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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 13:57
Langue rouge de coque, bibis, Rimini sont le menu des poissons ce soir...

Langue rouge de coque, bibis, Rimini sont le menu des poissons ce soir...

Même si la météo n'est pas bonne ce samedi, je part avec Stef en direction de Marseille avec qu'une seule obsession en tête. Nous avons beaucoup d'appâts à essayer et certains même resterons dans le congélateur faute de place. En fait, nous avons le projet non dissimulé d'essayer de prendre ce fameux gros poissons qui nous a donné beaucoup de fils à retordre lors de nos dernière pêches. Ce poison m'a tellement retourné le cerveau que je suis presque prêt à tout. Nous avons enfin le matériel adéquat avec nous, les montages sont finement aiguisés, nous avons tous les appâts de la création bref, y'a plus qu'à...

Le temps semble pas trop mal du côté de l'escale et tout le long du chemin qui mène vers les calanques, le vent semble absent et la mer est presque plate. Arrivé à Callelongue tout change, on dirai même qu'on à ouvert la fenêtre de la cuisine un jour de tempête ! En sortant de la voiture c'est encore pire, les cheveux  virevoltent dans tous les sens et d'un coup le vent ne nous donne guère envie de prendre le chemin. On voit bien que derrière la montagne c'est pas joyeux car quand le vent fait des tourbillons bruyants sur l'eau inutile d'espérer être à l'abri. Les bourrasques d'Est sont marquées et pour enfoncer le clou elles viennent en plein travers. Qué misère, je suis dégouté ! Mon rêve de croiser ce fameux gros poisson tombe en ruine...On regarde vite la météo sur le téléphone portable, les ondes passent mal ici et notre impatience monte rapidement. Mais une fois connecté la sentence tombe, nous irons ailleurs, merci les pévisions... Bon là on est dans l'impasse car nos recoins favoris ne regorgent pas de poissons je dirai même que c'est un peu la roulette et avoir pris ces précieux appâts pour quatre beaux yeux me font un peu regretter d'être venu ici.

Finalement à force de farfouiller nous allons finir par trouver la perle rare. Oui ce coin de pêche est complètement désaxé par rapport à ce que nous connaissons, il est assez proche de la route et peut accueillir pas mal de pêcheurs tout en semblant être loin de tout. Voilà qui est très surprenant et finalement nous allons nous installer largement rassuré.

Les lignes sont rapidement montées car tout le nécessaire à été fait à la maison. Comme à notre habitude nous nous délectons de fendre bruyamment l'air avec nos scion, le sifflement strident donne le signal du départ. Hou là là, à première vue je ne suis pas le seul à avoir de l'adrénaline dans les veines vu où tombe le plomb, à première vue les poissons vont morfler. Le seul truc c'est qu'il ne semble pas utile de déployer le gros matos pour gros poissons, nous allons essayer de voir avant tout si il y a un peu de vie la dessous.

Il n'y a pas un seul gramme de vent, nous sommes si à l'abri que nous nous posons même la question si il ne s'est pas brutalement effondré ? Pourtant en montant un peu plus haut on le sent un peu, mais ici on ne le sent pas du tout. Hé bé voilà un petit cadeau du destin que nous apprécions au plus haut point mais c'est pas tout...

Comme toujours le ver de Rimini est le premier à explorer les profondeurs des eaux. Nous avons tellement confiance en ce ver que partir sans lui paraît totalement impossible. Dans la foulée je déballe les langues rouge des coques, les beaux bibis et autres bonbons à poissons. Mon copain ne cesse d'hésiter sur les prochains montages tant la palette de possibilité est énorme. Là je suis sûr que je suis dans le cadre de ma pêche car nous avons sept cannes en tout et nous allons finir de mitrailler le coin. D'ailleurs il ne faudra qu'une poignée de minutes pour trouver les premiers poissons. Il semble que ce soir il n'y ai pas beaucoup de barrières aux plaisirs de la pêche vu le nombre de touches que nous allons prendre.

Pourtant le poisson chipote dur sur les lignes, ce n'est pas vraiment des petits poissons mais ils semblent avoir toutes astuces pour contourner l'hameçon. Il faut un peu de doigté pour piéger les canailles qui ne se laissent pas si facilement avoir. Mais malgré tout nous allons pouvoir faire rapidement l'inventaire des espèces qui rôdent sous la surface des eaux tant les touches ne cessent. J'ai calculé qu'à certains moments je n'ai pas le temps de rouler la cigarette ou encore moins de la fumer tranquille sans être interrompu par une touche. Par contre les langues rouge de coques font merveille, tout mord avec ce truc et plusieurs fois nous avons eu la ligne coupée net après une grosse touche. Pourtant avec du 30 centièmes quand même...Mais tout cela ne m'étonne pas, la réputation de cet appât n'est pas à faire et si par chance quelques daurades ou des loups traînent dans le coin c'est le carton plein assuré !!!

La pêche enfin !!!!
La pêche enfin !!!!

On est bien, l'heure tourne et on parle un peu entre deux touches, on fait un peu le point sur les concours passés et à venir, les potins quoi... Soudain mon copain stoppe la conversation et se précipite sur sa canne. Moi je suis surpris car je n'ai rien vu mais lui oui. Il prends sa canne et ferre de toute ses forces, à moitié parcours  il est stoppé net !!!!

Il est débout canne pliée le frein qui tourne assez lentement et pour l'instant impossible de ferrer. Tout cela ressemble à un gag car on dirai qu'il y a un plongeur ( mis à part les coups de tête) qui est pris dans la ligne et qui nage tranquillement vers le large. Bon là il n'y a pas d'autres choix que de laisser faire jusqu'au moment où il va se passe un truc. Au bout d'une poignée de minutes le fameux truc c'est que le poisson vas se décrocher, nous aurions aimé une autre sortie mais le destin en a décidé autrement. Il n'est pas toujours facile d'essuyer ce genre de prise quand on y réfléchi un peu. On ne connait pas le poisson en ligne, il est plus fort que toi et tu n'as presque aucune chance de le remonter pourtant tu as tout ce qui faut dans le sac et il est là, au bout de ton fil. Pffff, qué misère...

Au fil de la soirée j'ai armé une canne avec un appâts différent des autres, il est posé à bonne distance et légèrement désaxé par rapport aux autres lignes. Je n'ai pas touché la ligne d'une bonne heure quand soudainement l'écureuil claque alors que l'on papote un peu. L'avantage d'avoir des témoins de touche (s) qui sont extra lumineux c'est qu'on voit bien les touches même de loin peu importe la couleur. Celui-ci est collé en haut de la canne et me signale qu'il faut que je me grouille un peu quand même. Mais au premier ferrage je ne sent rien au bout la ligne semble coupée ! A force de mouliner je comprends que le poisson a tellement tiré sur le frein qu'il a une bonne dizaine de mètres de champs libre car d'un coup je le sent qui part vers le large.

-Enfin !! me dis-je rassuré.

-Nous aurons au moins un beau poisson a montrer à nos copains !

En moins d'une minute Stef me salabre un très beau sar qui m'a fait un spécial tout compris arrivé au bord, il a sondé avec une rage si exceptionnelle qui m'a fait croire un instant à un individu bien plus gros.

Mais le temps passe vite et il nous reste bien peu de temps pour pêcher. En effet, vers deux heures du matin c'est la limite que nous nous sommes fixé comme heure de départ car nous avons tout les deux des obligations familiales incontournables. Il est "presque" l'heure et nous allons nous préparer pour remballer.

La pêche enfin !!!!
La pêche enfin !!!!

Au final je ne suis pas trop déçu de ne pas avoir été dans les calanques. Je sait bien que le poisson y est pour quelque chose mais maintenant que j'y pense, c'est un peu pour la marche aussi. Ho oui, c'est toujours un épreuve de marcher en pleine nuit dans ces fameux chemins qui serpentent entre les épais buissons épineux. Les cailloux sont de vrais défis pour chevilles tant ils sont mal foutus, là, notre marche sera une vraie rigolade comparé à ce qui nous attendait là bas. D'un autre côté, tout ce qui est caché derrière cette montagne me rassure même par mauvaise mer. J'y ai mes repères, mes habitudes et des mondes de souvenirs, je n'y suis jamais seul même si tout semble désert. Mais je me dis que c'est pour la prochaine fois. Je réserve une série de surprise à mes futurs poissons qui se verrons proposer des appâts chargés de krill, des crabes roses ça aussi ça a fait ses preuves et je compte bien vous démontrer tout cela...

La pêche enfin !!!!
La pêche enfin !!!!
La pêche enfin !!!!
La pêche enfin !!!!
La pêche enfin !!!!

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 13:23

Etre un pêcheur dans L'âme c'est merveilleux. Cette activité est de loin la plus fantasque de la planète tant les scénarios d'issues possibles sont nombreux. J'écarte volontairement de cet article l'aspect financier qui engendre des pratiques publicitaires qui n'ont rien à faire dans le loisir. J'élude sans détours tout ceux qui se sont perdu dans les méandres de la passion d'un poisson et de sa capture, pensant que ces deux choses sont identiques. Je ne vais pas parler non plus du public intermittent de la mer qui n'a pas l’étoffe pour porter le nom de pêcheur.

Non je vous parle de ceux qui n'en n'ont rien à foutre de revenir sans aucun poissons dans la musette. Je vous parle de ceux qui se rendent au bord de l'eau pour assouvir une soif d'absolu. Ceux qui plongent leur regard dans le creux des vagues car ils ont compris que la mer se détourne de ceux qui ne la respecte pas.

Pour ma part j'ai longuement réfléchi sur la capture des poissons. Je n'ai pas d’intérêt particulier pour espèce car pour moi tout ce qui se trouve sous l'eau est digne de vivre et c'est un peu cela qui me pose problème. Bien sûr je pourrai ignorer cette équation urticante car rien ne m'indique où se trouve la solution ni que je soit dans le vrai sauf...ma conscience. Pis, ce qui me dérange avec mon humanité c'est que je saurai comment faire pour éradiquer tous les poissons dans les calanques, mais je ne sait comment faire pour qu'ils se reproduisent aussi vite que je pourrai les détruire. En gros, je me sent un acteur majeur dans un segment de vie où mon intervention n'est pas anodine. Ces quelques réflexions qui mettent à l'épreuve mon pauvre cerveau ne datent pas d'hier, car bien avant moi, l'étude de l'impact de la main de l'homme sur la nature est sujet à grands débats. Depuis plus deux mille ans la pression humaine sur la nature est matière à philosopher, mais personne ne pouvait imaginer alors, que passé l'an deux mille la planète allait basculer dans une autre aire.

Malheureusement, dans la hotte de la publicité tous les stimulis de l'humain sont bien connus et longuement étudiés. Nous ne pourrons pas nous empêcher de succomber à la tentation car à un moment où un autre, notre faiblesse l'emporte sur le raisonnable. Les grandes compagnies savent bien que le cerveau est un tableau de bord dans lequel se trouve tout pleins de déclencheurs. Toutes les personnalités sont en nous mais une seule domine la plupart du temps et c'est ce qui fait notre "être" de tout les jours. Les autres "stimulis" sont endormis ou en latence mais attention, ils sont bien là prêts à bondir. Vous l'avez bien vu, dans une simple journée nous passons par beaucoup d'étapes et en fonction de l'outil ou de la pression nous changeons du tout ou tout.

Le problème c'est que nous en avons pas conscience de ces sentiments et nous nous laissons facilement déborder par leur force quand ils débarquent. Hé bien voilà, vous avez déjà compris qu'une photo bien placée au bon moment avec les bons ingrédients atteint souvent sa cible. Celui qui se sent en mal de poissons va se laisser séduire par une image flatteuse de son champion préféré qui lui prouve que c'est avec tel ou tel matériel que la réussite va enfin voir le jour.

En réalité, la réussite d'un pêcheur tient à beaucoup de choses comme la météo, les appâts, sa propre observation et le tout ne se combine pas forcement. Il est dangereux de croire que c'est grâce à du carbone ou à un moulinet farci de roulements, voire à de l'électronique que le tour est joué. Rien ne remplace l'art de la pêche car ces accessoires coûteux ne sont que des éléments de confort. 

Pour moi la pêche c'est tout simple. La perception de cet art est le fruit d'innombrables heures passées au bord de l'eau face à ma canne à pêche. A force on se rend compte que la clé de la réussite tient souvent dans un long cordon de petits détails largement sopoudré du facteur " chance". Inutile d'aller sur la toile pour acheter sa chance car les sentiments de produisent ou naissent mais en aucun cas la chance n'est à vendre. 

Le courage et le rêve a toujours été le moteur du pêcheur, c'est d'ailleurs à ça que l'on le reconnait. Les pensées supersoniques du pratiquant lui fait faire mille expériences, il se conforte toujours à sa propre intuition et alors...quand ça marche, le plaisir n'est pas une moindre chose. La pêcheur est globalement prêt à tout pour assouvir une soif terrible qui lui prends les tripes et qui ne peut pas se noyer dans une autre activité. Pour ma part, si je n'avais pas la mer pour terrain de jeu, je me demande bien ce que je pourrai bien faire dans mon loisir car en fait, rien ne ma plaît vraiment. Je sait que ce n'est pas facile à vivre pour mon entourage, je suppose que mes copains doivent aussi me pardonner beaucoup de choses car quand mon esprit s'enflamme, bien peu de barrières me retiennent. Combien de fois suis-je parti sous la pluie au fin fond des calanques en plein hiver pour presque rien, combien d'expériences m'ont laissées dans une impasse mais qu'importe...Ma passion de la pêche ne recule devant rien et quand l'heure arrive elle prends rapidement les commandes.

Exit ceux qui laissent nos coins de pêche comme de vrai dépotoirs, il se servent des roches millénaires à leur surverse, un dévidoir à matière noire. Mais ce peuple d'irresponsables ne sont pas des pêcheurs, ce sont juste des passants d'un soir. Des gens qui occupent les calanques comme les ombres des nuages, ils n'ont pas de racines, pas d'image, pas de sens profond. Ils nourrissent les imbéciles avec leurs mots futiles, mais jamais ils ne sentiront passer dans leurs veines le flux de ma mer.

Je suis de sortie ce soir, après la semaine que nous avons passé on peut dire que je suis ému de revoir enfin la mer. Ma raison a été prise en charge par la furie de pêcher, cela n' a presque rien à voir avec la capture des poissons, c'est un truc plus profond que ça...La respiration courte je regarde mon recoin en bas de la route. Tout est si calme comparé à l'agitation de la semaine, je ne sait pas au juste si pêcher après les grosses pluies est bon ou mauvais, mais mon esprit est embrouillé par l'iode du large qui flatte mes narines.

Une fois les affaires posées au sol je me rend compte que je n'ai pas grand chose pour pêcher. Il faut dire que les finances qui sont ordinairement dévoués à mon loisir sont au plus bas ce mois-ci.  Je bricole quelques montages pour le calmar en espoir que cela marche un peu. Mais la mer est belle ce qui pourrai être le premier facteur de réussite, mon ami AlainPaddy m'a fabriqué un bouchon extraordinaire, j'ai de belles sardines, tous les espoirs sont permis...

La nuit venue je suis toujours en attente de mon premier calmar. L'ambiance est empreinte d'une sorte d'entité qui couvre l'ensemble de cette crique bien éclairée par les lampadaires de la route. Les boules lumineuses se reflètent jusqu'à la surface de l'eau, la lumière du bouchon tranche bien avec la pénombre et soudainement j'ai le sentiment que quelque chose va se passer...Voilà, il est là ce fameux creux dans le ventre qui fait jaillir les fantasmes les plus délirants. En l'affaire de quelques minutes mon esprit va passer en revue les innombrables fois  où j'ai croisé le carbone avec une prise extraordinaire. Sans m'en rendre compte me revoilà encore une fois dans une histoire rocambolesque où les calmars sont géants et dont l'issue inassouvie est toujours interrompue. Mais alors que je vagabonde sans retenue c'est la touche. Le bouchon lumineux se couche un peu et peine à se redresser, c'est le signe évident qu'un coco tourne autour de mon appât et chipote comme un malade. Mais malheureusement pour le calmar avoir autant de bras autour de la tête ne doit pas toujours voter en sa faveur. Les calmars ne sont pas aussi subtils que les autres céphalopodes mais ils ont tous en commun cet instant particulier où la rage leur monte à la tête et crée leur perte. Là je me retrouve avec un individu qui va tenter le diable pour arriver à ses fins même si, il semble que l'alimentaire ne soit pas sont premier désir. Ce qui devait arriver arriva. Le bouchon se couche définitivement sur le côté et il ne reste plus qu'à remonter ma prise tout en douceur. Rien ne sert de le brusquer il suffit juste de tourner lentement la manivelle du moulinet jusqu'au moment où le calmar glisse et se plante sur les hameçons. S'en suit une série de tirettes qui renseigne sur la taille du calmar. En un rien de temps mon premier coco est dans le bac, il m'a bousillé la sardine, allé, au suivant...

L'heure tourne et il semble qu'il n'y ai pas beaucoup de vie sous les eaux. J'ai beau passer en revue l'ensemble de mes techniques rien ne marche vraiment. Mais à la maison j'ai fabriqué un montage que j'ai nommé "piège à fadas" qui n'est en fait qu'un double montage. J'ai remarqué que mes autres pièges à fadas pour le poisson marchaient très bien au toc et particulièrement sur le Sar. En fait c'est une potence sur le corps de ligne en quarante centièmes qui me permet de mettre deux sardines. Je me suis dit qu'en fait si le calmar réagi un peu comme les sars, il est tout à fait possible qu'il cherche à s'emparer des deux appâts, mais voilà...Le malheur pour lui c'est que je pense qu'il sera nettement moins précis lorsqu'il voudra s'emparer de la deuxième sardine, vu le nombre de tentacules à gérer combiné avec la précipitation, ça pourrai marcher. Mais...parce qu'il y a un mais. Si j'ai deux gros calmars qui se pendent respectivement sur chaque sardines je risque d'en baver copieusement voire de perdre le montage entier. Le pire c'est que j'ai déjà utilisé ce montage par le passé. A l'époque j'avais un espace financier embryonnaire et mes montages de fortune valaient tout mon or, pas question de perdre un bouchon ou une tige en inox fabriqués tout deux avec grands soins. Tout était issu de la récupération dans les poubelles, baleines de parapluie, anneaux de porte clefs, boules de plastique, tout avait une valeur inestimable et je voyais alors dans chaque objets un moyen de rebondir encore...Le problème c'est que j'ai perdu plusieurs fois ces montages soit accrochés au fond, soit à cause de l'usure rapide de certains composants de fortune, j'ai laissé tombé. Aujourd'hui je peut re essayer ces fameux montages avec des accessoires solides en espérant que tout cela marche vraiment.

L'attente est bien longue, je fume mes cigarettes les unes derrière les autres confortablement assis face à la mer. En bruit de fond j'entend les voitures qui passent, des claquements de portières. Je remonte le col de la veste pour le plaquer contre le cou comme si j'allais m'encrer encore plus dans mon intérieur. Dans le creux des vagues la danse du bouchon me renseigne en permanence de la présence éventuelle d'une visite. Il hoche soudain la tête d'une façon bien étrange. Ho mince c'est une touche, même si elle n'est pas évidente elle est bien là ! Lentement je tend la ligne et je prends contact avec ma prise. A première vue le calmar que j'ai en direct n'est pas mal du tout, je sent bien son poids qui trahi sa présence. Tout en douceur il est remonté, je ne doit pas faire une seule fausse note car il ne ne tire pas et cela veut dire qu'il se sent en confiance, mais dès qu'il sentira les pics de la calamarette mon registre va radicalement changer. Le voilà il est à la surface, je suis en présence d'un beau calmar qui se joue pour l'instant du destin. Mais à ce jeu mon expérience ne va pas lui laisser beaucoup d'espace et d'un geste précis il va se laisse berner. Ses jets d'eau sont réjouissants et d'un bloc il va aller rejoindre son copain d'infortune.

Mais j'ai remarqué que le coco n'était pas seul à suivre la sardine. Immédiatement je remet doucement dans l'eau et je garde la ligne bien tendue. Ho mince ! je sent une lourdeur, je remonte dans la foulée mon troisième calmar. Je relance au même endroit pour voir...Yahouuuuuu, une nouveau calmar est dessus. Dans cet instant je vais remonter plusieurs calmars à la suite car je présume qu'ils attendent là, juste sous mes pieds.

Mais ce sera la fin, je pense que j'ai bien exploité le passage. Cela me réconforte de savoir que je n'ai pas trop perdu la main car ce genre d'exercice était monnaie courante par le passé. Je vais laisser ce coin car il est tard et il n'est pas utile de faire des dizaines de calmars pour aller par la suite les fourrer dans le congélo bien que...Non je préfère tout bouffer avec ma famille et être obligé de me sortir les tripes pour refaire ce mini exploit. Et puis il n'est pas dans ma nature de piller un coin même si j'en avait l'occasion car à ce petit jeu, d'autres m'ont prouvé que l'on pouvait couper la branche sur laquelle on est assis...

Ci dessous quelques photos prises avec mes copains ce mois-ci...

Bises.

La pêche, le mode d'emploi.
La pêche, le mode d'emploi.
La pêche, le mode d'emploi.
La pêche, le mode d'emploi.
La pêche, le mode d'emploi.
La pêche, le mode d'emploi.
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La pêche, le mode d'emploi.
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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 08:36

Notre cher Pad est toujours à l'écoute de ceux qui on besoin d'assistance. Moi comme les autres j'ai ramé sur plusieurs sujet fortement épineux comme le fort courant quand la mer est mauvaise et comment envoyer un appât délicat sur un bas de ligne très long quand on a pas la place d'envoyer. Autant de questions qui semblent impossible à resoudre tellement il y a de méconnaissance dans nos possibilités seulement voilà...Il y a un gars qui a réfléchi à ça depuis longtemps pire, c'est des trucs qui sont le quotidien d'une certaine catégorie de pêcheurs de l'extrême, là où la mer n'est jamais vraiment translucide, presque jamais à la même place et contraint l'amateur à faire des trucs qui dépasse le quotidien du pêcheur Sudiste. En quelques ligne je lui ai expliqué mon problème, en quelques jours j'ai reçu à la maison un premier colis avec une batterie de plombs pour le fort courant, une série de plombs qui passent par dessus les barrières rocheuses un peu dans tous les grammages. Voilà une énorme épine qui sort de mon pied car j'ai un poste au Frioul qui est farci de poissons mais la vie qui crépite vit derrièrre un grosse barrière infranchissable par un plomb lambda. J'ai perdu une quantité astronomique de montages sur ce poste béni, il faudra qu'un jour je plonge pour aller reprendre tout ça...

Pour l'heure voilà la série de plomb que je préfère, c'est une sorte de trilobe conjugé à une forme plus plate qui normalement ne peut pas subir le courant marin. Je veut bien croire quand le Nord le courant marin a une puissance à déplacer ce genre de plombs, mais chez nous en 130 G ça ira parfaitement. Seul la forme typée planante est un problème car ce type de plombs tourne au moins une fois sur lui même à l'impact sur l'eau, pour ne pas embrouiller le bas de ligne coulissant sur le fil il suffit de rajouter un gros émerillon et le tour est joué.

 

ALLAINPADDY le roi du plomb, 1ère partie.

L'autre plomb qui va faire des étincelles c'est celui-ci. 

J'ai fait plusieurs test en eau libre pour voir comment se comporte ce type de plombs. Sa grosse bavette frontale qui fait office d'appui sur l'eau qui guide l'ensemble vers la surface et même avec sont fort grammage il remonte aussi vite qu'un fusée. Voilà de nouvelles données qui vont sûrement changer un peu la pêche que nous pratiquons au Frioul.

ALLAINPADDY le roi du plomb, 1ère partie.
ALLAINPADDY le roi du plomb, 1ère partie.

La deuxième question que j'ai posé à allainpaddy c'est: Comment envoyer un appât loin avec un bas de ligne long sur un coulissant. Rapidement notre ami a trouvé une partie de la solution que je cherche, un tube de PVC où gît un trou sur la base, Cela permet d'y glisser un vers à l'intérieur et dès l'impact sur l'eau une dépression se fait dans le tube par l'orifice et éjecte le précieux ver intact. Ce la fonctionne parfaitement à condition d'avoir une météo parfaite et beaucoup d'eau à lui proposer car il rippe volontier sur le fond malgré les deux ergots sur le côté. Je n'ai pas pu faire d'essai avant aujourd'hui car la météo que nous avons subi ces dernières semaines a frisé la folie, nous sommes quand même sortis mais j'ai laissé de côté mes précieux accessoires jusqu'à cet essai. Malgré qu'ils se destinent à une pêche difficile j'ai préféré voir comment se comporte les montages par beau temps juste pour pouvoir observer et ne pas subir.

Au final je suis content d'avoir ces montages car ils vont ajouter une corde de plus à mon arc, cela va me permettre de faire face à beaucoup de situations que je n'arrivait pas forcement à analyser mais....Je me doutait bien qu'un gars du Nord qui pêche dans des conditions qu'un pêcheur Marseillais ne peut imaginer Pouvait m'aider à résoudre une partie de mon problème.

 

ALLAINPADDY le roi du plomb, 1ère partie.
ALLAINPADDY le roi du plomb, 1ère partie.
ALLAINPADDY le roi du plomb, 1ère partie.

Le premier tube à le gros avantage d'avoir deux ailettes sur le côté, malgré qu'il ne soit pas pratique de guider dans la courant de surface, il a l'inégalable faculté d'être stable à la remontée en donnant un angle qui sauve de l'accroche. Je n'ai pas tout testé mais avec la plupart des plombs j'ai fait les poissons que vous avez vu dans nos lignes antérieures donc, ça marche.

Merci Pad.

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  • : Daurades, Sars, Pageots, Loup, calmars, seiches. Surfcasting, calanques de Marseille. Cuisine. Respect de la nature.
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  • : C'est l'histoire d'une poignée de gars qui rôdent les sentiers des calanques de Marseille, avec son lot de réussite, de déception face aux filets de pêcheurs, de la saleté laissé sans vergogne. Ici on montre tout et on vous dit tout !
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