelques bricoles que je vais pouvoir remballer en urgence si comme prévu la pluie arrive. hé bien c'est une sortie aux calmars que je vais tenter, il ne me reste qu'à trouver le bon poste et c'est là que les ennuis commencent.

je part en voiture vers mes calanques, sur la route j'ai tout le loisir de faire mes premiers plans en voyant la tempête qui sévit sur la mer. A vrai dire je ne sait pas si j'ai fait le bon choix de sortie ce soir car à vue de nez je ne sait pas ce qui m'attends en bas. une fois sur place, les cliquetis du moteur bercent ma solitude face aux éléments dechaînés. Je farfouille dans le boite à gants en l'espoir de trouver un peu de courage, quand, un motard se rammase une belle gamelle juste devant moi. Mince ! je sort avec précipitation de la voiture et le vent me décoiffe avec rage, mais je court pour porter assistance à ce gamin malchanceux. Le malheureux à glissé sur une épaisse couche de sable raviné par la puie, mais après examen du gars et de la moto il n'y rien de vraiment grave, tant mieux...

Bon allé roro, quand faut y aller, faut y aller...Je prends mes quelques affaires envoyées à la hate dans le fond du coffre un peu à contre coeur, mais je n'ai que quelques dizaines de mètres à faire et si ça me gonfle j'ai tout le loisir de rentrer chez moi. les giffles de vent et la pluie qui arrive ne m'aident pas vraiment à me sentir bien, mais la mer est assez calme car elle pousse vers le large, avec un peu de chance je devrait pouvoir tirer mon épingle du jeu car là,très bizarrement je me sent plutôt confiant. Dans un petit coup de poignet contrôlé mon bouchon va se poser non loin du bord, avec le courant j'espère qu'il va s'éloigner et ainsi balayer du terrain. Bon, ce n'est pas trop mal après tout, j'ai un peu lesté  la calamarette avec une olive de 20 grammes cela permet de voir le bouchon bien droit sur l'eau malgré les fortes rafales sur l'eau.

Il est temps de me rouler ma première cigarette sous une pluie un peu insistante, les gouttes me font ramolir le papier et le vent malmène la flame de mon briquer, mais que cela ne tienne, je ne vais me laisser intimider par quelques grosses larmes de pluie. Contre toute attente je voit mon bouchon lumineux qui s'enfonce d'un coup sous la surface, la touche m'a l'air un peu violente pour un calmar, mais il remonte à la surface et se couche aussitôt, bon, je suis un perdu mais c'est l'heure de remonter la ligne. Hééééé, je le voit à la surface c'est un gros calmar !!! J'en ai presque la larme à l'oeil tellement j'ai failli ne pas y croire, mais........Le vent à pris le fil de ma ligne et l'a liguaturée autour d'une roche tranchante, c'est un scénario courant ici et je viens de me faire avoir encore une fois. J'ai beau essayer de défaire le fil je doit me résoudre à couper et essayer tant bien que mal de " crochetter" avec une turlutte le montage qui s'éloigne inexorablement. A ce petit jeu assez courant chez les silver j'ai acqui une certaine dextéritée qui va me servir encore une fois. Malgré le vent de fada qui m'envoie le leurre dans tous les sens en une vingtaine de lançés j'arrive à remonter tout l'ensemble à la faveur d'un gros coup de bol.  En fait je viens de comprendre, ce n'est pas que je suis très habile, je pense que j'ai une chance de tous les diables et elle a sévit encore une fois. Car quand je pense à la situation, arriver à accrocher une ligne qui dérive à 20 mètres avec une turlutte ultra légère, non là je confirme, c'est du bol ou alors j'ai plus qu'à m'inscrire aux championats du monde de récupération de bouchon dans la tempête je suis sûr de gagner le premier prix! Pendant ce temps le gros calmar a foutu le campavec les restes de la sardine  et moi j'ai tout récupéré, bon...

L'attente va durer jusqu'à onze heure, je suis très mal installé car les roches sont coupantes, le vent ne faibli pas et la pluie s'invite régulièrement ce qui me complique la tâche pour détecter une touche. Soudain le bouchon qui se tient à 40 mètres se fige et plonge d'un bloc sans transition. Le temps de reprendre la canne en main et le flotteur refait surface sans que ma prise ne se soit piquée. je sent bien que quelques chose se trame sous la surface et je doit rester concentré malgré les bourrasques bruyantes qui frisent l'eau sur une immense étandue d'eau. A vrai dire je ne sait pas si c'est un calmar ou un barra qui me fait ça, à ce stade tout reste possible. C'est alors que je suis contraint d'appliquer une technique de leurristes quand rien ne marche, je me sert de ma sardine comme d'un leurre mais en moins violent toutefois à cause de l'aspect mou de l'appât. L'astuce consiste à faire de longues tirées amples mais sans réelles pauses, ou alors très brèves, j'ai remarqué que cela incite le calmar chipoteur à attaquer une proie qui s'enfuit. Hé bien ça marche, en quelques coups de manivelles je sent une belle tirée qui me bloque, je doit garder le fil bien tendu mais je suis prêt à rendre la main si nécessaire. Les coups dans le scion ne trompent pas j'ai bien un calmar qui s'est laissé séduire par cette animation, il sera mis dans le bac au terme d'un petit combat. Dans la foulée la ligne est renvoyée au même endroit et sans répis le bouchon plonge à nouveau. Un deuxième calmar est venu intercepter ma sardine à la faveur de la coulée lente.

Pêcher le calmar.
Pêcher le calmar.

Je rentre à la maison car il est minuit, j'ai fait ce que je devais faire et de plus j'en ai aussi raz la casquette de cette météo. A la maison je vais détailler les précieuses prises en attente de les cuisiner et les réserver au frigo couverts d'une pellicule de film alimentaire.

Pêcher le calmar.
Pêcher le calmar.
Pêcher le calmar.

Le lendemain je décide de préparer quelques poissons pris Vendredi soir. Les pageots sont poissons de choix pour les amateurs, on peut même les préférer à beaucoup d'espèces et je vais démontrer à mon ami de passage qu'il ne faut presque rien pour mettre en évidence toute la saveur d'un poisson. Exit  la montagne d'épices ou de fenouil, les arômates exotiques et tout ce qui peut dénature le goût d'un met simple.

Pêcher le calmar.
Pêcher le calmar.
Pêcher le calmar.

Zeste de citron, ail, oignon, un demi verre de vin blanc, sel et poivre.

Le fenouil doit être utilisé avec prudence, d'ailleurs pour ces deux poissons voilà ce que l'on doit mettre et en mettre un peu plus c'est de trop !

Pêcher le calmar.
Pêcher le calmar.
Pêcher le calmar.

Par contre la papillotte doit être finement élaborée de façon à faire une étuve, le poisson doit cuire avec son jus et les quelques ingrédients mis dedans.

15 minutes à four chaud suffisent, pendant ce temps j'ai fait quelques nems et quelques samossas. Mes enfants vont les dévorer pendant que mon épouse et moi dégusterons les deux poissons tout en buvant un bon rosé glacé de Bandol. Je vais raconter à mon épouse tout ce périple rocambolesque, où seuls les fadas seront sortis, par ce que là, faut vraiment être fou pour être sorti, non ?

Voilà...c'est ça la pêche....

Bises les gars !

Pêcher le calmar.
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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 12:51
Au cœur de la saison.

La saison de l'année qui me tient le plus à cœur arrive à grand pas, vous savez, cette fameuse saison où il est possible de faire plusieurs pêches en même temps. Je parle bien sûr de la pêche à la daurade, au loup et...au calmars. Pour ne rien gâcher, les calanques vont se vider de toute présence humaine à la venue des premiers froids, seuls quelques tintements cadencés des pierres qui s'entrechoquent sur le chemin de mon bonheur attesteront de mon unique présence sur la rocaille blanche. Il faut dire que dans ces fameuses calanques ça ne rigole pas quand le froid s'installe, et si d'aventure une petite brise vient l'accompagner, mieux vaut ne pas avoir oublié sa liquette pour être content d'être venu. Du coup au vu du programme automnal qui est arrivé plus vite que prévu toute la préparation des affaires pour affronter les conditions météorologiques changent assez rapidement. La taille du sac aussi a son importance. là il est impératif de prévoir un peu plus large en ce qui concerne les sous vêtements car comme vous l'imaginez bien, la pêche de jour et de nuit ne fonctionne pas de la même manière et n'attire pas du toujours les mêmes pêcheurs.Pour ma part je cherche plutôt la solitude quitte à revenir bredouille, je poursuit une idée qui m'a été transmise par mon père, un monde où le poisson est une icone, où sa propre présence au bord de l'eau doit être la plus invisible possible...Mon monde des loisirs tourne autour de tout cela et m'aide sans restrictions à me rendre au bout d'une terre sans limite ni contraintes.

Mais dans la pêche que je pratique "l'éffort" est le maître mot de mon évolution, bien sûr, cela m'est intime et je refuse toute habitude. Un soir de pêche ici, un autre par là, même si j'ai une forte préférence pour les calanques je peine à pêcher deux fois sur le même poste. Pourtant rien de plus facile car sur les dix dernières années de pêche je n'ai croisé que très rarement quelques pêcheurs sur mes postes lointains et jamais sur ceux encore plus loin. Preuve que notre équipe est sur le bon chemin et surtout, qu'il y a encore beaucoup de choses à accomplir.

Mais mon récit ne va pas démarrer sans faire une petite parenthèse sur notre quotidien.

Avec la succession des soirs où nous nous rendons au bord de l'eau, avec la venue certaine des calmars, on peut noter que les coins se salissent encore plus que l'été. Les calanques sont débordantes de saletés laissées par un public affranchi du respect à autrui, là dedans il y a de tout, pêcheurs, bande d'individus ivres de jeunesse, des pères de famille et parfois même mamans grassouillettes faisant la preuve à leur enfant qu'on peut tout se permettre. A chaque fois c'est un peu les mêmes détritus, coca, orangina, bonbons, chips, vin, alcool. Ces déchets vont être emportés par le vent ou les tempêtes, ils vont joncher les fonds marins et poluer définitivement les couches naturelles où vivent les poissons. Bientôt on verra des emballages de sardines entre les interstices... Ces pratiques nous portent tort à tous, pourtant, beaucoup de pêcheurs ont compris et ne laissent plus leurs poubelles, mais notre pratique est noyée dans l'aspect général des choses et au final c'est notre "patrimoine" qui se réduit de jours en jours.

 

 

 

 

Notre pêche démarre bien tard ce Vendredi soir. Il y a un gros vent tourbillonant qui nous contraint à trouver un petit recoin "presque" à l'abri. Bon là, trouver un coin de paradis dans cette tourmente relève du défi et c'est Bruno qui s'y colle. Il va tourner en voiture, aller et venir pour attérir ou plutôt échouer, sur une rocaille isolée de nos chère calanques Marseillaises. En quelques coups de téléphone le poste est choisi et c'est bien plus tard qu'en compagnie de Stef que nous arrivons en trombe d'Aubagne pour rejoindre mon ami Farfouilleur ébourifé par le vent.

Moi je suis le premier à déployer tout mon matos sur cette plateforme en pente, tu parles mes affaires sont quasi déjà montées et il ne reste plus qu'à sortir les moulinets du sac, sortir les appâts et faire l'assemblage. là j'ai le vent dans le dos qui pousse fort, inutile de vous dire qu'avec du 20 centièmes dans le moulinet, 135 grammes en plomb et un sursoir haut qui me sert de rampe de lancement, le bruit du lest qui touche l'eau n'est pas du tout audible. Je suis confiant sur la distance et sur la qualité de mes appâts alors...Pourquoi pas ?

Mes copains m'emboitent le pas et en quelques minutes un peu plus de dix cannes sont en attente d'une touche, les fils sont neufs, les freins réglés au poil, mais c'est notre détermination qui fera le plus bouilloner l'air qui nous entoure. Je n'ai pas le temps de me rouler ma première cigarette mal assis sous le vent agressif que déjà un de mes écureuils monte vers le ciel. il y a tellement de vent qui assaille les fils qu'il est nécessaire de bien surveiller la moindre touche car par moment ce n'est pas très évident, les écureuils montent sans pour autant avoir un poisson au bout. Pourtant, la touche c'est une autre chose et avec un peu d'habitude on arrive à décripter les différences.

Au cœur de la saison.
Au cœur de la saison.

Là tout va se dérouler très vite, pas de temps mort sur les touches ce qui nous permet en une heure d'avoir fait notre pêche. Malheureusement il n'y a pas de gros poissons qui mordent, je pense qu'il y a tellement de " mange" qu'il n'est pas possible pour un beau sujet de fondre sur nos appâts. D'ailleurs le constat est simple. Un bibi tient dix minutes, passé ce délais l'hameçon est vide même si il est ligaturé à l'extrême, dans ces conditions il va être difficile de sortir son épingle du jeu, les poissons remontés sont modestes mais très nombreux et pour une fois pas de bogues ou de beaux yeux.

Au cœur de la saison.

Là on est loin de ce que nous sommes venus chercher, les poissons portion sont un régal pour nos assiètes mais pas vraiment pour se sentir dans le mouvement des images des magazines. Vous savez, les belles images prises où à grands coups de sondeurs, on mouille un leurre à 50€ sur le poisson du haut d'un bateau pour faire croire aux  pêcheurs que celui qui tient " le" poisson record se prends avec peu de choses...Oui là on est très loins de la réalité quotidienne. D'ailleurs c'est une mention qui devrait être apposée sur toutes les images exotiques ou prises dans le Nord avec du matos électronique. D'ailleurs je vous propose un mention et vous pouvez en débattre ou largement modifier cette tirade.

" Attention image non contractuelle que vous le pouvez pas reproduire par vos propres moyens même si vous achettez nos produits, évitez tout rêves qui pourraient vous conduire à l'addiction ou à mettre votre vie financière en péril. Ces photos sont réalisées à l'aide d'importants moyens de détection que vous n'avez pas dans le but d'insérer dans votre plus petit intime des images qui n'ont que d'autre but de vendre du matériel".

 

Au cœur de la saison.
Au cœur de la saison.

Les poissons vont se bousculer dans mon bac jusqu'au moment où les premières gouttes de pluie vont tomber sur nos têtes dénudées. Houps ! Nous connaissons tous ce scénario, c'est pile ou face ! Vu que nous n'avons pas de tenue de pluie à portée de main il va falloir commencer à remballer les cannes et tout le beau bordel que nous avons étalé de partout. En quelques minutes nous devons presser le pas car la pluie augmente fortement et au final le retour à la voiture se fait dans une grande rigolade, les roches glissent et la pluie ruisselle sur nos crâne dégarnis qui frisent le demi siècle. Dans ces conditions je ne vais pas sortir mon appareil photo qui n'est pas prévu pour évacuer l'eau de pluie, mais j'ai une idée de cuisine qui devrai vous plaire.

Nous allons rentrer de bonne heure sans avoir trouvé un gros client, toutefois, mon bac est rempli de poissons de toutes sortes mais...mes explications vont s'achever ici car sinon je devrais vous livrer un secret sur la pêche aux calmars et franchement ça, je me le réserve encore un peu..

Bon allé, je revient vite avec la recette de mes poissons, bises les gars...

 

 

 

Au cœur de la saison.

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  • : C'est l'histoire d'une poignée de gars qui rôdent les sentiers des calanques de Marseille, avec son lot de réussite, de déception face aux filets de pêcheurs, de la saleté laissé sans vergogne. Ici on montre tout et on vous dit tout !
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